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Pékin se dit prêt à riposter aux restrictions commerciales de Washington

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Pékin ne restera pas les bras croisés et ripostera à l’éventuel durcissement des règles dans le domaine des relations commerciales bilatérales avec les États-Unis, apprend-on du communiqué du ministère chinois de la Commerce.

Le torchon brûle entre Pékin et Washington depuis que le Président Donald Trump a fait part de son intention d’ouvrir une enquête contre Pékin pour violation des droits de propriété intellectuelle et de transferts de technologies, ce qui à son tour pourrait nuire aux relations commerciales entre les deux pays.

«Pékin espère que les représentants commerciaux américains respecteront les faits objectifs et réagiront avec prudence», a indiqué le ministère chinois du Commerce.

Si le respect mutuel n’est pas au rendez-vous, Pékin se réserve désormais le droit de riposter.

«Si les États-Unis ne tiennent pas compte des faits et ne respectent pas les normes du commerce multilatéral et qu’ils agissent aux dépens des relations commerciales des deux pays, Pékin ne restera pas les bras croisés et prendra les mesures nécessaires afin de garantir ses droits et intérêts légaux», est-il indiqué.

Londres abrite près de 300 milliards de dollars d’or dans ses coffres-forts

Les coffres-forts de la capitale britannique ­contenaient, à la fin du mois de mars, 7.449 tonnes d’or, l’équivalent d’environ 596.000 barres.

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L’association qui supervise le marché publie les premières données officielles.
Cet effort de transparence était très attendu par le marché.

C’est une première en 350 années d’existence. Le marché londonien de l’or, plaque tournante du métal dans le monde, a levé cette semaine le voile sur ses stocks. Les coffres-forts de la capitale britannique ­contenaient, à la fin du mois de mars, 7.449 tonnes d’or, l’équivalent d’environ 596.000 barres (une barre pèse autour de 12,4 kilogrammes).

A titre de comparaison, les experts du secteur estiment qu’environ 187.200 tonnes d’or ont été extraites au travers de l’histoire. La Banque de France abrite, elle, 2.436 tonnes dans ses sous-sols.

Londres, premier centre mondial de l’or

Responsable de la publication des chiffres, la London Bullion Market Association (LBMA), l’association qui rassemble des professionnels des métaux précieux et supervise ce marché, a fait le calcul : ce stock représente 298 milliards de dollars (près de 252 milliards d’euros) au cours actuel.

Sont aussi conservées en lieu sûr 32.078 tonnes d’argent, ce qui représente 1.069.255 barres évaluées à quelque 19 milliards de dollars (16 milliards d’euros).

Cette fois-ci, les statistiques en apportent donc la preuve : ces volumes confortent Londres comme premier centre de négoce de l’or physique de la planète, avec une moyenne de 18,1 milliards de dollars de transactions sur l’or compensées chaque jour en mars, assure la LBMA.

Huit gardiens de trésor

Les gardiens de ce trésor sont au nombre de huit. La Banque d’Angleterre (BoE) est la mieux dotée ­puisqu’elle abrite à elle seule environ 68 % de la totalité des réserves londoniennes, d’après les estimations d’UBS. Il s’agit de ses propres stocks – 310 tonnes, selon les chiffres du World Gold Council – et de ceux d’autres banques centrales ou commerciales dont la BoE a la garde.

Viennent ensuite trois banques de compensation (HSBC, ICBC Standard Bank, JP Morgan), ainsi que quatre transporteurs de fonds ( Brinks, G4S Cash Solutions, Malca-Amit, Loomis International).

Pour l’heure, les données mensuelles fournies par la LBMA remontent seulement à juillet 2016. Les analystes soulignent qu’il est donc difficile de les mettre en perspective. Pour autant, cette révélation au grand jour des volumes exacts d’or dormant à l’ombre des coffres-forts londoniens est une petite ­révolution pour ce marché tricentenaire, fortement critiqué pour son opacité depuis quelques années.

« Cette nouvelle série de chiffres ne profitera pas uniquement aux analystes, mais à l’ensemble du marché, explique Joni Teves, analyste en métaux précieux chez UBS. C’est un premier pas vers une plus grande transparence, qui correspond à une tendance plus large dans l’environnement réglementaire », estime la spécialiste.


C’est un premier pas vers une plus grande transparence


Concurrence de New York et Shanghai

Cette première étape doit être suivie d’une autre, déjà annoncée, mais qui se fait attendre : un compte rendu public sur les échanges. On connaîtra alors officiellement le volume d’échanges quotidiens d’or et d’argent sur le marché londonien.

Promis fin 2016, ces rapports mensuels ne devraient pas arriver avant le début de l’année prochaine, a prévenu la LBMA mi-juillet.

Face à la concurrence de places comme New York, avec le Comex, et de Shanghai, avec le Shanghai Gold Exchange, Londres, qui est un ­marché de gré à gré, doit aussi se moderniser pour attirer de nouveaux investisseurs. Depuis le mois dernier, il est ainsi possible de négocier des contrats à terme sur l’or au London Metal Exchange (LME).

Londres abrite près de 300 milliards de dollars d'or dans ses coffres-forts

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030475376214-londres-abrite-pres-de-300-milliards-de-dollars-dor-dans-ses-coffres-forts-2105631.php#zEMhRMpakAKIzIOG.99

Cryptocurrencies, la bourse du futur : la SEC reconnaît les tokens comme des actions

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Dans un rapport d’enquête publié hier, le régulateur américain affirme que les actifs digitaux liés à des entreprises virtuelles entrent dans le champ du droit des marchés. Une décision qui a le mérite de clarifier le débat.

Voilà qui va faire bouger les choses dans le monde de la blockchain. La SEC a en effet reconnu hier que les tokens, ces actifs digitaux liés à une ICO (initial coin offering), sont assimilés à des actions. « La SEC a émis un rapport d’investigation garantissant aux participants du marché, qui achètent et vendent des actifs digitaux à des entreprises ‘virtuelles’, que ces tokens sont sujets aux exigences de la loi fédérale sur les actions », indique ainsi le régulateur des marchés.

En tombant sous le coup de cette loi sur les marchés financiers, cela implique pour les émetteurs des obligations accrues de transparence quant aux informations à publier mais aussi en terme de protection des investisseurs. « Les investisseurs ont besoin des informations essentielles derrière tout type d’investissement, leur permettant de prendre leurs décisions en toute connaissance, et ce rapport confirme que l’utilisation des offres via des livres d’ordres virtuels ou la blockchain doit respecter ces obligations », réaffirme ainsi William Hinman, directeur de la division corporation finance de la SEC.

« Chaque ‘jeton’ dont ils disposent vaut pour un ou plusieurs droits de vote »

Entrent donc dans ce domaine juridique, les tokens émis par des entreprises virtuelles, connues sous l’acronyme « The DAO ». Il s’agit d’un concept d’entreprise décentralisée propre à la blockchain d’Ethereum. Elle n’a aucune existence juridique, n’emploie aucun personnel, ne peut pas détenir de biens et agit sur le monde physique en produisant des contrats avec des prestataires extérieurs. Ainsi, un spécialiste de la blockchain explique que « toutes les décisions sont prises de concert par les actionnaires de la DAO qui ont investi lors de sa création, ou acquis des parts plus tard. Chaque ‘jeton’ dont ils disposent vaut pour un ou plusieurs droits de vote et chacun peut donc influencer la direction prise par la DAO en fonction de son poids dans son capital ».

On comprend mieux alors pourquoi ces tokens sont assimilés à des actions. Mais pour que ces jetons aient vraiment ce statut juridique, « ces investissements particuliers impliquant une offre et une demande de ces actions -dépendant ainsi de la terminologie ou de la technologie utilisée- doivent dépendre de faits et circonstances, incluant notamment la réalité économique de la transaction », explique ainsi la SEC. Autrement dit, les tokens doivent véritablement correspondre à une existence virtuelle et être alloués à une application réelle particulière.

« Le régulateur français aurait plutôt tendance à classer ces tokens dans la catégorie ‘biens divers' »

Voilà donc une décision qui met fin à un débat qui fait rage aux Etats-Unis, car bon nombre d’utilisateurs de la blockchain considèrent que les tokens sont plutôt une forme de crédits accordés aux entreprises virtuelles par les investisseurs, leur permettant d’accéder à un réseau plutôt qu’à la propriété d’une entreprise. Mais dans le même temps, un marché secondaire existe sur les tokens, entraînant une spéculation sur ces actifs. Désormais, les choses sont plus claires. En France, on est loin d’un tel débat, même s’il devra un jour arriver sur la table de l’AMF. En effet, aucune ICO n’a été lancée sur le territoire. Mais pour l’heure, le régulateur français aurait plutôt tendance à classer ces tokens dans la catégorie « biens divers » au même titre que le vin, le bois ou les diamants.

Article originel de Marianne Lagrange publié sur WanSquare le 26/07/2017.

L’armée américaine déclare que « le temps est compté » avant la guerre avec la Corée du Nord

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Par James Cogan
29 juillet 2017

Des déclarations menaçantes au cours des dernières 48 heures par les principaux commandants militaires américains soulignent à quel point le monde est au bord d’une guerre dévastatrice sur la péninsule coréenne qui, pour la première fois depuis 1945, pourrait impliquer l’utilisation d’armes nucléaires.

Le prétexte de la propagande pour la guerre est l’affirmation de l’impérialisme américain et de ses alliés selon laquelle le régime nord-coréen isolé serait sur le point de développer un missile balistique intercontinental (ICBM) à tête nucléaire capable de détruire les grandes villes du continent américain.

Le général Mark Milley, le chef d’état-major de l’armée, a déclaré hier à une conférence au National Press Club à Washington : « La guerre dans la péninsule coréenne serait terrible, mais une arme nucléaire qui exploserait à Los Angeles serait terrible. »

En faisant référence aux préparatifs d’une attaque préventive des États-Unis, Milley a déclaré que « le temps est compté » pour une « solution non militaire » aux exigences des États-Unis que la Corée du Nord mette fin à ses programmes d’armes nucléaires et de missiles. Le gouvernement Trump, a-t-il déclaré, est « arrivé à un tournant où [le] choix devrait être tranché d’une manière ou d’une autre ».

Le général s’est réjouit du fait que les États-Unis « détruiraient complètement l’armée nord-coréenne ». Il y aurait « un coût élevé en termes de vie humaine, en termes d’infrastructure ».

Les déclarations de Milley suivent celles faites le week-end dernier par le général Joseph Dunford, président des chefs de l’état-major de l’armée. Il a déclaré à un forum de sécurité qu’une guerre avec la Corée du Nord n’était « pas inimaginable ». En essayant d’imaginer les conséquences, il a déclaré qu’une guerre entraînerait « une perte de vie contraire à celle que nous avons vécue dans notre vie ». Dunford a insisté sur le fait que les « négociations » auraient lieu seulement pour « quelques mois encore ».

Ignoré par les médias de l’establishment, qui ont rapporté en toute hâte de telles affirmations, il y a pourtant la question évidente de savoir pourquoi la Corée du Nord – un état économiquement arriéré avec un produit intérieur brut de seulement 25 milliards de dollars – risquerait d’être anéantie dans une guerre par la plus grande puissance militaire de la planète.

Le régime nord-coréen à Pyongyang dirigé par Kim Jong-un est sans aucun doute une dictature brutale et réactionnaire, mais il n’est pas irrationnel. Ses hauts responsables ont déclaré à maintes reprises que leur refus de mettre fin aux programmes d’armement est une réponse à ce qui est arrivé en Irak et en Libye après que les gouvernements de ces pays se sont soumis aux diktats américains.

L’Irak a été envahi en 2003 et ses principaux dirigeants, et des centaines de milliers de citoyens ont été massacrés. La Libye a été plongée dans une guerre civile instiguée par l’impérialisme en 2011, qui a servi à justifier un bombardement massif dirigé par les États-Unis qui a tué des milliers de civils. Son chef, Muammar Kadhafi, a été assassiné par une bande de lyncheurs islamistes.

Le peuple coréen connaît très bien le carnage que l’impérialisme américain peut et va infliger dans la poursuite de ses objectifs géostratégiques. Le jour où Milley a fait ses déclarations, le 27 juillet, était le 64 anniversaire de la fin de la guerre de Corée (1950-1953). L’estimation la plus prudente est que trois millions de personnes y furent tuées ou blessées, dont deux millions dans ce qui est maintenant la Corée du Nord.

Le bombardement aérien américain du Nord fut meurtrier. L’armée de l’Air des États-Unis a noté dans une évaluation : « Dix-huit des vingt-deux grandes villes de Corée du Nord avaient été au moins à moitié effacées ». Le général américain Curtis LeMay rappela plus tard : « Nous avons incinéré à peu près toutes les villes de Corée du Nord et de Corée du Sud. Nous avons éliminé plus d’un million de Coréens civils et en avons chassé plusieurs millions de plus de leurs foyers. » À la fin du conflit, les pilotes auraient largué leurs bombes en mer, car il ne leur restait plus de bâtiments à raser.

L’impérialisme américain n’a jamais accepté le résultat de la guerre de Corée, qui a laissé la Corée du Nord intacte comme tampon entre les forces militaires américaines en Corée du Sud et la Chine et la Russie qui bordent la péninsule. Après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, qui était le principal partenaire économique de la Corée du Nord, les gouvernements américains successifs ont poursuivi la politique à peine dissimulée de changement de régime à Pyongyang. L’objectif est d’intégrer le Nord dans la Corée du Sud et de modifier fondamentalement l’équilibre stratégique des forces en Asie du Nord-Est.

La rhétorique et les menaces de guerre contre le programme nucléaire de Corée du Nord se déroulent dans le contexte d’antagonismes croissants entre les États-Unis et la Chine. La Chine est considérée à Washington comme un rival inacceptable de la domination américaine en raison de son ascension au rang de deuxième économie mondiale et de son influence stratégique croissante.

La plus grande peur dans les milieux dominants américains est que la logique de l’intégration économique mondiale aboutisse à un partenariat géopolitique qui se consoliderait à travers la vaste masse continentale eurasienne, impliquant le bloc européen dominé par l’Allemagne, la Russie et la Chine, et finalement attirant le Japon et d’autres alliés clés des américains en Asie. La stratégie impérialiste des États-Unis, dans toutes les parties du monde, est motivée par la volonté de perturber ce processus et de l’empêcher de devenir une réalité.

La menace de guerre avec la Corée du Nord est une perturbation d’une ampleur immense. La Chine et la Russie ont rejeté les tentatives menées par les États-Unis de soumettre la Corée du Nord à l’isolement économique complet et se sont opposés à toute action militaire sur la péninsule. Il y a des informations indiquant des déploiements militaires majeurs chinois sur sa frontière coréenne. Des rencontres entre des avions chinois ou russes avec des aéronefs américains ou japonais se produisent quotidiennement. Les alliés des Américains en Europe et en Asie, même s’ils cherchent des relations commerciales plus étroites avec la Chine, sont soumis à des pressions pour s’aligner sur Washington.

La situation est rendue encore plus volatile et dangereuse par la nature assiégée de la présidence de Trump. Le gouvernement s’engouffre dans les combats internes et la tourmente ayant trait aux enquêtes en cours selon les affirmations des agences de renseignement que Trump a remporté l’élection grâce à « l’ingérence » russe. Il n’est pas à exclure que le gouvernement Trump réagisse à sa propre crise en tentant de détourner les tensions vers l’extérieur en lançant une guerre majeure.

L’armée américaine pense que cela est tout à fait possible. D’où ce qui est présenté comme sa réaction à un tweet de Trump hier matin, qui se lisait comme suit : « Après avoir consulté mes généraux et les experts militaires, soyez informé que le gouvernement des États-Unis n’acceptera ni ne permettra ».

Pendant neuf minutes, avant que Trump n’ait envoyé la deuxième partie du message déclarant l’interdiction du service militaire aux personnes transgenres, le Pentagone aurait cru que le président allait annoncer le début des hostilités via Twitter. Si cela est vrai, il n’est pas difficile d’imaginer les appels téléphoniques passés aux commandants militaires américains en Corée du Sud, au Japon et dans le monde entier. On peut supposer que les armées nord-coréennes, chinoises et russes étaient également sur la corde raide.

Depuis presque une décennie, l’armée américaine a activement planifié et préparé une guerre avec la Chine, qui pourrait être déclenchée par une attaque contre la Corée du Nord et une escalade rapide. Interrogé hier en Australie pour savoir s’il lancerait des armes nucléaires contre la Chine si Trump l’ordonnait, l’amiral Scott Swift, le commandant de la septième flotte des États-Unis, a répondu franchement : « La réponse serait oui. »

(Article paru en anglais le 28 juillet 2017)

Cryptocurrencies market, la bourse du futur en gestation!

La banque d’investissement Goldman Sachs a émis un brevet pour son système de règlement en cryptocurrence « SETLcoin » est proposé.

L’Office américain des brevets et des marques (USPTO) a publié le brevet de Goldman le 11 juillet, intitulé «Monnaie cryptographique pour le règlement des titres». La banque a fait les manchettes lorsque l’existence de la demande de brevet a été révélée à la fin de 2015.

Le concept prévoit un système de règlement des opérations sur titres en utilisant une cryptocurrence intégrée. Lorsqu’il a été déposé en décembre de cette année, la demande a notamment décrit les méthodes d’échange de SETLcoins pour les stocks numérisés pour des entreprises comme Google et Microsoft, ainsi que des cryptocurrences, en nommant bitcoin et litecoin en particulier.

Voici comment Goldman décrit le système:

« [A] Le portefeuille SETLcoin peut loger une seule garantie ou des dénominations multiples de la même sécurité (par exemple, 1 IBM-S SETLcoin évalué sur 100 actions IBM). Les portefeuilles SETLcoin peuvent également héberger plusieurs titres (par exemple, 1 IBM-S SETLcoin et 2 GOOG-S SETLcoins). Par exemple, un seul SETLcoin IBM-S peut être échangeable pour un ou plusieurs SETLcoins « GOOG » (c.-à-d. Google), pour 13 000 USD SETLcoins, 100 litecoins et / ou pour 5 bitcoins « .

La demande de brevet de Goldman a d’abord été déposée en octobre 2014. Paul Walker, co-directeur de la division de la technologie de la banque, et Phil Venables, responsable principal des risques d’information pour Goldman, sont répertoriés comme inventeurs.

Berlin ne veut pas accepter les nouvelles sanctions US contre la Russie

Le mot de Menier Mustapha : Ce que je souhaitait (secrètement!) voir ce produire il y a quelque mois, commence doucement mais surement à *poindre le bout de son nez… cet événement n’étant bien entendu qu’un pas de plus dans la direction que prend le Nouvel Ordre Mondial.

*poindre

Sens Littéraire : Apparaître au loin, à l’horizon, percer, émerger, pointer, se manifester.

Exemple : Le soleil va bientôt poindre à l’horizon. La nuit est en train de s’achever et une nouvelle journée s’annonce prometteuse et lumineuse.

Le bout de son nez, quant à lui et une référence à peine masquer a pinoccio, en effet, en géopolitique, le mensonge et un outil très prisé…

Berlin ne veut pas accepter les nouvelles sanctions US contre la Russie

«Nous n’acceptons en aucun cas une application extraterritoriale des sanctions américaines contre des entreprises européennes», a déclaré le ministère allemand des Affaires étrangères, commentant le projet de loi US portant sur de nouvelles sanctions antirusses.

L’Allemagne a vivement critiqué l’adoption par le Sénat américain du projet de loi portant sur de nouvelles sanctions antirusses car cette mesure impacterait aussi la partie allemande.

Ainsi, le chef de la diplomatie fédérale Sigmar Gabriel estime que le document américain est inacceptable car il porte atteinte aux intérêts des sociétés étrangères.

«Le fait est que nous n’acceptons en aucun cas une application extraterritoriale des sanctions américaines contre des entreprises européennes», a-t-il dit dans une interview au journal allemand Spiegel.

Le ministre allemand a en outre ajouté que les mesures restrictives de Washington avaient pour but de soutenir l’industrie énergétique des Etats-Unis.

«La politique de sanctions n’est pas un outil approprié ni adéquat pour promouvoir des intérêts nationaux dans les domaines de l’exportation et de l’industrie énergétique. Désormais, c’est au Président Trump de décider comment cela va se passer», a-t-il poursuivi.

D’après ce projet de loi, le dirigeant américain est en mesure d’imposer des sanctions aux personnes physiques et morales qui ont l’intention d’investir plus de cinq millions de dollars par an dans la construction de pipelines d’exportation russes, un million de dollars en une fois ou fournir aux projets des services, des technologies ou un soutien informatique.

Le Sénat américain a approuvé jeudi le projet de loi portant sur de nouvelles sanctions contre la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. Le document a été soutenu par 98 voix contre deux. Le texte sera ensuite envoyé au Président Donald Trump, qui pourrait toutefois y opposer son véto.

En réponse à l’adoption par le Congrès américain de nouvelles sanctions antirusses, Moscou va interdire à l’ambassade américaine l’accès à ses deux sites situés à Moscou. En outre, Moscou a demandé à Washington de réduire, à partir du 1er septembre, à 455 le personnel de son ambassade et de ses consulats en Russie. Le ministère a également prévenu que Moscou répliquerait en cas de nouvelles expulsions de diplomates russes par les Etats-Unis. La riposte du ministère des Affaires étrangères aux sanctions a obtenu le feu vert du Président russe, a confirmé le porte-parole du Kremlin.

Sanctions contre la Russie : L’UE met Washington en garde

Derek Perrotte
JUNK

Bruxelles dénonce un projet de loi qui menace ses projets dans l’énergie. La Commission fait planer des représailles rapides faute d’inflexion américaine.

C’est un affront diplomatique et une menace économique. La Commission européenne a accueilli avec défiance et inquiétude le vote, mardi soir, de nouvelles sanctions contre la Russie par le congrès américain . « Nous sommes prêts à agir de façon appropriée en quelques jours si nos inquiétudes ne sont pas suffisamment prises en compte », a prévenu son président Jean-Claude Juncker.

Des effets unilatéraux qui auraient des conséquences sur les intérêts de la sécurité énergétique de l’UE.

De Paris à Berlin, en passant par Bruxelles, on n’apprécie d’abord guère de voir le Congrès passer outre les accords de Minsk, qui voyaient les pays du G7 coordonner leurs sanctions contre la Russie depuis l’annexion de la Crimée en 2014. La Commission souligne « les conséquences politiques négatives possibles » d’une telle initiative individuelle. Mais ce sont bien les conséquences économiques du projet de loi qui préoccupent avant tout l’Union européenne. Il pourrait « avoir des effets unilatéraux qui auraient des conséquences sur les intérêts de la sécurité énergétique de l’UE », pointe Jean-Claude Juncker.

Les entreprises européennes de l’énergie concernées

De fait, le texte adopté à la quasi unanimité par le Congrès prévoit de sanctionner (en limitant par exemple leur accès aux banques et aux marchés publics aux Etats-Unis) toute entreprise, y compris européenne, contribuant au développement et à la maintenance de pipelines exportant de l’énergie venant de Russie. « Selon sa mise en oeuvre, cela pourrait affecter les infrastructures transportant des ressources énergétiques en Europe », s’alarment les experts européens.

A commencer par le vaste projet de gazoduc Nord Stream 2 , devant relier la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique, où sont engagés des géants européens, comme le français Engie, l’allemand BASF et l’anglo-néerlandais Shell. Jusqu’ici, Washington et Bruxelles s’étaient entendus pour que des sanctions contre la Russie n’affectent pas l’approvisionnement en gaz de l’Europe. « L’énergie n’est pas le seul secteur menacé. Il y a aussi des enjeux pour le transport maritime, le secteur minier ou la finance », précise un diplomate européen.

Quelques concessions

Bruxelles décortique le texte américain pour jauger de l’impact des quelques concessions introduites par les législateurs américains, qui ont, par exemple, épargné les pipelines ne faisant que transiter par la Russie. « Certaines de nos inquiétudes ont été pris en compte », note la Commission, toutefois vent debout contre les possibilités de sanctionner des groupes européens.

Différentes ripostes à l’étude

Différentes ripostes sont à l’étude. Bruxelles continue de miser d’abord sur la voie diplomatique, dans l’espoir d’une modification du projet de loi, qui doit encore être adoptée par le Sénat. En cas d’échec, une note interne à la Commission, dévoilée lundi, évoque deux pistes.

La première, classique, est de « préparer des mesures de rétorsions compatibles avec les règles de l’OMC ». Mais cela prend du temps et ne devrait pas faire trembler les Etats-Unis. La seconde est de s’appuyer sur le « Blocking statute » adopté en 1996 par le Conseil, qui vise à protéger l’UE des effets extra-territoriaux de lois adoptés par des pays tiers. Mais l’affaire serait bien compliquée et incertaine juridiquement.

Remuscler les défenses européennes

Le Quai d’Orsay voit en tout cas dans cette affaire matière à remuscler les défenses européennes. « La portée extraterritoriale de ce texte apparaît illicite au regard du droit international (…) Pour nous prémunir (…), il faudra travailler à l’adaptation de nos dispositifs nationaux et à l’actualisation des dispositifs européens », y indique un porte-parole.

Le Kremlin s’est refusé à commenter « pour l’instant » le fond du projet de loi américain, préférant « attendre qu’il devienne une loi ». Un porte-parole a néanmoins jugé le vote du Congrès « accablant du point de vue du droit international et des relations commerciales internationales » et des responsables politiques, dont le vice-ministre aux Affaires étrangères, ont appelé à une réponse forte contre les Etats-Unis.

Derek Perrotte, bureau de Bruxelles
@DerekPerrotte

Pourquoi la Turquie achète subitement autant d’or ?

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Durant ces dernières semaines ou ces derniers mois, des éléments ont montré qu’il est clair que l’Allemagne vend une partie de son or chaque mois. Ce phénomène est intéressant car il est curieux qu’un pays rapatrie son or pour le vendre ensuite.

Il aurait été en effet plus simple de le vendre directement de l’étranger et de rapatrier le produit de la vente. Mais bon, il faut dire que les ventes de l’Allemagne sont marginales vu qu’elles se sont élevées à 120 000 onces d’or durant les trois derniers mois. Voir les réserves allemandes baisser de 108,6 millions d’onces à 108,48 millions d’onces ce n’est clairement pas la fin du monde. On ne peut pas non plus encore parler d’un début de tendance.

En revanche, le comportement de la Turquie a bien plus attiré notre attention (en dehors bien entendu des achats de l’« Alliance russe », à savoir la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan ; note : la Russie a acheté 9,33 t d’or en juin). Non seulement les Turcs achètent de l’or à un rythme substantiellement plus agressif que les Russes, vu qu’ils ont ajouté 950 000 onces d’or à leurs réserves rien que durant les trois derniers mois, ces achats sont encore plus significatifs lorsqu’on observe la vue d’ensemble :

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Réserves d’or de la Turquie

En seulement trois mois, la Turquie a augmenté ses réserves d’or de plus de 7 %, des achats conséquents pour un pays relativement petit. Il est encore plus intéressant de noter que la Turquie a en fait beaucoup vendu son or en 2016 (plus de 3 millions d’onces entre juin et décembre) pour ensuite reprendre une politique d’achat assez agressive.

Difficile de trouver une explication, il serait surprenant que la Banque centrale de Turquie tente d’anticiper les fluctuations du marché. (…)

L’or semble aujourd’hui bien parti pour s’attaquer au niveau des 1290-1300 dollars l’once, ce qui peut être surprenant vu que les mois d’été sont traditionnellement faibles pour le métal précieux (note : ce n’est pas tout à fait vrai, la période haussière saisonnière de l’or vient justement de commencer).

Article de SecularInvestor.com, publié le 22 juillet 2017

Selon Moscou, les nouvelles sanctions américaines « menacent de détruire la normalisation »

Le projet de gazoduc Nord Stream 2 doit accélérer l'acheminement de gaz russe vers l'Allemagne à partir de 2019.
Le projet de gazoduc Nord Stream 2 doit accélérer l’acheminement de gaz russe vers l’Allemagne à partir de 2019. [Christian Charisius – Reuters]
L’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie par la chambre basse du Congrès des Etats-Unis menacent de « détruire les perspectives de normalisation » des relations avec Moscou, a dénoncé mercredi un haut diplomate russe.

« Ce qui se passe ne rentre pas dans le cadre du bon sens. Les auteurs et soutiens de ce projet de loi font un pas très sérieux en direction d’une destruction des perspectives de normalisation des relations avec la Russie », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

La chambre basse du Congrès des Etats-Unis a adopté mardi à une quasi-unanimité de nouvelles sanctions contre la Russie, un projet qui provoque la colère à Moscou mais aussi en Europe, car il permettrait de sanctionner des entreprises européennes.

La proposition de loi, qui doit encore être adoptée par le Sénat, vise à infliger des représailles à la Russie après une campagne présumée de désinformation et de piratage attribuée à Moscou durant l’élection présidentielle américaine de l’an dernier.

L’annexion de la Crimée et des ingérences en Ukraine sont les autres motifs de punition avancés.

http://www.rts.ch/

>> Lire aussi: Le projet de nouvelles sanctions américaines contre la Russie préoccupe en Europe

Le siège du FMI pourrait déménager de Washington à Pékin d’ici dix ans

Source rts.ch via syti.net
La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, photgraphiée en décembre 2016.
La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, photgraphiée en décembre 2016. [Cliff Owen/AP – Keystone]
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde n’exclut pas de voir déménager, d’ici dix ans, le siège de l’organisation de Washington, aux Etats-Unis, à Pékin, en Chine.

Si le poids de la Chine dans l’économie mondiale et celui d’autres pays émergents continuent d’augmenter et que le système de vote du FMI évolue pour en tenir compte, l’organisation pourrait être basée ailleurs que dans la capitale américaine.

Une telle hypothèse est une « possibilité » car le FMI devra augmenter la représentativité des grands marchés émergents à mesure qu’ils ont plus d’influence sur l’économie mondiale, a dit lundi Christine Lagarde, lors d’une conférence du Centre pour le développement mondial à Washington.

Le PIB chinois bientôt devant?

Les statuts du FMI prévoient que le siège de l’organisation soit situé chez son Etat membre le plus puissant économiquement, soit les Etats-Unis depuis sa création en 1945.

Or les économistes pensent que la Chine, si elle maintient des taux de croissance de plus de 6%, dépassera les Etats-Unis en terme de Produit intérieur brut (PIB) au cours de la prochaine décennie pour devenir la première économie mondiale en valeur nominale.

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