Lettre ouverte à Kamel Daoud, par Salim Laïbi

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Fa in lam tastahi, faf3al ma chi’ta

« Si tu n’as pas de pudeur et que tu es réfractaire au
sentiment de honte, alors fais ce que tu veux » !


Avant d’entrer dans le vif du sujet et dans le corps même du texte de cette lettre ouverte, nous allons présenter en quelques lignes Monsieur Kamel Daoud.

Monsieur Kamel Daoud est un journaliste écrivain algérien qui s’est illustré ces dernières années par des déclarations aussi stupides qu’imbéciles, tenant complaisamment le genre de propos qui agréent aux occidentalistes islamophobes. Cela fait déjà quelques années qu’il figure régulièrement sur les listes des candidats retenus au prix Goncourt qu’il a fini par obtenir en 2015. Il a également reçu en France d’autres prix littéraires. C’est en quelque sorte un genre de Boualem Sansal, en plus soft, qui n’a pas encore le courage d’aller en pèlerinage au mur des lamentations et à Yad Vashem – cela ne saurait tarder – mais qui écrit néanmoins dans le même journal que Bernard-Henri Lévy, dit Botul, le philosophe criminel le plus stupide de France. Depuis, il a accès en France aux journaux les plus « prestigieux » afin de distiller sa propagande anti-musulmane, dans l’intérêt bien compris du système et des loges. Quant à nous, nous considérons comme honteux et indigne, comme un acte de collaboration, le fait d’écrire dans ces journaux. Chacun ses alliances…


Monsieur Kamel Daoud,

Vous avez publié le 31 janvier 2016 sur les colonnes du journal Le Monde, en fait un torchon de propagande, une tribune dans laquelle vous expliquiez que les accusations massives de viols recueillies par la police de Cologne au lendemain de la nuit de la Saint-Sylvestre, viols supposément commis par des hordes de réfugiés sauvages, étaient en rapport avec une misère sexuelle consubstantielle aux origines culturelles et islamiques des présumés violeurs ! Pourquoi pas, vous aviez le droit de le dire ; encore eût-il fallu appuyer vos allégations par des preuves tangibles, ne pensez-vous pas ?

Malheureusement pour vous, le millier de plaintes déposées en Allemagne n’a donné lieu qu’à quelques condamnations pour vols. Le seul procès pour viol intenté à trois réfugiés a eu pour résultat une relaxe générale ainsi que le paiement de 4500 € d’indemnités, en guise de réparation de la peine d’emprisonnement abusive de plusieurs mois entièrement purgée et totalement gratuite et injustifiée. Toute votre théorie s’écroule mais personne ne corrigera. Un peu d’ailleurs comme la polémique du bar PMU de Sevran que l’on a fait passer dans les médias français et notamment sur France 2 via David Pujadas pour un café refusant l’entrée aux femmes car il aurait été colonisé par des… salafistes ! Il est bien connu en effet, que les musulmans rigoristes passent leur temps dans des bars à jouer au PMU et autres jeux de grattages. Malgré une contre-enquête qui a prouvé que tout ceci était totalement faux et inventé de toutes pièces, Élisabeth Lévy et Alain Finkielkraut ne cessent pourtant de parler de ce bar de Sevran, interdit aux femmes….

Pire encore, adviendra l’affaire Harvey Weinstein début octobre 2017 qui incitera à une libération de la parole des femmes et à la dénonciation de centaines de violeurs impénitents aussi bien dans le milieu du cinéma, que dans celui des médias, de la presse, de l’entreprise, de l’hôpital, de l’armée… un raz-de-marée spectaculaire et effrayant qui rend compte de la situation de misère sexuelle et de violence que vous preniez hier encore pour exemple dans la société occidentale !

Dans votre tribune du 31 janvier 2016, vous insistiez sur le fait que le monde ne savait pas grand-chose de ce qui s’était passé en Allemagne, ce qui ne vous a pas empêché de donner votre avis sur la question ! Vous écriviez à l’époque : « L’Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir. » ! Vous allez encore plus loin en affirmant que : « Le sexe est la plus grande misère dans le « monde d’Allah ». » puis « L’islamiste n’aime pas la vie. Pour lui, il s’agit d’une perte de temps avant l’éternité, d’une tentation, d’une fécondation inutile, d’un éloignement de Dieu et du ciel et d’un retard sur le rendez-vous de l’éternité. La vie est le produit d’une désobéissance et cette désobéissance est le produit d’une femme. » ! D’où sortez-vous de telles affirmations ? On reconnaît dans ce verbiage curieux une certaine vision de la femme façonnée par le monde chrétien en rapport avec la notion de péché originel. Est-il utile de rappeler que ce dernier n’existe pas dans la doctrine islamique ? La femme en Islam ne porte aucun péché spécifique, elle est en totale égalité avec l’homme lorsqu’il s’agit de piété et de croyance. Lorsque vous affirmez que les intégristes musulmans voient la femme comme « impure », c’est exactement l’inverse qui est vécu dans les faits, tant ils la considèrent comme étant la richesse la plus précieuse qu’ils se doivent de protéger ! Ceci est d’ailleurs valable dans toutes les traditions monothéistes sur terre, ce que vous semblez ignorer curieusement !

Dans le dernier paragraphe de votre tribune vous parlez « des « valeurs » à partager, à imposer, à défendre et à faire comprendre » ! Deux paragraphes plus haut, vous parliez également de la liberté « si insolente » que l’on trouve en Occident !


En réalité Monsieur Kamel Daoud, vous n’êtes qu’une fabrication de l’Occident décadent qui a toujours su valoriser les déviants, ceux qui suivent son chemin tortueux !


Pouvez-vous nous en dire plus sur ces valeurs ? Vous avez écrit cette semaine dans Le Point un autre article dans lequel vous parlez justement de l’affaire Weinstein et de la marchandisation du corps de la femme en Occident.

Belle opportunité de rachat sur vos propos tenus à la Saint-Sylvestre, convenons-en, mais ce n’est malheureusement pas assez. Ce n’est pas assez car vous êtes aussi loin de la réalité occidentale, dans ce papier, que vous l’étiez dans le premier. En réalité, la situation de la femme occidentale est infiniment plus triste et désastreuse que celle de la femme orientale d’autant qu’elle est censée être, à vos yeux, l’étoile flamboyante que toutes les femmes du monde devraient imiter et prendre pour exemple. Ce que nous révèlent l’affaire Weinstein et la libération de la parole des femmes au sujet des agressions sexuelles, c’est précisément un monde de violence que nul ne pouvait pressentir ni même deviner. D’aucuns parlent de 25 % de femmes agressées sexuellement en France, d’autres osent même le chiffre de 40 % ! La société occidentale est en totale déliquescence et pourtant vous venez cracher votre venin sur la société islamique dans les colonnes généreusement mises à votre disposition par les journaux de Babylone !

L’actualité nous a montré comment des entreprises commerciales utilisaient la misère des étudiantes en Belgique et en France mais également aux États-Unis… afin de vendre leurs charmes à des vieux riches libidineux et pervers, des sugar daddies ! Elles seraient déjà 40 000 en France ! Joli programme ! Le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, a clairement admis que le harcèlement sexuel présentait une réelle problématique à l’hôpital ; l’Ordre des médecins a même encouragé les victimes à déposer plainte auprès des conseils ordinaux. Dernièrement, le célèbre photographe de mode Terry Richardson a été blacklisté de tous les grands magazines pour les mêmes raisons, sans oublier la crapule David Hamilton. On peut rappeler également les affaires Dominique Strauss-Kahn, Roman Polanski, Daniel Cohn-Bendit, Michel Polac, Frédéric Mitterrand…

D’ailleurs, cher Kamel Daoud, vous vous êtes longuement étendu et épanché dans votre tribune sur la misère sexuelle des musulmans suite à ce qui se serait passé au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre allemande, mais vous êtes resté étrangement muet après les informations faisant état de dizaines de viols que la police germanique comptabilise lors de la fête de la bière de Munich par exemple ou tout simplement lors des grands festivals européens de musique dont le plus grand festival suédois qui a dû être carrément interdit à causes de viols répétés !

Aux Pays-Bas, une loi autorise les moniteurs d’auto-école à être payés avec du sexe ! Sans oublier la sexualisation précoce de l’enfance, dès le plus jeune âge, c’est-à-dire à la maternelle ! Jamais aucune société humaine n’a fabriqué autant de pédophiles et de prédateurs d’enfants. De surcroît cette société a allégé d’une manière extraordinaire les peines encourues pour le viol d’un enfant et songe sérieusement à abaisser l’âge légal de la maturité sexuelle !

C’est la Gay Pride qui vous intéresse ! C’est ça le modèle que vous voulez exporter en Algérie et ailleurs ? C’est Jacquie et Michel qui vous servent de modèle à atteindre ! Peut-être est-ce le business juteux de l’infidélité des sites Internet comme Gleeden qui vous séduit ! Le vice-président du MoDem a même arrêté en flagrant délit pour s’être masturbé dans un magasin, à proximité d’enfants !

Venons-en maintenant à un autre enseignement à tirer de cette affaire Weinstein et de cette libération de la parole des femmes ! Cette affaire nous enseigne et nous confirme la fragilité extraordinaire de la femme lorsqu’il s’agit de ses rapports avec la gent masculine. Malgré sa condition de victime, les plaintes restent rares, la femme est terrorisée par son bourreau, plonge souvent dans la dépression, la culpabilité et la honte ! Cette femme occidentale que l’on croyait émancipée, forte, courageuse… s’avère en réalité beaucoup plus fragile ! La famille ayant explosé, la tribu disparue depuis longtemps, il n’y a plus personne pour lui venir en aide et la protéger des prédateurs qui l’entourent. Babylone ayant également décidé de la dénuder, de l’offrir tel un trophée, de l’exposer comme un vulgaire objet, de lui ôter tout sentiment de pudeur, bref de la chosifier, cela a fini par la détruire totalement. La société occidentale a fait rentrer un loup famélique dans une bergerie d’agneaux et tout le monde trouve cela normal ! Les féministes vous expliqueront que ce n’est pas parce que la femme est dénudée que vous avez le droit de la toucher ! C’est ce qui se répète souvent, tout le monde a pu entendre un jour ou l’autre ces mots. Sauf que malheureusement il n’y a pas plus éloigné de la réalité que cette phrase stupide et dénuée de sens. Les réalités statistiques des viols et autres agressions sexuelles des femmes démontrent justement le contraire.

« Le rapport à la femme est le nœud gordien, le second dans le monde d’Allah » 

Il me reste deux autres points abordés avant d’en finir. Celui de placer la question de la sexualité au centre de la problématique des pays musulmans omettant de parler de politique, de pillage des richesses, de subversion religieuse, de réseaux maçonniques, de guerres… Ensuite, dans vos deux tribunes citées plus haut, vous mettez systématiquement la femme au milieu de tout, comme si elle était la solution à toutes les problématiques, à tous les questionnements ! Non Monsieur Kamel Daoud, la femme n’a rien de plus ni de moins que l’homme. Elle peut être vertueuse, intelligente et courageuse autant que les hommes ; comme elle peut être pathétique, médiocre, singeant toutes les modes que lui impose la propagande télévisuelle… autant que les hommes ! Vous utilisez d’ailleurs un vocabulaire très semblable à celui des psychanalystes freudiens dont on connaît d’ailleurs la justesse et la précision des travaux (une des plus grandes escroqueries du XXe siècle). Il ne serait pas étonnant que ce soit la fréquentation des loges qui vous ait mis ces idées morbides dans la tête.

En réalité Monsieur Kamel Daoud, vous n’êtes qu’une fabrication de l’Occident décadent qui a toujours su valoriser les déviants, ceux qui suivent son chemin tortueux ! Vous êtes atteint, comme le prouvent vos textes, d’une maladie parfaitement identifiée et décrite par le génial penseur constantinois, Malek Bennabi, que nous vous invitons à lire de toute urgence, du « complexe de colonisabilité ». Curieusement, la colonisation militaire a cessé en 1962 ; on vous aurait pardonné vos errements avant cette date, mais aujourd’hui, quelle raison invoqueriez-vous pour justifier cette persévérance dans l’erreur et le fourvoiement ? Pourquoi voulez-vous ressembler à une société mourante, ou à être plus juste, en pleine décomposition, au lieu de vous en éloigner le plus vite possible et le plus loin !

Une analyse objective de la situation mondiale vous impose de comprendre qu’il n’y a plus d’Orient ni d’Occident, les deux se sont entremêlés ces 30 dernières années après la généralisation des antennes paraboliques et de la télévision satellitaire dans le monde entier. Le seul modèle dominant aujourd’hui est celui de l’argent et de la matière. Très peu de foyers de résistance existent et vous le savez très bien. Tous les hommes sont égaux face à la question de la femme, surtout les hommes du Kali yuga ! Le choix de l’Occident moderne n’est autre que celui d’avoir sciemment programmé l’obsolescence de l’être humain ; il est du reste en train de disparaître sous nos yeux comme le disait si bien Günther Anders !

Thérèse Hargot explique parfaitement la situation de la femme occidentale dans son livre Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) aux éditions Albin-Michel : « La libération sexuelle a asservi les femmes », mais vous ne devez pas la connaître ni la lire, vous préférez fréquenter Bernard-Henri et les autres…

Cette affaire est sérieuse, elle exige pour être traitée comme il se doit, le concours de vrais penseurs, de grands intellectuels – René GuénonOswald SpenglerJulius Evola… – et certainement pas en faisant appel au genre d’écrivain égaré, léger et désorienté que vous incarnez, errant entre Botul et FOG ; utilisé et manipulé par les pires crapules, les pires criminels, défenseurs des pédophiles et de toutes les déviances…


Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) – Thérèse Hargot from Les Editions Albin Michel on Vimeo.

 

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Désobéir

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Achetez-le !

Ce monde va de travers, à tel point que lui désobéir devrait être une urgence partagée et brûlante.

Dans cet essai intempestif, Frédéric Gros réinterroge les racines de l’obéissance politique. Conformisme social, soumission économique, respect des autorités, consentement républicain ? C’est en repérant les styles d’obéissance qu’on se donne les moyens d’étudier, d’inventer, de provoquer de nouvelles formes de désobéissance : la dissidence civique, la transgression lyrique… Rien ne doit aller de soi : ni les certitudes apprises, ni les conventions sociales, ni les injustices économiques, ni les convictions morales. La pensée philosophique, en même temps qu’elle nous enjoint de ne jamais céder aux évidences et aux généralités, nous fait retrouver le sens de la responsabilité politique.

À l’heure où les décisions des experts se présentent comme le résultat de statistiques glacées et de calculs anonymes, désobéir devient une affirmation d’humanité. Philosopher, c’est désobéir.

Big Bang Blockchain: La seconde révolution d’internet

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DISPONIBLE ICI

La blockchain est annoncée comme une révolution technologique, économique, politique et sociétale aussi puissante qu’Internet.
Cette « chaîne de blocs » promet d’être l’outil incontournable de demain. Encore fallait-il un ouvrage pour la décrypter.

À quoi sert la blockchain ?

Cette nouvelle technologie permet avant tout d’envoyer de l’argent en ligne sans intermédiaire : ni banque, ni compagnie de carte de crédit. Elle pourrait bouleverser la finance, l’assurance et le transfert d’argent tout en étant le moteur d’un vaste mouvement de décentralisation de l’économie numérique. Grâce à elle, certains rêvent déjà « d’ubériser Uber ». Cette « invention géniale », selon Jean-Claude Trichet, l’ancien président de la Banque centrale européenne, donne également la possibilité d’enregistrer de l’information de manière immuable : diplômes, documents administratifs, titres de propriétés et même bulletins de vote. Les démocraties et les administrations vont pouvoir se réinventer !
Passionné par cette transformation en cours, le journaliste Stéphane Loignon l’analyse dans cette grande enquête réalisée auprès de spécialistes dans sept pays (créateurs de start-ups, experts de grands groupes, financiers, universitaires, députés…). Avec enthousiasme, esprit critique et pédagogie, il décrypte le fonctionnement de la blockchain, explique ses enjeux, évalue son potentiel et expose toutes les applications existantes et futures. Une révolution qui nous concerne tous.

Atlas du mondialisme de Pierre Hillard

atlas-du-mondialisme.jpgLes temps sont mûrs…

Dans les désordres divers qui secouent la planète, on peut à juste titre être désorienté par la variété des problèmes croissants assaillant l’humanité. Crise financière insoluble, guerres multiples de basse et haute intensité, courants migratoires modifiant profondément les traits civilisationnels des pays d’accueils et intelligences de plus en plus déstructurées favorisant l’instabilité psychologique sont autant d’éléments permettant d’entretenir un chaos constructif. Cet ouvrage présente une particularité, il tente d’expliquer l’esprit du mondialisme conditionnant des phénomènes politiques, économiques et spirituels variés. À partir de sept chapitres traitant de sujets divers accompagnant de nombreuses cartes, nous avons essayé de reconstituer pièce après pièce un immense puzzle planétaire. En nous aidant de sources officielles, nous avons tenté de cerner les causes profondes expliquant pourquoi le monde de 2017 présente des particularités propres à préparer une gouvernance mondiale. À notre connaissance, c’est le premier atlas à traiter du mondialisme à ne pas confondre, comme nous l’avons expliqué dans cet ouvrage, avec la mondialisation. Nous prévenons le lecteur qu’il pourra être choqué par telle ou telle information même dûment référencée et incontestable. Voir les choses telles qu’elles sont et non telles qu’on aimerait qu’elles fussent est une gageure. La nature humaine est rebelle au monde réel et à ses causes. Notre fabuliste national, Jean de la Fontaine, en savait quelque chose. Ne disait-il pas : « L’homme est de feu au mensonge, mais de glace à la vérité ».

– Pierre Hillard
Paris, mars 2017.

Promotion précommandes jusqu’au 15 juin

40€ au lieu de 45€
Ouvrages expédiés à partir du 15 juin 2017


Le mot de Mustapha Menier : Les temps sont mûrs… nous aussi!

« Fin de l’Occident, naissance du monde », Hervé Kempf

Cessons de nous raconter des histoires sur « la crise » ! Et regardons de face le coeur du problème qui se pose à la société humaine en ce début du XXIe siècle: les contraintes écologiques interdisent que le niveau de vie occidental se généralise à l’échelle du monde. Il devra donc baisser pour que chacun ait sa juste part.

Autrement dit, l’appauvrissement matériel de l’Occident est inéluctable.

Comment allons-nous vivre cette mutation: en changeant nos sociétés pour nous adapter au mieux à ce nouveau monde, ou en nous opposant au sens de l’histoire, au prix d’un déchaînement de la violence ? Déjà en cours de traduction dans plusieurs langues, ce récit phosphorescent d’idées originales prend comme fil conducteur les tribulations de l’humanité depuis son apparition sur terre. Captivant et à rebours du discours dominant, il nous invite à une dérangeante lucidité. Mais ce livre est également habité par un optimisme communicatif: oui, un nouveau monde est possible.

« Bienvenue dans le pire des mondes », Natacha Polony et le Comité Orwell

« A Pékin, Moscou, Ankara ou Ryad, des oligarchies confisquent le pouvoir au nom du parti communiste, de la Sainte Russie, d’Allah. Cela, c’est l’image que la très grande majorité des médias occidentaux diffuse pour éviter de devoir balayer devant leurs portes. Car le même phénomène est à l’oeuvre en Occident, dans ce que l’on appelle encore les démocraties occidentales.

George Orwell, imprégné des horreurs du nazisme et des dérives du communisme, avait dépeint, dans 1984, ce que pouvait devenir notre quotidien dans un monde régi par un totalitarisme absolu. A contrario, le seul rempart contre de telles dérives reposait sur l’idéal démocratique et ses quelques libertés fondamentales.
Or, insensiblement, nos sociétés que l’on croyait démocratiques le sont de moins en moins. Nous basculons dans un totalitarisme mou.

Quel est ce système ? C’est celui où, grâce ? la technologie et au contrôle des flux financiers et commerciaux, quelques dizaines de multinationales, la plupart américaines, entendent organiser, orienter, régenter notre vie quotidienne. Pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur ? C’est effectivement ce que nous ont apporté ces nouvelles technologies : smartphone, Internet, nano technologies, progrès de la médecine… Le pire ? C’est le nivellement par le bas, la société du tweet, la surveillance, la captation de notre argent, la normalisation de nos goûts, l’uniformisation de nos besoins. Le pire, c’est aussi que cette d?rive se fait souvent avec le consentement de ceux qui en sont victimes… sans s’en rendre compte.

Le champ de nos libertés individuelles se rétrécit sérieusement et un jour, peut-être pas si lointain, nos fiches détaillées nourries des milliers de données récupérées par les multinationales, seront mises au service d’un système totalitaire de moins en moins soft. »

Ni Huxley, ni Orwell… Henri Alan et la « bio-physique »

Le bref mot de Mustapha Menier: Atlan quel curieux personnage! on se croise de nouveau… nul doute qu’il doit prendre à son compte la célèbre affirmation de Blankfein pdg de goldman sachs qui le finance ou finança peut-être dans ces recherches… ceci ne m’étonnerait pas plus que cela! bref je m’égare… enfin à moitié! que voulais-je dire?! Ah oui… mauvaise nouvelle! enfin sa dépend pour qui, on prend la direction du meilleur des mondes, c’est mustapha qui vous l’affirme! et je suis désolé d’être d’en l’obligation de le constater… enfin désolé je le suis mais pour les seuls êtres que cela dérangera (dérange déjà!) de vivre dans la décadence, de vivre pour faire court sans souffrance… et déjà ils ne sont plus très nombreux… pour eux! mustapha devra se sacrifier, qui d’autre que lui pourra endosser ce confortable chemin de croix.

Le bonheur est un maître exigeant, — surtout le bonheur d’autrui.

Cet article parle très peu d’Orwell c’est rare et c’est une bonne chose, il n’en mérite guère plus.


le café littéraire de Marseille

La société est totalement rationalisée : les individus sont fabriqués artificiellement, dans des cuves, leur programme génétique les destine à une fonction précise dans une catégorie sociale déterminée à l’avance.

Les messages qu’on leur répète pendant leur sommeil les conditionnent. [Par exemple, les Epsilons, la plus basse catégorie d’individu, sont extrêmement heureux de veiller au fonctionnement des machines]. Les sentiments sont neutralisés par une drogue, le soma, qui rend perpétuellement heureux…le sexe est totalement libre, mais l’amour, le mariage et la parenté sont refusés et jugés obscènes. Bref, c’est le meilleur des mondes possibles…

Deux personnages échappent au système : Bernard, un Alpha – la plus haute catégorie d’individu – dont le programme génétique a partiellement échoué. Et John, le Sauvage, qui vivait dans une réserve au Nouveau Mexique, et qui découvre le meilleur des mondes.


La spécialité du professeur Henri Atlan s’est d’emblée inscrite dans l’interdisciplinarité entre deux sciences devenues la « bio-physique », conjuguées ensuite à des applications génétiques. Médecin de formation, il devait être animé d’un intérêt de voir appliquer ses recherches.

Henri Atlan est l’un des pionniers des théories de la complexité et de l’auto-organisation du vivant. Soulevant les problèmes fondamentaux touchant la vie et la science, savant et philosophe, connaisseur incomparable de Spinoza, Henri Atlan met en regard la science, les textes bibliques, mythologiques, talmudiques, la philosophie… Révélant une réflexion profonde et originale sur la nature complexe des relations entre la science et l’éthique, sa pensée interroge la compatibilité entre la pensée scientifique, tout entière tournée vers les déterminismes, et la compréhension des complexités, source continue d’indéterminismes. Elle contribue grandement à éclairer les questions de société que soulève le clonage, les découvertes récentes sur les prions, ou la biologie du développement.

Il n’y avait jamais eu autant de monde au Beau-Rivage pour une séance de DireLire, plus de cent personnes et plus de sièges disponibles. Pourtant le démarrage fut difficile, personne ne voulant se lancer face au professeur Henri Atlan. C’est donc lui qui commença à nous entretenir du sujet de son dernier ouvrage, » l’utérus artificiel » . Rapidement les problèmes philosophiques prirent le pas sur les considérations scientifiques. A ce propos quelqu’un demanda à Henri Atlan comment coexistait en lui le biologiste et le philosophe, ce à quoi il répondit: « Fort bien, ma foi, le philosophe examine de façon critique le travail du biologiste, mais de manière non conflictuelle ».

Pour moi, j’ai beaucoup apprécié les interventions d’Henri Atlan qui tranchaient avec le pessimisme conformiste dont la bien-pensance actuelle nous abreuve à longueur d’articles de presse ou de journal télévisé. Il faut un certain courage aujourd’hui pour afficher un optimisme raisonné et argumenté sur l’avenir de l’humanité.

De manière inattendue dans un débat sur le Meilleur des Mondes, un mot est revenu très souvent dans le débat, la démocratie, dont on s’est plu à souligner tous les travers, les insuffisances, voire pour certains l’hypocrisie, alors que malgré ses faiblesses et même certains de ses dangers, c’est le seul régime possible pour nous éviter le meilleur des mondes ou 1984 et son Big Brother. C’est le poids de la société civile qui peut nous protéger des éventuelles dérives des scientifiques. Les controverses actuelles autour du clonage thérapeutique sont l’illustration de ce que l’évolution vers le Meilleur des Mondes n’est pas inéluctable.

Autre idée reçue sur le réchauffement climatique: faire croire qu’on pourra l’empêcher ou même le ralentir de manière significative est évidemment complètement utopique; on ne pourra pas empêcher le climat de changer et nos efforts doivent être consacrés à nous adapter à ces changements et non à tenter vainement de le contrarier. Nous avons le temps de le faire.

Le temps : une controverse jaillit sur la notion de temps, cinquante ou cent ans est-ce long? Oh non, c’est très court pensait la plupart des auditeurs. Et pourtant, fit remarquer Henri Atlan, replacez-vous cent ans en arrière en 1905 et essayez d’imaginer comme nos grand-parents pouvaient prévoir ce que serait le monde en 2005.

Lorsqu’Henri Atlan évoqua la levée de la double malédiction biblique: tu travailleras à la sueur de ton front, et tu enfanteras dans la douleur, une fois de plus des objections fusèrent. Quelqu’un contesta que la notion de malédiction soit inscrite dans la Bible et là aussi Atlan montra sa connaissance approfondie des livres sacrés du judaïsme, la Torah et le Talmud.

Antoine VIQUESNEL

Ni Huxley, ni Orwell…

« Avec le développement de la société bourgeoise d’abondance, l’obscur horizon du mythe est éclairé par le soleil de la raison calculatrice, sous les rayons d’acier duquel mûrit l’Etat de la nouvelle barbarie. » (Adorno et Horkheimer, Dialectique de la raison).

A ceux qui seraient tentés de croire que les prophéties d’Huxley et d’Orwell sont en voie de réalisation, il convient de faire remarquer que le soleil politique placé au centre de la constellation se trouve n’être, en réalité, qu’un simple satellite de l’économie toute puissante devenue folle autour de laquelle ne tourne dans une ronde saugrenue un monde unitaire dont le principe est la séparation.

Et si notre société (historiquement fondée sur la division du travail) fonctionne, certes à coup de matraquage publicitaire de répétition des id&es reçues déversées par les télécrans et de prozac généreusement dispensé par l’industrie pharmaceutique, on est loin de l’harmonie et de la complémentarité des alpha et des epsilon conditionné&s au bonheur pavlovien par l’hypnopédie et le soma, baignant dans la liberté sexuelle et le consensus rose bonbon de la stabilité sociale et émotionnelle.

Si la fin de l’histoire (alors qu’elle n’a pas encore commencé sous sa forme historique..) de Francis Fukuyama semblent parfois un substitut possible au meilleur des mondes, il convient de remarquer que s’étend sur lui l’ombre inquiétante du choc des civilisations de Samuel Huntington, relayé à l’échelon national par les banlieues de l’Islam de Gilles Keppel; en effet cette société si parfaite (et si parfaitement autoproclamée parfaite) préfère être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats, et on la comprend, car si le danger pour la vache folle d’attraper la grippe aviaire est minime, la contamination des boîtes à neurones par la décadence de la logique est généralisée.

Et quand les banlieues se paient un feu d’artifices et le lumpenprolétariat (que déjà en leur temps Marx et Engels qualifiaient de racaille) sort de sa réserve, les images qu’on en tire fournissent à la fois de la marchandise et de l’idéologie; rien ne se perd, rien ne se crée, tout se récupère.

Big Brother n’est que le contremaître du monde et 1984 est déjà derrière; Mustapha Menier est aux abonnés absents, le soft despotisme n’est en effet éclairé que par le soleil de la raison marchande, et le sauvage joue sur la dialectique de la carotte spectaculaire et du bâton policier. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Possible…

Claude SIMONNOT

Le point de vue d’une lectrice, Andrée CORSE

Le ton est donné dès le départ : Les hommes vont-ils détruire l’HOMME (sans oublier sa part féminine , car l’utérus…..,) L’arme du crime ? La technique, fille de la science qui sait transformer et utiliser la matière. La victime ? Un concept issu de l’aventure de la conscience dans la matière qui s’interroge sur elle-même depuis pas mal de temps.

A une question (presque) angoissée : les études du scientifique quant aux réalisations techniques envisageables à plus ou moins longue échéance, ne sont-elles pas objet d’un conflit avec la pensée du philosophe ?

La réponse est claire et rapide : non. Henri ATLAN n’est habité d’aucun conflit dans ses recherches ; l’étude des civilisations dans leurs diversités, leurs traditions, leurs mythes, leurs textes fondateurs, le monde des mystiques, de la psychanalyse et même de la magie sont pourtant pour lui l ‘objet d’une vaste érudition et d’une investigation jamais tarie, mais. il nous invite dans ses ouvrages à ne pas faire des connaissances acquises, qu’elles émanent de la raison, des régions plus profondes de l’être, ou de notre vécu (à l’intérieur de chacun ou à l’intérieur d’un groupe social) des objets de Foi mais des grilles de connaissance particulières et relatives, et des possibilités d’action

.Des deux systèmes de connaissance à notre disposition, l’un, est dit « irrationnel » (mais il a sa logique, et son mode d‘action,) ; il est tourné vers l’intérieur : c’est celui du symbolique, des affects, des fantasmes, de l’Art, de la poésie, L’autre est dit est « rationnel » (présent surtout dans le monde occidental ) à base de séparation , d’identité, de tiers exclus, déterminé par la causalité ; il est tourné vers l’extérieur et l‘action sur la matière. A  travers les formulations mathématiques nous est révélé un monde qui échappe à toute information de nos sens et à nos représentations, mais pas à notre action. L e vivant n’a pas échappé à son emprise.

L’utérus artificiel et le clonage humain ont occulté , au moment où ils ont été évoqués, les apports miraculeux de la médecine et l‘amélioration des conditions de vie …des hommes ; nous pensions à des monstres et à une vie figée, mécanisée, détruite.. La littérature fantastique venait de faire intrusion.

L’éthique du philosophe n’est sans doute pas d’être un imprécateur dans l’inconnaissance où son érudition l’invite à se situer, mais plutôt de guider la collectivité en l’aidant à se libérer des effrois fantasmatiques, des habitudes de penser, tout en préservant des modes de vie et des valeurs, qui pour n’être pas des VERITES n’en sont pas moins des cadres de vie (provisoires ?) solides, protecteurs des individus surtout parmi les plus vulnérables…

La corruption des scientifiques, des politiques, par l’argent ou par la vanité ? quel naïf niera que toutes les sociétés vivent en symbiose avec elle depuis toujours, quel pessimiste affirmera qu’elle en gangrène la totalité, quel utopiste dira qu’il existe un système susceptible de l’éviter totalement …. et ne se sentira pas quelque part un (mini ?) corrompu potentiel ?

Nous avons l’expérience des dangers qu’entraîne un enchevêtrement des grilles de connaissance : quand le rationnel devient irrationnel dans les idéologies totalitaires ; quand l’irrationnel dérape dans le rationnel aux mains des faiseurs de dogmes qui tuent , le LIVRE (qu’ils ne savent pas lire) à la main.

Dans un autre cadre, peut-on évoquer ce que deviennent les particules que personne n’a jamais vues, sous le regard d’un HOUELLEBEC, écrivain à la triste figure, qui trace pour l’avenir une courbe droite et sans déviation possible vers la mort .. de l‘HOMME bien sûr ?

Ou bien que devient la mystique aux mains des scientifiques devenus spiritualistes qui décrètent avec une interprétation ciblée de la pensée orientale, que ces mêmes particules élémentaires sont si étranges qu’un « principe premier » peut être , … ah bon ? Vous croyez ?

En l’absence (provisoire ou définitive) de la « réalité ultime  unifiée» qui nous tenaille dont l’HOMME est le support (et qui revient actuellement parmi certains chercheurs sous la forme du « dessein intelligent»), sommes-nous condamner à boiter ? Boitons, plutôt que de « militer »    pour ou contre des fantasmes… rien ne nous empêche d’appeler cela une danse. ( aie !… macabre ? entend-on quelque part…).

Merci à Henri ATLAN de dévoiler pour nous une pensée rigoureuse, responsable, vaste et vivante qui ouvre, sans jamais en refermer aucune, toutes les portes des « très sérieux » JEUX de la connaissance, jubilatoires et…. tragiques, car le monde, lui, s’il se contorsionne sous nos filets d’interprétation, de temps en temps, passant à travers les mailles …..

Andrée CORSE

 

La cité d’Isis, histoire vraie des arabes

Ancien diplomate, Petru Rossi était un spécialiste avisé des questions de la Méditerranée et du Moyen-Orient. Il avait publié « L’Irak des révoltes » aux Éditions du Seuil, « La Lybie » aux Éditions Rencontre, « La Tunisie de Bourguiba » aux Éditions Kahia (Tunis), « De Suez à Askaba » et « Le pétrole arabe dans la guerre » aux Éditions Cujas, « Les Clefs de la guerre » aux Éditions Sindbad ainsi qu’un roman « Un soir à Pise » aux Éditions Flammarion.

Il était notamment l’auteur de « La cité d’Isis, histoire vraie des arabes », texte prémonitoire des évènements que nous connaitrions à partir des années 1980, posait la problématique de l’Islam et l’impérieuse nécessité de connaître l’histoire du monde arabe pour ne pas se laisser aller à emboîter le pas des USA prétendus défenseurs du Bien contre l’Empire du mal.

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« Une vision bornée de l’histoire nous a imposé d’en localiser les sources non loin de chez nous, dans l’aride péninsule hellénique et sur les misérables rives du Tibre. Les Européens réduisent volontiers les origines de leur culture aux cantons athénien et romain. C’est là une appréciation erronée ; elle nous a été inspirée par des partis pris confessionnels et politiques. Il n’est guère douteux en effet que les historiens de l’Église catholique romaine, seuls maîtres durant plus de mille ans des archives de l’antiquité, en ont orienté l’interprétation pour la plus grande gloire de l’Occident européen. C’est pourtant sous la lumière torrentielle de l’Asie, mater gentium, et du ciel nilotique que s’est accomplie toute l’histoire de l’Orient et de l’Occident. L’Égypte et la Babylonie ont rassemblé les puissants effluves dont est née la grande civilisation arabe qui, depuis l’aube des temps, a étendu son savoir vivre à l’ensemble des terres comprises entre l’Indus et le Tage, le Nil bleu et la Baltique. Athènes et Rome n’en furent que des reflets. En rendant à l’Asie et aux espaces arabes leur juste place, en précisant honnêtement leur rôle dans l’élaboration d’une culture qui est la nôtre, nous souhaitons rétablir, par delà les seuils athénien et romain, les liens de parenté qui ont uni l’Europe à un ensemble de dimensions singulièrement plus vastes où se liront mieux les lignes de son avenir. L’Europe n’est ni lecentre du monde ni le miroir du souverain Bien. Fille de l’Orient afro-asiatique elle ne représente dans cet océan d’espace et de temps qu’une région où s’exercent des forces dont la puissance l’entraîne. Tout comme elles entraînaient autrefois les Césars. Mais les préjugés demeurent ; mais un enseignement doctrinaire fausse nos jugements ; mais les images dont nous sommes hantés ont pris la place de l’évidence. Nous croyons que les cours d’histoire que nous suivons dans nos écoles sont identiques à ceux que professent Le Caire, Téhéran, Kaboul ou Calcutta. Ce n’est pas vrai. Sur cette illusion nous n’en avons pas moins établi nos prétentions à régenter les nations non occidentales. Quand nous aurons appris à peser l’exact poids des mondes qui nous entourent, nous découvrirons peut-être, outre la vraie fraternité, tout à la fois nos horizons et nos limites. Prestige du verbe, orgueil de soi, volonté de surélévation : lorsque nous avons prononcé le mot Occident, nous avons tout dit. Comme si l’Occident était autre chose que la pente déclinante de l’Orient…

Quant à l’univers arabe (et il s’agit bien d’un univers) nous en avons ramené les frontières à deux ou trois arpents de désert infécond où flotteraient quelques résidus de mythes. Nous l’avons rabaissé, caricaturé, presque entièrement enterré. Or le voici qui remonte à la réalité de la vie. Il est temps de nous apercevoir que si notre Occident est plaisant, riche, beau, encore ordonné, il le doit aux grands empires arabes qui ont créé les conditions d’un tel bonheur. Nous sommes semblables à ce coquelicot d’Omar Al Khaygam qui puisait sa pourpre au sang d’un empereur enseveli. Paris, mai 1976. »

Avec La cité d’Isis, Petru Rossi abordait aussi les questions liées aux vocables sémite et aryen, l’absence de frontières ethniques ou confessionnelles en Orient, l’importance des civilisations mésopotamienne et araméenne comme l’histoire de ses cinq empires « dont chacun se superposait au précédent sans en modifier les structures sociales ou culturelles ». C’est un aspect fondamental – ignoré de beaucoup – des luttes de libération nationale et des Constitutions corses du XVIIIe siècle autant qu’un point de fracture irréductible entre la Corse et la France !
La cité d’Isis avec « la fraternité mise en évidence des trois religions monothéistes » lui avait valu d’être invité officiellement à Damas.
Plus encore, Petru Rossi était un défenseur-travailleur acharné de l‘histoire de Corse et de ses valeurs. A l’occasion d’une récente correspondance, il m’affirmait qu’elle était « claire, antique, profonde ; (dont) l’économie a conservé sa fraternité première, c’est-à-dire universelle en ses principes et personnalisée en sa pratique ».
Cette Corse à laquelle il était viscéralement attaché, il s’en est expliqué en octobre 1989, dans l’hebdomadaire Kyrn à l’occasion de la publication d’un numéro spécial consacré à un colloque sur les îles. Petru Rossi y livrait un article, sous le titre : « Toujours rebelles », à mon sens majeur de sa pensée et malheureusement oublié.
Mieux qu’une quelconque synthèse qui manquerait de finesse tant est riche, dense et imagé – mais plein et lourd de sens – son propos et son magistral « on nous a enténébrés », je me permets de vous proposer ci-après le contenu intégral de ce texte que j’estime essentiel et qui se doit de passer à la postérité…
Après cette avalanche de vérités historiques, nous pardonnerons volontiers et humblement à Petru Rossi de s’être alors risqué à prédire (en 1976) que le « conflit Orient-Occident prend fin, comme est appelé à prendre fin l’acharnement des conflits dogmatiques d’ordre politique ou économique partageant l’univers en deux. L’esprit de Croisade décline. » Au moment où Petru Rossi rédigeait ces lignes, G. W. Busch n’avait pas encore revêtu officiellement l’uniforme camouflé de l’incarnation du Bien et la cagoule du capitalisme !
Et, curiosité de l’histoire, le jour où j’extrais de mes archives pour le mettre en ligne ce texte en hommage à Petru Rossi rédigé au début de l’année 2003… Barack Obama est proclamé vainqueur de l’élection présidentielle aux U.S.A. !
Le nouveau président infléchira-t-il la politique étrangère calamiteuse de la première puissance mondiale pour donner enfin raison à Petru Rossi ?
Jacques DENIS

La folie, ce lion furieux qu’il nous faut apprivoiser.

Bernard Werber 

Individuellement, nous devenons tous chaque jour un peu plus fous et d’une folie différente les uns des autres. C’est pour cela que nous nous comprenons si mal. Je me sens moi-même atteint de paranoïa et de schizophrénie. Je suis en outre hyper-sensible, ce qui déforme ma vision de la réalité. Je le sais. Mais j’essaie, plutôt que de les subir, d’utiliser ces folies comme moteur de ce que j’entreprends.

Plus je réussis, plus je deviens fou. Et plus je deviens fou, plus je réussis dans les objectifs que je me suis fixés.

« La folie est un lion furieux qu’il ne faut surtout pas tuer, il suffit de l’identifier, de le traquer, de le coincer, et d’y attacher une carriole. »

2685770790_small_1Votre lion apprivoisé vous mènera alors bien plus loin que ne pourrons vous amener aucune école, aucun maître, aucune drogue, aucune religion.

Mais comme toute source de puissance, il y a un risque à trop jouer avec sa propre folie: parfois la carriole, prise de vitesse, casse et le lion furieux se retourne contre celui qui voulait le piloter.

Mathieu Menet – Fuck le chômage !

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Une méthode très personnelle

Comme son titre l’indique, « Fuck le chômage » n’est pas un guide de recherche d’emploi comme les autres. Le ton est familier et direct. Inspirés de la trajectoire professionnelle de l’auteur, les conseils du livre ont pour objectif de décrocher un job en mode commando. Mais c’est la métaphore de la drague, plutôt que celle de la guerre, que Mathieu a choisi pour aider les chercheurs d’emploi à séduire les recruteurs, « en 43 jours ». Un fil rouge qui donne au livre des intitulés de chapitre explicites : depuis les « préliminaires » (la remise en question) jusqu’à « l’heure de c****r » (l’entretien), en passant par les outils de drague (le CV, la lettre de motivation…).

Au-delà de la forme décalée, le livre apporte son lot d’astuces et d’exemples utiles aux chercheurs d’emploi sur la manière de bien s’organiser, les erreurs à éviter en entretien ou sur le CV… Un blog baptisé « 2 mois 1 job » donne aussi quelques conseils complémentaires. Mathieu Menet nous explique pourquoi il a voulu partager son expérience et écrire un livre « prêt à l’emploi ».

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Le Mot de Mustapha Menier: Parce que les (vrais) complotistes ceux qui ont des convictions et non ceux qui passent leurs temps à geindre (cf: les moutons enragés) se mettent dans des situations délicates, ils leurs est parfois nécessaire de décrocher un job rapidement… voici un livre qui a n’en pas douter saura vous remettre le pied à l’étrier dans ce monde (re)devenu champ de bataille ou terrain de chasse!

Le milieu du crime vous semble cruel, le monde du travail est pire! des jaloux expert dans l’art du faux semblant, des hypocrites à la pelle! sourire avenant, de joyeux délateurs se faisant passer pour de soucieux confident ect ect (cf: les moutons enragés)

En outre je vous précise que même si le revenu universel est sur toutes les lèvres, de la gôche caviar à la droite esclavagiste continuant pour cette dernière de parler d’assistanat et jusqu’au FN populiste à souhait (cf: les moutons enragés), je vous le dit par avance il va falloir vous battre pour en avoir un décent parce qu’ils vont tous faire pour gratter quelques milliards qui iront d’ailleurs probablement à Gattaz et ces sbires…

Je vous avez prévenu un fois de plus avant l’heure, nous vous êtes en pleine négociation et cela en ce moment même pour la mise en place du nouveau monde.


Ce livre vous à été utile?! vous venez de percevoir votre misérable pitance! Récompenser l’auteur de ce livre… et n’oubliez pas!

Celui qui fait un bien le fait pour lui même!

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