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De la cryptomonnaie dans le prochain album de Björk

Le mot de Mustapha Menier : Hier nous parlions de régulation, un mot bien trop effrayant pour les cryptomans que nous sommes tous « en devenir », parlons donc de protection!!! n’est-ce pas là le but premier de l’état?  la France est toujours à la traîne alors qu’en Chine dès le 1er septembre, aux Usa le 1 novembre les « Ico – nneries » ont été stoppée…alors que La France se rapproche seulement elle, d’une régulation des levées de fonds en crypto-monnaie (ICO) ! Si la France n’était pas aussi has-been je serait déjà en mesure de vivre ma vie comme je l’entend, de subvenir aux besoins de ma famille comme je le souhaite, en effet il y aura bientôt 5ans que j’ai tenté d’acquérir du bitcoin, du litcoin… malgré mes efforts ce fut impossible! oui, je serait riche aujourd’hui… je vous entends! la critique est aisée, les propositions pour y remédier beaucoup moins!!!
  • La France, à besoin d’un marché (exchange) sur son propre territoire, protégé par le ministère des finances numérique, la cnil ou un truc du genre… vous comprendrez tous les bénéfices à retirer de cette oeuvre charitable, relié à un big data et une IA d’étude comportementale, le futur nous appartiendra aussi.

Bon j’avais d’autres choses à dire mais les vacances sont finis, fuck! je doit de nouveau me faire violence, me ramollir le bulbe rachidien, re-fréquenter mes con-citoyens!

ah oui, pour taxé les bénefs des crypto-monnaies par contre vous avez vite réagit, pour les œuvres d’arts à plusieurs centaines de milliers d’€ par contre rien, les ferraris ça énerve tout le monde! on taxe, l’Or un signe extérieur de richesse ? bref … mot clé « autorité compétente » « prescription » « menier mustapha » « indépendance ».

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Même si la musique de Björk ne vous plait pas, il y a des chances pour que vous conserviez tout de même le prochain album de l’artiste islandaise dans votre étagère.

Björk fait rarement ce qu’on attend d’elle. La chanteuse n’aime en effet rien tant qu’expérimenter, quitte parfois à déboussoler, mais c’est le privilège de tous les artistes.

De l’argent virtuel pour de la musique bien réelle

Pour son prochain album, Björk a décidé de nouer un partenariat avec Blockpool, une start-up britannique spécialisée blockchain. Utopia, l’album en question, pourra donc être acheté en cryptomonnaie, mais surtout il est fourni avec… de la monnaie virtuelle.

Le meilleur des deux mondes en quelque sorte, en achetant on reçoit de l’argent !

Chaque client d’Utopia recevra ainsi 100 Audiocoins, une monnaie chiffrée lancée il y a deux ans à destination de l’industrie de la musique. Un Audiocoin vaut environ 0,19 $. Mieux encore, ces fans de Björk pourront récupérer encore plus de cet argent virtuel en se rendant à ses concerts ou en interagissant avec la vedette sur les réseaux sociaux, par exemple. Source

 

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Europe: une partie de l’épargne bientôt saisie en banque

Didier Maurin, Publié lundi 25 septembre 2017 
La loi Sapin (ici à gauche Michel Sapin, l’ancien ministre français des Finances) votée en décembre dernier permet une intervention étatique sur les contrats d’assurance vie. 
© ALESSANDRO BIANCHI/Reuters
Les politiciens votent des lois stipulant que l’épargnant sera désormais saisi d’une partie de son patrimoine en banque afin de renflouer les institutions financières. L’opinion de Didier Maurin, le directeur de Katleya Gestion

De nombreux Etats sont aujourd’hui tellement endettés qu’ils ne sont même plus en mesure d’assurer le remboursement des intérêts de leurs dettes. La conséquence ubuesque de cette situation en est l’apparition de taux d’intérêt négatifs, qui impliquent qu’en leur prêtant de l’argent, les banques centrales leur versent des intérêts dans le même temps! Une nouveauté historique en somme!

Imaginez! Votre banque vous prête 100 000 francs à –0,5%. Cela signifie que vous toucherez 500 francs d’intérêts par an pour avoir eu la gentillesse de contracter ce prêt. Ne riez pas! C’est exactement ce qui arrive à de nombreux Etats surendettés dans le monde, car leur banquier, les banques centrales, leur octroie des taux d’intérêt négatifs afin qu’ils ne fassent pas faillite.

Une crise financière grave

Naturellement, en cas de crise financière grave, un tel Etat n’est absolument pas en mesure de renflouer des banques ou des compagnies d’assurances en difficulté étant donné qu’il a déjà du mal à rembourser ses dettes lui-même. Or, de nombreux Etats européens sont dans cette situation, ce qui a amené les politiciens à voter des lois stipulant que l’épargnant sera désormais saisi d’une partie de son épargne en banque afin de renflouer les institutions financières.

Après tout, il faut bien prendre l’argent où il est. Deux réglementations ont d’ores et déjà été votées. La BRRD, tout d’abord, est la directive relative au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances, adoptée en décembre 2013 par le Parlement européen, transposée désormais dans le droit de tous les pays membres de l’Union européenne. Elle privilégie la procédure de bail-in (renflouement interne) au bail-out (renflouement externe par l’Etat), ce qui signifie que l’épargnant est désormais garant de sa banque et qu’une partie de ses avoirs pourra être saisie pour la renflouer, avec un mécanisme de solidarité envers toutes les banques. De l’explosif en quelque sorte!

Blocage des contrats d’assurance vie en France

La loi Sapin 2, ensuite, votée le 9 décembre dernier par le gouvernement français et qui donne toute latitude au ministre des Finances pour bloquer les contrats d’assurance vie et ne pas procéder au remboursement de tout ou partie de l’épargne, soi-disant pour une période limitée.

Ne perdons pas de vue que dans le prolongement de ces deux réglementations, une troisième serait en préparation pour octroyer tout pouvoir à des ministres de bloquer les comptes bancaires dans le cas d’une crise grave, afin d’éviter le bank-run, comme disent les Anglo-Saxons, cette situation dans laquelle tout le monde se précipite à sa banque pour retirer ses économies.

Au regard de toutes ces réglementations, il est clair que nombre de politiciens se préparent à la prochaine crise financière internationale, car ils ne comptent pas, comme ce fut le cas lors de la crise des «subprime» en 2007, appeler les Etats en comblement de passifs. Or, pour bien protéger les banques et les compagnies d’assurances, ils doivent donner un cadre légal à ces futures saisies, car ils s’attendent à ce qu’elles soient attaquées juridiquement par nombre d’épargnants et autres associations de consommateurs. En effet, il faut pouvoir leur répondre: «C’est la loi!»

La menace «Donald Trump»

Par ailleurs, nous n’aurons peut-être pas à attendre si longtemps pour connaître une nouvelle crise, puisque Donald Trump vient d’abroger de nombreuses règles qui prévalaient jusqu’alors pour empêcher les banques de faire tout et n’importe quoi. C’est pourtant l’annulation de la réglementation instaurée après la crise de 1929 qui généra plus tard la crise des «subprime» aux Etats-Unis.

Pour conclure, même si certaines banques centrales, telle la Réserve fédérale américaine ou la Banque centrale européenne (BCE), laissent entrevoir que les taux d’intérêt vont remonter afin de donner le sentiment que la situation s’améliore, je fais partie de ces financiers qui n’en croient rien. En effet, le monde entier est aujourd’hui trop endetté pour que les banques centrales remontent leur taux, car elles nous mèneraient alors vers une forme de suicide économique.

 

Grâce à Macron, les rentiers paieront moins d’impôts… que la plupart d’entre vous !

Le mot de Mustapha Menier : Pardonnez moi mais je vais m’abstenir de commenter toutes les mesures mise en place par jupiter, je considère avoir fait mon job en amont de l’élection… maintenant j’observe les uns, les autres.

Par Emmanuel Lévy Publié le 26/09/2017 à 18:30
Macron, l'homme au bouclier fiscal plus gros que celui de Sarkozy…
Macron, l’homme au bouclier fiscal plus gros que celui de Sarkozy… – AFP
L’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30% et la hausse conjointe de la CSG de 1,7 point donnent des résultats explosifs. Les revenus mobiliers, notamment ceux des ménages ultra riches, seront fiscalisés à hauteur de seulement 12,8%. Ce taux correspond à celui qui pèse sur un salarié gagnant 3.250 euros.

Il y a deux semaines, Marianne dévoilait le petit calcul de coin de table réalisé par Michel Sapin pour apprécier l’ampleur des cadeaux fiscaux faits par Emmanuel Macron aux plus riches. « Dès son arrivée, Nicolas Sarkozy a été plombé par le bouclier fiscal, qui pesait l’équivalent de 1,4 milliard d’euros. Aujourd’hui, Emmanuel Macron propose un bouclier fiscal 4 fois plus important ! Quand les parlementaires et l’opinion publique vont le comprendre, ça risque de tanguer…», nous assurait l’ancien ministre de l’Economie et des Finances. Petit calcul qu’il a encore martelé sur Europe1 ce lundi 25 septembre.

Ce bouclier version Macron, soit 5,5 millions d’euros pour le 1% des ménages les plus aisés, est en fait composé de deux couches. La première est la transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en un super impôt sur l’immobilier. La seconde est le passage à la flat taxe des revenus tirés des valeurs mobilières (dividendes et plus-values), jusqu’ici frappés par l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire un impôt progressif s’il en est. Mais alors comment cela se passera-t-il pour ces ménages les plus aisés ? Explication.

En l’état actuel du système, les revenus mobiliers (ceux tirés des capitaux) des contribuables concernés par la tranche la plus haute de l’IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques), celle à 45%, sont soumis à deux prélèvements : 15,5% de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc) + 24,7% de prélèvements fiscaux effectifs sur l’ensemble de leurs revenus, soit un total de 40,2%. Si on le compare à l’impôt sur le revenu, il faut, pour être imposé au même niveau, gagner 120.000 euros par an, soit 10.000 euros par mois, ce qui vous place clairement parmi le 1% des ménages les plus riches.

L’entourloupe du prélèvement forfaitaire unique « à 30% »

Pour l’avenir, le projet de loi de Finances pour 2018, qui sera présenté ce mercredi 27 septembre, instaure un prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30% sur les revenus tirés des capitaux. « Unique », cela signifie qu’il comprendra la totalité des prélèvements sociaux ET fiscaux, qui seront tous fondus dans ce PFU. Une superbe aubaine de voir mécaniquement sa contribution baisser de 10 points, donc. En plus, le PLF prévoit également une hausse de 1,7 point de la CSG, afin de compenser la baisse des cotisations d’assurance chômage et retraite. Au bout du compte, le PFU se décomposera par conséquent en 17,2% de prélèvements sociaux + seulement 12,8% de prélèvements fiscaux.

Or, pour revenir à notre comparaison avec l’impôt sur le revenu (sur les salaires et d’éventuels revenus fonciers), un tel niveau de fiscalité est inférieur… à la première tranche fiscalisée de l’IR, qui est de 14% (et qui frappe chaque euro de revenus compris entre 9.710 € et 26.818 €). Ce taux de 12,8% est plus problématique encore quand on s’intéresse à l’imposition moyenne, c’est-à-dire au taux effectif d’imposition qui se détermine quand on divise l’impôt payé au total par l’ensemble du revenu perçu. Traduction concrète : pour faire un chèque au Trésor public correspondant à 12,8% de ses revenus, un salarié célibataire doit gagner un peu plus de 39.000 € par an, soit 3.250 € par mois. Certes, ce célibataire se trouve déjà à l’orée des 10% des ménages les plus riches, mais il demeure connecté aux classes moyennes par ses habitudes de consommation, son voisinage social et son niveau d’effort fiscal.

Macron ou le bouclier fiscal XXL

Conclusion : le même rentier imposé aujourd’hui comme un salarié ultra-riche sera imposé, grâce au PFU de Macron, l’équivalent d’un salarié gagnant trois fois moins ! Le PFU contribuera donc à satelliser un peu plus le 1% des Français les plus aisés. Et, plus encore, les riches des riches, ces 0,01% qui seront les vrais grands gagnants du bouclier fiscal version Macron, avec un gain moyen proche du million d’euros par an….

Pour la petite histoire, Michel Sapin a sans doute été un peu en-deçà de la main en évoquant un facteur 4 entre les deux dispositifs, celui de Sarkozy et celui de Macron. En prenant comme référence l’année 2013, année de transition entre le bouclier fiscal du « président des riches » et sa modification par son propre gouvernement, l’ancien ministre socialiste a surestimé le montant du bouclier. En réalité, durant les années Sarkozy, la facture du bouclier fiscal pour l’Etat était autour de 800 millions d’euros. Avec plus de 5,5 milliards d’euros annoncés, le bouclier version Macron sera donc près de 7 fois plus épais que celui de Sarkozy…

La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ?

par Rachel Knaebel pour Bastamag 20 juin 2017


Après les lois Macron, Rebsamen et El-Khomri sous le précédent quinquennat, le gouvernement d’Edouard Philippe prépare une réforme encore plus profonde du droit du travail, précédant une remise à plat de l’assurance chômage. Ce big bang annoncé a un modèle : les réformes « Hartz », engagées en Allemagne au début des années 2000, aujourd’hui parées de toutes les vertus par de nombreux commentateurs avec, en apparence, l’un des taux de chômage les plus bas d’Europe. La réalité des chiffres montre au contraire que ces réformes du marché du travail n’ont pas radicalement réduit le chômage et la sous-activité et, surtout, ont provoqué une explosion des travailleurs pauvres, dont le nombre est l’un des plus élevés d’Europe.

Emmanuel Macron et son gouvernement vont désormais entrer dans le vif du sujet : s’atteler à des « réformes structurelles », notamment celle du « marché du travail », qui serait une condition indispensable à la baisse du chômage. Le gouvernement français emboîte ainsi le pas à son voisin allemand. Le taux de chômage en Allemagne s’élevait, il y a quinze ans, à 10,5 % selon l’agence allemande pour l’emploi. La première réforme du marché du travail allemand – la loi dite Hartz, du nom de Peter Hartz, ancien DRH de Volkswagen qui a dirigé la commission qui a concocté ces réformes sous le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder – entre alors en vigueur. Trois autres réformes ont suivi : elles se sont attaquées à l’assurance chômage, en réduisant la durée d’allocation et en renforçant les contrôles et la surveillance des chômeurs, et ont ouvert grand la porte au développement des emplois à bas-salaire.

Après avoir atteint un record, plus de 11,5 % et 4,9 millions de chômeurs en 2005, le chômage allemand commence finalement à diminuer. Il passe sous des 10 % deux ans plus tard. Depuis, les chiffres sont en baisse continue. Et l’Allemagne fait figure de modèle de ce côté-ci du Rhin pour tous les politiques, chefs d’entreprise et économistes orthodoxes qui vantent les mérites de la dérégulation du droit du travail pour relancer l’emploi. Mais l’un a-t-il vraiment permis l’autre ? Les chiffres du travail et du chômage allemand sont-ils si bons que ça ?

3,9 % de chômage pour Eurostat, 5,8 % pour l’administration allemande

Selon Eurostat, l’institut de statistiques européen, le taux de chômage allemand est de seulement 3,9 % depuis le début de l’année 2017. Le chiffre fait évidemment rêver chômeurs et politiques en France où le chômage est deux fois plus élevé, à 9,5 % en avril 2017. Premier hic : le taux de chômage allemand donné par Eurostat est largement inférieur à celui établi par… l’Agence allemande pour l’emploi. Selon les chiffres de l’administration allemande, ce taux de chômage s’élevait à 5,8% en avril 2017. C’est près de deux points de pourcentage de différence avec le taux d’Eurotsat !

« Les chiffres du chômage de l’Agence allemande pour l’emploi et ceux d’Eurostat sont différents parce que leur définition du chômage est différente, explique Alexander Herzog-Stein, économiste à l’institut d’analyses économiques IMK de la fondation allemande Hans-Böckler. La définition utilisée par Eurotsat est celle de l’Organisation internationale du travail (OIT), pour qui un emploi commence à partir d’une heure de travail par semaine. »

Pour le Pôle emploi allemand, au contraire, sont considérées comme chômeuses les personnes inscrites au chômage, qui sont disponibles sur le marché du travail, et qui cherchent un emploi d’au moins 15 heures par semaine. « De plus, les chiffres d’Eurostat sont basés sur un sondage réalisé auprès des travailleurs. Ceux de l’agence allemande pour l’emploi s’appuient sur l’enregistrement des chômeurs auprès de l’administration. » Le taux de 5,8 % de chômage de l’agence allemande semble donc plus crédible que les 3,9 % d’Eurostat. Et nuance le modèle allemand : il y a 2,5 millions de personnes au chômage. « Je pense que la statistique du chômage allemande est fiable. D’autant que l’agence pour l’emploi comptabilise aussi la “sous-activité” », ajoute l’économiste.

Un chômage réel à 8%

En Allemagne, cette dernière sous-catégorie des chiffres englobe une série de profils, non comptabilisés comme chômeurs mais qui, pour autant, n’ont pas d’emploi. En regardant les chiffres de la « sous-activité », l’image d’un pays presque sans chômeurs en prend encore pour son grade. Le nombre total de personnes considérées comme “sous-occupées”, chômeurs compris, s’élève en Allemagne à plus de 3,5 millions (en mai 2017), ce qui fait 7,8 % de la population active. On se rapproche du taux de chômage français. Qui sont ces travailleurs sous-occupés non comptabilisés comme chômeurs ?

Il s’agit par exemple des chômeurs de longue durée de plus de 58 ans. En Allemagne, l’âge légal de départ à la retraite est de 67 ans (avec des possibilités de départ à partir de 63 ans). Mais un chômeur de longue durée de plus de 58 ans est effacé des chiffres officiels du chômage. En mai, ils étaient plus de 160 000 dans ce cas. Ne sont pas comptabilisés, non plus, ceux qui suivent une formation – plus de 170 000 personnes –, de même que les chômeurs qui ont un “job à un euro” : 85 000 personnes occupent ces emplois à temps très partiel et à durée limitée dans les collectivités ou le secteur associatif, payés un euro de l’heure en plus de l’allocation sociale.

Partage du travail mal-rémunéré

« Ils enlèvent tout ce qu’ils peuvent des chiffres du chômage, critique la députée Die Linke (La Gauche) au Bundestag Sabine Zimmermann. Sont aussi éliminés les chômeurs suivis par des firmes privées dans leur recherche d’emploi. On ne peut pas lutter contre le chômage de longue durée avec des faux chiffres ! » Le parti de gauche Die Linke établit chaque mois, et ce depuis bientôt dix ans, ce qu’il appelle « les vrais chiffres du chômage », en recalculant, à partir des tableaux complexes fournis par l’agence pour l’emploi, le nombre de tous ceux qui en Allemagne, seraient réellement sans emploi.

Au-delà de ce travail de comptabilité, Die Linke critique aussi la rhétorique du « miracle » allemand. « Die Linke est née de l’opposition aux réformes Hartz du marché du travail. Le gouvernement dit aujourd’hui que ces réformes ont permis de lutter contre le chômage, mais cela s’est fait sur le dos des travailleurs, estime Sabine Zimmermann. Un des objectifs de la politique de Schröder était d’ouvrir le secteur des bas salaires, et il y est parvenu. Le boom prétendu de l’emploi consiste essentiellement en des empois précaires et des temps partiels. Et le prix payé par les travailleurs est extrêmement élevé. Nous avons aujourd’hui 1,2 million de travailleurs qui doivent en plus faire appel à l’aide sociale, sept millions de travailleurs à bas-salaire, un million de travailleurs intérimaires, et 2,6 millions de personnes qui ont un deuxième emploi. Le volume de travail n’a pas augmenté depuis dix ans. Il a juste été partagé entre plus de personnes. » [1]

Résultat : l’Allemagne affiche l’un des taux de travailleurs pauvres, ceux qui gagnent bien moins qu’un salaire médian, les plus élevés d’Europe, avec 22,5 % contre 8,8% en France. [2]. La moyenne européenne est de 17,4 %.


Le seuil de bas salaire selon Eurostat est inférieur à 10 € bruts/h en France (soit environ 1510 € bruts pour un équivalent temps plein, sachant que près de la moitié des personnes au Smic travaillent à temps partiel) et à 10,5 € bruts/h en Allemagne (soit 1575 €/bruts pour un ETP)

La mise en place d’un salaire minimum national depuis le 1er janvier 2015, devait contribuer à lutter contre la prolifération des bas-salaire. Son niveau reste très bas, à 8,84 euros bruts de l’heure depuis début 2017, alors que le Smic français s’élève à 9,76 euros bruts. Selon une réponse du gouvernement allemand à une question des députés Die Linke, il faut par exemple gagner aujourd’hui en Allemagne un salaire de 11,85 euros bruts de l’heure pour espérer une retraite minimum de… 804 euros par mois.

L’impact très relatif des réformes Hartz sur le chômage

L’économiste Alexander Herzog-Stein est moins pessimiste. « Dans les dix dernières années, le marché du travail allemand s’est beaucoup amélioré. Le chômage a beaucoup diminué, plaide-t-il. Mais le phénomène reste néanmoins un problème, car nous avons toujours un chômage de longue durée important, et un gros problème de travail précaire et de bas-salaires. Reste qu’avec un taux de chômage bas, il y a plus de marges de manœuvre politiques pour s’attaquer à ces problèmes. »

Le chercheur est en revanche peu convaincu des bienfaits des réformes allemandes du marché du travail. « Je ne pense pas qu’elles aient joué un si grand rôle dans la baisse du chômage. En 2005-2006, le marché du travail allemand a de fait connu un élan. Celui-ci n’a pas été interrompu par la crise de 2008 grâce à la politique menée en Allemagne. Ce n’était pas une politique d’austérité, mais de relance. L’Allemagne a aussi profité économiquement de la crise de la zone euro, c’est certain. En même temps, l’évolution démographique allemande, avec une population en recul, est aussi une raison du taux de chômage plus bas. Ce n’est pas la seule, mais c’est à prendre en compte. »

À quelques mois des élections législatives de septembre 2017, le candidat social-démocrate (SPD) Martin Schulz a tenté de se distancier, dans ses discours, des réformes du marché du travail lancées par le chancelier Schröder et son parti il y a quinze ans. S’il arrive au pouvoir, prendra-t-il de réelles mesures pour lutter contre la précarité dans laquelle se trouvent plongés des millions d’Allemand ? En attendant, la France se prépare à subir des réformes similaires avec l’objectif de réduire le chômage. La proportion de travailleurs pauvres augmentera-t-elle en parallèle ?

Rachel Knaebel

Infographie : Guillaume Seyral / Basta !

Notes

[1Le nombre de travailleurs intérimaires en Allemagne n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui.

[2Est considéré comme travailleurs pauvres par Eurostat, ceux qui gagnent moins de 66% du salaire médian, soit moins de 10,5 euros bruts/heure en Allemagne et moins de 10 euros bruts/heure en France, soit moins de 1180 euros nets par mois pour un temps plein voir ici

Macron et sa majorité préparent la plus terrible attaque contre nos salaires de toute notre histoire

Ce n’est pas une politique « du centre » c’est une politique à la Margaret Thatcher qui menace.

Par Gérard Filoche Membre du Parti socialiste 


Macron et sa majorité préparent la plus terrible attaque contre nos salaires de toute notre histoire.

En plus des ordonnances pour la casse d’un siècle de droit du travail, Macron, confirmant sa majorité, prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l’histoire de notre pays.

Du jamais vu.

Il va supprimer le salaire brut.

Ce n’est pas une politique « du centre » c’est une politique à la Margaret Thatcher qui menace.

Les grands médias des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité : comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.

Mais non, c’est le salaire brut qui compte!

Réexpliquons le à nos concitoyens car le pouvoir cherche à supprimer les feuilles de paie papier et à les « simplifier » pour ne pas qu’on voit la manœuvre.

Le salaire net c’est pour payer la force de travail.

Le salaire brut c’est pour payer la reproduction de la force de travail.

Le salaire net on vit avec au mois le mois

Le salaire brut on vit avec tout au long de la vie.

Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.

Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.

Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l’était à l’origine de la « Sécu ». Allez revoir le film « La sociale » de Gilles Perret).

Le salaire brut ce n’est pas une « charge » comme ils le disent, c’est un bonheur.

C’est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est ce qu’il y a de plus beau dans notre pays.

Le salaire brut vous est redonné en « temps différé » quand vous êtes malades, en « temps indirect » pour le logement, mais aussi en « temps réel » quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n’est pas une épargne !).

C’est le capital, l’actionnaire, l’employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.

Macron a déjà supprimé les cotisations familiales, il a baissé les cotisations parfois jusqu’à 1,6 ou 1,9 fois le smic. Là, il supprime et remplace tout par l’impôt.

C’est nous, par nos impôts, qui paieront dorénavant à la place de notre patron. Un hold up de 470 milliards contre nous! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.

Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d’euros votre salaire brut.

Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu’ils augmentent le bas de celle-ci. C’est un coup de bonneteau.

Et c’est pourquoi Macron diffère le prélèvement de l’impôt à la source prévu fin janvier 2018, purement pour manipuler, cacher cette énorme arnaque.

[…]

Olivier Delamarche sur la présidentielle et son éviction de BFM Business

Source : Les Éconoclastes

Il fut un temps où BFM Business acceptait la contradiction et l’analyse divergente dès lors qu’elle était sourcée et à dose homéopathique.

Désormais elle fait « marche arrière », elle ne vendra que la lessive maison. Probablement l’air du temps !

Je remercie Cédric et Guillaume pour ces huit années, ainsi que tous ceux qui m’ont suivi et leur donne rendez-vous très bientôt sur d’autres supports.

En attendant vous pouvez me retrouver sur www.leseconoclastes.fr, sur YouTube 100 % Econoclastes, une lettre mensuelle « Le Delamarche »  https://pro.vbn-edi.com/m/660511/

« Les Français dépensent trop d’argent » Jean-Claude Juncker met déjà la pression sur Emmanuel Macron

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé lundi Emmanuel Macron à réduire la dépense publique en France, jugeant que son niveau actuel n’est pas tenable à terme.

« Paye ta dette, petit merde! » lui aurait-il lancé avant de lui raccrocher au nez, ce qui suscita une vive crise de larmes, selon notre source présente dans l’entourage de M. Macron.


RT France : Emmanuel Macron est arrivé hier soir sur l’esplanade du Louvre au son de l’hymne européen. Peut-on considérer ceci comme un symbole ?

J. L. : Très certainement. Nous savons tous que la vie personnelle d’Emmanuel Macron est très liée au théâtre et le symbolisme n’aurait pas pu être plus fort. D’ailleurs il y avait deux symboles : bien sûr, l’hymne européen qui est en quelque sorte le cœur du projet d’Emmanuel Macron, mais le second symbole c’est qu’il a mis la main sur la cœur quand il a chanté la Marseillaise – à l’américaine, personne en France ne fait cela quand il chante l’hymne national, mais il l’a fait à l’américaine. Donc je pense qu’avec ces deux symboles forts, il voulait souligner le fait que la France a voté le 7 mai pour une France européenne et une France américaine.

Les États européens ont versé 1600 milliards d’euros d’aides aux banques depuis la crise

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lelibrepenseur – Les états européens ont versé 1600 milliards d’euros aux banksters pour les sauver de la ruine sans aucune contrepartie quand d’aucuns nous expliquent aujourd’hui qu’il faut rester encore et toujours dans l’union européenne avec cette satanée monnaie unique en abandonnant le pouvoir exorbitant de battre monnaie à ces voyous d’agioteurs. C’est tout simplement une inversion totale de la réalité et des responsabilités dans la crise de 2008 et de celles à venir. Rappelons pour finir qu’il est impossible de déterminer le montant exact en milliers de milliards offerts aux banksters.


Cette somme représente 13% du PIB de l’Union européenne.

Les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne. Cette somme représente 13% du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’Etat portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

L’année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d’aides d’Etat pour aider l’économie réelle en période de crise. Ce type d’aide, accordé à l’ensemble de l’économie, a représenté 48 milliards d’euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l’UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l’année précédente. Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des États.

Le total des aides non liées à la crise à diminué, atteignant 64,3 milliards d’euros en 2011, soit 0,5% du PIB européen. Il s’agit « d’une tendance à la baisse sur le long terme », a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2% du PIB de l’UE dans les années 1980.Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de […]

L’Express 

Comment Macron a vendu Alstom aux américains

Le 19 décembre 2014, l’assemblée générale des actionnaires d’Alstom a autorisé la vente des activités de sa branche Energie à General Electric (GE).

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Une nouvelle fois la France a capitulé devant son allié américain en lui cédant dans des conditions litigieuses et rocambolesques les activités rentables et pour partie stratégiques d’un fleuron de son industrie.

Quelles sont les réelles raisons qui ont conduit à cette vente ? En effet, Il est troublant que la France ait cédé sans état d’âme une entreprise dont les activités sont si importantes pour son indépendance.

Les risques liés aux procédures judiciaires pour corruption engagées contre Alstom dans de nombreux pays ont joué un rôle déterminant dans le rachat de la société française. La justice américaine a su habilement exploiter les craintes des dirigeants du groupe. En effet depuis plusieurs décennies, les règles juridiques édictées à Washington s’imposent au reste du monde, au détriment des droits et des intérêts des autres nations. Ce sont elles, et non une soi-disant complémentarité économique ou la recherche de la taille critique, qui sont à l’origine de la cession de la branche Energie du groupe français.

L’affaire Alstom met par ailleurs en lumière deux faits préoccupants :

– d’une part, l’attitude de nos « élites » qui, derrière un discours circonstancié sur la mondialisation – mais en réalité motivées par la satisfaction d’intérêts personnels ou la dissimulation d’erreurs stratégique – sont en train de vendre nos joyaux industriels à l’étranger, n’hésitant pas à sacrifier notre indépendance militaire et nucléaire ;

– d’autre part, l’incompétence et l’impuissance des politiques, qui n’ont toujours pas compris ce qu’était la guerre économique moderne et se révèlent incapables de défendre nos intérêts. Dans ce dossier, rien n’a été fait pour sauver Alstom, le gouvernement n’a pas été à la hauteur des enjeux.

Enfin, pour aboutir à cet accord et pendant toute la période des négociations, il y a eu une multiplication « d’affaires » dans l’affaire : suspicion de manipulation de cours et de délits d’initiés, conflits d’intérêts, projet de déménagement du siège d’Alstom à Singapour, etc. Autant d’éléments qui, ajoutés à la vente déshonorante d’activités stratégiques nationales, font de l’affaire Alstom un véritable scandale d’Etat.

Source: www.cf2r.org

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