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US Navy : le commandant de la 7e flotte écarté

Le commandant de la 7e flotte américaine va être relevé de ses fonctions.

Les navires de guerre de la marine US sont au coeur de plusieurs collisions récentes. La dernière avec un pétrolier libérien au large de Singapour lundi. Dix marins sont d’ailleurs toujours portés disparus. Et le 17 juin, sept marins ont péri dans un accident entre le destroyer USS Fitzgerald et un porte-conteneurs philippin au large du Japon.

Depuis le début de l’année, la marine américaine est impliquée dans quatre collisions de ce genre.

Le management de la terreur…

Un nouvel attentat « djihadiste » vient d’avoir lieu sur les Ramblas à Barcelone, dans la zone la plus fréquentée de la ville catalane en Espagne. Le massacre est identique à celui de Nice et à celui du 9 août à Levallois Perret, contre des militaires…

Dans mon livre « Le djihad et le management de la terreur » paru aux éditions Vérone en 2017, 445 pages, je renvoyais mon lecteur, notamment aux publications de l’ancien patron du Pôle anti terroriste français, Le juge Marc Trévidic qui avait démissionné avec fracas de son poste, après avoir refusé de tenir le discours convenu « officiel » concernant le terrorisme, sur les plateaux de télévisions où il était invité…

Pour information, il est déterminant de lire Marc Trévidic, « Au cœur de l’antiterrorisme », éditions JC Lattès, 2011 ; « Terroristes : les 7 piliers de la déraison », JC Lattès, 2013 ; « Qui a peur du petit méchant juge ? », JC Lattès, 2014.

Une fois de plus, comme nous en sommes désormais accoutumés, il était tout à fait essentiel que le terroriste laisse bien en vue son passeport dans le véhicule ayant servi au massacre. Car il faut à tout prix que l’on puisse identifier la menace ! Qui nous menace et qui vient nous tuer en Europe ? Réponse sans ambiguïté, grâce au passeport : Les djihadistes !

Le but est atteint et nous savons, grâce notamment au juge Trévidic, que ces actions sont organisées avec la bénédiction de la CIA qui avait inauguré en Europe l’utilisation des djihadistes en faisant venir au Kosovo ses armées de Moudjahidin Afghans qui ont perpétré les horreurs que nous savons en Ex –Yougoslavie, (Cf., le Juge Trévidic dans « Terroristes : les 7 piliers de la déraison »)…

Chacun se rappellera des actions terroristes du GLADIO, créé lui aussi par la CIA et agissant exclusivement en Europe, en utilisant des gens d’extrême droite qui se faisaient passer pour des terroristes d’extrême gauche, dans le but de jeter le discrédit sur les partis de gauche et surtout sur les partis communistes européens trop influents aux goût des étasuniens désireux de conserver leur hégémonie sur l’Europe en faisant d’elle leur marché principal et obsédés par l’anti communisme… Chacun aura en souvenir l’attentat de la gare de Bologne qui restera l’action la plus emblématique du GLADIO en Europe et qui avait été commanditée par la CIA…

Tout se passe comme d’habitude y compris avec le détail du passeport de rigueur : si la police ne pouvait pas dire rapidement et avec certitude, l’identité du terroriste, l’attentat resterait un coup d’épée dans l’eau. Il est absolument déterminant que ce détail soit soigneusement souligné ; il était déterminant de retrouver sur les ruines fumantes du WTC le passeport d’un terroriste, intact, ayant traversé le feu intense de l’avion destructeur fondant l’acier à quasi 3000 degrés ; il était déterminant de trouver les papiers d’identité des frères Kouachi, dans la voiture après le meurtre de Charlie Hebdo et la suite ; il était déterminant de trouver le SMS sur un téléphone intact jeté par les terroristes dans la poubelle publique à côté du Bataclan et retrouvé illico par la police avant le passage des éboueurs ; il est déterminant aujourd’hui que les Européens sachent qui les menacent et donc ce qu’ils doivent faire pour être protégés : renforcer la coercition, exaspérer la surveillance, laisser tomber leurs libertés, accentuer la militarisation, augmenter les budgets attribués à la seule armée capable de les protéger du djihadisme : l’OTAN !

Bref, les USA veulent dominer assurément les européens et exploiter confortablement ce grand marché. Or, toutes les mesures prises contre les Russes, ne servent qu’à cet objectif : privatiser le marché européen pour les seuls intérêts de l’envahisseur, aidé de son armée l’OTAN, en écartant la « menace russe » qui ose venir manger sur les plates-bandes des yankees ! L’objectif, à terme, c’est de déclencher une guerre contre la Russie et de pouvoir enfin nous refaire le coup du plan Marshal, alias TAFTA, TTIP, prévu depuis longtemps et préparé en grand secret à Bruxelles avec les collabos de service…

Mais les Etats formant l’Union Européenne se montrent récalcitrants, voyant que la stratégie sans complexe des USA ne sert que leurs intérêts en flouant abusivement ceux des européens. C’est là que le recours au terrorisme est absolument nécessaire dans les plans de cette stratégie étasunienne. On peut dire ouvertement que la CIA a réactivé son GLADIO en Europe, via les islamistes cette fois, pour dresser les récalcitrants et les obliger à contribuer à la militarisation excessive de l’UE, via l’OTAN, et ainsi donner tout le pouvoir à cette force armée du IVème Reich pour en arriver enfin au TAFTA,TTIP tant attendu…

Il est surprenant de constater qu’une masse considérable de gens, fasse preuve d’une telle naïveté, face aux attentats ! Comment la majorité de nos concitoyens ne voit-elle pas que le coup du « passeport providentiel », répétitif, finit par être carrément suspect ?

Le député Thomas Zlowodzki, LR, a tweeté en disant que « les Français victimes du terrorisme à Barcelone devaient assumer, puisqu’ils n’ont pas voté François Fillon qui, lui, aurait éradiqué le terrorisme islamiste ». Il faut donc comprendre que si les Français s’étaient pliés à la politique ultra libérale et pro TAFTA TTIP de l’Europe, la CIA n’aurait pas été obligée de fomenter de nouveaux attentats pour remettre de force, dans le giron du fascisme ultra libéral, des peuples trop émancipés et peu respectueux de la dictature néo libérale et néo conservatrice dominant le monde. Partout, dans les journaux, on dénonce l’infâme chantage des « islamistes » sans jamais reconnaître que l’infâme chantage vient des Etats-Unis qui ont créé Al-Qaïda puis Daech! Ceux qui ne savent pas encore cela doivent se renseigner sans tarder ! On décrit dans les medias, l’attentat de Barcelone à la camionnette bélier, survenu sur les célèbres Ramblas de Barcelone et les 20 morts (13 continuent à dire les medias français) et une centaine de blessés à ce jour. Daech, « Etat Islamique » revendique l’attaque ! Tout y est et rien n’est vrai ! Tout est ainsi en apparence et rien n’est ainsi en réalité !

Comment expliquer cette naïveté et passivité des peuples européens face à la manipulation évidente qui est faite sans arrêt concernant le terrorisme en Europe ? Combien de personnes, en France, ont-elles pris la peine de lire les publications du juge Trévidic, l’une des personnes certainement les plus compétentes et les mieux informées concernant le sujet du terrorisme? Comment les Européens ne comprennent-ils pas encore que les vrais et seuls terroristes qui nous menacent sont les Etats-Unis d’Amérique ? Comment n’ont-ils pas encore tiré les leçons de l’ex Yougoslavie, dont la déflagration a été orchestrée par l’OTAN, ainsi que de l’Irak, de la Libye et de la Syrie ? Combien de centaines de milliers de morts innocents faudra-t-il encore aux Européens pour qu’ils comprennent qu’on les prend pour des idiots? Face à un « terrorisme chirurgical » ne portant plus ses fruits, ne terrorisant plus personne, tellement il en est devenu banal et prévisible, il n’y aura que la guerre nucléaire qui pourra constituer le niveau suivant d’un terrorisme de masses dont l’efficacité accordera d’office aux prédateurs dominants, la liberté de conduire ce qui restera des peuples en esclavage! Le collapsus à venir ne garantit absolument pas qu’il y ait encore quelqu’un pour faire valoir un TAFTA TTIP, pour conduire des peuples à l’esclavage, après ce sommet atteint par la bêtise humaine et c’est peut-être mieux ainsi pour notre Mère à tous la Terre!

Jean-Yves Jézéquel Le jeudi 17 août 2017

Image Opération Gladio

A propos :

Jean-Yves Jézéquel, philosophe et psychanalyste, diplômé du troisième cycle en sciences humaines, est l’auteur d’une vingtaine d’essais en philosophie, spiritualité, religion, psychologie. Il publie également depuis 2014, une série d’analyses sur les grandes questions actuelles de société.

Source Mondialisation.ca

Pékin se dit prêt à riposter aux restrictions commerciales de Washington

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Pékin ne restera pas les bras croisés et ripostera à l’éventuel durcissement des règles dans le domaine des relations commerciales bilatérales avec les États-Unis, apprend-on du communiqué du ministère chinois de la Commerce.

Le torchon brûle entre Pékin et Washington depuis que le Président Donald Trump a fait part de son intention d’ouvrir une enquête contre Pékin pour violation des droits de propriété intellectuelle et de transferts de technologies, ce qui à son tour pourrait nuire aux relations commerciales entre les deux pays.

«Pékin espère que les représentants commerciaux américains respecteront les faits objectifs et réagiront avec prudence», a indiqué le ministère chinois du Commerce.

Si le respect mutuel n’est pas au rendez-vous, Pékin se réserve désormais le droit de riposter.

«Si les États-Unis ne tiennent pas compte des faits et ne respectent pas les normes du commerce multilatéral et qu’ils agissent aux dépens des relations commerciales des deux pays, Pékin ne restera pas les bras croisés et prendra les mesures nécessaires afin de garantir ses droits et intérêts légaux», est-il indiqué.

Pékin appelle Trump à éviter l’escalade

xi kim jong un trumpAu cours d’un entretien téléphonique tenu samedi matin, le Président chinois Xi Jingping a appelé Donald Trump à éviter d’employer avec Pyongyang une rhétorique susceptible d’exacerber la situation déjà tendue, a annoncé l’agence Yonhap se référant à la télévision centrale chinoise.

«Il est dans l’intérêt commun de la Chine et des États-Unis de maintenir la paix dans la péninsule coréenne et de mener à bien sa dénucléarisation», a ajouté le Président chinois.

Mustapha Menier écrit : il s’agit bien d’une menace mise en garde, je traduit car vous êtes nombreux à ne rien entendre à la finesse Chinoise.


Selon le très officiel « Global Times » Pékin doit répliquer si Washington lance une frappe préventive sur Pyongyang

« Si la Corée du Nord lance des missiles qui menacent le sol américain et que les États-Unis ripostent, la Chine restera neutre », a lancé le Global Times dans un éditorial. Mais, le journal officiel du Parti ajoute , « si les États-Unis et la Corée du Sud effectuent des frappes et essayent de renverser le régime nord-coréen, la Chine les empêchera de le faire ».


Plus tôt, sur le journal de Mustapha Menier 

Nouvelles sanctions contre le Venezuela, toujours sourd aux pressions

Le président du Parlement et leader de l’opposition, Julio Borges, le 7 août 2017 / © AFP / FEDERICO PARRA

Les Etats-Unis ont infligé mercredi des sanctions financières au Venezuela, accroîssant la pression alors que le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro poursuit sa reprise en main des institutions, menaçant le Parlement contrôlé par l’opposition.

Huit responsables, dont un frère du défunt Hugo Chavez (président de 1999 à 2013), impliqués dans la récente mise en place de l’Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale, sont visés par ces mesures.

« Ce régime est inacceptable et les Etats-Unis se tiendront au côté de l’opposition (qui se bat) contre la tyrannie jusqu’à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique », a assuré dans un communiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

« Tous les biens de ces individus sont gelés aux Etats-Unis et les citoyens américains ont pour interdiction de commercer avec eux », a précisé le Trésor.

Le 31 juillet, Washington avait déjà imposé des sanctions juridiques et financières sans précédent contre le président Maduro, alors qualifié de « dictateur ».

Dans la matinée, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l’opposition, a siégé dans un climat de défiance vis-à-vis de l’Assemblée constituante, installée au sein même du bâtiment législatif.

« Nous sommes à l’Assemblée, en train d’occuper et de défendre la position législative que nous ont octroyée 14 millions de Vénézuéliens », a tweeté le député d’opposition Miguel Pizarro.

La Constituante a approuvé mardi une « commission de la vérité » chargée de se pencher sur les cas de violences politiques depuis 1999 et appelée par M. Maduro à lever l’immunité des députés du camp adverse pour pouvoir les envoyer en prison.

– ‘Chasse aux sorcières’ –

L’opposition, qui voit dans cette assemblée une tactique du président pour prolonger son mandat au-delà de 2019, redoute une « chasse aux sorcières ».

La Cour suprême a déjà condamné à quinze mois de prison le maire d’un district de Caracas considéré comme un bastion de l’opposition, pour ne pas avoir empêché des manifestations. Et la Constituante a destitué la procureure générale Luisa Ortega, très critique envers le chef de l’Etat.

Le Parlement lui-même pourrait être dissous, l’assemblée chargée de réécrire la Constitution de 1999 ayant également ce pouvoir.

Les adversaires du chef de l’Etat, qui exigent son départ, ont reçu le soutien mardi de l’ONU, qui a dénoncé « un usage excessif de la force » lors des manifestations, qui ont fait 125 morts en quatre mois.

Le même jour, 12 pays d’Amérique latine et le Canada ont condamné une « rupture de l’ordre démocratique ». « Les pays les plus importants de la région, de manière claire, confirment le fait qu’au Venezuela il n’y a pas de démocratie », a souligné devant l’hémicycle le président du Parlement, Julio Borges, en faisant voter une motion de soutien à cette condamnation.

Ces dernières semaines, les Etats-Unis, le Vatican et l’Union européenne ont fustigé la radicalisation du gouvernement vénézuélien.

Mais rien n’y fait : le président Maduro, élu en 2013, reste sourd à ces mises en garde, s’appuyant sur le soutien crucial de l’armée et de ses quelques alliés comme la Russie et la Chine, ses créanciers, ainsi que Cuba, la Bolivie ou encore l’Equateur.

– ‘Guerre de positions’ –

Le pays, autrefois le plus riche d’Amérique du Sud en raison de ses immenses réserves pétrolières, a été ruiné par la chute des cours du brut, entraînant la colère des habitants, lassés de l’inflation vertigineuse et des rayons vides des supermarchés et pharmacies.

Cette exaspération populaire est ce qui avait permis fin 2015 la large victoire de l’opposition aux élections législatives.

Mais le bastion conquis semble chaque jour plus fragile, et après avoir mobilisé les foules presque chaque jour depuis début avril, l’opposition peine désormais à organiser de grandes manifestations.

Mardi, ils n’étaient qu’une petite centaine à participer à son blocage des rues, signe sans doute d’un certain découragement après avoir échoué à empêcher la Constituante.

Après avoir hésité, elle a décidé finalement mercredi d’inscrire des candidats aux élections régionales du 10 décembre.

Fustigeant « la plus grande fraude de l’Histoire », la coalition de la Table pour l’unité démocratique (MUD, centre droit) avait refusé de participer à l’élection de la Constituante le 30 juillet, laissant le champ libre au chavisme, dont sont donc issus la totalité des 545 membres.

« Les élections font partie d’une guerre de positions et il faut se battre pour ces positions », prévient l’analyste Luis Salamanca.

(©AFP / 09 août 2017 22h27)

La Syrie, le plus grand fiasco de la CIA?

La horde des sauvages, sans musique!

Récemment, le Washington Post a annoncé la fin du soutien des rebelles « modérés »par la CIA, confirmant qu’ils menaçaient de renverser Bachar al-Assad en 2015, mais que cette issue chaotique fut empêchée par l’intervention militaire directe de la Russie cette même année.

Chaotique, car le chroniqueur du Post David Ignatus vient de souligner dans ce même journal que Washington et ses alliés ne pouvaient proposer de solution politique viable, démocrate et modérée pour remplacer le gouvernement syrien. D’après le spécialiste de la Syrie Charles Lister, qui regrette ouvertement la fin de cette guerre secrète coordonnée par la CIA, l’Agence aurait constitué une force de 45 000 combattants à travers cette opération, dont nous savons depuis janvier 2016 qu’elle a pour nom de code Timber Sycamore.

Or, comme le rappelle l’universitaire américain Joshua Landis, ces rebelles « modérés »appuyés par la CIA et ses partenaires ont combattu jusqu’en janvier 2014 aux côtés de la milice terroriste qui allait devenir le groupe « État islamique » (EI) six mois plus tard, lors de la proclamation du « califat » par Abou Bakr al-Baghdadi. Ce fait est confirmé par l’expert de la Syrie Fabrice Balanche, qui souligne que « les rebelles n’ont combattu Daech [autre nom du groupe EI] qu’à partir de l’hiver 2013-2014. Avant cette période, ils étaient main dans la main avec cette organisation ».

Depuis qu’ils ont rompu avec le groupe EI, ces groupes soutenus par la CIA et ses alliés se sont majoritairement coordonnés avec la branche d’al-Qaïda en Syrie, qui s’est appelée le Front al-Nosra jusqu’en juillet 2016, avant de changer de nom et de rompre superficiellement son allégeance au réseau de feu Oussama ben Laden.

Comme le New York Times le soulignait en octobre dernier, « monsieur Lister et d’autres experts ont déclaré que la vaste majorité des factions rebelles approuvées par les États-Unis à Alep combattaient en pleine ville, et qu’ils pilonnaient massivement les troupes du gouvernement syrien en appui des combattants affiliés à al-Qaïda, qui se chargeaient de l’essentiel des combats sur la ligne de front ».

«Plusieurs éléments troublants sont à relever dans cette opération», souligne l’auteur.

Armements

Plusieurs éléments troublants sont à relever dans cette opération. Tout d’abord, sachant que les États-Unis se revendiquent en guerre contre le terrorisme depuis septembre 2001, appuyer pendant près de cinq ans des groupes qui combattent aux côtés d’al-Qaïda n’a pas semblé poser problème aux décideurs américains et à leurs alliés occidentaux — ce qui est pour le moins déroutant. Et comme l’a pertinemment souligné Joshua Landis, le gouvernement des États-Unis savait depuis le milieu de l’année 2012 que les armes livrées massivement par la CIA et une quinzaine de services spéciaux depuis la Turquie et la Jordanie équipaient principalement des groupes djihadistes, un processus dévoilé par le New York Times en octobre 2012.

Comme l’auteur de ces lignes avait eu l’occasion de le défendre, le réseau qui a majoritairement bénéficié de ces milliers de tonnes d’armements a été le Front al-Nosra ; ce fut d’ailleurs le cas jusqu’à récemment dans le gouvernorat d’Idleb, dont la capitale vient d’être prise par cette organisation, aujourd’hui rebaptisée Hayat Tahrir al-Cham.

Ces graves dérives ont été notamment confirmées par le journaliste Gareth Porter, dans un article intitulé « Comment les États-Unis ont armé des terroristes en Syrie ».Comme ce grand reporter l’a souligné, « cet afflux massif d’armes [coordonné par la CIA] vers le territoire syrien, ainsi que l’entrée de 20 000 combattants étrangers dans ce pays —, et ce, principalement depuis la Turquie —, a largement défini la nature de cette guerre », Gareth Porter se référant au vaste réseau de trafic d’armes mis en place par la CIA et ses alliés depuis les Balkans et la Libye, de même qu’à l’acquisition de 15 000 missiles TOW made in USA par l’Arabie saoudite.

Fabriqués par Raytheon, ces missiles antichars ont été introduits en masse dans ce conflit à partir de 2014, et les pertes infligées aux forces syriennes avec ces armements auraient été le principal facteur de l’intervention russe au début de l’automne 2015.

Dans cet article, Gareth Porter ajoute que « les armes [injectées par la CIA et ses partenaires dans le conflit syrien] ont contribué à faire de la branche d’al-Qaïda en Syrie […] et de ses proches alliés la plus puissante des forces anti-Assad dans ce pays — et elles ont aussi permis l’émergence de Daech ». Rappelons qu’à l’origine, le Front al-Nosra et le futur groupe État islamique ne faisaient qu’un avant leur scission du printemps 2013, qui déboucha sur une guerre fratricide entre ces deux factions.

Scission

En réalité, les combattants majoritairement irakiens de ce qui était alors appelé le « groupe État islamique d’Irak » (EII) ont fondé, à partir de l’été 2011, la milice qui allait devenir le Front al-Nosra en janvier 2012. D’après Foreign Policy, lors de cette scission d’avril 2013, « une large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas [leur chef Mohammed al-Joulani] » et prêtèrent allégeance au futur « calife » Al-Baghdadi, ce qui aurait représenté « jusqu’à 15 000 combattants sur environ 20 000 », d’après une estimation du chercheur Fabrice Balanche.

Toujours selon Foreign Policy« partout dans le nord de la Syrie, Daech s’empara des quartiers généraux d’al-Nosra, des caches de munitions et des dépôts d’armes » durant cette séparation. En d’autres termes, le gigantesque trafic d’armes et de munitions organisé par la CIA pour équiper les rebelles en Syrie a, directement ou non, favorisé la montée en puissance du groupe EI dès janvier 2012.

Même conséquence pour le versant « formation militaire » de cette opération clandestine de l’Agence et de ses alliés, qui a conduit les Forces spéciales détachées auprès de la CIA à entraîner malgré elles une forte proportion de djihadistes officieusement affiliés à al-Nosra ou à Daech — selon des sources anonymes du SOCOM et de l’Agence impliquées dans ce programme.

En clair, de nombreux mercenaires anti-Assad recrutés par la CIA ont dissimulé leur appartenance à ces groupes terroristes (ou leur attrait pour ceux-ci), le processus de sélection des combattants étant particulièrement laxiste.

Bien qu’indiscutablement condamnable, le gouvernement Assad a bénéficié d’un soutien populaire indéniable contre la rébellion, et il s’est maintenu grâce à l’intervention décisive de la Russie, ce qui n’avait pas été anticipé par les stratèges d’Obama. Censées être en guerre contre le djihadisme depuis l’automne 2001, les puissances occidentales ont fait le pari cynique de couvrir et d’aider leurs alliés régionaux dans leur soutien envers des groupes extrémistes éprouvant la même détestation à l’égard de notre modèle démocratique qu’envers l’État syrien laïque et ses alliés russes et chiites.

Provoquant un véritable désastre humanitaire, la fulgurante montée en puissance du groupe EI en 2014 est en bonne partie la conséquence de cette politique inconsciente et court-termiste, dont l’Arabie saoudite a été le principal financeur — le rôle de nos « alliés » turcs et pétromonarchiques dans l’essor du djihad armé dans cette région (et au-delà) n’ayant d’ailleurs jamais fait l’objet d’une quelconque protestation officielle de la part d’États occidentaux pourtant frappés par le terrorisme.

Finalement, au regard des conséquences dramatiques de cette ultime guerre secrète de la CIA — que le Washington Post avait décrite en juin 2015 comme étant « l’une [de ses] plus vastes opérations clandestines » —, il n’est pas impossible que les historiens la considèrent un jour comme le plus grand fiasco de l’Agence.

Maxime Chaix est traducteur et journaliste indépendant

Du même auteur, lire La guerre secrète multinationale de la CIA en Syrie et le chaos islamiste, le 4 novembre 2015 2015


     La horde sauvage, avec musique!

Russie et Chine mènent conjointement des exercices militaires

Russie et Chine répondent conjointement aux exercices militaires américains

La Royal Navy a suivi trois navires de guerre chinois qui traversaient les eaux territoriales du Royaume-Uni afin de rejoindre la mer Baltique pour prendre part à des manœuvres militaires avec la Russie.  

Lors de son entrée en mer du Nord, la marine chinoise s’est vue «escortée» par des navires néerlandais et britanniques.

RT: C’est la première fois depuis 2012 que la Russie et la Chine mènent des exercices conjoints. Est-ce un reflet des tensions que connaît le monde ?

La Chine est tout à fait sérieuse concernant sa montée en puissance militaire

J.W. : Sans aucun doute. Le développement des capacités militaires chinoises ces dernières années en est la preuve. Le gouvernement chinois a beaucoup investi dans le renforcement de ses armées, et notamment de la marine. Le fait que la Chine soit capable de déployer des forces navales à des milliers de kilomètres de ses eaux territoriales est un puissant message, qui témoigne, entre autres, du renforcement de l’alliance entre la Russie et la Chine. Cela est d’autant plus logique que les deux pays sont confrontés à la menace impérialiste des Etats-Unis et de leurs alliés. Désormais, à chaque fois qu’un camp conduit des exercices militaires, l’autre réagit en déployant ses propres navires afin de montrer qu’il est capable de répondre à toute menace. Ce sont des situations à haut risque, surtout lorsque des incidents se déroulent dans le ciel. Il y a peu, nous avons vu, alors qu’il se rendait à Kaliningrad, l’avion du ministre russe de la Défense être suivi par un avion de l’OTAN qui s’en est rapproché dangereusement avant d’être chassé par l’escorte aérienne du ministre.

RT : Le fait que les navires chinois soient si loin de chez eux et manœuvrent en Europe est-il surprenant ?

J. W. : Oui, bien sûr, même si cela ne surprendra pas ceux qui suivent attentivement le cours des événements. Pour le moment, la Chine dispose de l’arme nucléaire, de cinq sous-marins nucléaires, de trois porte-avions (un qui vient d’être mis en service, un deuxième sur le point de l’être et un troisième en construction). Plusieurs experts pronostiquent qu’en 2020, la marine chinoise sera aussi importante que la marine américaine, dans toutes les catégories sauf la construction de porte-avions. En d’autres termes, la Chine est on ne peut plus sérieuse concernant sa montée en puissance militaire. Elle est en conflit avec les Etats-Unis et leurs alliés en mer de Chine méridionale, et leur envoie un message sans équivoque : elle est capable de veiller à ses intérêts nationaux, et ce en coopération avec son allié russe. La Russie et la Chine réagissent à la menace de l’impérialisme américain, les responsables de Washington refusant de reconnaître la réalité d’un monde multipolaire…

Berlin ne veut pas accepter les nouvelles sanctions US contre la Russie

Le mot de Menier Mustapha : Ce que je souhaitait (secrètement!) voir ce produire il y a quelque mois, commence doucement mais surement à *poindre le bout de son nez… cet événement n’étant bien entendu qu’un pas de plus dans la direction que prend le Nouvel Ordre Mondial.

*poindre

Sens Littéraire : Apparaître au loin, à l’horizon, percer, émerger, pointer, se manifester.

Exemple : Le soleil va bientôt poindre à l’horizon. La nuit est en train de s’achever et une nouvelle journée s’annonce prometteuse et lumineuse.

Le bout de son nez, quant à lui et une référence à peine masquer a pinoccio, en effet, en géopolitique, le mensonge et un outil très prisé…

Berlin ne veut pas accepter les nouvelles sanctions US contre la Russie

«Nous n’acceptons en aucun cas une application extraterritoriale des sanctions américaines contre des entreprises européennes», a déclaré le ministère allemand des Affaires étrangères, commentant le projet de loi US portant sur de nouvelles sanctions antirusses.

L’Allemagne a vivement critiqué l’adoption par le Sénat américain du projet de loi portant sur de nouvelles sanctions antirusses car cette mesure impacterait aussi la partie allemande.

Ainsi, le chef de la diplomatie fédérale Sigmar Gabriel estime que le document américain est inacceptable car il porte atteinte aux intérêts des sociétés étrangères.

«Le fait est que nous n’acceptons en aucun cas une application extraterritoriale des sanctions américaines contre des entreprises européennes», a-t-il dit dans une interview au journal allemand Spiegel.

Le ministre allemand a en outre ajouté que les mesures restrictives de Washington avaient pour but de soutenir l’industrie énergétique des Etats-Unis.

«La politique de sanctions n’est pas un outil approprié ni adéquat pour promouvoir des intérêts nationaux dans les domaines de l’exportation et de l’industrie énergétique. Désormais, c’est au Président Trump de décider comment cela va se passer», a-t-il poursuivi.

D’après ce projet de loi, le dirigeant américain est en mesure d’imposer des sanctions aux personnes physiques et morales qui ont l’intention d’investir plus de cinq millions de dollars par an dans la construction de pipelines d’exportation russes, un million de dollars en une fois ou fournir aux projets des services, des technologies ou un soutien informatique.

Le Sénat américain a approuvé jeudi le projet de loi portant sur de nouvelles sanctions contre la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. Le document a été soutenu par 98 voix contre deux. Le texte sera ensuite envoyé au Président Donald Trump, qui pourrait toutefois y opposer son véto.

En réponse à l’adoption par le Congrès américain de nouvelles sanctions antirusses, Moscou va interdire à l’ambassade américaine l’accès à ses deux sites situés à Moscou. En outre, Moscou a demandé à Washington de réduire, à partir du 1er septembre, à 455 le personnel de son ambassade et de ses consulats en Russie. Le ministère a également prévenu que Moscou répliquerait en cas de nouvelles expulsions de diplomates russes par les Etats-Unis. La riposte du ministère des Affaires étrangères aux sanctions a obtenu le feu vert du Président russe, a confirmé le porte-parole du Kremlin.

Sanctions contre la Russie : L’UE met Washington en garde

Derek Perrotte
JUNK

Bruxelles dénonce un projet de loi qui menace ses projets dans l’énergie. La Commission fait planer des représailles rapides faute d’inflexion américaine.

C’est un affront diplomatique et une menace économique. La Commission européenne a accueilli avec défiance et inquiétude le vote, mardi soir, de nouvelles sanctions contre la Russie par le congrès américain . « Nous sommes prêts à agir de façon appropriée en quelques jours si nos inquiétudes ne sont pas suffisamment prises en compte », a prévenu son président Jean-Claude Juncker.

Des effets unilatéraux qui auraient des conséquences sur les intérêts de la sécurité énergétique de l’UE.

De Paris à Berlin, en passant par Bruxelles, on n’apprécie d’abord guère de voir le Congrès passer outre les accords de Minsk, qui voyaient les pays du G7 coordonner leurs sanctions contre la Russie depuis l’annexion de la Crimée en 2014. La Commission souligne « les conséquences politiques négatives possibles » d’une telle initiative individuelle. Mais ce sont bien les conséquences économiques du projet de loi qui préoccupent avant tout l’Union européenne. Il pourrait « avoir des effets unilatéraux qui auraient des conséquences sur les intérêts de la sécurité énergétique de l’UE », pointe Jean-Claude Juncker.

Les entreprises européennes de l’énergie concernées

De fait, le texte adopté à la quasi unanimité par le Congrès prévoit de sanctionner (en limitant par exemple leur accès aux banques et aux marchés publics aux Etats-Unis) toute entreprise, y compris européenne, contribuant au développement et à la maintenance de pipelines exportant de l’énergie venant de Russie. « Selon sa mise en oeuvre, cela pourrait affecter les infrastructures transportant des ressources énergétiques en Europe », s’alarment les experts européens.

A commencer par le vaste projet de gazoduc Nord Stream 2 , devant relier la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique, où sont engagés des géants européens, comme le français Engie, l’allemand BASF et l’anglo-néerlandais Shell. Jusqu’ici, Washington et Bruxelles s’étaient entendus pour que des sanctions contre la Russie n’affectent pas l’approvisionnement en gaz de l’Europe. « L’énergie n’est pas le seul secteur menacé. Il y a aussi des enjeux pour le transport maritime, le secteur minier ou la finance », précise un diplomate européen.

Quelques concessions

Bruxelles décortique le texte américain pour jauger de l’impact des quelques concessions introduites par les législateurs américains, qui ont, par exemple, épargné les pipelines ne faisant que transiter par la Russie. « Certaines de nos inquiétudes ont été pris en compte », note la Commission, toutefois vent debout contre les possibilités de sanctionner des groupes européens.

Différentes ripostes à l’étude

Différentes ripostes sont à l’étude. Bruxelles continue de miser d’abord sur la voie diplomatique, dans l’espoir d’une modification du projet de loi, qui doit encore être adoptée par le Sénat. En cas d’échec, une note interne à la Commission, dévoilée lundi, évoque deux pistes.

La première, classique, est de « préparer des mesures de rétorsions compatibles avec les règles de l’OMC ». Mais cela prend du temps et ne devrait pas faire trembler les Etats-Unis. La seconde est de s’appuyer sur le « Blocking statute » adopté en 1996 par le Conseil, qui vise à protéger l’UE des effets extra-territoriaux de lois adoptés par des pays tiers. Mais l’affaire serait bien compliquée et incertaine juridiquement.

Remuscler les défenses européennes

Le Quai d’Orsay voit en tout cas dans cette affaire matière à remuscler les défenses européennes. « La portée extraterritoriale de ce texte apparaît illicite au regard du droit international (…) Pour nous prémunir (…), il faudra travailler à l’adaptation de nos dispositifs nationaux et à l’actualisation des dispositifs européens », y indique un porte-parole.

Le Kremlin s’est refusé à commenter « pour l’instant » le fond du projet de loi américain, préférant « attendre qu’il devienne une loi ». Un porte-parole a néanmoins jugé le vote du Congrès « accablant du point de vue du droit international et des relations commerciales internationales » et des responsables politiques, dont le vice-ministre aux Affaires étrangères, ont appelé à une réponse forte contre les Etats-Unis.

Derek Perrotte, bureau de Bruxelles
@DerekPerrotte

Pourquoi la Turquie achète subitement autant d’or ?

lingots d'or pur

Durant ces dernières semaines ou ces derniers mois, des éléments ont montré qu’il est clair que l’Allemagne vend une partie de son or chaque mois. Ce phénomène est intéressant car il est curieux qu’un pays rapatrie son or pour le vendre ensuite.

Il aurait été en effet plus simple de le vendre directement de l’étranger et de rapatrier le produit de la vente. Mais bon, il faut dire que les ventes de l’Allemagne sont marginales vu qu’elles se sont élevées à 120 000 onces d’or durant les trois derniers mois. Voir les réserves allemandes baisser de 108,6 millions d’onces à 108,48 millions d’onces ce n’est clairement pas la fin du monde. On ne peut pas non plus encore parler d’un début de tendance.

En revanche, le comportement de la Turquie a bien plus attiré notre attention (en dehors bien entendu des achats de l’« Alliance russe », à savoir la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan ; note : la Russie a acheté 9,33 t d’or en juin). Non seulement les Turcs achètent de l’or à un rythme substantiellement plus agressif que les Russes, vu qu’ils ont ajouté 950 000 onces d’or à leurs réserves rien que durant les trois derniers mois, ces achats sont encore plus significatifs lorsqu’on observe la vue d’ensemble :

réserves d'or de la Turquie
Réserves d’or de la Turquie

En seulement trois mois, la Turquie a augmenté ses réserves d’or de plus de 7 %, des achats conséquents pour un pays relativement petit. Il est encore plus intéressant de noter que la Turquie a en fait beaucoup vendu son or en 2016 (plus de 3 millions d’onces entre juin et décembre) pour ensuite reprendre une politique d’achat assez agressive.

Difficile de trouver une explication, il serait surprenant que la Banque centrale de Turquie tente d’anticiper les fluctuations du marché. (…)

L’or semble aujourd’hui bien parti pour s’attaquer au niveau des 1290-1300 dollars l’once, ce qui peut être surprenant vu que les mois d’été sont traditionnellement faibles pour le métal précieux (note : ce n’est pas tout à fait vrai, la période haussière saisonnière de l’or vient justement de commencer).

Article de SecularInvestor.com, publié le 22 juillet 2017
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