Alexander Rahr: Les 20 prochaines années verraient naître un monde ‘orwellien’ tripolaire et le Maghreb y sera l’homme malade

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Moscou: Alexander Rahr est un historien, lobbyiste, politologue et publiciste allemand.

Quel sera le monde dans 20 ans ?

A cette question a répondu, mardi 20 septembre, à Moscou, le politologue allemand, Alexander Rahr, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la sortie de son nouvel ouvrage : ‘Russia and the West: Who Will Win’.’

Cité par le site russophone d’information, Ria, Alexander Rahr a indiqué que les 20 prochaines années verraient le monde se transformer en un espace orwellien totalitaire et tripolaire.

Selon lui, trois grands blocs d’alliances émergeraient et se partageraient à parts inégales le monde. Il s’agit, selon le publiciste allemand, de

1- un bloc transatlantique, une alliance de l’occident unissant les Amériques du nord à l’Europe de l’ouest.

2- Un bloc eurasien, organisée autour d’une grande alliance entre la Russie, la Chine, l’Iran, l’Inde et la Turquie.

3- Et en fin un vaste bloc plus ou moins vivant, couvrant un grand Moyen-Orient.

Concernant ce dernier bloc, Alexander Rahr a relevé que sa survie serait incertaine car, souligne le politologue allemand, il sera composé de régions malades comme c’est le cas, dit-il, de l’Afrique du Nord.

Alexander Rahr en a dit :

« En Afrique du Nord nous avons un arc terrible d’instabilité et d’extrémisme islamiste, allant de l’Algérie et du Maroc et jusqu’au fin fond de l’extrême orient, cet arc d’instabilité va croître, parce qu’il y a des forces non étatiques suffisamment fortes qui y opèrent, tandis que ses États sont faibles, en particulier en termes économiques. Ajouté à cela la forte sensibilité de cette région aux influences des puissances étrangères ».

Alexander Rahr a ajouté :

« Il est difficile de définir avec précision comment les événements vont se dérouler. Tandis que les guerres par procuration à l’aide de véritables armées, entraînant la mort réelle et la souffrance humaine continueront, il y aura aussi la cyberguerre, la guerre hybride et la guerre de l’information. Certains pays tenteront de contrôler les processus politiques dans d’autres pays. L’humanité perdra toute capacité à garder raison ».

Le Mag

La nature sauvage ne recouvre plus que 23 % de la superficie de la Terre

Clearcut logging

Un récent rapport a constaté qu’au cours des deux dernières décennies, nous avons perdu un dixième de notre nature sauvage, en grande partie à cause de l’exploitation minière,  forestière (illégale), de l’agriculture et de l’exploration pétrolière et gazière.

Cela signifie que depuis 1993, une superficie représentant deux fois la taille de l’Alaska a été dépouillée de ses espèces végétales et animales qui en dépendent et la nature sauvage représente maintenant seulement 23 % de la superficie totale de la Terre.

Selon l’équipe internationale de chercheurs à l’origine de cette étude :

La perte continue des zones sauvages est un problème d’importance mondiale avec des résultats largement irréversibles pour les humains et la nature. Si ces tendances se poursuivent, il pourrait ne plus y avoir de zones sauvages significatives à l’échelle mondiale, en moins d’un siècle.

Les chercheurs ont découvert que l’Amazonie et l’Afrique centrale ont été les plus durement touchées par la perte de leur nature sauvage, définie par des paysages biologiquement et écologiquement intacte ne subissant pas ou très peu de perturbations humaines.

Ces zones (de nature sauvage) n’excluent pas des populations, car bon nombre sont en fait essentielles à certaines communautés, y compris les populations autochtones.

Au contraire, elles  présentent des niveaux inférieurs des types d’impacts humains qui entraînent des perturbations biophysiques significative aux habitats naturels, tels que la conversion à grande échelle des terres, l’activité industrielle, ou le développement d’infrastructures.

Sur les 3,3 millions de kilomètres carrés de nature sauvage perdu depuis 1993, l’Amazone en représente près d’un tiers, tandis que l’Afrique centrale en a perdu 14 %. Les chercheurs ont conclu que 30,1 millions de kilomètres carrés de nature ont été perdus, ce qui équivaut à moins d’un quart de la superficie totale de notre planète.

Et le plus inquiétant, c’est que cette nature est détruite plus rapidement que nos tentatives de créer des zones protégées. Alors que nous perdions 3,3 millions de kilomètres carrés, les nouvelles réserves en ont totalisé 2,5 millions.

Selon l’un des membres de l’équipe de recherche, James Watson, de l’université du Queensland, en Australie, et de la Wildlife Conservation Society à New York :

Le montant de la perte en seulement deux décennies est stupéfiant et très triste.

Vous ne pouvez pas restaurer la vie sauvage. Une fois qu’elle est partie, les processus écologiques qui sous-tendent ces écosystèmes ont disparu, et ils ne reviennent jamais à leur état d’origine. La seule option est de protéger de façon proactive ce qui reste.

L’équipe a constaté que la majorité des régions sauvages restant sur Terre était située en Amérique du Nord, en Asie du Nord, en Afrique du Nord et sur le continent australien. Le fait que la majorité de la nature sauvage, 82,3 %, soit 25,2 millions de kilomètres carrés, soit toujours composé de vastes zones sans interruption, d’au moins 10 000 kilomètres carrés, reste un point positif.

A partir de l’étude, carte présentant les changements dans la distribution de la nature sauvage au niveau mondial depuis le début des années 1990, avec les zones encore sauvages en vert, celles perdues au cours des 20 dernières années, en rouge et en noires les zones protégées, comme les parcs nationaux. (Watson et col.)
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Si ces zones sauvages avaient été fragmentées en de plus petites, nous serions dans une situation beaucoup plus grave que nous le sommes en ce moment, car en étant de moins de 10 000 kilomètres carrés elles ne sont pas seulement plus difficiles à maintenir, il y est presque impossible d’obtenir une vue précise des communautés écologiques présentes.

L’équipe cite deux exemples d’efforts de conservation qui devraient faire une réelle différence dans l’avenir. Le programme brésilien Amazon Region Protected Areas (ARPA), qui vise à établir de nouvelles aires protégées et des réserves durables de gestion des ressources naturelles et qui devrait englober le Pérou et la Colombie. Et la conservation de la forêt boréale canadienne, avec le programme Canadian Boreal Forest Conservation qui a également été identifié comme l’un des meilleurs programmes de conservation de la nature dans le monde, visant à protéger au moins 50 % de la forêt boréale dans un réseau de grandes aires protégées et interconnectées et de collectivités durables.

Mais finalement, les mesures positives sont encore trop rares et les chercheurs concluent que si les tendances actuelles se poursuivent, il n’y aura globalement plus de zones sauvages significatives dans moins d’un siècle.

Selon Watson :

Si nous ne réagissons pas rapidement, elle disparaitre et c’est une catastrophe pour la conservation, pour le changement climatique, et pour certaines des plus vulnérables communautés humaines de la planète. Nous avons le devoir d’agir pour nos enfants et leurs enfants.

L’étude publiée dans Current Biology : Catastrophic Declines in Wilderness Areas Undermine Global Environment Targets.

Chine : les 40 ans de la mort de Mao attirent les foules, mais pas le pouvoir

Des milliers Chinois rendu hommage fondateur République populaire, président Xi Jinping resté silencieux.Aucune célébration officielle n’a été organisée vendredi, pour commémorer les 40 ans de la mort de Mao Tsé-toung. Pourtant, des milliers de Chinois sont venus devant la momie du fondateur de la République pour lui rendre hommage.

Des milliers de Chinois ont défilé vendredi devant la momie de Mao Tsé-toung pour rendre hommage au fondateur de la République populaire au 40ème anniversaire de sa mort. Comme tous les jours, la foule se presse devant le mausolée situé place Tiananmen, dans le centre de Pékin. Mais ce 9 septembre, il faut attendre plus de deux heures en plein soleil pour pénétrer dans l’immense bâtiment. Tout cela pour passer quelques secondes à côté de la dépouille de Mao, revêtu du célèbre costume gris auquel il a donné son nom.

Un véritable culte de la personnalité est voué à Mao : beaucoup de Chinois continuent à voir en lui le fondateur de « la Chine nouvelle » en 1949. Son souvenir reste tout de même entaché par la désastreuse politique économique du « Grand bond en avant » (1957), sanctionnée par une famine qui a fait des dizaines de millions de morts, puis par la violence totalitaire de la « Révolution culturelle » (1966-76), qui n’a pas fini de traumatiser la population.

Après avoir engagé le pays sur la voie des réformes et de l’ouverture, le parti communiste au pouvoir a clos la discussion à la fin des années 1970 par un verdict définitif sur Mao : 70% de bon et 30% de mauvais.

Silence radio du côté du pouvoir et des médias officiels

Mais face à cette ferveur, aucune commémoration officielle n’a été organisée. Le président Xi Jinping , en visite dans un établissement scolaire, n’a même pas fait une seule allusion au 40ème anniversaire de la mort de Mao. Le chef de la République populaire, qui a accédé au pouvoir en 2012 n’a pas dit un mot sur le « Grand timonier » qui pourrait faire de l’ombre à sa propre figure.

Le président Xi a aussi souffert pendant la Révolution culturelle, ce qui pourrait expliquer sa réticence à organiser des commémorations en l’honneur de Mao. Son père a été emprisonné et lui-même a été envoyé à la campagne pour travailler avec les paysans, comme des millions de jeunes Chinois urbains.

Les médias, eux, sont restés discrets et n’ont pas sorti tout l’attirail pour couvrir l’événement. En première page du Quotidien du Hunan, le principal organe de presse du Parti communiste dans la province où Mao est né en 1893, un petit article proclame : « Président Mao, le peuple chérit ta mémoire », mais relègue en cinquième page un article plus détaillé.

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Un Américain s’envoie en prison pour échapper à sa femme

L’homme a braqué une banque et s’est volontairement laissé interpellé pour aller en prison car il ne supportait plus d’habiter avec son épouse.

« Je préfère encore être en prison plutôt qu’à la maison ». C’est ce qu’a déclaré Lawrence Ripple, un américain de l’État du Kansas, à sa femme juste après une dispute, vendredi dernier, rapporte RTL. Et il faut croire que ses mots n’ont pas dépassé sa pensée car l’homme de 70 ans s’est ensuite présenté dans une banque de Kansas City dans le but de dévaliser l’établissement. Un braquage simple : l’homme a fait passer au guichet une note mentionnant qu’il portait une arme et qu’il exigeait le contenu de la caisse.

Il attend les policiers pour être interpellé Une fois en possession de 3.000 dollars en liquide, l’homme n’a pas cherché à s’enfuir, bien au contraire : il s’est assis dans l’agence, attendant sagement d’être interpellé. L’homme a ensuite expliqué aux policiers qu’il ne supportait plus d’habiter avec son épouse. Sa volonté a été respectée : le butin a été remis à la banque et Lawrence Ripple a été écroué.