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US Navy : le commandant de la 7e flotte écarté

Le commandant de la 7e flotte américaine va être relevé de ses fonctions.

Les navires de guerre de la marine US sont au coeur de plusieurs collisions récentes. La dernière avec un pétrolier libérien au large de Singapour lundi. Dix marins sont d’ailleurs toujours portés disparus. Et le 17 juin, sept marins ont péri dans un accident entre le destroyer USS Fitzgerald et un porte-conteneurs philippin au large du Japon.

Depuis le début de l’année, la marine américaine est impliquée dans quatre collisions de ce genre.

Le management de la terreur…

Un nouvel attentat « djihadiste » vient d’avoir lieu sur les Ramblas à Barcelone, dans la zone la plus fréquentée de la ville catalane en Espagne. Le massacre est identique à celui de Nice et à celui du 9 août à Levallois Perret, contre des militaires…

Dans mon livre « Le djihad et le management de la terreur » paru aux éditions Vérone en 2017, 445 pages, je renvoyais mon lecteur, notamment aux publications de l’ancien patron du Pôle anti terroriste français, Le juge Marc Trévidic qui avait démissionné avec fracas de son poste, après avoir refusé de tenir le discours convenu « officiel » concernant le terrorisme, sur les plateaux de télévisions où il était invité…

Pour information, il est déterminant de lire Marc Trévidic, « Au cœur de l’antiterrorisme », éditions JC Lattès, 2011 ; « Terroristes : les 7 piliers de la déraison », JC Lattès, 2013 ; « Qui a peur du petit méchant juge ? », JC Lattès, 2014.

Une fois de plus, comme nous en sommes désormais accoutumés, il était tout à fait essentiel que le terroriste laisse bien en vue son passeport dans le véhicule ayant servi au massacre. Car il faut à tout prix que l’on puisse identifier la menace ! Qui nous menace et qui vient nous tuer en Europe ? Réponse sans ambiguïté, grâce au passeport : Les djihadistes !

Le but est atteint et nous savons, grâce notamment au juge Trévidic, que ces actions sont organisées avec la bénédiction de la CIA qui avait inauguré en Europe l’utilisation des djihadistes en faisant venir au Kosovo ses armées de Moudjahidin Afghans qui ont perpétré les horreurs que nous savons en Ex –Yougoslavie, (Cf., le Juge Trévidic dans « Terroristes : les 7 piliers de la déraison »)…

Chacun se rappellera des actions terroristes du GLADIO, créé lui aussi par la CIA et agissant exclusivement en Europe, en utilisant des gens d’extrême droite qui se faisaient passer pour des terroristes d’extrême gauche, dans le but de jeter le discrédit sur les partis de gauche et surtout sur les partis communistes européens trop influents aux goût des étasuniens désireux de conserver leur hégémonie sur l’Europe en faisant d’elle leur marché principal et obsédés par l’anti communisme… Chacun aura en souvenir l’attentat de la gare de Bologne qui restera l’action la plus emblématique du GLADIO en Europe et qui avait été commanditée par la CIA…

Tout se passe comme d’habitude y compris avec le détail du passeport de rigueur : si la police ne pouvait pas dire rapidement et avec certitude, l’identité du terroriste, l’attentat resterait un coup d’épée dans l’eau. Il est absolument déterminant que ce détail soit soigneusement souligné ; il était déterminant de retrouver sur les ruines fumantes du WTC le passeport d’un terroriste, intact, ayant traversé le feu intense de l’avion destructeur fondant l’acier à quasi 3000 degrés ; il était déterminant de trouver les papiers d’identité des frères Kouachi, dans la voiture après le meurtre de Charlie Hebdo et la suite ; il était déterminant de trouver le SMS sur un téléphone intact jeté par les terroristes dans la poubelle publique à côté du Bataclan et retrouvé illico par la police avant le passage des éboueurs ; il est déterminant aujourd’hui que les Européens sachent qui les menacent et donc ce qu’ils doivent faire pour être protégés : renforcer la coercition, exaspérer la surveillance, laisser tomber leurs libertés, accentuer la militarisation, augmenter les budgets attribués à la seule armée capable de les protéger du djihadisme : l’OTAN !

Bref, les USA veulent dominer assurément les européens et exploiter confortablement ce grand marché. Or, toutes les mesures prises contre les Russes, ne servent qu’à cet objectif : privatiser le marché européen pour les seuls intérêts de l’envahisseur, aidé de son armée l’OTAN, en écartant la « menace russe » qui ose venir manger sur les plates-bandes des yankees ! L’objectif, à terme, c’est de déclencher une guerre contre la Russie et de pouvoir enfin nous refaire le coup du plan Marshal, alias TAFTA, TTIP, prévu depuis longtemps et préparé en grand secret à Bruxelles avec les collabos de service…

Mais les Etats formant l’Union Européenne se montrent récalcitrants, voyant que la stratégie sans complexe des USA ne sert que leurs intérêts en flouant abusivement ceux des européens. C’est là que le recours au terrorisme est absolument nécessaire dans les plans de cette stratégie étasunienne. On peut dire ouvertement que la CIA a réactivé son GLADIO en Europe, via les islamistes cette fois, pour dresser les récalcitrants et les obliger à contribuer à la militarisation excessive de l’UE, via l’OTAN, et ainsi donner tout le pouvoir à cette force armée du IVème Reich pour en arriver enfin au TAFTA,TTIP tant attendu…

Il est surprenant de constater qu’une masse considérable de gens, fasse preuve d’une telle naïveté, face aux attentats ! Comment la majorité de nos concitoyens ne voit-elle pas que le coup du « passeport providentiel », répétitif, finit par être carrément suspect ?

Le député Thomas Zlowodzki, LR, a tweeté en disant que « les Français victimes du terrorisme à Barcelone devaient assumer, puisqu’ils n’ont pas voté François Fillon qui, lui, aurait éradiqué le terrorisme islamiste ». Il faut donc comprendre que si les Français s’étaient pliés à la politique ultra libérale et pro TAFTA TTIP de l’Europe, la CIA n’aurait pas été obligée de fomenter de nouveaux attentats pour remettre de force, dans le giron du fascisme ultra libéral, des peuples trop émancipés et peu respectueux de la dictature néo libérale et néo conservatrice dominant le monde. Partout, dans les journaux, on dénonce l’infâme chantage des « islamistes » sans jamais reconnaître que l’infâme chantage vient des Etats-Unis qui ont créé Al-Qaïda puis Daech! Ceux qui ne savent pas encore cela doivent se renseigner sans tarder ! On décrit dans les medias, l’attentat de Barcelone à la camionnette bélier, survenu sur les célèbres Ramblas de Barcelone et les 20 morts (13 continuent à dire les medias français) et une centaine de blessés à ce jour. Daech, « Etat Islamique » revendique l’attaque ! Tout y est et rien n’est vrai ! Tout est ainsi en apparence et rien n’est ainsi en réalité !

Comment expliquer cette naïveté et passivité des peuples européens face à la manipulation évidente qui est faite sans arrêt concernant le terrorisme en Europe ? Combien de personnes, en France, ont-elles pris la peine de lire les publications du juge Trévidic, l’une des personnes certainement les plus compétentes et les mieux informées concernant le sujet du terrorisme? Comment les Européens ne comprennent-ils pas encore que les vrais et seuls terroristes qui nous menacent sont les Etats-Unis d’Amérique ? Comment n’ont-ils pas encore tiré les leçons de l’ex Yougoslavie, dont la déflagration a été orchestrée par l’OTAN, ainsi que de l’Irak, de la Libye et de la Syrie ? Combien de centaines de milliers de morts innocents faudra-t-il encore aux Européens pour qu’ils comprennent qu’on les prend pour des idiots? Face à un « terrorisme chirurgical » ne portant plus ses fruits, ne terrorisant plus personne, tellement il en est devenu banal et prévisible, il n’y aura que la guerre nucléaire qui pourra constituer le niveau suivant d’un terrorisme de masses dont l’efficacité accordera d’office aux prédateurs dominants, la liberté de conduire ce qui restera des peuples en esclavage! Le collapsus à venir ne garantit absolument pas qu’il y ait encore quelqu’un pour faire valoir un TAFTA TTIP, pour conduire des peuples à l’esclavage, après ce sommet atteint par la bêtise humaine et c’est peut-être mieux ainsi pour notre Mère à tous la Terre!

Jean-Yves Jézéquel Le jeudi 17 août 2017

Image Opération Gladio

A propos :

Jean-Yves Jézéquel, philosophe et psychanalyste, diplômé du troisième cycle en sciences humaines, est l’auteur d’une vingtaine d’essais en philosophie, spiritualité, religion, psychologie. Il publie également depuis 2014, une série d’analyses sur les grandes questions actuelles de société.

Source Mondialisation.ca

Ruée vers les monnaies virtuelles en Russie

MOSCOU (AFP) 16.08.2017 - 08:07
Dmitri Marinitchev, entrepreneur et médiateur auprès du gouvernement russe pour les questions liées à internet, dans ses entrepôts à Moscou, le 26 juillet 2017 – AFP/Archives

« La forme de monnaie que nous avons l’habitude d’utiliser est sur le point de disparaître », prophétise Dmitri Marinitchev au milieu du boucan assourdissant de centaines d’ordinateurs lancés dans d’intenses calculs mathématiques complexes.

C’est dans la banlieue de Moscou que cet entrepreneur de 42 ans, également médiateur auprès du gouvernement russe pour les questions liées à internet, a installé une entreprise à la tâche peu commune: celle d’amasser pour le compte de ses clients des monnaies virtuelles.

Dans plus de 9.000 mètres carrés de hangars et d’entrepôts pour le moment encore en partie vides, les appareils assemblés par la société sont empilés sur des étagères au milieu d’un enchevêtrement de câbles et de ventilateurs, censés compenser la chaleur étouffante dégagée par leurs calculs permanents.

Ces opérations permettent, via une technologie connue sous le nom de « blockchain », de créer — telle une planche à billets virtuelle — les crypto-monnaies comme le bitcoin, utilisées pour certains paiements en ligne ou échangées sur les marchés virtuels contre roubles, dollars ou euros.

Si leurs détracteurs mettent en avant les risques liés aux fluctuations rapides de leur valeur ou à l’absence de régulation, ces monnaies attisent de plus en plus les convoitises. Longtemps méfiantes, les autorités, y compris en Russie, s’y intéressent pour embrasser la tendance mais aussi renforcer les contrôles.

Surtout, ces monnaies — bitcoin, ether, litecoin… — intéressent de plus en plus de particuliers, attirés par l’espoir de gains financiers rapides.

Surnommée « minage », leur fabrication sur réseaux est accessible à « n’importe qui un tant soit peu familier avec l’informatique », assure Dmitri Marinitchev, dont la firme est l’une des pionnières du marché en Russie. « Ce n’est pas plus compliqué que d’acheter un téléphone et de se connecter au réseau mobile ».

– Pénurie de matériel –

Une étrange pénurie touche ainsi depuis plusieurs mois les étals des magasins russes d’informatique: les cartes graphiques et les processeurs sont en rupture de stock. Ces composants, qui permettent de doper la puissance des ordinateurs, servent en effet au « minage » de monnaies virtuelles.

« L’explosion de la valeur des monnaies virtuelles a rendu le +minage+ rentable et viable en tant qu’activité professionnelle », explique Sergueï, un informaticien de 29 ans qui fait tourner une demi-douzaine de cartes graphiques branchées sur le réseau électrique de l’entreprise pour laquelle il travaille.

Sergueï s’est lancé dans le « minage » en mars, au moment où la valeur du bitcoin et de son principal rival, l’ether, créé par le programmeur russo-canadien Vitalik Bouterine, atteignaient des niveaux records sur les plateformes d’échange.

Depuis le début de l’année 2017, le bitcoin a plus que quadruplé sa valeur pour atteindre plus de 4.000 dollars début août, tandis que celle de l’ether a été presque multipliée par 50 pendant la même période, atteignant un pic à 374 dollars en juin.

Toutefois, si l’assemblage d’un appareil de « minage » est relativement aisée, sa consommation en électricité reste très élevée, pouvant rapidement atteindre l’équivalent de celle de plusieurs ménages.

« Tous mes amis qui s’intéressaient au bitcoin ou à l’ether se sont mis construire des appareils et à les brancher sur leur réseau d’entreprise, et j’ai fait de même. D’autres ont détourné les câbles électriques municipaux », raconte Sergueï.

La Russie jouit d’une situation unique, qui devrait favoriser l’expansion des entreprises comme celles de M. Marinitchev: le coût de l’énergie y est bas et le climat froid permet d’économiser sur le nécessaire refroidissement du matériel.

– ‘Monnaie virtuelle nationale’ –

Longtemps méfiantes, les autorités semblent avoir pris conscience de cette force: une loi qui doit être examinée à l’automne par les députés prévoit de légaliser la possession et la création de monnaies virtuelles sur le territoire.

Jusqu’à présent, la base légale pour les monnaies virtuelles, dont l’image est encore souvent associée à l’achat de drogues et d’armes sur internet, était tout simplement inexistante dans le pays.

« Il y a désormais une compréhension au sein des plus hautes instances du pays du fait que les monnaies virtuelles ne sont pas le mal absolu mais un possible bienfait, notamment pour l’économie », explique Dmitri Marinitchev.

Le président Vladimir Poutine s’est ainsi entretenu début juin lors du forum économique de Saint-Pétersbourg avec Vitalik Bouterine, le créateur de l’ether, âgé de 23 ans.

Et en 2016, plusieurs grandes banques ont accepté de tester la plateforme pour certaines de leurs transactions. De son côté, la banque centrale n’a pas exclu le développement d’une « monnaie virtuelle nationale ».

Pour autant, le marché mondial, estimé en août à plus de 114 milliards de dollars toutes monnaies confondues, est encore peu mature et reste extrêmement volatile, soumis aux soubresauts et à la spéculation.

Entre mi-juin et mi-juillet, le bitcoin a ainsi perdu près d’un tiers de sa valeur avant de la regagner en moins d’une semaine. Il continue, depuis, à battre de nouveaux records.

« La ruée vers les monnaies virtuelles n’est pas une mode ou un phénomène éphémère. La virtualisation de nos vies est un processus en marche et parti pour durer », assure Dmitri Marinitchev.

Signe des temps, plusieurs cafés et restaurants de Moscou ont décidé cet été de commencer à accepter les paiements en monnaie virtuelle.

Pékin se dit prêt à riposter aux restrictions commerciales de Washington

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Pékin ne restera pas les bras croisés et ripostera à l’éventuel durcissement des règles dans le domaine des relations commerciales bilatérales avec les États-Unis, apprend-on du communiqué du ministère chinois de la Commerce.

Le torchon brûle entre Pékin et Washington depuis que le Président Donald Trump a fait part de son intention d’ouvrir une enquête contre Pékin pour violation des droits de propriété intellectuelle et de transferts de technologies, ce qui à son tour pourrait nuire aux relations commerciales entre les deux pays.

«Pékin espère que les représentants commerciaux américains respecteront les faits objectifs et réagiront avec prudence», a indiqué le ministère chinois du Commerce.

Si le respect mutuel n’est pas au rendez-vous, Pékin se réserve désormais le droit de riposter.

«Si les États-Unis ne tiennent pas compte des faits et ne respectent pas les normes du commerce multilatéral et qu’ils agissent aux dépens des relations commerciales des deux pays, Pékin ne restera pas les bras croisés et prendra les mesures nécessaires afin de garantir ses droits et intérêts légaux», est-il indiqué.

Pékin appelle Trump à éviter l’escalade

xi kim jong un trumpAu cours d’un entretien téléphonique tenu samedi matin, le Président chinois Xi Jingping a appelé Donald Trump à éviter d’employer avec Pyongyang une rhétorique susceptible d’exacerber la situation déjà tendue, a annoncé l’agence Yonhap se référant à la télévision centrale chinoise.

«Il est dans l’intérêt commun de la Chine et des États-Unis de maintenir la paix dans la péninsule coréenne et de mener à bien sa dénucléarisation», a ajouté le Président chinois.

Mustapha Menier écrit : il s’agit bien d’une menace mise en garde, je traduit car vous êtes nombreux à ne rien entendre à la finesse Chinoise.


Selon le très officiel « Global Times » Pékin doit répliquer si Washington lance une frappe préventive sur Pyongyang

« Si la Corée du Nord lance des missiles qui menacent le sol américain et que les États-Unis ripostent, la Chine restera neutre », a lancé le Global Times dans un éditorial. Mais, le journal officiel du Parti ajoute , « si les États-Unis et la Corée du Sud effectuent des frappes et essayent de renverser le régime nord-coréen, la Chine les empêchera de le faire ».


Plus tôt, sur le journal de Mustapha Menier 

Corée Du Nord : L’appel Au Calme

Angela Merkel : “Je crois et j’en suis convaincue que l’escalade verbale ne conduira pas à une solution au conflit. Je ne vois aucune solution militaire à ce conflit. Je vois en revanche les efforts continus du Conseil de sécurité des Nations unies et ses résolutions concernant la Corée du Nord.”

Monsanto connaissait le danger du PCB mais a continué à le vendre

© Patrik Stollarz, AFP | Monsanto a alerté en interne sur les dangers du PCB au moins à partir de 1969.
Texte par Sébastian SEIBT 

Des documents internes analysés par le journal britannique The Guardian prouvent que le géant de l’agrochimie Monsanto connaissait la toxicité du PCB de nombreuses années avant de décider d’arrêter la commercialisation de ce dérivé chimique.

Le PCB (Polychlorobiphényle) n’a pas fini d’entacher la réputation de Monsanto. Le géant de l’agrochimie a continué à vendre ce dérivé chimique pendant plusieurs années après avoir découvert sa forte toxicité pour l’environnement à la fin des années 1960, a affirmé le quotidien britannique The Guardian, jeudi 10 août.

Pour en arriver à cette conclusion, le journal a examiné les « poison papers« , plus de 20 000 mémos internes, correspondances privées et autres documents d’entreprises du secteur chimique, mis en ligne début août par le projet Bioscience Resource et le Center for Media and Democracy.

« Problème écologique mondial »

L’un de ces documents – un plan de dépollution de 1969 établi par Monsanto – évoque la forte toxicité du PCB et souligne les risques judiciaires encourus pour l’entreprise à cause de sa commercialisation. « Monsanto confirme que les PCB [il y en a plus de 100 sortes] sont un problème écologique mondial », peut-on lire dans cette note. Les auteurs expliquent que les « États-Unis, le Canada et une partie de l’Europe, spécifiquement le Royaume-Uni et la Suède, sont particulièrement touchés, mais des preuves de contamination [de l’environnement] ont été décelées dans des zones très reculées du globe ». À l’époque le risque pour la santé humaine n’était pas encore établi et ne le sera que plus tard, à partir du milieu des années 1970.

La mise en garde des auteurs du plan de dépollution n’a pas empêché Monsanto de commercialiser ses produits chargés en polychlorobiphényle jusqu’en 1972. Le groupe a même continué à vendre du PCB pour certaines applications dans l’électronique jusqu’en 1977. Un attachement qui s’explique : ce dérivé chimique a été l’une des poules aux œufs d’or de Monsanto depuis les années 1935. Le groupe a notamment inondé le marché du BTP avec sa gamme Aroclor, contenant ce polluant très toxique. En France, le PCB a longtemps été assimilé au pyralène, le nom commercial d’un produit de Monsanto.

Le plan de dépollution n’est pas la seule trace écrite prouvant que Monsanto avait conscience de l’impact sur l’environnement et la santé de son produit bien avant d’en arrêter la commercialisation. Deux autres documents de 1969 – un mémo interne, et une présentation à un comité interne du groupe– soulignent, par exemple, la « forte toxicité du PCB pour les oiseaux ».

Les auteurs de ces alertes conseillent de « reconnaître qu’il existe de plus en plus de preuves de l’impact sur l’environnement » lorsque les autorités « démontreront au cas par cas la contamination ».

Double discours

Les pays ont commencé à hausser le ton contre le PCB à partir du début des années 1970. La Suède et le Japon ont imposé un moratoire sur l’utilisation de ce produit « en environnement ouvert » à partir de 1972. Les États-Unis l’ont déclaré « hautement toxique » et « posant un risque significatif pour la santé humaine et des animaux ». L’idée d’un risque pour l’homme a été longtemps officiellement combattue par Monsanto.

Pourtant, là encore, le discours est très différent en interne. Dans un document de 1975, un responsable « produit » de Monsanto reconnaît que le PCB « peut avoir des effets permanents sur le corps humain ». Il détaille même : « une courte exposition peut entraîner des irritations aux yeux et des problèmes respiratoires » tandis qu’un « contact prolongé peut sérieusement endommager le foie ». Il conclut que le PCB pourrait même entraîner la mort. Pourtant, en préambule de ce document, ce responsable précise qu’il convient de dire officiellement que « la bonne manipulation du produit ne pose aucun risque environnemental ou sanitaire, ce qui permettra à la société de continuer à utiliser un produit qui compte beaucoup » pour Monsanto.

Ces révélations sur le double discours de Monsanto pendant des années au sujet du PCB interviennent à un mauvais moment pour le groupe. Aux États-Unis, il est poursuivi en justice pourfinancer les opérations de dépollution de certaines zones où des traces de polychlorobiphényle sont encore présentes (ce produit peut continuer à polluer pendant des décennies). Une procédure qui pourrait coûter des milliards de dollars à Monsanto… ou à Bayer, le géant allemand qui attend le feu vert de l’Europe pour boucler le rachat de son concurrent américain.

« Ces documents, s’ils sont authentiques, confirment que Monsanto connaissait les dangers de son produit et a préféré le cacher pour pouvoir continuer à en profiter financièrement », a commenté le bureau du procureur général de l’État de Washington, à l’origine de la procédure judiciaire. Contacté par The Guardian, Scott Partridge, le vice-président de la stratégie de Monsanto, n’a pas contesté l’authenticité des documents mais a soutenu que le groupe « n’a jamais illégalement commercialisé » du PCB. Tant que ce n’est pas illégal, tout va bien alors…


>> À lire aussi sur France 24 : Agent orange au Vietnam : la justice sud-coréenne condamne Monsanto

Nouvelles sanctions contre le Venezuela, toujours sourd aux pressions

Le président du Parlement et leader de l’opposition, Julio Borges, le 7 août 2017 / © AFP / FEDERICO PARRA

Les Etats-Unis ont infligé mercredi des sanctions financières au Venezuela, accroîssant la pression alors que le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro poursuit sa reprise en main des institutions, menaçant le Parlement contrôlé par l’opposition.

Huit responsables, dont un frère du défunt Hugo Chavez (président de 1999 à 2013), impliqués dans la récente mise en place de l’Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale, sont visés par ces mesures.

« Ce régime est inacceptable et les Etats-Unis se tiendront au côté de l’opposition (qui se bat) contre la tyrannie jusqu’à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique », a assuré dans un communiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

« Tous les biens de ces individus sont gelés aux Etats-Unis et les citoyens américains ont pour interdiction de commercer avec eux », a précisé le Trésor.

Le 31 juillet, Washington avait déjà imposé des sanctions juridiques et financières sans précédent contre le président Maduro, alors qualifié de « dictateur ».

Dans la matinée, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l’opposition, a siégé dans un climat de défiance vis-à-vis de l’Assemblée constituante, installée au sein même du bâtiment législatif.

« Nous sommes à l’Assemblée, en train d’occuper et de défendre la position législative que nous ont octroyée 14 millions de Vénézuéliens », a tweeté le député d’opposition Miguel Pizarro.

La Constituante a approuvé mardi une « commission de la vérité » chargée de se pencher sur les cas de violences politiques depuis 1999 et appelée par M. Maduro à lever l’immunité des députés du camp adverse pour pouvoir les envoyer en prison.

– ‘Chasse aux sorcières’ –

L’opposition, qui voit dans cette assemblée une tactique du président pour prolonger son mandat au-delà de 2019, redoute une « chasse aux sorcières ».

La Cour suprême a déjà condamné à quinze mois de prison le maire d’un district de Caracas considéré comme un bastion de l’opposition, pour ne pas avoir empêché des manifestations. Et la Constituante a destitué la procureure générale Luisa Ortega, très critique envers le chef de l’Etat.

Le Parlement lui-même pourrait être dissous, l’assemblée chargée de réécrire la Constitution de 1999 ayant également ce pouvoir.

Les adversaires du chef de l’Etat, qui exigent son départ, ont reçu le soutien mardi de l’ONU, qui a dénoncé « un usage excessif de la force » lors des manifestations, qui ont fait 125 morts en quatre mois.

Le même jour, 12 pays d’Amérique latine et le Canada ont condamné une « rupture de l’ordre démocratique ». « Les pays les plus importants de la région, de manière claire, confirment le fait qu’au Venezuela il n’y a pas de démocratie », a souligné devant l’hémicycle le président du Parlement, Julio Borges, en faisant voter une motion de soutien à cette condamnation.

Ces dernières semaines, les Etats-Unis, le Vatican et l’Union européenne ont fustigé la radicalisation du gouvernement vénézuélien.

Mais rien n’y fait : le président Maduro, élu en 2013, reste sourd à ces mises en garde, s’appuyant sur le soutien crucial de l’armée et de ses quelques alliés comme la Russie et la Chine, ses créanciers, ainsi que Cuba, la Bolivie ou encore l’Equateur.

– ‘Guerre de positions’ –

Le pays, autrefois le plus riche d’Amérique du Sud en raison de ses immenses réserves pétrolières, a été ruiné par la chute des cours du brut, entraînant la colère des habitants, lassés de l’inflation vertigineuse et des rayons vides des supermarchés et pharmacies.

Cette exaspération populaire est ce qui avait permis fin 2015 la large victoire de l’opposition aux élections législatives.

Mais le bastion conquis semble chaque jour plus fragile, et après avoir mobilisé les foules presque chaque jour depuis début avril, l’opposition peine désormais à organiser de grandes manifestations.

Mardi, ils n’étaient qu’une petite centaine à participer à son blocage des rues, signe sans doute d’un certain découragement après avoir échoué à empêcher la Constituante.

Après avoir hésité, elle a décidé finalement mercredi d’inscrire des candidats aux élections régionales du 10 décembre.

Fustigeant « la plus grande fraude de l’Histoire », la coalition de la Table pour l’unité démocratique (MUD, centre droit) avait refusé de participer à l’élection de la Constituante le 30 juillet, laissant le champ libre au chavisme, dont sont donc issus la totalité des 545 membres.

« Les élections font partie d’une guerre de positions et il faut se battre pour ces positions », prévient l’analyste Luis Salamanca.

(©AFP / 09 août 2017 22h27)

« Le magazine Basta, complice de la gauche molle internationale contre le Venezuela »

 
Maduro-Chavez

Le 31 mai dernier, le magazine en ligne Basta! se faisait le complice d’une bande – je devrais dire d’une kyrielle – d’« universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » qui avaient signé un « appel international pour stopper la montée de la violence au Venezuela ». 
En signant cet appel, ces personnalités avaient souhaité exprimer leur « profonde préoccupation face à la situation incontrôlée de violence politique et sociale au Venezuela qui [avait] déjà entraîné plus de cinquante morts, des centaines de blessés et de détenus renvoyés devant des tribunaux militaires ».

Ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » affirmaient que le gouvernement était « de plus en plus délégitimé » et qu’il prenait « un fort caractère autoritaire ». Ils allaient même plus loin en écrivant que « l’appel à une assemblée constituante » avait été « prononcé de manière clairement anticonstitutionnelle” et « [pouvait]correspondre à une tentative de consolidation d’un régime totalitaire (sic)».

J’ignore si ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » s’étaient dressés, en avril 2002, contre le coup d’État orchestré par une Fedecámaras (le syndicat patronal vénézuélien) soutenue par les Etats-Unis. Une opération qui avait tourné court suite au rétablissement d’Hugo Chávez dans ses fonctions par une armée majoritairement restée fidèle à la légalité et aux institutions.

J’ignore si ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile », pour la plupart latinoaméricains, ont écouté le Diálogo de América entre Fidel Castro et Salvador Allende, un échange au cours duquel le président chilien explique qu’il est très compliqué de mener à bien un processus révolutionnaire dans le cadre contraignant de la démocratie bourgeoise. A la question d’Augusto Olivares, qui lui demandait de définir les obstacles qui s’opposaient à l’expérience politique chilienne, Salvador Allende avait répondu en se tournant d’abord vers Fidel Castro :

« Tu te rends compte Fidel, trois minutes pour définir les obstacles d’une révolution qui doit se faire au sein de la démocratie bourgeoise et avec les procédures légales de cette démocratie ! [] Des obstacles… qui naissent de quoi ? En premier lieu, d’une oligarchie avec suffisamment d’expérience, intelligente, qui défend très bien ses intérêts et qui reçoit l’appui de l’impérialisme, dans un cadre institutionnel où le Congrès a un poids et des attributions et où le gouvernement n’a pas de majorité. C’est ce qui explique que nos difficultés soient si sérieuses et qui fait que le processus révolutionnaire chilien rencontre chaque jour et à chaque instant, dans les cadres de cette légalité, des obstacles à la mise en œuvre du programme de l’Unité Populaire. Vous comprenez, Augusto Olivares, que les difficultés, dans le cas qui est le nôtre, sont aussi en rapport avec quoi ? Avec une liberté de la presse qui est beaucoup plus qu’une liberté de la presse, qui est un libertinage de la presse. On déforme, on ment, on calomnie, on tergiverse. Les médias sont puissants, les journalistes liés à des intérêts étrangers et à de gros intérêts nationaux. »[1] (traduction B. Adrie)

J’ignore si ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » ont observé que, lorsque le cadre de la démocratie bourgeoise ne parvenait pas à empêcher l’élection d’un authentique mouvement de gauche révolutionnaire, alors l’armée et l’oligarchie nationale, soutenues par l’impérialisme, organisaient des sabotages, finançaient des grèves et des révoltes, allant bien entendu jusqu’à l’attentat, jusqu’au coup d’État, jusqu’à la torture, le tout emballé dans le bourdonnement assourdissant des unes calomniatrices de journaux fermement tenus en laisse par des magnats opposés à tout progrès social.

J’ignore si ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » ont pris conscience, aujourd’hui, de l’erreur qui a été la leur de cautionner un texte sans doute élaboré par une officine de communication politique – ce qui reste à vérifier – et de s’imaginer que leur lâcheté et leur médiocrité pourraient passer, par un jeu d’ombres chinoises, pour de la sagesse et de la modération.

Ces médiocrates n’ont pas hésité à dire n’importe quoi. Ils ont affirmé que ceux qui, en suivant Maduro, prétendent « défendre un gouvernement anti-impérialiste et populaire »font non seulement preuve d’un « aveuglement idéologique néfaste » mais contribuent, ce qui est plus grave, « à la consolidation d’un régime autoritaire ». Le record du monde de l’ânerie propulsée à travers les orbites médiatiques est battu lorsqu’ils affirment que, de leur point de vue, « le refus de toute ingérence étrangère doit se fonder sur plus de démocratie, pas plus d’autoritarisme ».

Qu’ils expliquent cela à Manuel Zelaya ou à Jean-Bertrand Aristide, ces deux grandes figures qui ont fondé leur refus de l’ingérence étrangère sur une confiance vite trahie dans la démocratie et qui ont été défaits par des adversaires qui méconnaissent volontairement le dialogue et ne comprennent que le langage de la force. Mais puisque Fidel Castro est mort, pourquoi ces politologues en herbe n’iraient-ils pas nouer leur dicton dans sa barbe transformée pour l’occasion en quipu inca ? Quel acte de courage ce serait de leur part !

Je suis donc absolument certain que ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » n’ont jamais réfléchi au fait qu’un gouvernement assiégé n’est pas en mesure de laisser courir des processus démocratiques qui l’affaibliront devant les factieux. J’écrivais il y a quelques mois – et le lecteur me pardonnera de me citer :

« Seul un gouvernement fort, capable de contrôler l’information pourra résister aux campagnes de presse orchestrées par des journalistes pas du tout indépendantstravaillant pour de grands groupes liés aux intérêts capitalistes étasuniens. Seul un gouvernement conscient de vivre en état de siège pourra lucidement se donner les moyens de contrecarrer l’action pas du tout spontanée de séditieux stipendiés et d’opposants mercenaires, armés et poussés sur la scène libertaire pour l’occasion. » (« Entre Fidel Castro et la dictature des marchés »)

Même si Nicolás Maduro durcissait le régime, même s’il déclarait devoir suspendre momentanément certaines libertés, il ne ferait que sauvegarder son mandat sorti légalement des urnes. On ne propose pas le dialogue à un ennemi qui vous a déclaré la guerre et qui s’est donné pour objectif de vous anéantir coûte que coûte.

Savent-ils, ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile », qu’en condamnant l’action du gouvernement de Nicolás Maduro, ils se sont mis à quatre pattes devant un État profond étasunien qui a décidé de remettre la main sur la politique et l’économie du Venezuela, un État profond qui se moque éperdument des droits de l’homme sauf quand ces derniers deviennent, entre ses mains, une arme de propagande apte à semer le chaos sur un territoire convoité. Les Etats-Unis ont-ils, ne serait-ce qu’une fois, apporté la liberté dans le sac à dos des GIs ? Et ne me parlez pas des plages de la Manche.

Il n’est pas difficile de deviner quelle main remplit la gamelle de ce petit troupeau progressiste empêtré dans ses certitudes, quelle main met des boulettes dans la gueule de ces aboyeurs toilettés couinant des sermons dictés, vautrés comme des chiots replets entre les coussins d’une gauche molle donneuse de leçons qui n’est que l’envers molletonné de la droite dure. Non à la violence, disent-ils, et, à ce moment précis, en signant et en publiant ce papier gras ramassé sur un des tas d’ordure de la mondialisation heureuse, ils exercent une violence insoutenable contre l’intelligence des nations et contre le peuple vénézuélien !

Et qu’importe que ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile », soient des idiots utiles ou de parfaits cyniques rémunérés pour leur forfaiture. L’université, la presse et le monde militant ne manquent certainement pas de représentants appartenant à l’une ou l’autre de ces aimables catégories. Ce qui les réunit tous dans le crime, c’est la désinformation qu’ils colportent.

Pourtant, en cherchant un peu, on comprend rapidement qu’au Venezuela :

  • « Les secteurs populaires, soit 90% de la population ne participent pas aux manifestations de la droite (qui ont pour foyer les quartiers riches et la frontière avec la Colombie paramilitaire) et rejettent leurs violences. »
  • « Les news inversent la chronologie des faits : quand les manifestants pacifiques de droite rentrent chez eux, leur succède de manière bien huilée les groupes armés qui incendient les bâtiments des missions locales, des ministères, des tribunaux, des maternités, des centres de vote, des autobus, détruisent et pillent les commerces, brûlent vifs des êtres humains (déjà près d’une vingtaine) surtout s’ils sont noirs, tirent avec des mortiers, des grenades, des armes lourdes. »
  • « La majorité des victimes est causée par ces violences. »
  • « Comme dans toute démocratie, les forces de l’ordre répondent à cette insurrection armée : pain bénit pour les JT qui n’ont plus qu’à monter des images de la bataille comme preuve de la  « répression de la dictature Maduro » contre des manifestants pacifiques. » (Source : Venezuela infos)

Il est particulièrement regrettable que le magazine Basta! ait choisi d’être le complice de ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » en publiant un torchon moralement indigne, politiquement indigeste et factuellement indigent.

9 AOÛT 2017

[1] ”¿Te das cuenta, Fidel? ¡Tres minutos para definir los obstáculos de una revolución que tiene que hacerse dentro de la democracia burguesa y con los cauces legales de esa democracia! []

Obstáculos… nacen de qué. En primer lugar de una oligarquía con bastante experiencia, inteligente, que defiende muy bien sus intereses y que tiene el respaldo del imperialismo, dentro del marco de una institucionalidad en donde el Congreso tiene peso y atribuciones, y donde el gobierno no tiene mayoría.

De allí entonces, que las dificultades sean bastante serias y hace que el proceso revolucionario chileno, dentro de los marcos de esta legalidad, encuentre cada día y en cada momento obstáculos para el avance del cumplimiento del programa de la Unidad Popular. Usted comprende, Augusto Olivares, que las dificultades en el caso nuestro también están en relación… ¿con qué? Con una libertad de prensa que es mucho más que una libertad de prensa. Que es un libertinaje de la prensa.

Se deforma, se miente, se calumnia, se tergiversa. Los medios de difusión con que cuentan son poderosos, periodistas vinculados a intereses foráneos y a grandes intereses nacionales.”

Source: https://brunoadrie.wordpress.com/2017/08/09/le-magazine-basta-complice-de-la-gauche-molle-internationale-contre-le-venezuela-par-bruno-adrie/

Londres abrite près de 300 milliards de dollars d’or dans ses coffres-forts

Les coffres-forts de la capitale britannique ­contenaient, à la fin du mois de mars, 7.449 tonnes d’or, l’équivalent d’environ 596.000 barres.

gold london

L’association qui supervise le marché publie les premières données officielles.
Cet effort de transparence était très attendu par le marché.

C’est une première en 350 années d’existence. Le marché londonien de l’or, plaque tournante du métal dans le monde, a levé cette semaine le voile sur ses stocks. Les coffres-forts de la capitale britannique ­contenaient, à la fin du mois de mars, 7.449 tonnes d’or, l’équivalent d’environ 596.000 barres (une barre pèse autour de 12,4 kilogrammes).

A titre de comparaison, les experts du secteur estiment qu’environ 187.200 tonnes d’or ont été extraites au travers de l’histoire. La Banque de France abrite, elle, 2.436 tonnes dans ses sous-sols.

Londres, premier centre mondial de l’or

Responsable de la publication des chiffres, la London Bullion Market Association (LBMA), l’association qui rassemble des professionnels des métaux précieux et supervise ce marché, a fait le calcul : ce stock représente 298 milliards de dollars (près de 252 milliards d’euros) au cours actuel.

Sont aussi conservées en lieu sûr 32.078 tonnes d’argent, ce qui représente 1.069.255 barres évaluées à quelque 19 milliards de dollars (16 milliards d’euros).

Cette fois-ci, les statistiques en apportent donc la preuve : ces volumes confortent Londres comme premier centre de négoce de l’or physique de la planète, avec une moyenne de 18,1 milliards de dollars de transactions sur l’or compensées chaque jour en mars, assure la LBMA.

Huit gardiens de trésor

Les gardiens de ce trésor sont au nombre de huit. La Banque d’Angleterre (BoE) est la mieux dotée ­puisqu’elle abrite à elle seule environ 68 % de la totalité des réserves londoniennes, d’après les estimations d’UBS. Il s’agit de ses propres stocks – 310 tonnes, selon les chiffres du World Gold Council – et de ceux d’autres banques centrales ou commerciales dont la BoE a la garde.

Viennent ensuite trois banques de compensation (HSBC, ICBC Standard Bank, JP Morgan), ainsi que quatre transporteurs de fonds ( Brinks, G4S Cash Solutions, Malca-Amit, Loomis International).

Pour l’heure, les données mensuelles fournies par la LBMA remontent seulement à juillet 2016. Les analystes soulignent qu’il est donc difficile de les mettre en perspective. Pour autant, cette révélation au grand jour des volumes exacts d’or dormant à l’ombre des coffres-forts londoniens est une petite ­révolution pour ce marché tricentenaire, fortement critiqué pour son opacité depuis quelques années.

« Cette nouvelle série de chiffres ne profitera pas uniquement aux analystes, mais à l’ensemble du marché, explique Joni Teves, analyste en métaux précieux chez UBS. C’est un premier pas vers une plus grande transparence, qui correspond à une tendance plus large dans l’environnement réglementaire », estime la spécialiste.


C’est un premier pas vers une plus grande transparence


Concurrence de New York et Shanghai

Cette première étape doit être suivie d’une autre, déjà annoncée, mais qui se fait attendre : un compte rendu public sur les échanges. On connaîtra alors officiellement le volume d’échanges quotidiens d’or et d’argent sur le marché londonien.

Promis fin 2016, ces rapports mensuels ne devraient pas arriver avant le début de l’année prochaine, a prévenu la LBMA mi-juillet.

Face à la concurrence de places comme New York, avec le Comex, et de Shanghai, avec le Shanghai Gold Exchange, Londres, qui est un ­marché de gré à gré, doit aussi se moderniser pour attirer de nouveaux investisseurs. Depuis le mois dernier, il est ainsi possible de négocier des contrats à terme sur l’or au London Metal Exchange (LME).

Londres abrite près de 300 milliards de dollars d'or dans ses coffres-forts

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030475376214-londres-abrite-pres-de-300-milliards-de-dollars-dor-dans-ses-coffres-forts-2105631.php#zEMhRMpakAKIzIOG.99

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