Le temps est compté : interview avec un eco-saboteur (partie 1)

TOROGINAL

Traduction d'une interview initialement publiée (en anglais) à l'adresse suivante, le 8 mars 2015.

Note: Au long de cette interview, deux expressions sont utilisées pour désigner deux facettes de l’activisme: l’aboveground (le côté officiel et autorisé de l’activisme) et l’underground (le côté non-autorisé, sabotage, clandestin).

En 1993 Michael Carter a été arrêté et condamné pour activisme écologique clandestin (underground). Depuis, il travaille dans le domaine autorisé (aboveground), luttant contre les ventes de bois d’oeuvre et les concessions pétrolières et gazières, protégeant les espèces menacées, et bien d’autres choses encore. Aujourd’hui, il est membre de Deep Green Resistance Colorado Plateau et l’auteur du récit Kingfisher’s Song : Memories Against Civilization. (Le Chant du Martin-Pêcheur : Souvenirs Contre la Civilisation)

Time Is Short [en français: Le temps est compté] s’est entretenu avec lui au sujet de ses actions, de sa résistance clandestine ainsi que des perspectives et des problèmes auxquels le mouvement écologique est confronté. En raison de sa longueur, l’interview est présentée en trois parties.

Time Is Short (TIS) : Peux-tu décrire brièvement ce que tu faisais exactement ?

Michael Carter (MC) : Les actions les plus importantes consistaient à clouter les arbres – c’est-à-dire à planter des clous dans les arbres et à mettre en garde la compagnie forestière contre leur abattage – et à saboter les engins de travaux publics. Nous avons également démonté un grand nombre de panneaux, ce qui a particulièrement retenu l’attention des médias. Nous avons effectué une vingtaine d’actions de ce type, pendant environ deux ans, à la fin des années 80 et au début des années 90. Mon frère Sean a lui aussi été condamné. Le FBI a tenté de conclure à un plus vaste complot, mais ça n’a pas fonctionné.

TIS : Comment avez-vous abordé ces actions ? Quel en était le contexte ?

MC : Nous ne savions pas grand-chose des questions environnementales ni de la résistance politique, ce qui fait que nous n’appréhendions pas très bien le contexte. Nous éprouvions une hostilité instinctive envers les coupes rases et nous étions en possession du livre « Le Gang de la clef à molette » [d’Edward Abbey, NdT]. D’autres personnes pratiquaient le sabotage, notamment industriel, afin de protéger les espaces naturels. Nous avions donc de vagues idées concernant les tactiques mais nous n’avions pas de manuel ni de théorie. Nous savions ce qu’était Earth First ! (en français: la Terre d’abord!), bien que nous n’en fussions pas membres. Nous étions bien loin du complot. Nous avions peu de stratégie et nos actions étaient impulsives. S’il s’était agi de cambrioler des banques, nous nous serions fait descendre sur place.

Nous n’avions pas non plus saisi la gravité du problème. Nous pensions que la déforestation était préjudiciable à la terre, mais nous ne mesurions pas l’étendue de ses répercussions et nous ne faisions pas le lien avec d’autres atrocités. Nous nous bornions à nous représenter comme étant la branche radicale de la question marginale du secteur forestier. Tout ça c’était avant que le réchauffement climatique, l’acidification des océans et l’extinction de masse ne deviennent des sujets courants. Cela semblait beaucoup moins sérieux que maintenant et bien sûr ça l’était. Les disparitions des espèces et des habitats qui ont eu lieu depuis, ainsi que la pollution, sont terribles. Aucun des  sabotages dont j’ai eu connaissance n’a été suffisamment efficace pour arrêter tout ça. C’était des actes éparpillés, visant des cibles mineures et ne s’appuyant sur aucun mouvement politique aboveground (officiel/déclaré/autorisé).

RESISTANCE FR

TIS : Comment le public a-t-il réagi à vos actions ?

MC : Elles étaient perçues comme des actes de vandalisme, bêtement criminels, malgré leur caractère politique. C’était avant le 11 septembre, avant le bombardement d’Oklahoma City. La notion de terrorisme n’avait pas le même impact qu’aujourd’hui, ce qui explique que nos actions n’étaient pas prises avec autant de sérieux qu’elles le seraient aujourd’hui. Nous avons été inculpés par l’État du Montana pour actes de malveillance et mise en danger d’autrui. Les preuves détenues par l’État étaient si solides que nous pensions ne pas pouvoir gagner un procès. C’est pourquoi nous avons plaidé coupables en espérant que le juge ne nous enverrait pas en prison. Notre ligne de défense consistait à dire : « nous regrettons d’avoir agi ainsi, nous étions animés de sincérité mais c’était idiot de notre part ». Et c’était vrai. Nous avons pu faire passer le chef d’inculpation de mise en danger d’autrui à actes de malveillance. J’ai été condamné à 19 ans avec sursis et Sean à 9 ans avec sursis. Nous devions tous deux payer une grosse somme d’argent, quelque chose comme 40 000 dollars, mais je n’ai fait que trois mois de prison et Sean y a échappé. Nous avons eu de la chance.

TIS : Comme tu l’as indiqué, c’était avant la peur obsessionnelle du terrorisme. Selon toi, comment cela a-t-il influencé votre procès et votre condamnation et quelle serait la différence aujourd’hui ?

MC : Si cela s’était produit après un acte de terrorisme de grande envergure, ils nous auraient mis en prison, cela ne fait aucun doute. Les États doivent maintenir un niveau de peur permanente et donner la preuve de leur aptitude à protéger les citoyens.

Ce qui est ironique c’est que je ne suis pas certain d’avoir voulu être sérieux – on aurait dit que je cherchais à me protéger en n’étant pas si efficace que ça, en jouant sciemment les Don Quichotte, en faisant le malin. Démonter des panneaux  avait un côté particulièrement amusant qui s’est avéré utile lorsque j’ai été arrêté. Cela ressemblait moins à du terrorisme qu’aux bêtises que je faisais quand j’avais trop bu. De plus, beaucoup de gens approuvaient ce genre d’action parce qu’ils voyaient les panneaux d’un mauvais œil. Je tiens à préciser que le démontage de panneaux n’est pas quelque chose que je conseillerais à qui que ce soit, seulement cette toute petite approbation du public a joué de façon surprenante sur mon moral, et a peut-être eu une influence positive sur la détermination des peines. Mais bien sûr il s’agit avant tout d’être efficace et de ne pas se faire prendre. De nos jours, si quelqu’un se fait prendre alors qu’il est en train d’accomplir un acte de résistance, il aura beaucoup plus d’ennuis qu’il n’en aurait eu auparavant.

TIS : Comment vous êtes-vous fait prendre ?

MC : Nous avions laissé nos empreintes digitales et des traces de pneus, nous avions loué notre équipement sous nos véritables noms – par exemple une lampe à acétylène pour découper les poteaux en acier des panneaux – et nous avons raconté ça à des gens qui n’avaient pas besoin de le savoir. Nous avions présumé que nous ne courions aucun danger s’ils ne nous prenaient pas en flagrant délit et dans la mesure où nos empreintes n’étaient pas fichées. On ne pouvait commettre pire erreur. Les flics peuvent produire les empreintes digitales de n’importe qui et se servir de ces preuves pour un fait passé. On ne peut pas surestimer l’importance de la sécurité – et nous n’en avions aucune. Même en prenant quelques précautions rudimentaires, nous aurions pu nous éviter la rude épreuve de l’arrestation. Si nous avions pris la peine de lire le chapitre traitant de la sécurité dans le livre de Dave Foreman, Ecodefense, je crois qu’on ne nous aurait même pas soupçonnés. Toute personne qui passe à l’action, qu’elle soit aboveground (dans la résistance officielle) ou underground (clandestine), doit prendre le temps de se familiariser avec les règles de sécurité.

Il ne s’agit pas seulement de vous épargner l’angoisse de l’arrestation et de l’incarcération. Si vous observez rigoureusement les règles de sécurité, vous pourriez avoir de meilleures chances de modifier la manière dont se jouera l’avenir de la planète. Vous ne pouvez avoir aucun impact en étant enfermé dans une cellule. En ce qui nous concerne, nous aurions pu mettre un terme aux ventes de bois d’œuvre avec le cloutage des arbres, en dépit du fait que cette tactique était extrêmement impopulaire politiquement parlant. C’était considéré comme un acte de violence contre les innocents employés des scieries et non comme une mesure préventive de protection des forêts. Le dilemme n’a jamais dépassé ce stade, cependant. Nous avions peu de chances d’avoir des considérations tactiques réfléchies – encore moins de prendre des décisions réfléchies – parce que nous avions toujours un peu peur d’être pris. Il s’avère que c’était à juste titre.

saboter

TIS : Quel enseignement as-tu tiré de ton expérience ? En examinant rétrospectivement ce que tu as accompli en ce temps-là, quel regard portes-tu sur tes actions actuelles ?

MC : Eh bien, j’aurais à coup sûr fait le nécessaire pour éviter d’être pris, j’aurais choisi mes cibles avec davantage de circonspection, et j’aurais intégré le fait que bien que mon ennemi soit composé de personnes, il ne s’agit en réalité que d’un système, inhumain et implacable. On ne peut pas le raisonner ; il n’est pas doté de bon sens, ni de moralité, ni d’amour envers quoique ce soit. Sa fonction se réduit à la consommation. J’aurais essayé de me concentrer sur ce fil rouge, et non sur les personnes qui dirigent ce système ou qui en dépendent. J’aurais essayé de trouver les faiblesses de ce système et de les attaquer.

J’aurais fait en sorte que ni ma stratégie ni mes actions ne soient dictées par l’émotion. Il est possible que les émotions servent de facteur déclenchant – je ne crois pas qu’on puisse atteindre un tel seuil de désespoir sans qu’il y ait eu une forte charge émotionnelle auparavant – mais à partir du moment où j’aurais pris la décision d’agir, j’aurais fait tout ce qui était en mon pouvoir pour penser en soldat, pour trouver un groupe compétent à rejoindre et pour choisir des cibles coûteuses et difficiles à remplacer.

TIS : Je présume que tu ne t’es pas réveillé un jour en te disant que tu allais t’attaquer à des bulldozers et à des panneaux. Quel chemin as-tu parcouru pour parvenir à la détermination et à la passion de faire ce que tu fais après avoir été apolitique ?

MC : A l’époque où je galérais au lycée, mon frère m’avait prêté une pile de livres de Edward Abbey, qui avançaient l’idée selon laquelle la nature sauvage était le véritable monde et qu’elle était plus précieuse que tout le reste. D’autre part, il y avait aussi le fait que je vivais dans le nord-ouest du Montana, où la déforestation est partout où le regard se pose. Il est impossible de ne pas le remarquer, et il y a quelque chose dans ces collines pelées et ces pistes et chemins de débardage qui provoque une colère viscérale. C’est moins abstrait que le carbone présent dans l’atmosphère ou la pêche aux filets dérivants. On ne voit pas ces choses de la même manière qu’on voit des flancs de montagnes dénudés. Ma famille chauffait la maison au bois et il nous arrivait de le récupérer dans les  amas de rémanents des coupes à blanc. Je me suis souvent trouvé en présence de terres déboisées. Je me demandais pourquoi le Sierra Club ne faisait rien et comment cela pouvait être autorisé. Nous nous rendions occasionnellement au Canada et c’était encore pire là-bas. Personne ne peut ressentir le désespoir aussi intensément qu’un adolescent et le mien était immense. Je m’étais dit que si Greenpeace ne mettait pas un terme à tout ça eh bien, moi j’allais le faire.

Par contre, j’avais commencé à me construire une identité autour de ça et c’est désastreux pour quelqu’un qui a choisi la résistance underground (clandestine). Vous avez tout naturellement envie que les autres sachent et apprécient ce que vous ressentez et accomplissez, particulièrement lorsque vous êtes jeune. Mais le dilemme auquel les combattants de l’ombre sont confrontés est qu’ils doivent présenter une autre identité banale à la face du monde. Et c’est dur à faire.

TIS : Vous étiez plutôt isolés dans vos actions, et tu avais souligné l’importance d’un contexte plus large. Comment vois-tu le lien entre ces deux concepts ? Penses-tu que les saboteurs devraient agir à l’intérieur d’un mouvement plus large ?

MC : Je crois que pour sauver la planète, il faut totalement s’appuyer sur les actions coordonnées de cellules underground (clandestines) associées à un mouvement politique aboveground (officiel) qui ne soit pas directement impliqué dans les actions underground. Lorsque j’étais hors-la-loi, je n’avais aucun espoir de construire un réseau, essentiellement en raison d’un manque de maturité émotionnelle et politique. Et puis les compétences technologiques ou stratégiques me faisaient défaut ainsi que le moyen de communiquer avec d’autres. Les actions en elles-mêmes étaient surtout symboliques, et les actions symboliques constituent une prise de risque inutile. Elles constituent également un gaspillage du capital politique. La plupart des gens désapprouveront l’activisme underground qui ne modifiera l’opinion de personne quant à l’enjeu politique – d’ailleurs pratiquement rien ne le fera – donc il lui faudra miser sur le domaine matériel. Si les gens sont prêts et disposés à risquer leur vie et leur liberté alors il devraient  se battre pour gagner et non pour transmettre un quelconque message abstrait.

TIS : Après ton arrestation, quel soutien as-tu reçu – si tu en as reçu – de l’extérieur, et quel soutien aurais-tu souhaité recevoir ?

MC : Le soutien le plus important a été financier, mais il ne s’est pas monté à grand-chose. La négociation de notre peine ne garantissait pas que nous n’irions pas en prison. On craignait aussi que les autorités fédérales ne nous condamnent pour racket, une inculpation anti-Mafia dont les peines minimales sont lourdes. Si  le financement de notre défense juridique avait été plus conséquent, nous nous serions bien entendu sentis davantage en sécurité, mais vingt années de réflexion m’amènent à penser que nous ne le méritions pas au vu de la piètre organisation de nos actions et le peu d’effet qu’elles ont eu.

On peut avoir l’impression que je suis très dur avec moi-même et que c’est facile à dire après coup, mais le fait est qu’une bataille juridique est épuisante et coûteuse. Votre communauté se demandera si vos actions valent le prix qu’elle aura à payer si vous êtes pris. Mes actions ne le valaient pas.

Pour autant, j’éprouvais de la reconnaissance pour toute forme de soutien, quel qu’il soit. Avoir des nouvelles de l’extérieur quand vous êtes en prison fait plus de bien que vous ne pouvez l’imaginer. Nombre de lecteurs du Earth First ! Journal m’avaient envoyé des lettres anonymes. J’ai échangé plusieurs courriers avec une des femmes qui avaient été incarcérées pour avoir refusé de coopérer avec un grand jury fédéral qui enquêtait sur le Front de Libération Animale à Washington. Le simple fait de savoir que le monde entier n’est pas votre ennemi, que quelqu’un pense à vous et apprécie ce que vous avez fait, revêt une valeur inestimable.

TIS : Penses-tu toujours que l’action directe militante et illégale ainsi que le sabotage sont justifiés ? Si oui, pourquoi ?

MC : Oui, j’en suis convaincu. Dans un monde idéal, la violence n’est pas, à mon sens, la meilleure manière d’agir, mais nous ne sommes de toute évidence pas dans un monde idéal. Notre situation ne cesse de se détériorer – surpopulation, pollution, zones mortes océaniques, et j’en passe – et toutes les possibilités pour l’humanité de jouir d’un avenir décent et digne s’amenuisent de jour en jour, alors quel choix nous reste-t-il ? Les tentatives individuelles de mener une vie soutenable ne changeront rien tant que la société industrielle perdure. A l’heure actuelle, le démantèlement de l’infrastructure est la pièce manquante la plus importante. C’est là que le système est le plus vulnérable. Il faudrait donc procéder à ce démantèlement sans plus attendre. Cela peut s’avérer efficace, si c’est fait avec responsabilité, prudence et beaucoup de lucidité.

Une des raisons pour lesquelles les actions politiques underground sont si impopulaires s’explique par le fait qu’elles sont toujours présentées comme des attaques contre des individus plutôt que contre un système. Je crois qu’il est important de redéfinir le sabotage comme des attaques contre un système injuste et destructeur, et d’expliquer que la civilisation ce n’est pas nous, que ce n’est pas non plus l’expression par excellence de l’activité humaine. Ce n’est qu’un concept. La civilisation prétend être humaine mais ce n’est pas ce qu’elle est. La civilisation n’est qu’une sorte de plan culturel, un moyen de créer de grandes implantations humaines insoutenables reposant entièrement sur l’agriculture, qui est insoutenable par essence.

L’argument selon lequel les actions militantes sont contre-productives offre peu d’intérêt dans la mesure où elles ne sont pas d’une ampleur suffisante pour avoir le moindre impact. Par exemple lorsque le Front de Libération de la Terre met le feu à des 4X4. Tout ce qu’on obtient ce sont les retombées politiques, les activistes du courant dominant qui se démarquent de vous avec tous les inconvénients que cela peut entraîner. Mais on n’en tire aucun bénéfice mesurable, comme la réduction des émissions de carbone par exemple. Pour qu’il ait davantage d’impact, le sabotage doit être entrepris à une plus grande échelle et viser des cibles plus onéreuses. Les combattants doivent penser grand. C’est de cette manière que les militaires atteignent leurs objectifs – en agissant contre des systèmes. Ils font sauter des ponts, ils prennent des bâtiments, ils désactivent l’arsenal de l’ennemi, ils tuent l’ennemi – c’est comme ça qu’ils fonctionnent. Je conviens que les activistes ne souhaitent pas s’identifier au militarisme, mais il est utopique de ne pas envisager ce qui va vraiment permettre de parvenir à nos fins, et les militaires savent faire ça. Aucun code moral n’a d’importance si la biosphère s’effondre. La doctrine de la non-violence n’aura aucun sens dans un monde avec 20 degrés de plus que maintenant.

J’aimerais bien qu’un mouvement efficace puisse être non-violent, mais nous n’avons pas suffisamment de cohésion sociale pour orchestrer une chose pareille. Nous sommes si peu nombreux à ne pas nous en foutre, et nous sommes éparpillés, isolés et marginaux. Nous n’avons pas le nombre, l’influence ou le pouvoir nécessaires et ce n’est pas prêt de changer. Nous perdons sur tous les plans, parce que nous ne disposons pas d’un mouvement qui puisse dire : « Non. Vous n’allez pas faire ça. Nous y mettrons fin quoiqu’il en coûte », et qui puisse concrétiser ces affirmations. Les activistes aboveground doivent prôner le moindre mal et soulever en permanence la question de ce qu’il y a de pire : la destruction de quelques biens matériels ou la dissolution des coquillages dans les océans acides ? Les activistes underground doivent passer à l’acte. Il ne s’agit pas là d’une question rhétorique.

Nous devons également nous souvenir qu’un petit nombre d’individus peut être à l’origine de changements profonds quand leurs actions sont mises en œuvre intelligemment. Peu de personnes ont participé aux mouvements de résistance de la Seconde Guerre mondiale, mais ils ont joué un rôle déterminant dans la défaite finale de l’Axe.

Fin de la première partie de l’interview.


Traduction: Héléna Delaunay

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