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Un ado bitcoin-millionnaire aide la Nasa à envoyer un album de Taylor Swift dans l’espace

Erik Finman est un de ces kids devenu subitement riche grâce à l’explosion du Bitcoin. Millionnaire à 18 ans, le gamin s’ennuie depuis. Mais il a trouvé son grand projet : payer la Nasa pour qu’elle envoie « 1989 » de Taylor Swift dans l’espace.

C’est au média américain TechCrunch qu’Erik Finman, devenu célèbre grâce à une histoire de pari qui a bien tourné — il est devenu millionnaire grâce au bitcoin –, a confié son grand projet dans la vie : envoyer Taylor Swift à nos amis aliens. Du moins, son album 1989 pour commencer.

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This high school dropout who invested in bitcoin at $12 is now a millionaire at 18

Le jeune homme qui évite désormais d’aller en cours grâce au pari gagné avec ses parents — s’il devenait millionnaire à ses 18 ans, il avait le droit de faire l’école buissonnière — investit donc son temps et son argent auprès de la Nasa. Il serait en train de faire construire un mini satellite pour envoyer dans l’espace des enregistrements humains : des leaders de la tech, des grands artistes, des anonymes et… Taylor Swift.

Le lancement de son satellite interviendra pour les 40 ans de l’initiative de Carl Sagan. L’homme avait envoyé sur Voyager, en 1977, un vinyle en or. Sagan avait l’intention d’envoyer, pour l’Histoire et les extraterrestres, un extrait de son époque dans l’espace. Le disque contenait du rock, Chuck Berry, de la musique électronique et des musiques savantes jouées par Glenn Gould.

L’histoire de Finman reste touchante malgré tout : il explique être obsédé par l’espace car sa mère a été membre de l’agence et aurait, selon lui, dû participer au voyage de Challenger. Mais elle est tombée enceinte du grand frère d’Erik. Après le drame Challenger, l’envie d’espace est restée dans la famille. Ainsi, il a soumis plus tôt cette année son projet d’un nouveau vinyle en or qui a été accepté et validé par la Nasa.

L’agence compte couvrir les frais du lancement de la machine ainsi que les matériaux nécessaires à la construction du satellite. Toutefois, Finman devra lui réunir les contenus à envoyer dans l’espace — si vous n’êtes pas Taylor S., il vous faut passer un entretien sur son site web. Il compte enfin employer ses anciens amis du lycée pour travailler sur le projet. Selon Finman, le satellite quittera la terre au premier trimestre de l’année prochaine.

Ruée vers les monnaies virtuelles en Russie

MOSCOU (AFP) 16.08.2017 - 08:07
Dmitri Marinitchev, entrepreneur et médiateur auprès du gouvernement russe pour les questions liées à internet, dans ses entrepôts à Moscou, le 26 juillet 2017 – AFP/Archives

« La forme de monnaie que nous avons l’habitude d’utiliser est sur le point de disparaître », prophétise Dmitri Marinitchev au milieu du boucan assourdissant de centaines d’ordinateurs lancés dans d’intenses calculs mathématiques complexes.

C’est dans la banlieue de Moscou que cet entrepreneur de 42 ans, également médiateur auprès du gouvernement russe pour les questions liées à internet, a installé une entreprise à la tâche peu commune: celle d’amasser pour le compte de ses clients des monnaies virtuelles.

Dans plus de 9.000 mètres carrés de hangars et d’entrepôts pour le moment encore en partie vides, les appareils assemblés par la société sont empilés sur des étagères au milieu d’un enchevêtrement de câbles et de ventilateurs, censés compenser la chaleur étouffante dégagée par leurs calculs permanents.

Ces opérations permettent, via une technologie connue sous le nom de « blockchain », de créer — telle une planche à billets virtuelle — les crypto-monnaies comme le bitcoin, utilisées pour certains paiements en ligne ou échangées sur les marchés virtuels contre roubles, dollars ou euros.

Si leurs détracteurs mettent en avant les risques liés aux fluctuations rapides de leur valeur ou à l’absence de régulation, ces monnaies attisent de plus en plus les convoitises. Longtemps méfiantes, les autorités, y compris en Russie, s’y intéressent pour embrasser la tendance mais aussi renforcer les contrôles.

Surtout, ces monnaies — bitcoin, ether, litecoin… — intéressent de plus en plus de particuliers, attirés par l’espoir de gains financiers rapides.

Surnommée « minage », leur fabrication sur réseaux est accessible à « n’importe qui un tant soit peu familier avec l’informatique », assure Dmitri Marinitchev, dont la firme est l’une des pionnières du marché en Russie. « Ce n’est pas plus compliqué que d’acheter un téléphone et de se connecter au réseau mobile ».

– Pénurie de matériel –

Une étrange pénurie touche ainsi depuis plusieurs mois les étals des magasins russes d’informatique: les cartes graphiques et les processeurs sont en rupture de stock. Ces composants, qui permettent de doper la puissance des ordinateurs, servent en effet au « minage » de monnaies virtuelles.

« L’explosion de la valeur des monnaies virtuelles a rendu le +minage+ rentable et viable en tant qu’activité professionnelle », explique Sergueï, un informaticien de 29 ans qui fait tourner une demi-douzaine de cartes graphiques branchées sur le réseau électrique de l’entreprise pour laquelle il travaille.

Sergueï s’est lancé dans le « minage » en mars, au moment où la valeur du bitcoin et de son principal rival, l’ether, créé par le programmeur russo-canadien Vitalik Bouterine, atteignaient des niveaux records sur les plateformes d’échange.

Depuis le début de l’année 2017, le bitcoin a plus que quadruplé sa valeur pour atteindre plus de 4.000 dollars début août, tandis que celle de l’ether a été presque multipliée par 50 pendant la même période, atteignant un pic à 374 dollars en juin.

Toutefois, si l’assemblage d’un appareil de « minage » est relativement aisée, sa consommation en électricité reste très élevée, pouvant rapidement atteindre l’équivalent de celle de plusieurs ménages.

« Tous mes amis qui s’intéressaient au bitcoin ou à l’ether se sont mis construire des appareils et à les brancher sur leur réseau d’entreprise, et j’ai fait de même. D’autres ont détourné les câbles électriques municipaux », raconte Sergueï.

La Russie jouit d’une situation unique, qui devrait favoriser l’expansion des entreprises comme celles de M. Marinitchev: le coût de l’énergie y est bas et le climat froid permet d’économiser sur le nécessaire refroidissement du matériel.

– ‘Monnaie virtuelle nationale’ –

Longtemps méfiantes, les autorités semblent avoir pris conscience de cette force: une loi qui doit être examinée à l’automne par les députés prévoit de légaliser la possession et la création de monnaies virtuelles sur le territoire.

Jusqu’à présent, la base légale pour les monnaies virtuelles, dont l’image est encore souvent associée à l’achat de drogues et d’armes sur internet, était tout simplement inexistante dans le pays.

« Il y a désormais une compréhension au sein des plus hautes instances du pays du fait que les monnaies virtuelles ne sont pas le mal absolu mais un possible bienfait, notamment pour l’économie », explique Dmitri Marinitchev.

Le président Vladimir Poutine s’est ainsi entretenu début juin lors du forum économique de Saint-Pétersbourg avec Vitalik Bouterine, le créateur de l’ether, âgé de 23 ans.

Et en 2016, plusieurs grandes banques ont accepté de tester la plateforme pour certaines de leurs transactions. De son côté, la banque centrale n’a pas exclu le développement d’une « monnaie virtuelle nationale ».

Pour autant, le marché mondial, estimé en août à plus de 114 milliards de dollars toutes monnaies confondues, est encore peu mature et reste extrêmement volatile, soumis aux soubresauts et à la spéculation.

Entre mi-juin et mi-juillet, le bitcoin a ainsi perdu près d’un tiers de sa valeur avant de la regagner en moins d’une semaine. Il continue, depuis, à battre de nouveaux records.

« La ruée vers les monnaies virtuelles n’est pas une mode ou un phénomène éphémère. La virtualisation de nos vies est un processus en marche et parti pour durer », assure Dmitri Marinitchev.

Signe des temps, plusieurs cafés et restaurants de Moscou ont décidé cet été de commencer à accepter les paiements en monnaie virtuelle.

Pékin se dit prêt à riposter aux restrictions commerciales de Washington

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Pékin ne restera pas les bras croisés et ripostera à l’éventuel durcissement des règles dans le domaine des relations commerciales bilatérales avec les États-Unis, apprend-on du communiqué du ministère chinois de la Commerce.

Le torchon brûle entre Pékin et Washington depuis que le Président Donald Trump a fait part de son intention d’ouvrir une enquête contre Pékin pour violation des droits de propriété intellectuelle et de transferts de technologies, ce qui à son tour pourrait nuire aux relations commerciales entre les deux pays.

«Pékin espère que les représentants commerciaux américains respecteront les faits objectifs et réagiront avec prudence», a indiqué le ministère chinois du Commerce.

Si le respect mutuel n’est pas au rendez-vous, Pékin se réserve désormais le droit de riposter.

«Si les États-Unis ne tiennent pas compte des faits et ne respectent pas les normes du commerce multilatéral et qu’ils agissent aux dépens des relations commerciales des deux pays, Pékin ne restera pas les bras croisés et prendra les mesures nécessaires afin de garantir ses droits et intérêts légaux», est-il indiqué.

Je veux vous parler de l’avenir de l’argent!

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Crypto-monnaie TenX le 05.08.2017

Commençons avec l’histoire des Yap, une société qui vivait en Micronésie au début des années 1900. Je veux vous en parler parce que leur forme d’argent est vraiment intéressante. Ils utilisent ces disques calcaires appelés pierres Rai. Les Yap ne déplacent pas vraiment ces pierres,ils ne les échangent pas comme nous avec nos pièces, parce que les pierres Rai peuvent être assez lourdes. La plus grande pèse quatre tonnes et mesure 3,6 m de diamètre. Les Yap gardent seulement une trace de qui possède quelle pierre. Il y a une histoire à propos de marins qui transportaient une pierre. Ils eurent des problèmes et la pierre coula. Les marins retournèrent sur l’île et racontèrent ce qu’il s’était passé. Tout le monde décida que, oui, les marins avaient la pierre et que, pourquoi pas, elle comptait toujours. Même si elle était au fond de l’océan,elle faisait toujours partie de l’économie Yap. Vous pensez peut-être que c’est une petite culture datant d’il y 100 ans. Mais des choses comme ça arrivent aussi dans le monde occidental et les Yap utilisent encore ces pierres d’une certaine manière.

En 1932, la Banque de France demanda aux États-Unis de convertir leurs avoirs en dollars en or. Mais c’était trop gênant d’envoyer tout cet or jusqu’en Europe. Au lieu de ça, quelqu’un est allé là où l’or était stocké et ils l’ont simplement étiqueté comme appartenant désormais à la France. Et tout le monde fut d’accord pour dire que la France le possédait. C’est comme ces pierres Rai. Ce que je veux montrer avec ces deux exemples, c’est que rien n’a de valeur intrinsèque que ce soit un dollar, une pierre ou une pièce. La seule raison pour laquelle ces choses ont une valeur, c’est parce que nous avons décidé qu’elles en avaient. Et parce que nous avons pris cette décision, elles en ont une. L’argent, ce sont les échanges et les transactions que nous avons entre nous. L’argent n’a rien d’objectif. Il s’agit de l’histoire collective de sa valeur que nous nous racontons les uns aux autres. Une fiction collective. Et c’est un concept très puissant.

Depuis une vingtaine d’années, nous avons commencé à utiliser l’argent numérique. Je suis payée par virement, et je paye mon loyer par transfert bancaire, je paye mes impôts en ligne. Chaque mois, un petit montant est déduit de ma paye et investi dans un fond d’investissement pour ma retraite. Toutes ces interactions ne font que déplacer des 1 et des 0 entre ordinateurs. Il n’y a rien de physique, comme une pierre ou une pièce. L’argent numérique me permet de payer quelqu’un partout dans le monde en quelques secondes. Maintenant, quand ça fonctionne, c’est grâce aux grandes institutions qui garantissent chacun des 1 et des 0 qui changent sur les ordinateurs. Et quand ce n’est pas le cas, c’est souvent la faute de ces grandes institutions. Ou du moins, c’est à elles de régler le problème. Et souvent, elles ne le font pas. Il y a beaucoup de frictions dans le système. Combien de temps a-t-il fallu aux banques américaines pour mettre en place la carte à puce ? La moitié de mes cartes de crédit ne fonctionnent toujours pas en Europe. Ce sont des frictions. Transférer de l’argent par-delà les frontières et les monnaies est vraiment coûteux : des frictions. Un entrepreneur en Inde peut monter une entreprise en quelques minutes, mais c’est difficile pour elle d’obtenir des prêts et d’être payée : friction. Notre accès à l’argent numérique et notre capacité à faire des transactions librement sont limitées par ces gardiens.

Il y a beaucoup d’obstacles dans le système qui le ralentissent. C’est parce que l’argent numérique n’est pas vraiment le mien, ce sont des entrées dans les bases de données qui appartiennent à ma banque, ma société de carte de crédit ou ma société d’investissement. Toutes ces sociétés ont le droit de dire « Non. » Si je suis un marchand sur PayPal et que Paypal me catalogue à tort comme fraudeur, c’est fini. Mon compte est bloqué et je ne peux plus être payée. Ces institutions se mettent en travers de l’innovation. Combien d’entre vous utilisent les photos sur Facebook, sur Google, Instagram ? Mes photos sont partout. Elles sont sur mon téléphone, sur mon ordinateur, dans mon ancien téléphone, sur DropBox. Elles sont toutes sur tous ces sites Internet. Et la plupart de ces services ne fonctionnent pas ensemble. Ils n’interopèrent pas. Il en résulte que c’est le bazar dans ma bibliothèque de photos. La même chose se produit quand les institutions contrôlent l’approvisionnement en argent. Beaucoup de ces services n’interopèrent pas, et il en résulte des blocages avec nos paiements. Cela fait augmenter les coûts de transaction.Jusqu’à présent, nous avons connu deux phases. Dans un monde analogique, nous devions gérer des objets physiques, et l’argent se déplaçait à une certaine vitesse… à vitesse humaine. Dans le monde numérique, l’argent peut aller plus loin et plus rapidement mais nous sommes à la merci des gardiens de ces institutions. L’argent ne se déplace qu’à la vitesse des banques.

Nous nous apprêtons à entrer dans une nouvelle phase. L’avenir de l’argent est programmable. Lorsqu’on combine un logiciel et une monnaie, l’argent devient alors plus qu’une unité de valeur statique, et nous n’avons plus à dépendre des institutions pour sa sécurité. Dans le monde programmable, nous sortons les humains et les institutions de la boucle. Et quand ça arrivera, nous n’aurons même plus conscience que nous faisons des transactions. L’argent sera dirigé par des logiciels et circulera en toute sécurité. Les crypto-monnaies constituent la première étape de cette évolution. Les crypto-monnaies sont de l’argent numérique qui n’est géré par aucun gouvernement ni aucune banque. C’est de l’argent conçu pour fonctionner dans un monde sans intermédiaire. Bitcoin est la crypto-monnaie la plus répandue, mais il y en existe des centaines. Il y a Ethereum, Litecoin, Stellar, Dogecoin, et ce n’en sont que quelques-unes parmi les plus connues. Et ces choses sont du vrai argent. Le vendeur de sushis dans ma rue accepte les Bitcoins. Je peux utiliser une appli sur mon téléphone pour acheter des sashimi. Mais ce n’est pas uniquement pour les petites transactions. En mars, il y a eu une transaction d’environ 100 000 bitcoins. C’est l’équivalent de 40 millions de dollars américains. Les crypto-monnaies sont fondées sur un domaine spécifique des mathématiques appelé cryptographie. La cryptographie est l’étude de la sécurisation des communications et traite de deux choses très importantes : masquer l’information de façon à ce qu’elle soit cachée à la vue de tous et vérifier un élément de l’information source. La cryptographie soutient de nombreux systèmes autour de nous. C’est tellement puissant que parfois, le gouvernement américain l’a classifiée comme une arme. Pendant la deuxième guerre mondiale, casser les codes de systèmes comme Enigma fut vital pour décoder les transmissions ennemies et changer l’issue de la guerre. Aujourd’hui, quiconque avec un moteur de recherche moderne utilise un système chiffré plutôt sophistiqué. C’est ce que nous utilisons pour sécuriser les interactions sur Internet.

C’est ce qui nous permet de saisir nos mots de passe en toute sécurité et d’envoyer des informations financières à des sites Internet. Ce que les banques nous donnaient, des transferts d’argent numérique fiables, nous pouvons maintenant l’avoir avec des applications de cryptographie. Ça signifie que nous n’avons plus à nous fier aux banques pour sécuriser nos transactions. Nous pouvons le faire nous-mêmes. Les Bitcoins utilisent exactement la même idée que les Yap utilisaient, la connaissance collective des transferts. En Bitcoin, je dépense en transférant des Bitcoins, et je suis payée quand quelqu’un d’autre me transfère des Bitcoins. Imaginez que nous ayons un papier magique. Ce papier magique fonctionne ainsi : je peux vous en donner une feuille et si vous écrivez quelque chose dessus, ça apparaîtra aussi comme par magie sur mon morceau de papier. Disons qu’on donne simplement à tout le monde ce papier et chacun écrit dessus les transferts qu’il effectue dans le système Bitcoin. Tous ces transferts sont copiés sur les papiers de tout le monde. En regardant le mien, j’aurais la liste de tous les transferts qui ont eu lieu dans toute l’économie Bitcoin. C’est en réalité ce qui se passe avec la Blockchain Bitcoin, qui est une liste de toutes les transactions en Bitcoin. Sauf que ce n’est pas fait sur papier. C’est fait via un code informatique, qui tourne sur des milliers d’ordinateurs en réseau dans le monde. Tous ces ordinateurs confirment, de manière collective, qui possède des Bitcoins. La Blockchain Bitcoin est le cœur du fonctionnement des Bitcoins. Mais d’où viennent les Bitcoins ? Eh bien, le code est conçu pour créer de nouveaux Bitcoins selon un planning donné. Pour obtenir des Bitcoins, je dois résoudre un casse-tête… un casse-tête cryptographique aléatoire. Imaginez que nous ayons 15 dés, et que nous jetions ces dés encore et encore. A chaque fois que les dés tombent tous sur un six,nous déclarons avoir gagné. C’est très similaire à ce que font ces ordinateurs. Ils essayent encore et encore d’obtenir le bon numéro. Et quand ils l’ont, on déclare que le casse-tête est résolu. L’ordinateur qui résout cette énigme publie sa solution au reste du réseau et collecte sa récompense : de nouveaux Bitcoins. En résolvant cette énigme, ces ordinateurs sont en fait en train de participer à la sécurisation de la Blockchain Bitcoin et ajoutent à la liste de transactions. Il y a des gens partout dans le monde qui font tourner ce logiciel, et on les appelle des mineurs Bitcoin. N’importe qui peut être un mineur Bitcoin.

Vous pouvez télécharger le logiciel dès maintenant, le lancer sur votre ordinateur et essayer de collecter quelques bitcoins. Je ne dis pas que je le recommande, parce qu’aujourd’hui, le casse-tête est tellement difficile et le réseau tellement puissant que si j’essayais de miner des Bitcoins sur mon ordinateur, j’en aurais probablement pour 2 millions d’années. Les mineurs, les mineurs professionnels, utilisent des ordinateurs dédiés, conçus pour résoudre les énigmes très rapidement. Pour ce réseau Bitcoin et ces ordinateurs, on estime que la quantité d’énergie qu’ils utilisent est équivalente à celle d’un petit pays. Donc, le premier jeu de crypto-monnaies est un petit peu lent et un peu lourd. Mais la génération suivante sera bien mieux et bien plus rapide. Les crypto-monnaies sont la première étape vers un monde avec une monnaie programmable mondiale. Dans une monde doté d’une monnaie programmable, je peux payer n’importe qui en toute sécurité sans avoir à souscrire, demander la permission, faire une conversion, ou m’inquiéter de voir mon argent gelé. Je peux envoyer de l’argent partout dans le monde. C’est quelque chose d’incroyable. C’est cette idée d’innovation sans autorisation. Internet a généré une explosion en matière d’innovation, parce que ça a été créé sur une architecture libre. Et tout comme Internet a changé la façon dont nous communiquons, l’argent programmable va modifier la façon dont nous payons, attribuons et décidons des valeurs. Quel genre de monde l’argent programmable crée ? Imaginez un monde où je peux louer mes données de santé à une société pharmaceutique. Ils peuvent lancer des analyses de données à grande échelle et me fournir une preuve cryptographique qui montre qu’ils n’utilisent mes données que de la façon dont nous avons convenu. Ils peuvent me payer pour ce qu’ils ont découvert. Au lieu de souscrire à un service de streaming et avoir une facture pour le câble, et si ma télévision analysait mes habitudes audiovisuelles et me recommandait un contenu à un prix défini qui réponde à mon budget et qui m’intéresse ? Imaginez Internet sans publicité, parce qu’au lieu de payer avec notre attention lorsqu’on regarde du contenu, on le payerait, tout simplement.

Curieusement, des choses comme les micro-paiements sont en train de changer la façon dont la sécurité fonctionne, car une fois que nous pourrons lui attribuer une valeur, les gens utiliseront leur argent et leur énergie à des choses plus constructives. Si envoyer un courriel coûtait une fraction de centime, recevrions-nous encore des spams ? Nous ne sommes pas encore dans ce monde-là, mais nous y arrivons. Aujourd’hui, c’est comme si nous étions dans un monde qui verrait apparaître la première voiture. La première crypto-monnaie est comme la première voiture, lente, difficile à comprendre et difficile à utiliser. L’argent numérique, comme le cheval et la calèche, fonctionne plutôt bien et l’intégralité de l’économie mondiale se base dessus. Si vous étiez la première personne de votre quartier à avoir une voiture avec un moteur interne à combustion, vos voisins penseraient sûrement que vous êtes fou : « Pourquoi vouloir cette grosse machine imposante qui se casse tout le temps, qui prend feu, et qui va plus lentement qu’un cheval ? » Nous savons tous comment cette histoire se termine. Nous entrons dans l’ère de l’argent programmable. C’est très excitant et aussi un peu effrayant. Les crypto-monnaies peuvent être utilisées pour des transactions illégales, comme l’argent liquide l’est aujourd’hui dans le monde. Quand toutes nos transactions ont lieu en ligne, quid de la surveillance ? Qui peut voir ce qu’on fait ? Qui profite de ce nouveau monde et qui n’en profite pas ? Pourquoi dois-je maintenant payer des choses que je n’avais pas à payer avant ? Deviendrons-nous tous des esclaves des algorithmes et du réseau ? Toute nouvelle technologie apporte son lot de compromis.L’Internet nous a fourni de nombreuses façons de perdre du temps. Mais ça augmente aussi grandement la productivité. Les téléphones portables sont agaçants car ils me donnent l’impression de devoir rester connectée à mon travail tout le temps. Ils me permettent aussi de rester en contact avec mes amis et ma famille. La nouvelle économie du partage va faire disparaître certains emplois. Mais ça va aussi créer de nouvelles formes d’emplois flexibles. Avec l’argent programmable, nous avons séparé notre besoin d’institutions, en qui on a confiance, de l’architecture du réseau. Cela augmente l’innovation en matière d’argent, ce qui est nécessaire.

L’argent programmable démocratise l’argent. Et à cause de ça, les choses vont changer de manière totalement imprévisible.

Sans titre
Crypto-monnaie TenX le 13.08.2017

Lire cet article de Mustapha Menier, proposé le 26.07.2017

Ainsi que celui-ci

Pékin appelle Trump à éviter l’escalade

xi kim jong un trumpAu cours d’un entretien téléphonique tenu samedi matin, le Président chinois Xi Jingping a appelé Donald Trump à éviter d’employer avec Pyongyang une rhétorique susceptible d’exacerber la situation déjà tendue, a annoncé l’agence Yonhap se référant à la télévision centrale chinoise.

«Il est dans l’intérêt commun de la Chine et des États-Unis de maintenir la paix dans la péninsule coréenne et de mener à bien sa dénucléarisation», a ajouté le Président chinois.

Mustapha Menier écrit : il s’agit bien d’une menace mise en garde, je traduit car vous êtes nombreux à ne rien entendre à la finesse Chinoise.


Selon le très officiel « Global Times » Pékin doit répliquer si Washington lance une frappe préventive sur Pyongyang

« Si la Corée du Nord lance des missiles qui menacent le sol américain et que les États-Unis ripostent, la Chine restera neutre », a lancé le Global Times dans un éditorial. Mais, le journal officiel du Parti ajoute , « si les États-Unis et la Corée du Sud effectuent des frappes et essayent de renverser le régime nord-coréen, la Chine les empêchera de le faire ».


Plus tôt, sur le journal de Mustapha Menier 

Corée Du Nord : L’appel Au Calme

Angela Merkel : “Je crois et j’en suis convaincue que l’escalade verbale ne conduira pas à une solution au conflit. Je ne vois aucune solution militaire à ce conflit. Je vois en revanche les efforts continus du Conseil de sécurité des Nations unies et ses résolutions concernant la Corée du Nord.”

Monsanto connaissait le danger du PCB mais a continué à le vendre

© Patrik Stollarz, AFP | Monsanto a alerté en interne sur les dangers du PCB au moins à partir de 1969.
Texte par Sébastian SEIBT 

Des documents internes analysés par le journal britannique The Guardian prouvent que le géant de l’agrochimie Monsanto connaissait la toxicité du PCB de nombreuses années avant de décider d’arrêter la commercialisation de ce dérivé chimique.

Le PCB (Polychlorobiphényle) n’a pas fini d’entacher la réputation de Monsanto. Le géant de l’agrochimie a continué à vendre ce dérivé chimique pendant plusieurs années après avoir découvert sa forte toxicité pour l’environnement à la fin des années 1960, a affirmé le quotidien britannique The Guardian, jeudi 10 août.

Pour en arriver à cette conclusion, le journal a examiné les « poison papers« , plus de 20 000 mémos internes, correspondances privées et autres documents d’entreprises du secteur chimique, mis en ligne début août par le projet Bioscience Resource et le Center for Media and Democracy.

« Problème écologique mondial »

L’un de ces documents – un plan de dépollution de 1969 établi par Monsanto – évoque la forte toxicité du PCB et souligne les risques judiciaires encourus pour l’entreprise à cause de sa commercialisation. « Monsanto confirme que les PCB [il y en a plus de 100 sortes] sont un problème écologique mondial », peut-on lire dans cette note. Les auteurs expliquent que les « États-Unis, le Canada et une partie de l’Europe, spécifiquement le Royaume-Uni et la Suède, sont particulièrement touchés, mais des preuves de contamination [de l’environnement] ont été décelées dans des zones très reculées du globe ». À l’époque le risque pour la santé humaine n’était pas encore établi et ne le sera que plus tard, à partir du milieu des années 1970.

La mise en garde des auteurs du plan de dépollution n’a pas empêché Monsanto de commercialiser ses produits chargés en polychlorobiphényle jusqu’en 1972. Le groupe a même continué à vendre du PCB pour certaines applications dans l’électronique jusqu’en 1977. Un attachement qui s’explique : ce dérivé chimique a été l’une des poules aux œufs d’or de Monsanto depuis les années 1935. Le groupe a notamment inondé le marché du BTP avec sa gamme Aroclor, contenant ce polluant très toxique. En France, le PCB a longtemps été assimilé au pyralène, le nom commercial d’un produit de Monsanto.

Le plan de dépollution n’est pas la seule trace écrite prouvant que Monsanto avait conscience de l’impact sur l’environnement et la santé de son produit bien avant d’en arrêter la commercialisation. Deux autres documents de 1969 – un mémo interne, et une présentation à un comité interne du groupe– soulignent, par exemple, la « forte toxicité du PCB pour les oiseaux ».

Les auteurs de ces alertes conseillent de « reconnaître qu’il existe de plus en plus de preuves de l’impact sur l’environnement » lorsque les autorités « démontreront au cas par cas la contamination ».

Double discours

Les pays ont commencé à hausser le ton contre le PCB à partir du début des années 1970. La Suède et le Japon ont imposé un moratoire sur l’utilisation de ce produit « en environnement ouvert » à partir de 1972. Les États-Unis l’ont déclaré « hautement toxique » et « posant un risque significatif pour la santé humaine et des animaux ». L’idée d’un risque pour l’homme a été longtemps officiellement combattue par Monsanto.

Pourtant, là encore, le discours est très différent en interne. Dans un document de 1975, un responsable « produit » de Monsanto reconnaît que le PCB « peut avoir des effets permanents sur le corps humain ». Il détaille même : « une courte exposition peut entraîner des irritations aux yeux et des problèmes respiratoires » tandis qu’un « contact prolongé peut sérieusement endommager le foie ». Il conclut que le PCB pourrait même entraîner la mort. Pourtant, en préambule de ce document, ce responsable précise qu’il convient de dire officiellement que « la bonne manipulation du produit ne pose aucun risque environnemental ou sanitaire, ce qui permettra à la société de continuer à utiliser un produit qui compte beaucoup » pour Monsanto.

Ces révélations sur le double discours de Monsanto pendant des années au sujet du PCB interviennent à un mauvais moment pour le groupe. Aux États-Unis, il est poursuivi en justice pourfinancer les opérations de dépollution de certaines zones où des traces de polychlorobiphényle sont encore présentes (ce produit peut continuer à polluer pendant des décennies). Une procédure qui pourrait coûter des milliards de dollars à Monsanto… ou à Bayer, le géant allemand qui attend le feu vert de l’Europe pour boucler le rachat de son concurrent américain.

« Ces documents, s’ils sont authentiques, confirment que Monsanto connaissait les dangers de son produit et a préféré le cacher pour pouvoir continuer à en profiter financièrement », a commenté le bureau du procureur général de l’État de Washington, à l’origine de la procédure judiciaire. Contacté par The Guardian, Scott Partridge, le vice-président de la stratégie de Monsanto, n’a pas contesté l’authenticité des documents mais a soutenu que le groupe « n’a jamais illégalement commercialisé » du PCB. Tant que ce n’est pas illégal, tout va bien alors…


>> À lire aussi sur France 24 : Agent orange au Vietnam : la justice sud-coréenne condamne Monsanto

Nouvelles sanctions contre le Venezuela, toujours sourd aux pressions

Le président du Parlement et leader de l’opposition, Julio Borges, le 7 août 2017 / © AFP / FEDERICO PARRA

Les Etats-Unis ont infligé mercredi des sanctions financières au Venezuela, accroîssant la pression alors que le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro poursuit sa reprise en main des institutions, menaçant le Parlement contrôlé par l’opposition.

Huit responsables, dont un frère du défunt Hugo Chavez (président de 1999 à 2013), impliqués dans la récente mise en place de l’Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale, sont visés par ces mesures.

« Ce régime est inacceptable et les Etats-Unis se tiendront au côté de l’opposition (qui se bat) contre la tyrannie jusqu’à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique », a assuré dans un communiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

« Tous les biens de ces individus sont gelés aux Etats-Unis et les citoyens américains ont pour interdiction de commercer avec eux », a précisé le Trésor.

Le 31 juillet, Washington avait déjà imposé des sanctions juridiques et financières sans précédent contre le président Maduro, alors qualifié de « dictateur ».

Dans la matinée, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l’opposition, a siégé dans un climat de défiance vis-à-vis de l’Assemblée constituante, installée au sein même du bâtiment législatif.

« Nous sommes à l’Assemblée, en train d’occuper et de défendre la position législative que nous ont octroyée 14 millions de Vénézuéliens », a tweeté le député d’opposition Miguel Pizarro.

La Constituante a approuvé mardi une « commission de la vérité » chargée de se pencher sur les cas de violences politiques depuis 1999 et appelée par M. Maduro à lever l’immunité des députés du camp adverse pour pouvoir les envoyer en prison.

– ‘Chasse aux sorcières’ –

L’opposition, qui voit dans cette assemblée une tactique du président pour prolonger son mandat au-delà de 2019, redoute une « chasse aux sorcières ».

La Cour suprême a déjà condamné à quinze mois de prison le maire d’un district de Caracas considéré comme un bastion de l’opposition, pour ne pas avoir empêché des manifestations. Et la Constituante a destitué la procureure générale Luisa Ortega, très critique envers le chef de l’Etat.

Le Parlement lui-même pourrait être dissous, l’assemblée chargée de réécrire la Constitution de 1999 ayant également ce pouvoir.

Les adversaires du chef de l’Etat, qui exigent son départ, ont reçu le soutien mardi de l’ONU, qui a dénoncé « un usage excessif de la force » lors des manifestations, qui ont fait 125 morts en quatre mois.

Le même jour, 12 pays d’Amérique latine et le Canada ont condamné une « rupture de l’ordre démocratique ». « Les pays les plus importants de la région, de manière claire, confirment le fait qu’au Venezuela il n’y a pas de démocratie », a souligné devant l’hémicycle le président du Parlement, Julio Borges, en faisant voter une motion de soutien à cette condamnation.

Ces dernières semaines, les Etats-Unis, le Vatican et l’Union européenne ont fustigé la radicalisation du gouvernement vénézuélien.

Mais rien n’y fait : le président Maduro, élu en 2013, reste sourd à ces mises en garde, s’appuyant sur le soutien crucial de l’armée et de ses quelques alliés comme la Russie et la Chine, ses créanciers, ainsi que Cuba, la Bolivie ou encore l’Equateur.

– ‘Guerre de positions’ –

Le pays, autrefois le plus riche d’Amérique du Sud en raison de ses immenses réserves pétrolières, a été ruiné par la chute des cours du brut, entraînant la colère des habitants, lassés de l’inflation vertigineuse et des rayons vides des supermarchés et pharmacies.

Cette exaspération populaire est ce qui avait permis fin 2015 la large victoire de l’opposition aux élections législatives.

Mais le bastion conquis semble chaque jour plus fragile, et après avoir mobilisé les foules presque chaque jour depuis début avril, l’opposition peine désormais à organiser de grandes manifestations.

Mardi, ils n’étaient qu’une petite centaine à participer à son blocage des rues, signe sans doute d’un certain découragement après avoir échoué à empêcher la Constituante.

Après avoir hésité, elle a décidé finalement mercredi d’inscrire des candidats aux élections régionales du 10 décembre.

Fustigeant « la plus grande fraude de l’Histoire », la coalition de la Table pour l’unité démocratique (MUD, centre droit) avait refusé de participer à l’élection de la Constituante le 30 juillet, laissant le champ libre au chavisme, dont sont donc issus la totalité des 545 membres.

« Les élections font partie d’une guerre de positions et il faut se battre pour ces positions », prévient l’analyste Luis Salamanca.

(©AFP / 09 août 2017 22h27)

« Le magazine Basta, complice de la gauche molle internationale contre le Venezuela »

 
Maduro-Chavez

Le 31 mai dernier, le magazine en ligne Basta! se faisait le complice d’une bande – je devrais dire d’une kyrielle – d’« universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » qui avaient signé un « appel international pour stopper la montée de la violence au Venezuela ». 
En signant cet appel, ces personnalités avaient souhaité exprimer leur « profonde préoccupation face à la situation incontrôlée de violence politique et sociale au Venezuela qui [avait] déjà entraîné plus de cinquante morts, des centaines de blessés et de détenus renvoyés devant des tribunaux militaires ».

Ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » affirmaient que le gouvernement était « de plus en plus délégitimé » et qu’il prenait « un fort caractère autoritaire ». Ils allaient même plus loin en écrivant que « l’appel à une assemblée constituante » avait été « prononcé de manière clairement anticonstitutionnelle” et « [pouvait]correspondre à une tentative de consolidation d’un régime totalitaire (sic)».

J’ignore si ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » s’étaient dressés, en avril 2002, contre le coup d’État orchestré par une Fedecámaras (le syndicat patronal vénézuélien) soutenue par les Etats-Unis. Une opération qui avait tourné court suite au rétablissement d’Hugo Chávez dans ses fonctions par une armée majoritairement restée fidèle à la légalité et aux institutions.

J’ignore si ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile », pour la plupart latinoaméricains, ont écouté le Diálogo de América entre Fidel Castro et Salvador Allende, un échange au cours duquel le président chilien explique qu’il est très compliqué de mener à bien un processus révolutionnaire dans le cadre contraignant de la démocratie bourgeoise. A la question d’Augusto Olivares, qui lui demandait de définir les obstacles qui s’opposaient à l’expérience politique chilienne, Salvador Allende avait répondu en se tournant d’abord vers Fidel Castro :

« Tu te rends compte Fidel, trois minutes pour définir les obstacles d’une révolution qui doit se faire au sein de la démocratie bourgeoise et avec les procédures légales de cette démocratie ! [] Des obstacles… qui naissent de quoi ? En premier lieu, d’une oligarchie avec suffisamment d’expérience, intelligente, qui défend très bien ses intérêts et qui reçoit l’appui de l’impérialisme, dans un cadre institutionnel où le Congrès a un poids et des attributions et où le gouvernement n’a pas de majorité. C’est ce qui explique que nos difficultés soient si sérieuses et qui fait que le processus révolutionnaire chilien rencontre chaque jour et à chaque instant, dans les cadres de cette légalité, des obstacles à la mise en œuvre du programme de l’Unité Populaire. Vous comprenez, Augusto Olivares, que les difficultés, dans le cas qui est le nôtre, sont aussi en rapport avec quoi ? Avec une liberté de la presse qui est beaucoup plus qu’une liberté de la presse, qui est un libertinage de la presse. On déforme, on ment, on calomnie, on tergiverse. Les médias sont puissants, les journalistes liés à des intérêts étrangers et à de gros intérêts nationaux. »[1] (traduction B. Adrie)

J’ignore si ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » ont observé que, lorsque le cadre de la démocratie bourgeoise ne parvenait pas à empêcher l’élection d’un authentique mouvement de gauche révolutionnaire, alors l’armée et l’oligarchie nationale, soutenues par l’impérialisme, organisaient des sabotages, finançaient des grèves et des révoltes, allant bien entendu jusqu’à l’attentat, jusqu’au coup d’État, jusqu’à la torture, le tout emballé dans le bourdonnement assourdissant des unes calomniatrices de journaux fermement tenus en laisse par des magnats opposés à tout progrès social.

J’ignore si ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » ont pris conscience, aujourd’hui, de l’erreur qui a été la leur de cautionner un texte sans doute élaboré par une officine de communication politique – ce qui reste à vérifier – et de s’imaginer que leur lâcheté et leur médiocrité pourraient passer, par un jeu d’ombres chinoises, pour de la sagesse et de la modération.

Ces médiocrates n’ont pas hésité à dire n’importe quoi. Ils ont affirmé que ceux qui, en suivant Maduro, prétendent « défendre un gouvernement anti-impérialiste et populaire »font non seulement preuve d’un « aveuglement idéologique néfaste » mais contribuent, ce qui est plus grave, « à la consolidation d’un régime autoritaire ». Le record du monde de l’ânerie propulsée à travers les orbites médiatiques est battu lorsqu’ils affirment que, de leur point de vue, « le refus de toute ingérence étrangère doit se fonder sur plus de démocratie, pas plus d’autoritarisme ».

Qu’ils expliquent cela à Manuel Zelaya ou à Jean-Bertrand Aristide, ces deux grandes figures qui ont fondé leur refus de l’ingérence étrangère sur une confiance vite trahie dans la démocratie et qui ont été défaits par des adversaires qui méconnaissent volontairement le dialogue et ne comprennent que le langage de la force. Mais puisque Fidel Castro est mort, pourquoi ces politologues en herbe n’iraient-ils pas nouer leur dicton dans sa barbe transformée pour l’occasion en quipu inca ? Quel acte de courage ce serait de leur part !

Je suis donc absolument certain que ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » n’ont jamais réfléchi au fait qu’un gouvernement assiégé n’est pas en mesure de laisser courir des processus démocratiques qui l’affaibliront devant les factieux. J’écrivais il y a quelques mois – et le lecteur me pardonnera de me citer :

« Seul un gouvernement fort, capable de contrôler l’information pourra résister aux campagnes de presse orchestrées par des journalistes pas du tout indépendantstravaillant pour de grands groupes liés aux intérêts capitalistes étasuniens. Seul un gouvernement conscient de vivre en état de siège pourra lucidement se donner les moyens de contrecarrer l’action pas du tout spontanée de séditieux stipendiés et d’opposants mercenaires, armés et poussés sur la scène libertaire pour l’occasion. » (« Entre Fidel Castro et la dictature des marchés »)

Même si Nicolás Maduro durcissait le régime, même s’il déclarait devoir suspendre momentanément certaines libertés, il ne ferait que sauvegarder son mandat sorti légalement des urnes. On ne propose pas le dialogue à un ennemi qui vous a déclaré la guerre et qui s’est donné pour objectif de vous anéantir coûte que coûte.

Savent-ils, ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile », qu’en condamnant l’action du gouvernement de Nicolás Maduro, ils se sont mis à quatre pattes devant un État profond étasunien qui a décidé de remettre la main sur la politique et l’économie du Venezuela, un État profond qui se moque éperdument des droits de l’homme sauf quand ces derniers deviennent, entre ses mains, une arme de propagande apte à semer le chaos sur un territoire convoité. Les Etats-Unis ont-ils, ne serait-ce qu’une fois, apporté la liberté dans le sac à dos des GIs ? Et ne me parlez pas des plages de la Manche.

Il n’est pas difficile de deviner quelle main remplit la gamelle de ce petit troupeau progressiste empêtré dans ses certitudes, quelle main met des boulettes dans la gueule de ces aboyeurs toilettés couinant des sermons dictés, vautrés comme des chiots replets entre les coussins d’une gauche molle donneuse de leçons qui n’est que l’envers molletonné de la droite dure. Non à la violence, disent-ils, et, à ce moment précis, en signant et en publiant ce papier gras ramassé sur un des tas d’ordure de la mondialisation heureuse, ils exercent une violence insoutenable contre l’intelligence des nations et contre le peuple vénézuélien !

Et qu’importe que ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile », soient des idiots utiles ou de parfaits cyniques rémunérés pour leur forfaiture. L’université, la presse et le monde militant ne manquent certainement pas de représentants appartenant à l’une ou l’autre de ces aimables catégories. Ce qui les réunit tous dans le crime, c’est la désinformation qu’ils colportent.

Pourtant, en cherchant un peu, on comprend rapidement qu’au Venezuela :

  • « Les secteurs populaires, soit 90% de la population ne participent pas aux manifestations de la droite (qui ont pour foyer les quartiers riches et la frontière avec la Colombie paramilitaire) et rejettent leurs violences. »
  • « Les news inversent la chronologie des faits : quand les manifestants pacifiques de droite rentrent chez eux, leur succède de manière bien huilée les groupes armés qui incendient les bâtiments des missions locales, des ministères, des tribunaux, des maternités, des centres de vote, des autobus, détruisent et pillent les commerces, brûlent vifs des êtres humains (déjà près d’une vingtaine) surtout s’ils sont noirs, tirent avec des mortiers, des grenades, des armes lourdes. »
  • « La majorité des victimes est causée par ces violences. »
  • « Comme dans toute démocratie, les forces de l’ordre répondent à cette insurrection armée : pain bénit pour les JT qui n’ont plus qu’à monter des images de la bataille comme preuve de la  « répression de la dictature Maduro » contre des manifestants pacifiques. » (Source : Venezuela infos)

Il est particulièrement regrettable que le magazine Basta! ait choisi d’être le complice de ces « universitaires, intellectuels ou militants de la société civile » en publiant un torchon moralement indigne, politiquement indigeste et factuellement indigent.

9 AOÛT 2017

[1] ”¿Te das cuenta, Fidel? ¡Tres minutos para definir los obstáculos de una revolución que tiene que hacerse dentro de la democracia burguesa y con los cauces legales de esa democracia! []

Obstáculos… nacen de qué. En primer lugar de una oligarquía con bastante experiencia, inteligente, que defiende muy bien sus intereses y que tiene el respaldo del imperialismo, dentro del marco de una institucionalidad en donde el Congreso tiene peso y atribuciones, y donde el gobierno no tiene mayoría.

De allí entonces, que las dificultades sean bastante serias y hace que el proceso revolucionario chileno, dentro de los marcos de esta legalidad, encuentre cada día y en cada momento obstáculos para el avance del cumplimiento del programa de la Unidad Popular. Usted comprende, Augusto Olivares, que las dificultades en el caso nuestro también están en relación… ¿con qué? Con una libertad de prensa que es mucho más que una libertad de prensa. Que es un libertinaje de la prensa.

Se deforma, se miente, se calumnia, se tergiversa. Los medios de difusión con que cuentan son poderosos, periodistas vinculados a intereses foráneos y a grandes intereses nacionales.”

Source: https://brunoadrie.wordpress.com/2017/08/09/le-magazine-basta-complice-de-la-gauche-molle-internationale-contre-le-venezuela-par-bruno-adrie/

La Chine va tester la blockchain pour collecter les impôts

Le gouvernement chinois a fait de la technologie de la blockchain une priorité. Dernier exemple en date : le recours prévu à une chaîne de blocs pour la collecte des taxes sociales et l’émission de factures électroniques.

La Chine va tester la blockchain pour collecter les impôts
La Chine va tester la blockchain pour collecter les impôts
Le gouvernement chinois a annoncé qu’il prévoit d’utiliser la technologie de la blockchain (un protocole conçu pour assurer la gestion de l’historique des transactions de manière décentralisée, infalsifiable et sécurisée) pour prélever les taxes sociales et émettre des factures électroniques, rapporte le site Futurism.

Les détails de cette application n’ont pas été révélés pour l’instant, mais cette initiative s’inscrit dans un programme bien plus large de digitalisation engagé par l’empire du Milieu. La banque populaire de Chine teste par exemple depuis janvier dernier sa propre monnaie virtuelle qui s’appuie, en partie seulement, sur la blockchain.

DES ÉQUIPES DE R&D DÉDIÉES À LA BLOCKCHAIN

De manière générale, la Chine figure parmi les pays les plus enclins à adopter cette technologie. Dès 2016, elle a fait de la blockchain une priorité en l’intégrant à son treizième plan quinquennal dédié à l’informatique. Plusieurs autorités locales ont récemment voté des politiques pro-blockchain tandis que des grandes villes et différentes agences gouvernementales ont monté des équipes de R&D spécialement dédiées à cette technologie.

Les autorités ne sont pas les seules à plancher dessus, souligne l’article. Wanxiang, un équipementier automobile qui s’est lancé dans la production de voitures électriques, a décidé de financer à hauteur de 30 milliards de dollars un projet de smart city basé sur la blockchain. Et les géants américains ne sont pas en reste… même en Chine ! Walmart et IBM expérimentent, en partenariat avec l’université Tsinghua de Pékin, l’utilisation de la blockchain pour suivre la chaîne d’approvisionnement du porc.

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