Les crypto-monnaies sur BFM BUSINESS

Le mot de Mustapha Menier : Bonne émission avec des passages intéressants, à partir de la 17ème minute, explication des tenants et aboutissants et à partir de la 23ème minute, confirmation de la futur entrée sur le marché de fonds d’investissement important, tout cela ne m’aura rien appris… peut être à vous, oui.


Bitcoin, fly you to the moon!

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Je vous propose 3 récent articles parlant de la future et prédictible envolée du très célèbre bitcoin, ces articles sont paru dernièrement sur le non moins célèbre Bloomberg, média de référence de la sphère financière.

Un ado bitcoin-millionnaire aide la Nasa à envoyer un album de Taylor Swift dans l’espace

Erik Finman est un de ces kids devenu subitement riche grâce à l’explosion du Bitcoin. Millionnaire à 18 ans, le gamin s’ennuie depuis. Mais il a trouvé son grand projet : payer la Nasa pour qu’elle envoie « 1989 » de Taylor Swift dans l’espace.

C’est au média américain TechCrunch qu’Erik Finman, devenu célèbre grâce à une histoire de pari qui a bien tourné — il est devenu millionnaire grâce au bitcoin –, a confié son grand projet dans la vie : envoyer Taylor Swift à nos amis aliens. Du moins, son album 1989 pour commencer.

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This high school dropout who invested in bitcoin at $12 is now a millionaire at 18

Le jeune homme qui évite désormais d’aller en cours grâce au pari gagné avec ses parents — s’il devenait millionnaire à ses 18 ans, il avait le droit de faire l’école buissonnière — investit donc son temps et son argent auprès de la Nasa. Il serait en train de faire construire un mini satellite pour envoyer dans l’espace des enregistrements humains : des leaders de la tech, des grands artistes, des anonymes et… Taylor Swift.

Le lancement de son satellite interviendra pour les 40 ans de l’initiative de Carl Sagan. L’homme avait envoyé sur Voyager, en 1977, un vinyle en or. Sagan avait l’intention d’envoyer, pour l’Histoire et les extraterrestres, un extrait de son époque dans l’espace. Le disque contenait du rock, Chuck Berry, de la musique électronique et des musiques savantes jouées par Glenn Gould.

L’histoire de Finman reste touchante malgré tout : il explique être obsédé par l’espace car sa mère a été membre de l’agence et aurait, selon lui, dû participer au voyage de Challenger. Mais elle est tombée enceinte du grand frère d’Erik. Après le drame Challenger, l’envie d’espace est restée dans la famille. Ainsi, il a soumis plus tôt cette année son projet d’un nouveau vinyle en or qui a été accepté et validé par la Nasa.

L’agence compte couvrir les frais du lancement de la machine ainsi que les matériaux nécessaires à la construction du satellite. Toutefois, Finman devra lui réunir les contenus à envoyer dans l’espace — si vous n’êtes pas Taylor S., il vous faut passer un entretien sur son site web. Il compte enfin employer ses anciens amis du lycée pour travailler sur le projet. Selon Finman, le satellite quittera la terre au premier trimestre de l’année prochaine.

Ruée vers les monnaies virtuelles en Russie

MOSCOU (AFP) 16.08.2017 - 08:07
Dmitri Marinitchev, entrepreneur et médiateur auprès du gouvernement russe pour les questions liées à internet, dans ses entrepôts à Moscou, le 26 juillet 2017 – AFP/Archives

« La forme de monnaie que nous avons l’habitude d’utiliser est sur le point de disparaître », prophétise Dmitri Marinitchev au milieu du boucan assourdissant de centaines d’ordinateurs lancés dans d’intenses calculs mathématiques complexes.

C’est dans la banlieue de Moscou que cet entrepreneur de 42 ans, également médiateur auprès du gouvernement russe pour les questions liées à internet, a installé une entreprise à la tâche peu commune: celle d’amasser pour le compte de ses clients des monnaies virtuelles.

Dans plus de 9.000 mètres carrés de hangars et d’entrepôts pour le moment encore en partie vides, les appareils assemblés par la société sont empilés sur des étagères au milieu d’un enchevêtrement de câbles et de ventilateurs, censés compenser la chaleur étouffante dégagée par leurs calculs permanents.

Ces opérations permettent, via une technologie connue sous le nom de « blockchain », de créer — telle une planche à billets virtuelle — les crypto-monnaies comme le bitcoin, utilisées pour certains paiements en ligne ou échangées sur les marchés virtuels contre roubles, dollars ou euros.

Si leurs détracteurs mettent en avant les risques liés aux fluctuations rapides de leur valeur ou à l’absence de régulation, ces monnaies attisent de plus en plus les convoitises. Longtemps méfiantes, les autorités, y compris en Russie, s’y intéressent pour embrasser la tendance mais aussi renforcer les contrôles.

Surtout, ces monnaies — bitcoin, ether, litecoin… — intéressent de plus en plus de particuliers, attirés par l’espoir de gains financiers rapides.

Surnommée « minage », leur fabrication sur réseaux est accessible à « n’importe qui un tant soit peu familier avec l’informatique », assure Dmitri Marinitchev, dont la firme est l’une des pionnières du marché en Russie. « Ce n’est pas plus compliqué que d’acheter un téléphone et de se connecter au réseau mobile ».

– Pénurie de matériel –

Une étrange pénurie touche ainsi depuis plusieurs mois les étals des magasins russes d’informatique: les cartes graphiques et les processeurs sont en rupture de stock. Ces composants, qui permettent de doper la puissance des ordinateurs, servent en effet au « minage » de monnaies virtuelles.

« L’explosion de la valeur des monnaies virtuelles a rendu le +minage+ rentable et viable en tant qu’activité professionnelle », explique Sergueï, un informaticien de 29 ans qui fait tourner une demi-douzaine de cartes graphiques branchées sur le réseau électrique de l’entreprise pour laquelle il travaille.

Sergueï s’est lancé dans le « minage » en mars, au moment où la valeur du bitcoin et de son principal rival, l’ether, créé par le programmeur russo-canadien Vitalik Bouterine, atteignaient des niveaux records sur les plateformes d’échange.

Depuis le début de l’année 2017, le bitcoin a plus que quadruplé sa valeur pour atteindre plus de 4.000 dollars début août, tandis que celle de l’ether a été presque multipliée par 50 pendant la même période, atteignant un pic à 374 dollars en juin.

Toutefois, si l’assemblage d’un appareil de « minage » est relativement aisée, sa consommation en électricité reste très élevée, pouvant rapidement atteindre l’équivalent de celle de plusieurs ménages.

« Tous mes amis qui s’intéressaient au bitcoin ou à l’ether se sont mis construire des appareils et à les brancher sur leur réseau d’entreprise, et j’ai fait de même. D’autres ont détourné les câbles électriques municipaux », raconte Sergueï.

La Russie jouit d’une situation unique, qui devrait favoriser l’expansion des entreprises comme celles de M. Marinitchev: le coût de l’énergie y est bas et le climat froid permet d’économiser sur le nécessaire refroidissement du matériel.

– ‘Monnaie virtuelle nationale’ –

Longtemps méfiantes, les autorités semblent avoir pris conscience de cette force: une loi qui doit être examinée à l’automne par les députés prévoit de légaliser la possession et la création de monnaies virtuelles sur le territoire.

Jusqu’à présent, la base légale pour les monnaies virtuelles, dont l’image est encore souvent associée à l’achat de drogues et d’armes sur internet, était tout simplement inexistante dans le pays.

« Il y a désormais une compréhension au sein des plus hautes instances du pays du fait que les monnaies virtuelles ne sont pas le mal absolu mais un possible bienfait, notamment pour l’économie », explique Dmitri Marinitchev.

Le président Vladimir Poutine s’est ainsi entretenu début juin lors du forum économique de Saint-Pétersbourg avec Vitalik Bouterine, le créateur de l’ether, âgé de 23 ans.

Et en 2016, plusieurs grandes banques ont accepté de tester la plateforme pour certaines de leurs transactions. De son côté, la banque centrale n’a pas exclu le développement d’une « monnaie virtuelle nationale ».

Pour autant, le marché mondial, estimé en août à plus de 114 milliards de dollars toutes monnaies confondues, est encore peu mature et reste extrêmement volatile, soumis aux soubresauts et à la spéculation.

Entre mi-juin et mi-juillet, le bitcoin a ainsi perdu près d’un tiers de sa valeur avant de la regagner en moins d’une semaine. Il continue, depuis, à battre de nouveaux records.

« La ruée vers les monnaies virtuelles n’est pas une mode ou un phénomène éphémère. La virtualisation de nos vies est un processus en marche et parti pour durer », assure Dmitri Marinitchev.

Signe des temps, plusieurs cafés et restaurants de Moscou ont décidé cet été de commencer à accepter les paiements en monnaie virtuelle.

Je veux vous parler de l’avenir de l’argent!

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Crypto-monnaie TenX le 05.08.2017

Commençons avec l’histoire des Yap, une société qui vivait en Micronésie au début des années 1900. Je veux vous en parler parce que leur forme d’argent est vraiment intéressante. Ils utilisent ces disques calcaires appelés pierres Rai. Les Yap ne déplacent pas vraiment ces pierres,ils ne les échangent pas comme nous avec nos pièces, parce que les pierres Rai peuvent être assez lourdes. La plus grande pèse quatre tonnes et mesure 3,6 m de diamètre. Les Yap gardent seulement une trace de qui possède quelle pierre. Il y a une histoire à propos de marins qui transportaient une pierre. Ils eurent des problèmes et la pierre coula. Les marins retournèrent sur l’île et racontèrent ce qu’il s’était passé. Tout le monde décida que, oui, les marins avaient la pierre et que, pourquoi pas, elle comptait toujours. Même si elle était au fond de l’océan,elle faisait toujours partie de l’économie Yap. Vous pensez peut-être que c’est une petite culture datant d’il y 100 ans. Mais des choses comme ça arrivent aussi dans le monde occidental et les Yap utilisent encore ces pierres d’une certaine manière.

En 1932, la Banque de France demanda aux États-Unis de convertir leurs avoirs en dollars en or. Mais c’était trop gênant d’envoyer tout cet or jusqu’en Europe. Au lieu de ça, quelqu’un est allé là où l’or était stocké et ils l’ont simplement étiqueté comme appartenant désormais à la France. Et tout le monde fut d’accord pour dire que la France le possédait. C’est comme ces pierres Rai. Ce que je veux montrer avec ces deux exemples, c’est que rien n’a de valeur intrinsèque que ce soit un dollar, une pierre ou une pièce. La seule raison pour laquelle ces choses ont une valeur, c’est parce que nous avons décidé qu’elles en avaient. Et parce que nous avons pris cette décision, elles en ont une. L’argent, ce sont les échanges et les transactions que nous avons entre nous. L’argent n’a rien d’objectif. Il s’agit de l’histoire collective de sa valeur que nous nous racontons les uns aux autres. Une fiction collective. Et c’est un concept très puissant.

Depuis une vingtaine d’années, nous avons commencé à utiliser l’argent numérique. Je suis payée par virement, et je paye mon loyer par transfert bancaire, je paye mes impôts en ligne. Chaque mois, un petit montant est déduit de ma paye et investi dans un fond d’investissement pour ma retraite. Toutes ces interactions ne font que déplacer des 1 et des 0 entre ordinateurs. Il n’y a rien de physique, comme une pierre ou une pièce. L’argent numérique me permet de payer quelqu’un partout dans le monde en quelques secondes. Maintenant, quand ça fonctionne, c’est grâce aux grandes institutions qui garantissent chacun des 1 et des 0 qui changent sur les ordinateurs. Et quand ce n’est pas le cas, c’est souvent la faute de ces grandes institutions. Ou du moins, c’est à elles de régler le problème. Et souvent, elles ne le font pas. Il y a beaucoup de frictions dans le système. Combien de temps a-t-il fallu aux banques américaines pour mettre en place la carte à puce ? La moitié de mes cartes de crédit ne fonctionnent toujours pas en Europe. Ce sont des frictions. Transférer de l’argent par-delà les frontières et les monnaies est vraiment coûteux : des frictions. Un entrepreneur en Inde peut monter une entreprise en quelques minutes, mais c’est difficile pour elle d’obtenir des prêts et d’être payée : friction. Notre accès à l’argent numérique et notre capacité à faire des transactions librement sont limitées par ces gardiens.

Il y a beaucoup d’obstacles dans le système qui le ralentissent. C’est parce que l’argent numérique n’est pas vraiment le mien, ce sont des entrées dans les bases de données qui appartiennent à ma banque, ma société de carte de crédit ou ma société d’investissement. Toutes ces sociétés ont le droit de dire « Non. » Si je suis un marchand sur PayPal et que Paypal me catalogue à tort comme fraudeur, c’est fini. Mon compte est bloqué et je ne peux plus être payée. Ces institutions se mettent en travers de l’innovation. Combien d’entre vous utilisent les photos sur Facebook, sur Google, Instagram ? Mes photos sont partout. Elles sont sur mon téléphone, sur mon ordinateur, dans mon ancien téléphone, sur DropBox. Elles sont toutes sur tous ces sites Internet. Et la plupart de ces services ne fonctionnent pas ensemble. Ils n’interopèrent pas. Il en résulte que c’est le bazar dans ma bibliothèque de photos. La même chose se produit quand les institutions contrôlent l’approvisionnement en argent. Beaucoup de ces services n’interopèrent pas, et il en résulte des blocages avec nos paiements. Cela fait augmenter les coûts de transaction.Jusqu’à présent, nous avons connu deux phases. Dans un monde analogique, nous devions gérer des objets physiques, et l’argent se déplaçait à une certaine vitesse… à vitesse humaine. Dans le monde numérique, l’argent peut aller plus loin et plus rapidement mais nous sommes à la merci des gardiens de ces institutions. L’argent ne se déplace qu’à la vitesse des banques.

Nous nous apprêtons à entrer dans une nouvelle phase. L’avenir de l’argent est programmable. Lorsqu’on combine un logiciel et une monnaie, l’argent devient alors plus qu’une unité de valeur statique, et nous n’avons plus à dépendre des institutions pour sa sécurité. Dans le monde programmable, nous sortons les humains et les institutions de la boucle. Et quand ça arrivera, nous n’aurons même plus conscience que nous faisons des transactions. L’argent sera dirigé par des logiciels et circulera en toute sécurité. Les crypto-monnaies constituent la première étape de cette évolution. Les crypto-monnaies sont de l’argent numérique qui n’est géré par aucun gouvernement ni aucune banque. C’est de l’argent conçu pour fonctionner dans un monde sans intermédiaire. Bitcoin est la crypto-monnaie la plus répandue, mais il y en existe des centaines. Il y a Ethereum, Litecoin, Stellar, Dogecoin, et ce n’en sont que quelques-unes parmi les plus connues. Et ces choses sont du vrai argent. Le vendeur de sushis dans ma rue accepte les Bitcoins. Je peux utiliser une appli sur mon téléphone pour acheter des sashimi. Mais ce n’est pas uniquement pour les petites transactions. En mars, il y a eu une transaction d’environ 100 000 bitcoins. C’est l’équivalent de 40 millions de dollars américains. Les crypto-monnaies sont fondées sur un domaine spécifique des mathématiques appelé cryptographie. La cryptographie est l’étude de la sécurisation des communications et traite de deux choses très importantes : masquer l’information de façon à ce qu’elle soit cachée à la vue de tous et vérifier un élément de l’information source. La cryptographie soutient de nombreux systèmes autour de nous. C’est tellement puissant que parfois, le gouvernement américain l’a classifiée comme une arme. Pendant la deuxième guerre mondiale, casser les codes de systèmes comme Enigma fut vital pour décoder les transmissions ennemies et changer l’issue de la guerre. Aujourd’hui, quiconque avec un moteur de recherche moderne utilise un système chiffré plutôt sophistiqué. C’est ce que nous utilisons pour sécuriser les interactions sur Internet.

C’est ce qui nous permet de saisir nos mots de passe en toute sécurité et d’envoyer des informations financières à des sites Internet. Ce que les banques nous donnaient, des transferts d’argent numérique fiables, nous pouvons maintenant l’avoir avec des applications de cryptographie. Ça signifie que nous n’avons plus à nous fier aux banques pour sécuriser nos transactions. Nous pouvons le faire nous-mêmes. Les Bitcoins utilisent exactement la même idée que les Yap utilisaient, la connaissance collective des transferts. En Bitcoin, je dépense en transférant des Bitcoins, et je suis payée quand quelqu’un d’autre me transfère des Bitcoins. Imaginez que nous ayons un papier magique. Ce papier magique fonctionne ainsi : je peux vous en donner une feuille et si vous écrivez quelque chose dessus, ça apparaîtra aussi comme par magie sur mon morceau de papier. Disons qu’on donne simplement à tout le monde ce papier et chacun écrit dessus les transferts qu’il effectue dans le système Bitcoin. Tous ces transferts sont copiés sur les papiers de tout le monde. En regardant le mien, j’aurais la liste de tous les transferts qui ont eu lieu dans toute l’économie Bitcoin. C’est en réalité ce qui se passe avec la Blockchain Bitcoin, qui est une liste de toutes les transactions en Bitcoin. Sauf que ce n’est pas fait sur papier. C’est fait via un code informatique, qui tourne sur des milliers d’ordinateurs en réseau dans le monde. Tous ces ordinateurs confirment, de manière collective, qui possède des Bitcoins. La Blockchain Bitcoin est le cœur du fonctionnement des Bitcoins. Mais d’où viennent les Bitcoins ? Eh bien, le code est conçu pour créer de nouveaux Bitcoins selon un planning donné. Pour obtenir des Bitcoins, je dois résoudre un casse-tête… un casse-tête cryptographique aléatoire. Imaginez que nous ayons 15 dés, et que nous jetions ces dés encore et encore. A chaque fois que les dés tombent tous sur un six,nous déclarons avoir gagné. C’est très similaire à ce que font ces ordinateurs. Ils essayent encore et encore d’obtenir le bon numéro. Et quand ils l’ont, on déclare que le casse-tête est résolu. L’ordinateur qui résout cette énigme publie sa solution au reste du réseau et collecte sa récompense : de nouveaux Bitcoins. En résolvant cette énigme, ces ordinateurs sont en fait en train de participer à la sécurisation de la Blockchain Bitcoin et ajoutent à la liste de transactions. Il y a des gens partout dans le monde qui font tourner ce logiciel, et on les appelle des mineurs Bitcoin. N’importe qui peut être un mineur Bitcoin.

Vous pouvez télécharger le logiciel dès maintenant, le lancer sur votre ordinateur et essayer de collecter quelques bitcoins. Je ne dis pas que je le recommande, parce qu’aujourd’hui, le casse-tête est tellement difficile et le réseau tellement puissant que si j’essayais de miner des Bitcoins sur mon ordinateur, j’en aurais probablement pour 2 millions d’années. Les mineurs, les mineurs professionnels, utilisent des ordinateurs dédiés, conçus pour résoudre les énigmes très rapidement. Pour ce réseau Bitcoin et ces ordinateurs, on estime que la quantité d’énergie qu’ils utilisent est équivalente à celle d’un petit pays. Donc, le premier jeu de crypto-monnaies est un petit peu lent et un peu lourd. Mais la génération suivante sera bien mieux et bien plus rapide. Les crypto-monnaies sont la première étape vers un monde avec une monnaie programmable mondiale. Dans une monde doté d’une monnaie programmable, je peux payer n’importe qui en toute sécurité sans avoir à souscrire, demander la permission, faire une conversion, ou m’inquiéter de voir mon argent gelé. Je peux envoyer de l’argent partout dans le monde. C’est quelque chose d’incroyable. C’est cette idée d’innovation sans autorisation. Internet a généré une explosion en matière d’innovation, parce que ça a été créé sur une architecture libre. Et tout comme Internet a changé la façon dont nous communiquons, l’argent programmable va modifier la façon dont nous payons, attribuons et décidons des valeurs. Quel genre de monde l’argent programmable crée ? Imaginez un monde où je peux louer mes données de santé à une société pharmaceutique. Ils peuvent lancer des analyses de données à grande échelle et me fournir une preuve cryptographique qui montre qu’ils n’utilisent mes données que de la façon dont nous avons convenu. Ils peuvent me payer pour ce qu’ils ont découvert. Au lieu de souscrire à un service de streaming et avoir une facture pour le câble, et si ma télévision analysait mes habitudes audiovisuelles et me recommandait un contenu à un prix défini qui réponde à mon budget et qui m’intéresse ? Imaginez Internet sans publicité, parce qu’au lieu de payer avec notre attention lorsqu’on regarde du contenu, on le payerait, tout simplement.

Curieusement, des choses comme les micro-paiements sont en train de changer la façon dont la sécurité fonctionne, car une fois que nous pourrons lui attribuer une valeur, les gens utiliseront leur argent et leur énergie à des choses plus constructives. Si envoyer un courriel coûtait une fraction de centime, recevrions-nous encore des spams ? Nous ne sommes pas encore dans ce monde-là, mais nous y arrivons. Aujourd’hui, c’est comme si nous étions dans un monde qui verrait apparaître la première voiture. La première crypto-monnaie est comme la première voiture, lente, difficile à comprendre et difficile à utiliser. L’argent numérique, comme le cheval et la calèche, fonctionne plutôt bien et l’intégralité de l’économie mondiale se base dessus. Si vous étiez la première personne de votre quartier à avoir une voiture avec un moteur interne à combustion, vos voisins penseraient sûrement que vous êtes fou : « Pourquoi vouloir cette grosse machine imposante qui se casse tout le temps, qui prend feu, et qui va plus lentement qu’un cheval ? » Nous savons tous comment cette histoire se termine. Nous entrons dans l’ère de l’argent programmable. C’est très excitant et aussi un peu effrayant. Les crypto-monnaies peuvent être utilisées pour des transactions illégales, comme l’argent liquide l’est aujourd’hui dans le monde. Quand toutes nos transactions ont lieu en ligne, quid de la surveillance ? Qui peut voir ce qu’on fait ? Qui profite de ce nouveau monde et qui n’en profite pas ? Pourquoi dois-je maintenant payer des choses que je n’avais pas à payer avant ? Deviendrons-nous tous des esclaves des algorithmes et du réseau ? Toute nouvelle technologie apporte son lot de compromis.L’Internet nous a fourni de nombreuses façons de perdre du temps. Mais ça augmente aussi grandement la productivité. Les téléphones portables sont agaçants car ils me donnent l’impression de devoir rester connectée à mon travail tout le temps. Ils me permettent aussi de rester en contact avec mes amis et ma famille. La nouvelle économie du partage va faire disparaître certains emplois. Mais ça va aussi créer de nouvelles formes d’emplois flexibles. Avec l’argent programmable, nous avons séparé notre besoin d’institutions, en qui on a confiance, de l’architecture du réseau. Cela augmente l’innovation en matière d’argent, ce qui est nécessaire.

L’argent programmable démocratise l’argent. Et à cause de ça, les choses vont changer de manière totalement imprévisible.

Sans titre
Crypto-monnaie TenX le 13.08.2017

Lire cet article de Mustapha Menier, proposé le 26.07.2017

Ainsi que celui-ci

La Chine va tester la blockchain pour collecter les impôts

Le gouvernement chinois a fait de la technologie de la blockchain une priorité. Dernier exemple en date : le recours prévu à une chaîne de blocs pour la collecte des taxes sociales et l’émission de factures électroniques.

La Chine va tester la blockchain pour collecter les impôts
La Chine va tester la blockchain pour collecter les impôts
Le gouvernement chinois a annoncé qu’il prévoit d’utiliser la technologie de la blockchain (un protocole conçu pour assurer la gestion de l’historique des transactions de manière décentralisée, infalsifiable et sécurisée) pour prélever les taxes sociales et émettre des factures électroniques, rapporte le site Futurism.

Les détails de cette application n’ont pas été révélés pour l’instant, mais cette initiative s’inscrit dans un programme bien plus large de digitalisation engagé par l’empire du Milieu. La banque populaire de Chine teste par exemple depuis janvier dernier sa propre monnaie virtuelle qui s’appuie, en partie seulement, sur la blockchain.

DES ÉQUIPES DE R&D DÉDIÉES À LA BLOCKCHAIN

De manière générale, la Chine figure parmi les pays les plus enclins à adopter cette technologie. Dès 2016, elle a fait de la blockchain une priorité en l’intégrant à son treizième plan quinquennal dédié à l’informatique. Plusieurs autorités locales ont récemment voté des politiques pro-blockchain tandis que des grandes villes et différentes agences gouvernementales ont monté des équipes de R&D spécialement dédiées à cette technologie.

Les autorités ne sont pas les seules à plancher dessus, souligne l’article. Wanxiang, un équipementier automobile qui s’est lancé dans la production de voitures électriques, a décidé de financer à hauteur de 30 milliards de dollars un projet de smart city basé sur la blockchain. Et les géants américains ne sont pas en reste… même en Chine ! Walmart et IBM expérimentent, en partenariat avec l’université Tsinghua de Pékin, l’utilisation de la blockchain pour suivre la chaîne d’approvisionnement du porc.

Adieu Google : 2 alternative intéressante pour se libérer de l’espion américain

fg
Des services alternatifs refusent de vous espionner et respectent à la lettre votre confidentialité en ligne.

Existe-t-il une vie numérique viable loin de l’empire Google?

Avec Chrome, Android, Gmail, Maps, Drive ou encore YouTube, le colosse américain cannibalise nos appareils.

La collecte des données, de nos données personnelles, est au cœur de ses services interconnectés via le sacro-saint compte Google.

Prison dorée, l’univers Google fascine autant qu’il inquiète.

Vous souhaitez prendre vos distances avec cet espion accepté par paresse de lire les interminables conditions d’utilisation?

Voici 2 alternatives pour vous libérer de son étreinte.

1. Google Chrome -> SRWare Iron

À en croire les statistiques mondiales de NetMarketShare, un ordinateur sur deux exploitait les services de Chrome en juin.

Le navigateur de Google piétine la concurrence. Et régulièrement, la confidentialité.

Basé sur le même ADN que son illustre cousin, le «browser» alternatif SRWare Iron mise sur le respect de l’Internaute et de sa confidentialité en ligne.


2. Gmail -> ProtonMail

Avec 1 million d’utilisateurs recensés en mars 2016, le service ProtonMail a trouvé son public.

Basé en Suisse, ce qui permet d’échapper aux législations européennes et américaines, la plate-forme se distingue de Gmail en cryptant les courriers avant qu’ils ne soient envoyés aux serveurs.

«Tous les emails sont sécurisés automatiquement avec un chiffrement de bout en bout», assure la page d’accueil de ProtonMail.

«Cela signifie que, même nous, nous ne pouvons pas décrypter et lire vos e-mails. Par conséquence, vos e-mails cryptés ne peuvent pas être utilisés par des tiers.»

La blockchain va bouleverser le monde

 www.lesaffaires.com/

Plusieurs d’entre vous se demandent encore qu’est-ce que la blockchain? À quoi ça peut bien servir? C’est quoi cette technologie qui se développe à une vitesse fulgurante? Mieux vaut commencer à vous y intéresser. Cette technologie va bientôt changer le monde.
«La blockchain est en voie de transformer le monde des affaires au même titre que l’a fait l’arrivée d’Internet. D’ici 5, tout au plus 10 ans, cette technologie deviendra un outil standard dans toutes les industries » soutient Jonathan Hamel, président directeur général de Catallaxy, un centre d’expertise sur la blockchain. M. Hamel animera La classe de maître consacrée à la blockchain, qui se déroulera le 12 septembre en marge de la conférence Forum TI présentée par les Événements Les Affaires.

C’est quoi la blockchain?

Bien que la blockchain soit encore principalement associée à la monnaie digitale, bitcoin, les possibilités d’utilisation de cette technologie totalement ouverte sont vastes et multiples, soulève Jonathan Hamel. «La blockchain est en fait un livre de registre décentralisé dans lequel on peut stocker des données numériques de façon sécurisée. Une fois inscrites, ces données sont immuables, incensurables et ancrées dans le temps, donc 100% transparentes. De plus, cette technologie utilise des noms de codes qui permettent à ses utilisateurs de demeurer anonymes», explique cet expert.

Une technologie qui fait déjà ses preuves

Remarquez, la blockchain fait déjà ses preuves ailleurs dans le monde. Au Honduras, où plus de la moitié des terrains ne sont pas inscrits dans des bases de données, le pays s’est lié à une start-up texane pour développer, grâce à la blockchain, un registre foncier qui garantit un titre de propriété à 100% à un habitant. En Estonie, le système bancaire soutient détenir le plus bas taux de fraude de carte bancaire de toute la zone euro grâce à la Blockchain. En Chine, Wal-Mart utilise déjà la blockchain au sein de sa chaîne d’approvisionnement pour garantir la provenance des aliments. «Nous travaillons actuellement avec un fournisseur majeur de l’industrie pharmaceutique au Québec pour implanter un projet pilote de traçabilité des médicaments dans les pays émergents, en utilisant la blockchain», mentionne M.Hamel.

L’expérience Blockchain chez RCGT

Lors de cette classe de maître, Jonathan Hamel sera entouré de trois collègues ainsi que de Louis Roy, associé chez Raymond Chabot Grand Thornton. «La plus importante firme de comptables du Québec, Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), est convaincue que la blockchain va bouleverser son industrie. RCGT est d’ailleurs le partenaire financier de Catallaxy», indique Jonathan Hamel.
M. Roy profitera de cette classe de maître pour expliquer l’impact de la blockchain au sein du secteur comptable. Par exemple, la firme comptable va éventuellement pouvoir effectuer des audits dans des délais beaucoup plus rapides. Ces audits qui pouvaient prendre des heures vont bientôt se dérouler en quelques clics.
Enfin, quel que soit le secteur économique, tous vont bientôt pouvoir profiter de la Blockchain, soutient Jonathan Hamel. Que ce soit dans le domaine de la santé, du droit, du notariat, de la comptabilité, des transferts de fonds, de la gestion de document, de la distribution pour ne nommer que ceux-là. «Réduction de coût, augmentation de l’efficacité et de la transparence, cette technologie va devenir un outil indispensable», conclut l’animateur.

Cryptocurrencies, la bourse du futur : la SEC reconnaît les tokens comme des actions

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Dans un rapport d’enquête publié hier, le régulateur américain affirme que les actifs digitaux liés à des entreprises virtuelles entrent dans le champ du droit des marchés. Une décision qui a le mérite de clarifier le débat.

Voilà qui va faire bouger les choses dans le monde de la blockchain. La SEC a en effet reconnu hier que les tokens, ces actifs digitaux liés à une ICO (initial coin offering), sont assimilés à des actions. « La SEC a émis un rapport d’investigation garantissant aux participants du marché, qui achètent et vendent des actifs digitaux à des entreprises ‘virtuelles’, que ces tokens sont sujets aux exigences de la loi fédérale sur les actions », indique ainsi le régulateur des marchés.

En tombant sous le coup de cette loi sur les marchés financiers, cela implique pour les émetteurs des obligations accrues de transparence quant aux informations à publier mais aussi en terme de protection des investisseurs. « Les investisseurs ont besoin des informations essentielles derrière tout type d’investissement, leur permettant de prendre leurs décisions en toute connaissance, et ce rapport confirme que l’utilisation des offres via des livres d’ordres virtuels ou la blockchain doit respecter ces obligations », réaffirme ainsi William Hinman, directeur de la division corporation finance de la SEC.

« Chaque ‘jeton’ dont ils disposent vaut pour un ou plusieurs droits de vote »

Entrent donc dans ce domaine juridique, les tokens émis par des entreprises virtuelles, connues sous l’acronyme « The DAO ». Il s’agit d’un concept d’entreprise décentralisée propre à la blockchain d’Ethereum. Elle n’a aucune existence juridique, n’emploie aucun personnel, ne peut pas détenir de biens et agit sur le monde physique en produisant des contrats avec des prestataires extérieurs. Ainsi, un spécialiste de la blockchain explique que « toutes les décisions sont prises de concert par les actionnaires de la DAO qui ont investi lors de sa création, ou acquis des parts plus tard. Chaque ‘jeton’ dont ils disposent vaut pour un ou plusieurs droits de vote et chacun peut donc influencer la direction prise par la DAO en fonction de son poids dans son capital ».

On comprend mieux alors pourquoi ces tokens sont assimilés à des actions. Mais pour que ces jetons aient vraiment ce statut juridique, « ces investissements particuliers impliquant une offre et une demande de ces actions -dépendant ainsi de la terminologie ou de la technologie utilisée- doivent dépendre de faits et circonstances, incluant notamment la réalité économique de la transaction », explique ainsi la SEC. Autrement dit, les tokens doivent véritablement correspondre à une existence virtuelle et être alloués à une application réelle particulière.

« Le régulateur français aurait plutôt tendance à classer ces tokens dans la catégorie ‘biens divers' »

Voilà donc une décision qui met fin à un débat qui fait rage aux Etats-Unis, car bon nombre d’utilisateurs de la blockchain considèrent que les tokens sont plutôt une forme de crédits accordés aux entreprises virtuelles par les investisseurs, leur permettant d’accéder à un réseau plutôt qu’à la propriété d’une entreprise. Mais dans le même temps, un marché secondaire existe sur les tokens, entraînant une spéculation sur ces actifs. Désormais, les choses sont plus claires. En France, on est loin d’un tel débat, même s’il devra un jour arriver sur la table de l’AMF. En effet, aucune ICO n’a été lancée sur le territoire. Mais pour l’heure, le régulateur français aurait plutôt tendance à classer ces tokens dans la catégorie « biens divers » au même titre que le vin, le bois ou les diamants.

Article originel de Marianne Lagrange publié sur WanSquare le 26/07/2017.

Cryptocurrencies market, la bourse du futur en gestation!

La banque d’investissement Goldman Sachs a émis un brevet pour son système de règlement en cryptocurrence « SETLcoin » est proposé.

L’Office américain des brevets et des marques (USPTO) a publié le brevet de Goldman le 11 juillet, intitulé «Monnaie cryptographique pour le règlement des titres». La banque a fait les manchettes lorsque l’existence de la demande de brevet a été révélée à la fin de 2015.

Le concept prévoit un système de règlement des opérations sur titres en utilisant une cryptocurrence intégrée. Lorsqu’il a été déposé en décembre de cette année, la demande a notamment décrit les méthodes d’échange de SETLcoins pour les stocks numérisés pour des entreprises comme Google et Microsoft, ainsi que des cryptocurrences, en nommant bitcoin et litecoin en particulier.

Voici comment Goldman décrit le système:

« [A] Le portefeuille SETLcoin peut loger une seule garantie ou des dénominations multiples de la même sécurité (par exemple, 1 IBM-S SETLcoin évalué sur 100 actions IBM). Les portefeuilles SETLcoin peuvent également héberger plusieurs titres (par exemple, 1 IBM-S SETLcoin et 2 GOOG-S SETLcoins). Par exemple, un seul SETLcoin IBM-S peut être échangeable pour un ou plusieurs SETLcoins « GOOG » (c.-à-d. Google), pour 13 000 USD SETLcoins, 100 litecoins et / ou pour 5 bitcoins « .

La demande de brevet de Goldman a d’abord été déposée en octobre 2014. Paul Walker, co-directeur de la division de la technologie de la banque, et Phil Venables, responsable principal des risques d’information pour Goldman, sont répertoriés comme inventeurs.