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Viol Pédophile – Le parquet estime que Sarah, 11 ans, était consentante car « a subi sans protester »

C’est un article de Médiapart : qui a révélé l’affaire. Le 24 avril dernier, Sarah, 11 ans, rentre du collège suite à un cour annulé, dans le Val d’Oise. Un homme de 28 ans, parfaitement au fait de l’âge de sa victime, et qui l’avait déjà abordé à deux reprises, 10 jours et 4 jours plus tôt, l’interpelle. « Qui tu attends ? Ton petit copain ? »,« Quoi ? Une belle fille comme toi n’a pas de petit copain ? »,« Est-ce que tu veux que je t’apprenne à embrasser ou plus ? ».
Selon la mère de Sarah, « le piège s’est tissé sans qu’elle s’en rende compte, car elle n’avait pas la maturité pour comprendre. Elle n’a pas vu la manipulation. L’embrassade, elle l’a prise comme une plaisanterie. C’est une enfant : elle entend, mais ne comprend pas ce qui se cache derrière les propos. ». C’est alors que l’homme de 28 ans entraine la petite fille vers son domicile, lui ordonne de lui faire une fellation dans la cage d’escalier, puis une deuxième dans son appartement, avant de la pénétrer. C’est une fois sortie de cet enfer que Sarah appelle sa mère, avant d’aller au commissariat pour porter plainte pour viol.

C’est alors que le cauchemar, loin de finir, ne fait que commencer. La mère de Sarah témoigne : « Ils [Les policiers, NDLR] m’ont expliqué qu’elle l’avait suivi sans violence, sans contrainte, que la seule chose qui jouait en sa faveur, c’était son âge. C’était comme si on me martelait un message pour que ça s’imprime. C’était complètement en décalage avec la tragédie. »
C’est alors que la victime devient coupable aux yeux de la police, de la justice, et doit justifier… son attitude. « Elle était tétanisée, elle n’osait pas bouger, de peur qu’il la brutalise. Elle a pensé que c’était trop tard, qu’elle n’avait pas le droit de manifester, que cela ne servirait à rien, et elle a donc choisi d’être comme une automate, sans émotion, sans réaction » explique ainsi sa mère. Les faits, l’homme de 28 ans ne les conteste pas. Sa simple objection réside dans le fait qu’il assure ne pas avoir su que Sarah n’avait que 11 ans mais « entre 14 et 16 ». Trop peu, semble-t-il, pour le parquet de Pontoise qui estime que Sarah, en subissant sans protester, est tenue comme consentante ! Le procès va donc s’ouvrir pour « atteinte sexuelle sur mineure de 15 ans ». Il encourt jusqu’à 5 ans de prison, soit quatre fois moins qu’en cas de viol !
Loin d’être une exception, le cas de Sarah met en lumière une « particularité » du droit français qui couvre purement et simplement les violeurs. « Le fait, par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de quinze ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende. » est-il ainsi écrit noir sur blanc dans le code pénal. La « contrainte » n’est ainsi présumée que pour les enfants « en très bas âge ». « On en arrive à des situations inouïes. Une fille violée par son papa à 6 ans a été jugée consentante. Il n’a pris qu’un an avec sursis. Deux ans après, il l’a tuée. Mais pour l’instant, en France, après 4 ans et demi, on considère qu’un enfant est a priori consentant » explique ainsi Emmanuelle Piet, présidente du collectif féministe contre le viol. C’est ainsi que, dans son rapport, la police du Val d’Oise décrit Sarah comme une « jeune fille de 11ans » et non une enfant. Glaçant.
Pour la police et la justice française, « se taire, c’est consentir ». Une réalité violente inscrite dans le code pénal qui permet aux violeurs de pouvoir abuser de leur victime tout en bénéficiant de peines allégées, voire de relaxe. En d’autres termes, ce procédé permet en dernière instance de criminaliser les victimes, conséquence pure et abjecte du système patriarcal dans lequel nous vivons aujourd’hui.
Source: Révolution permanente
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Europe: une partie de l’épargne bientôt saisie en banque

Didier Maurin, Publié lundi 25 septembre 2017 
La loi Sapin (ici à gauche Michel Sapin, l’ancien ministre français des Finances) votée en décembre dernier permet une intervention étatique sur les contrats d’assurance vie. 
© ALESSANDRO BIANCHI/Reuters
Les politiciens votent des lois stipulant que l’épargnant sera désormais saisi d’une partie de son patrimoine en banque afin de renflouer les institutions financières. L’opinion de Didier Maurin, le directeur de Katleya Gestion

De nombreux Etats sont aujourd’hui tellement endettés qu’ils ne sont même plus en mesure d’assurer le remboursement des intérêts de leurs dettes. La conséquence ubuesque de cette situation en est l’apparition de taux d’intérêt négatifs, qui impliquent qu’en leur prêtant de l’argent, les banques centrales leur versent des intérêts dans le même temps! Une nouveauté historique en somme!

Imaginez! Votre banque vous prête 100 000 francs à –0,5%. Cela signifie que vous toucherez 500 francs d’intérêts par an pour avoir eu la gentillesse de contracter ce prêt. Ne riez pas! C’est exactement ce qui arrive à de nombreux Etats surendettés dans le monde, car leur banquier, les banques centrales, leur octroie des taux d’intérêt négatifs afin qu’ils ne fassent pas faillite.

Une crise financière grave

Naturellement, en cas de crise financière grave, un tel Etat n’est absolument pas en mesure de renflouer des banques ou des compagnies d’assurances en difficulté étant donné qu’il a déjà du mal à rembourser ses dettes lui-même. Or, de nombreux Etats européens sont dans cette situation, ce qui a amené les politiciens à voter des lois stipulant que l’épargnant sera désormais saisi d’une partie de son épargne en banque afin de renflouer les institutions financières.

Après tout, il faut bien prendre l’argent où il est. Deux réglementations ont d’ores et déjà été votées. La BRRD, tout d’abord, est la directive relative au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances, adoptée en décembre 2013 par le Parlement européen, transposée désormais dans le droit de tous les pays membres de l’Union européenne. Elle privilégie la procédure de bail-in (renflouement interne) au bail-out (renflouement externe par l’Etat), ce qui signifie que l’épargnant est désormais garant de sa banque et qu’une partie de ses avoirs pourra être saisie pour la renflouer, avec un mécanisme de solidarité envers toutes les banques. De l’explosif en quelque sorte!

Blocage des contrats d’assurance vie en France

La loi Sapin 2, ensuite, votée le 9 décembre dernier par le gouvernement français et qui donne toute latitude au ministre des Finances pour bloquer les contrats d’assurance vie et ne pas procéder au remboursement de tout ou partie de l’épargne, soi-disant pour une période limitée.

Ne perdons pas de vue que dans le prolongement de ces deux réglementations, une troisième serait en préparation pour octroyer tout pouvoir à des ministres de bloquer les comptes bancaires dans le cas d’une crise grave, afin d’éviter le bank-run, comme disent les Anglo-Saxons, cette situation dans laquelle tout le monde se précipite à sa banque pour retirer ses économies.

Au regard de toutes ces réglementations, il est clair que nombre de politiciens se préparent à la prochaine crise financière internationale, car ils ne comptent pas, comme ce fut le cas lors de la crise des «subprime» en 2007, appeler les Etats en comblement de passifs. Or, pour bien protéger les banques et les compagnies d’assurances, ils doivent donner un cadre légal à ces futures saisies, car ils s’attendent à ce qu’elles soient attaquées juridiquement par nombre d’épargnants et autres associations de consommateurs. En effet, il faut pouvoir leur répondre: «C’est la loi!»

La menace «Donald Trump»

Par ailleurs, nous n’aurons peut-être pas à attendre si longtemps pour connaître une nouvelle crise, puisque Donald Trump vient d’abroger de nombreuses règles qui prévalaient jusqu’alors pour empêcher les banques de faire tout et n’importe quoi. C’est pourtant l’annulation de la réglementation instaurée après la crise de 1929 qui généra plus tard la crise des «subprime» aux Etats-Unis.

Pour conclure, même si certaines banques centrales, telle la Réserve fédérale américaine ou la Banque centrale européenne (BCE), laissent entrevoir que les taux d’intérêt vont remonter afin de donner le sentiment que la situation s’améliore, je fais partie de ces financiers qui n’en croient rien. En effet, le monde entier est aujourd’hui trop endetté pour que les banques centrales remontent leur taux, car elles nous mèneraient alors vers une forme de suicide économique.

 

Grâce à Macron, les rentiers paieront moins d’impôts… que la plupart d’entre vous !

Le mot de Mustapha Menier : Pardonnez moi mais je vais m’abstenir de commenter toutes les mesures mise en place par jupiter, je considère avoir fait mon job en amont de l’élection… maintenant j’observe les uns, les autres.

Par Emmanuel Lévy Publié le 26/09/2017 à 18:30
Macron, l'homme au bouclier fiscal plus gros que celui de Sarkozy…
Macron, l’homme au bouclier fiscal plus gros que celui de Sarkozy… – AFP
L’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30% et la hausse conjointe de la CSG de 1,7 point donnent des résultats explosifs. Les revenus mobiliers, notamment ceux des ménages ultra riches, seront fiscalisés à hauteur de seulement 12,8%. Ce taux correspond à celui qui pèse sur un salarié gagnant 3.250 euros.

Il y a deux semaines, Marianne dévoilait le petit calcul de coin de table réalisé par Michel Sapin pour apprécier l’ampleur des cadeaux fiscaux faits par Emmanuel Macron aux plus riches. « Dès son arrivée, Nicolas Sarkozy a été plombé par le bouclier fiscal, qui pesait l’équivalent de 1,4 milliard d’euros. Aujourd’hui, Emmanuel Macron propose un bouclier fiscal 4 fois plus important ! Quand les parlementaires et l’opinion publique vont le comprendre, ça risque de tanguer…», nous assurait l’ancien ministre de l’Economie et des Finances. Petit calcul qu’il a encore martelé sur Europe1 ce lundi 25 septembre.

Ce bouclier version Macron, soit 5,5 millions d’euros pour le 1% des ménages les plus aisés, est en fait composé de deux couches. La première est la transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en un super impôt sur l’immobilier. La seconde est le passage à la flat taxe des revenus tirés des valeurs mobilières (dividendes et plus-values), jusqu’ici frappés par l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire un impôt progressif s’il en est. Mais alors comment cela se passera-t-il pour ces ménages les plus aisés ? Explication.

En l’état actuel du système, les revenus mobiliers (ceux tirés des capitaux) des contribuables concernés par la tranche la plus haute de l’IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques), celle à 45%, sont soumis à deux prélèvements : 15,5% de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc) + 24,7% de prélèvements fiscaux effectifs sur l’ensemble de leurs revenus, soit un total de 40,2%. Si on le compare à l’impôt sur le revenu, il faut, pour être imposé au même niveau, gagner 120.000 euros par an, soit 10.000 euros par mois, ce qui vous place clairement parmi le 1% des ménages les plus riches.

L’entourloupe du prélèvement forfaitaire unique « à 30% »

Pour l’avenir, le projet de loi de Finances pour 2018, qui sera présenté ce mercredi 27 septembre, instaure un prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30% sur les revenus tirés des capitaux. « Unique », cela signifie qu’il comprendra la totalité des prélèvements sociaux ET fiscaux, qui seront tous fondus dans ce PFU. Une superbe aubaine de voir mécaniquement sa contribution baisser de 10 points, donc. En plus, le PLF prévoit également une hausse de 1,7 point de la CSG, afin de compenser la baisse des cotisations d’assurance chômage et retraite. Au bout du compte, le PFU se décomposera par conséquent en 17,2% de prélèvements sociaux + seulement 12,8% de prélèvements fiscaux.

Or, pour revenir à notre comparaison avec l’impôt sur le revenu (sur les salaires et d’éventuels revenus fonciers), un tel niveau de fiscalité est inférieur… à la première tranche fiscalisée de l’IR, qui est de 14% (et qui frappe chaque euro de revenus compris entre 9.710 € et 26.818 €). Ce taux de 12,8% est plus problématique encore quand on s’intéresse à l’imposition moyenne, c’est-à-dire au taux effectif d’imposition qui se détermine quand on divise l’impôt payé au total par l’ensemble du revenu perçu. Traduction concrète : pour faire un chèque au Trésor public correspondant à 12,8% de ses revenus, un salarié célibataire doit gagner un peu plus de 39.000 € par an, soit 3.250 € par mois. Certes, ce célibataire se trouve déjà à l’orée des 10% des ménages les plus riches, mais il demeure connecté aux classes moyennes par ses habitudes de consommation, son voisinage social et son niveau d’effort fiscal.

Macron ou le bouclier fiscal XXL

Conclusion : le même rentier imposé aujourd’hui comme un salarié ultra-riche sera imposé, grâce au PFU de Macron, l’équivalent d’un salarié gagnant trois fois moins ! Le PFU contribuera donc à satelliser un peu plus le 1% des Français les plus aisés. Et, plus encore, les riches des riches, ces 0,01% qui seront les vrais grands gagnants du bouclier fiscal version Macron, avec un gain moyen proche du million d’euros par an….

Pour la petite histoire, Michel Sapin a sans doute été un peu en-deçà de la main en évoquant un facteur 4 entre les deux dispositifs, celui de Sarkozy et celui de Macron. En prenant comme référence l’année 2013, année de transition entre le bouclier fiscal du « président des riches » et sa modification par son propre gouvernement, l’ancien ministre socialiste a surestimé le montant du bouclier. En réalité, durant les années Sarkozy, la facture du bouclier fiscal pour l’Etat était autour de 800 millions d’euros. Avec plus de 5,5 milliards d’euros annoncés, le bouclier version Macron sera donc près de 7 fois plus épais que celui de Sarkozy…

Les députés adoptent l’obligation de déclarer tous ses identifiants électroniques

Le mot de M. Menier: Bienvenue en Chine.


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Par le mercredi 27 septembre 2017 à 10:04
Les députés ont voté hier soir les mesures de contrôle et de surveillance individuelles. Dans le lot, a été adoptée l’obligation pour une personne au comportement suspect de fournir l’intégralité de ses identifiants aux autorités administratives.

Le projet de loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme poursuit sa route à l’Assemblée nationale. Les députés ont voté tard dans la nuit l’article 3 du projet de loi où se nichent les mesures de surveillance individuelle comme le port d’un bracelet électronique ou l’obligation de pointer une fois par jour au commissariat du coin, outre l’obligation de résider dans un périmètre déterminé.

Une autre mesure concerne tout particulièrement le domaine des nouvelles technologies. C’est l’obligation de fournir ses identifiants. Comme relatée dans notre panorama, elle avait été prévue dès le projet de loi initial, mais avait sauté au Sénat. À l’Assemblée, en appui d’une confortable majorité, Gérard Collomb a réinjecté la mesure.

Cette contrainte pèsera là encore sur la personne « à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics ».

Ce n’est à dire vrai qu’une première condition puisque les autorités devront aussi démontrer que celle-ci est entrée « en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme » ou bien a soutenu, diffusé ou adhéré « à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes ».

Ceci fait, la personne au comportement et relations louches aura l’obligation de déclarer tous ses « identifiants techniques de tout moyen de communication électronique dont elle dispose ou qu’elle utilise ».

Un seul identifiant oublié, trois ans de prison et 45 000 euros d’amende

Le moindre oubli sera lourdement sanctionné : jusqu’à trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Hier, en séance, un seul amendement sur le sujet a été examiné.

Déposé par des députés de la Gauche démocrate et républicaine il visait à supprimer cette déclaration au motif qu’elle « porte une forte atteinte aux libertés constitutionnelles : respect de la vie privée, secret des correspondances et droits de la défense ».

Selon ses auteurs, comme d’ailleurs les sénateurs, « nul n’est tenu de participer à sa propre incrimination ». Et ceux-ci de revenir sur la décision du Conseil constitutionnel du 4 novembre 2016 qui a rappelé « le principe selon lequel nul n’est tenu de s’accuser, dont découle le droit de se taire ».

Autre argument : cette mesure viendrait heurter le principe de nécessité puisque la loi sur le renseignement prévoit depuis le 24 juillet 2015 une armada de mesures pour « récupérer les identifiants techniques de connexion, sous le contrôle de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement ou du juge administratif, qu’il s’agisse de l’accès aux données de connexion (article L. 851‑1 du Code de la Sécurité intérieure) ou du recueil en temps réel des données de connexion (article L. 851‑2 du Code de la Sécurité intérieure) ».

Enfin, les députés GDR ont jugé « paradoxal » d’inscrire cette obligation dans le droit commun alors qu’elle n’est pas prévue dans le cadre de l’état d’urgence, censé être plus sécuritaire que sécuritaire.

Une obligation adoptée « pour des raisons opérationnelles »

En fin de route, vers une heure du matin, le rapporteur a exprimé un « avis défavorable » expliquant rapidement que l’obligation devait être adoptée « pour des raisons opérationnelles ». Et Gérard Collomb de se délester d’un même « avis défavorable », sans autre explication.

La commission des lois avait déjà expliqué que ces informations, qui ne concernent pas les mots de passe, seront « très utiles aux services de renseignement » puisque ces derniers pourront alors suivre à la trace et en temps réel les personnes concernées. Soit un véritable pont dressé avec la loi sur le renseignement.

En séance, juste avant le vote rejetant cet amendement de suppression, Ugo Bernalicis (FI) a fait cette mise au point : « Donc, je résume : on est suspect, on n’a pas de preuve, on est suspect. On peut se voir poser un bracelet avec le consentement, on doit sinon pointer une fois par jour et puis en plus, on doit communiquer ses identifiants, numéro de téléphone, etc. (…) C’est aller très loin dans la remise en cause des libertés individuelles (…) ou alors les principes évoqués de se taire (…) ne veulent plus rien dire dans cette ère d’infrasoupçon ». (3:46:00 de la vidéo).

Corée du Nord : la Chine appelle Macron à «apaiser la situation»

08 septembre 2017

Le président chinois Xi Jinping a téléphoné à Emmanuel Macron pour lui demander d’intervenir pour apaiser la crise entre la Corée du Nord et les Etats-Unis
«La Chine espère que la France, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, jouera un rôle constructif pour apaiser la situation et relancer le dialogue (dans le dossier nord-coréen)», a expliqué Xi Jinping, selon des propos rapportés par la chaîne publique CCTV sur les réseaux sociaux. «La question coréenne ne peut être résolue que par des moyens pacifiques, par le dialogue et des consultations», assure le président chinois, tout en souhaitant «la dénucléarisation de la péninsule coréenne».

Irma : « C’est la France qui a été touchée »

« C’est la France qui est touchée » par cet ouragan, a observé Emmanuel Macron, plusieurs heures après le passage du cyclone et avant que ce dernier atteigne les cotes américaine.

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Article en relation sur le journal de Mustapha Menier

En attendant le renouveau Français à l’international!

Allez un gaou à War […] lane, pour ces deux la!

Emmanuel Macron le complotiste !

Le mot de M. Menier : Facile de pointer du doigt les enturbannés, ceci pour regagner opportunément du crédit auprès d’une certaine et non moins vaste partie de la population française, exaspéré par l’exubérance des dit enturbannés… que je n’apprécie guère plus que vous, pour d’autres raisons et depuis bien plus longtemps, mais en rédigeant ce petit mot, j’avais à l’idée de pointer du doigt la responsabilité de la France, qui à fournit vous le savez tous, le plus gros contingent Européen de mercenaires! ceci entre autres choses…

Source : Express

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www.lelibrepenseur.org écrit : Aujourd’hui on a le droit, hier non, impossible, vous étiez traité de complotiste-parano-cerveau-malade… mais aujourd’hui ça passe, ça passe tellement que le président himself peut dire que Daech/ISIS est financé par les amis de la France : la Saoudie maudite et le Qatar ! Incroyable mais vrai. Sauf qu’il n’y aura aucune sanction, aucun bombardement, aucune saisie des comptes des émirs escrocs de ces deux pays ! Curieux non ?

Si vous avez 8 ans, que vous dites que vous n’êtes pas Charlie : menaces, garde à vue, convocation des parents… Si vous financez Daech et le terrorisme international, vous avez le droit d’acheter le PSG, Total, EADS, la place Vendôme et même droit à la légion d’honneur. Quelle est la logique qui fait prendre de telles décisions à nos dirigeants ?!!


Dans son interview au Point, publié ce jeudi, le chef de l’Etat met en cause l’Arabie Saoudite et le Qatar concernant le financement, indirect, du terrorisme.

Dans la lutte contre le terrorisme, Emmanuel Macron franchit un cap supplémentaire -diplomatique- dans son interview fleuve au Point, publiée ce jeudi.

Alors que les dirigeants politiques français prennent soin de ménager les pétromonarchies du Golfe, notamment le Qatar accusé par certains pays dont les Etats-Unis de financer le terrorisme, le chef de l’Etat met en cause l’émirat. Idem pour son très fermé voisin l’Arabie Saoudite, comme l’a souligné ce jeudi matin le chroniqueur de France info Jean-Michel Apathie.

« J’ai établi des relations d’une extrême franchise avec l’ensemble des puissances du Golfe », explique-t-il. Avant d’ajouter: « Dans mon dialogue avec les Emiriens, les Saoudiens et les Qatariens, j’aborde la question du financement du terrorisme. Le Qatar et l’Arabie saoudite ont financé des groupements qui n’étaient pas les mêmes, mais qui ont de fait contribué au terrorisme », assure-t-il à la page 48 de l’hebdomadaire.

Doha mis au ban

Une double mise en cause, indirecte mais rare, qui risque de crisper les relations entre Paris, Doha et Riyad. D’autant plus que l’Arabie Sadoudite et le Qatar sont en froid depuis le début de l’été. Début juin, Riyad, mais aussi les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont rompu leurs liens avec le Qatar et l’accusent justement de financer le terrorisme. Les relations diplomatiques ont été coupées et les frontières fermées. Objectif: isoler Doha dans le Golfe persique.

Une position saoudienne jugée ambiguë. Comme l’assure l’hebdomadaire Marianne, « [Daech, Al-Qaïda] auraient précisément bénéficié de la manne financière saoudienne, selon plusieurs câbles diplomatiques qui ont fuité dans la presse ». Quelques mois après les attentats du Bataclan, LObs s’interrogeait: « L’Arabie saoudite, principal bailleur de fonds de Daech? » Dans son récit, l’hebdomadaire relaie un rapport du Congrès américain, publié en avril 2015, dans lequel il affirme que Daech a reçu des transferts d’argent conséquents venus de donateurs privés du Qatar, du Koweït… et d’Arabie saoudite.

Jean-François Bergmann, médecin hospitalier : « Indirectement, ce sont les labos qui font et défont nos carrières »

Source : Libération
bergmann
Jean-François Bergmann, médecin hospitalier, ancien vice-président de la commission de mise sur le marché de l’Agence française du médicament.

Chef du service de médecine interne à l’hôpital parisien Lariboisière, le professeur Jean-François Bergmann a été vice-président de la commission de mise sur le marché de l’Agence française du médicament (ANSM, ex-Afssaps). Interview : 

Qu’en est-il des conflits d’intérêts entre labos et médecins ?

C’est un problème important, car les grands praticiens hospitaliers, que les labos appellent les «leaders d’opinion», peuvent orienter les prescriptions des médecins. C’est d’autant plus délicat qu’il est très difficile de mesurer à quel point ces liens avec les labos influencent la position de tel ou tel médecin.

Pourquoi sont-ils si répandus ?

Indirectement, ce sont donc les labos qui font et défont nos carrières. Pour avoir de l’avancement et des budgets de recherche, un praticien hospitalier doit signer des publications scientifiques. Pour cela, il faut participer aux essais cliniques, qui sont presque tous réalisés par l’industrie, faute d’argent public. Pour la même raison, ce sont les labos qui financent les formations et les frais de participation aux congrès. Ils profitent du vide laissé par les organismes publics pour occuper le terrain.

Que faudrait-il faire ?

Les budgets publics devraient être revus à la hausse. Il faudrait aussi que les médecins qui travaillent, presque bénévolement, pour les agences, soient aussi valorisés dans leur carrière que ceux qui collaborent avec les labos. Avec des collègues, on s’est battus pendant vingt ans pour cela, sans succès. Il y a une résistance de la hiérarchie universitaire, qui considère qu’expertiser un médicament, ce n’est pas de la recherche. C’est pourtant un sujet majeur : un médecin reconnu scientifiquement et financièrement est moins fragile.

Y a-t-il une amélioration depuis le scandale du Mediator ?

Au niveau des agences, c’est clair. Il y a une plus grande transparence, avec la diffusion en vidéo des réunions, et une meilleure prise en compte des liens d’intérêts pour renforcer l’indépendance. Maintenant, il faut accélérer la réévaluation des vieilles molécules et renforcer la pharmacovigilance [la détection des cas d’effets secondaires, ndlr], qui est tout sauf béton en France. Et attention de ne pas remplacer les liens d’intérêt par des liens de subordination aux politiques.

Que pensez-vous de la récente loi qui oblige les laboratoires pharmaceutiques à publier ce qu’ils versent aux médecins ?

Elle est insuffisante, car le gouvernement a cédé à la demande des labos, qui voulaient que les rémunérations les plus importantes (essais cliniques, contrats de conseil) restent secrètes. Du coup, quand un labo fait une présentation dans mon service et invite les internes à déjeuner pour 17 euros par tête, c’est public. Par contre, si je deviens consultant pour 20 000 euros, on ne le saura jamais !

Les mentalités ont-elles changé ?

Depuis les récents scandales, tout le monde est plus prudent. Le labo GSK a par exemple annoncé qu’il ne rémunérerait plus les médecins pour promouvoir ses produits. Mais il y a encore des efforts à faire, y compris chez les médecins. Quand des professeurs sont payés par un labo pour parler d’un médicament à un congrès, il peut arriver qu’ils nous enfument. Mais avoir un esprit critique vis-à-vis de ces praticiens prestigieux n’est pas dans notre culture. Il y a dix jours, j’étais invité à la journée des diabétologues libéraux, financée par un labo. J’ai dit à ces collègues qu’ils devaient bosser pour se faire leur propre analyse critique de l’information sur les médicaments, et […].


Yann Philippin – Libération

Terrorisme: Gérard Collomb veut mobiliser les hôpitaux psychiatriques pour repérer les individus radicalisés

Gerard Collomb, le ministre de l'Intérieur, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 5 juillet 2017.
Gerard Collomb, le ministre de l’Intérieur, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le 5 juillet 2017. — AFP

Au lendemain de l’attentat de Barcelone qui a fait 13 morts jeudi, le ministre de l’Intérieur français Gérard Collomb a indiqué sur RTL qu’il souhaitait travailler avec la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour élaborer un dispositif médical pour repérer de potentiels terroristes.

Des protocoles en HP

« Nous sommes en train de travailler avec ma collègue ministre de la Santé pour essayer de repérer l’ensemble de ces profils qui demain peuvent passer à l’acte », a-t-il affirmé. Selon le locataire de la place Beauvau, le gouvernement réfléchit à « mobiliser l’ensemble des hôpitaux psychiatriques et les psychiatres libéraux de manière à essayer de parer à cette menace terroriste individuelle ».

Le ministre de l’Intérieur distingue deux catégories de terroristes. « Vous avez à la fois des attaques planifiées comme celle qui vient de se produire en Espagne et puis vous avez des gens qui se radicalisent brutalement avec souvent des profils psychologiques extrêmement troublés », estime l’ancien maire de Lyon. C’est ce deuxième type de profils qu’il souhaiterait déceler en amont au sein des structures psychiatriques.

Selon Gérard Collomb, des « protocoles » pourraient être développés pour faire face à un « certain nombre de gens [qui] ont des délires autour de la radicalisation islamique ».

L’objectif serait d’« échanger avec celles et ceux qui les côtoient » pour les empêcher de nuire.


Le mot de Mustapha Menier : Je rêve ou ils sont en train de parler d’internement préventif ? allez y mettez les en prison ou en résidence contrôlé ça sera moins violent que de leur shooté le cerveau avec vos saloperies chimiques, les quelques gars qui réussiront à s’en remettre risque pour le coup d’en devenir des vrais terroristes… c’est ptet le but recherché aller savoir.

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