Fermer

Chinese Miners Sell Hardware Amidst Regulatory Uncertainties

MM said : commies, if this shit gets cheap enough I’m buying a half dozen

Chinese Miners Sell Hardware Amidst Regulatory Uncertainties
Market. Capitalisation.
$ 100.07 Milliards

It has been reported that an increasing number of Chinese bitcoin miners are liquidating their hardware via second-hand trading platforms. Many of the miners are selling their equipment due to fears that China’s cryptocurrency crackdown may be intensified to target miners.

Many Listings for Undervalued Mining Hardware Have Emerged Following the Chinese Central Government’s Crackdown on Cryptocurrency Exchanges

Chinese Miners Sell Hardware Amidst Regulatory Uncertainties

One miner based in Wuhan is liquidating 50 motherboards at below market value via the Alibaba owned second-hand trading platform Xianyu. The listing stated the “boards were manufactured this June”, and have only been used “for two months”.

A Chinese miner has told reporters that he is selling his equipment in due to the looming threat Beijing may seek to further its crackdown on cryptocurrencies. The miner stated that he doesn’t “care about [the] bitcoin price anymore. There are too many regulat[ory] uncertainties. You know the government always adopts an interventionist approach in its economy. What if the authority one day suddenly announces that it’s illegal to hold coins? Now I just want to sell out all of my miners and ASICs. No more roller coasters in my life.”

Concerns pertaining to the threat of a Chinese crackdown on bitcoin mining are influencing the operations of industrial as well as retail mining entities. An anonymous source has alleged that Bitmain is transferring their mining operations overseas as a precautionary measure designed to evade any future regulatory hurdles that may arise in China.

Not Everyone in China Is Preparing for Regulators to Target Miners

Chinese Miners Sell Hardware Amidst Regulatory Uncertainties

A computer hardware retailer, Mr. Fu, told reporters that he is planning on stocking large quantities of GPUs and ASICs, expressing his expectation that the mining industry will continue to grow in future.

Chinese media outlet Caixin recently published an article that refutes the concerns pertaining to the Chinese government extending its cryptocurrency crackdown to target mining. The publication asserts that an anonymous source who is “close to regulators” have claimed the fears regarding a government attack on miners is “false.”

According to Caixin, an operator of a mining has stressed the benefits reaped by bitcoin mining to the Chinese economy as a deterrent against excessive regulatory interference. The source is cited as depicting bitcoin mining as a nascent boom export industry, stating that “domestic [miners]… mostly export to foreign countries, earn[ing] foreign [currency” that has “to come back into the yuan.”

Do you think that China’s bitcoin miners will be subject to further will continue to operate free from regulatory interference? Share your thoughts in the comments section below!

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Big Bang Blockchain: La seconde révolution d’internet

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DISPONIBLE ICI

La blockchain est annoncée comme une révolution technologique, économique, politique et sociétale aussi puissante qu’Internet.
Cette « chaîne de blocs » promet d’être l’outil incontournable de demain. Encore fallait-il un ouvrage pour la décrypter.

À quoi sert la blockchain ?

Cette nouvelle technologie permet avant tout d’envoyer de l’argent en ligne sans intermédiaire : ni banque, ni compagnie de carte de crédit. Elle pourrait bouleverser la finance, l’assurance et le transfert d’argent tout en étant le moteur d’un vaste mouvement de décentralisation de l’économie numérique. Grâce à elle, certains rêvent déjà « d’ubériser Uber ». Cette « invention géniale », selon Jean-Claude Trichet, l’ancien président de la Banque centrale européenne, donne également la possibilité d’enregistrer de l’information de manière immuable : diplômes, documents administratifs, titres de propriétés et même bulletins de vote. Les démocraties et les administrations vont pouvoir se réinventer !
Passionné par cette transformation en cours, le journaliste Stéphane Loignon l’analyse dans cette grande enquête réalisée auprès de spécialistes dans sept pays (créateurs de start-ups, experts de grands groupes, financiers, universitaires, députés…). Avec enthousiasme, esprit critique et pédagogie, il décrypte le fonctionnement de la blockchain, explique ses enjeux, évalue son potentiel et expose toutes les applications existantes et futures. Une révolution qui nous concerne tous.

La Russie va lancer sa propre monnaie virtuelle, le CryptoRouble

Désireuse de réguler le marché des crypto monnaies sans pour autant ériger trop de barrières, la Russie s’apprête à lancer sa propre monnaie virtuelle : le CryptoRouble. C’est aussi l’occasion, pour elle, de devancer ses voisins européens, selon le ministre russe des télécommunications, Nikolaïi Nikiforov.

Alors que la Chine et la Corée du Sud ont récemment décidé d’interdire les levées de fonds liées à la crypto monnaie, la Russie s’apprête à lancer sa propre monnaie virtuelle, le CryptoRouble, comme le rapporte le site spécialisé CoinTelegraph.L’annonce a été officialisée par le ministre russe des télécommunications, Nikolaï Nikiforov : « Je peux affirmer avec certitude que nous lancerons le CryptoRouble pour une raison toute simple : si on ne le fait pas, d’ici deux mois, nos voisins de l’Eurasec[la communauté économique eurasiatique, disparue en 2015 mais dont l’union douanière est conservée] le feront. »

À défaut de pouvoir être minée — une pratique qui se répand de plus en plus sur le web –, le CryptoRouble sera échangeable contre des roubles sans frais. Sauf si leur propriétaire ne peut justifier de sa provenance : dans ce cas, une taxe de 13 % est imposée. Un moyen pour la Russie de limiter les dérives de la crypto monnaie sans pour autant proscrire les pratiques les plus populaires qui entourent cette économie.

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OBJECTIF : RÉGULER SANS « ÉRIGER TROP DE BARRIÈRES »

L’annonce a été accueillie avec circonspection par de nombreux internautes, qui dénoncent une monnaie-fiat — une devise décrétée par un État. « Ce CryptoRouble n’est pas du tout une crypto monnaie. D’un point de vue matériel, ce n’est même pas une devise Internet puisque quasiment tout, de sa création à sa distribution en passant par son développement, n’a rien à voir avec les crypto monnaies disponibles » regrette ainsi l’un d’entre eux sur le site de CoinTelegraph.

Début octobre, Vladimir Poutine s’inquiétait ouvertement des potentielles dérives de ces monnaies virtuelles (blanchiment d’argent, évasion fiscale…) : « L’utilisation de crypto monnaie comporte de sérieux risques ». D’où son appel à créer un « espace réglementaire » sans pour autant « ériger trop de barrières ».

La solution prônée par le ministre des télécommunications semble assurer l’équilibre recherché tout en permettant potentiellement à la Russie de contribuer à la bonne santé de son économie en gardant la main sur cette crypto monnaie, le tout sans s’appuyer sur des devises étrangères. Aux Émirats arabes unis, Dubaï a pour sa part lancé sa propre crypto monnaie, l’EmCash, pour favoriser l’essor de la blockchain.

Devenez émetteur-récepteur de pensées.

« Allah ne change pas la condition d’un peuple tant que ce peuple ne change pas ce qui est en lui-même. »

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Science sans conscience n’est que ruine de l’âmeRabelais

Chemtrails ?

GEOSTORM

Le mot de Mustapha Menier : J’observais pas plus tard que la nuit passée un magnifique ciel dégagé, comme ce n’est pas arriver en ile de france depuis des années et je pèse mes mots… en a peine 10ans le nombre de satellite mis en orbite est impressionnant. J’ai pu observer mon 1er orage électrique causé par l’accumulation de particule dans l’atmosphère, il doit y avoir 6ans, ce fut pour moi relativement effrayant.

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Grâce à une coopération sans précédent entre États, un réseau de satellites contrôle désormais le climat et protège les populations. Jusqu’à ce que le dispositif se dérègle… S’agit-il d’un complot ou d’une faille dans le système ?

Date de sortie : 20 octobre 2017

Lucien Chen join the TRON

Le mot de M. Menier : Actuellement disponible sur la salle de marché Liqui.io à un prix très intéressant, je vous garanti une plus-value mirobolante fin 2018.

Lucien Chen TRON

Lucien Chen a déclaré: «Je pense que la blockchain est la base de tous les développements technologiques futurs, et le projet TRON est le point de départ de la future scène du divertissement en ligne. Je suis impatient de grandir avec TRON et de travailler ensemble pour créer un nouveau monde. »

Previously, Chen has worked for Tencent

announced the hiring of renown Big Data expert Lucien Chen, who will join the TRON team, effective immediately.The Singapore-based TRON Foundation and has Alibaba, and has officially joined the TRON team as Technical Lead, responsible for the main chain development of TRON. Chen will make the coordinated plan for TRON’s global technical teams and arrange all project development schedules.

Lucien Chen has served in many first-tier Internet companies, such as Netease (NASDAQ:NTES), Youdao, Tencent (00700.HK), Qihoo 360(NASDAQ:QIHU) and SM search (Alibaba P8 +). With capabilities of developing million-level system architecture, Chen has rich experience in big data, advertising algorithms, DMP systems, BT systems, CTR platforms and high concurrent system framework designs.

Chen also has proven experience in operations,strategicplanning and business integration, plus a deep understanding of cryptography, following and investing in Bitcoin from an early stage.

Lucien Chen said, « I believe that the blockchain is the base for all future technological developments, and the TRON project is the starting point for the future online entertainment scene. I am looking forward to growing with TRON, and working together to create a new world.”

Justin Sun, the founder of TRON, said, “Mr. Chen has an excellent occupational background and profound professional expertise. His technical strength and knowledge will help TRON reach its professional goals according to the challenging timescales we have set. I believe that with Mr. Chen leading our team, TRON will live up to the expectations of our supporters.

TRON is a blockchain-based decentralized protocol that aims to construct a worldwide free content entertainment system, complete with distributed storage technology. The protocol allows each user to freely publish, store and own their own data. As the TRON blockchain is in an autonomous form, the platform decidesthedistribution,subscription and push of content, thus forming a decentralized content entertainment ecosystem.

TRON was founded by Justin Sun, the former Chief Representative of Ripple in Greater China, and according to coinmarketcap.com, the authoritative virtual currency information website, the total market value of TRON official tokens (TRX) has ranked in the Top 40 with a value of more than $160 million.


IN TRON WE TRUST

Article spécialement relayé pour mes lecteurs des USA, ravi de voir que vous semblez apprécier mon journal, je vous livre ici ma (précieuse) recommandation, nul doute que vous saurez en tirez profit et ainsi remercier gracieusement – peut-être – votre généreux prescripteur.

Sans titre

Adresse BTC : 1GNFdasNmuc33wndXpps6e5d9trND9GHHp

 

 

 


Could This Millennial ‘Crypto’ Tech Visionary Be The Next Jack Ma?

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There are not many people who are truly believed to be the ‘next Jack Ma’, founder and executive chairman of Alibaba. Enter, stage right, Justin Sun, an ingenious visionary with the determination to make his businesses global game changers. Now could he really be the next Jack Ma in the making?

Sun is the founder and CEO of TRON, a blockchain-based and open-source platform for the global digital entertainment industry, with an upcoming Initial Coin Offering (ICO) scheduled for this September.

TRON has already transcended Bitcoin and Ethereum to become the first smart contract blockchain protocol with over 10 million (m) wallet users in the world.

As a decentralized digital entertainment protocol based on the blockchain, TRON enhances digital entertainment platforms around the world, including live shows, social networks, online casinos and games as well as mobile games, by providing functions of payment, development, storage and credit sharing.

And, there was me thinking of the 1982 sci-fi action film ‘Tron’ starring Jeff Bridges as a computer programmer transported inside the software world of a mainframe computer, where he interacts with programs in his effort to escape.

Fast forward and now for the first time in history, TRON introduces the concept of the shared economy into the digital entertainment. It puts texts, pictures, videos and live broadcasts in distributed storage with the users on the platform being content producers.

Justin Sun CEO and Founder of Chinese blockchain-based and open-source platform TRON.

The protocol used by TRON currently enables the digital entertainment content providers to interact with ordinary users to what is touted as an unprecedented level – without having to pay a high price for Google Play, Apple Store and other distribution platforms.

Interest in TRON is running on high as it is already showing the same magnitude and growth path as Chinese e-commerce giant Alibaba, gaining the financial backing and seals of approval from some of the biggest business names in the world. Well, in China to be precise.

The list of protagonists include Tang Binsen, the founder of Clash of Kings; Dai Wei, the founder and CEO of OFO bike, one of the largest sharing economy companies in China; Chaoyong Wang, founder of China Equity Group, one of the largest investment groups in China with market value of over $2 billion (bn); Yin Mingshan, LiFan group founder and one of the largest motor manufacturers in China; Yang Linke, the founder of BTCC.com.

They are joined by Xue Manzi, one of the most famous Angel Investors in China, Huobi.com and Jubi.com amongst others.

The global market for digital entertainment products has been estimated according to various sources to be worth approximately $1 trillion, split between lifestyle ($200bn), online betting ($500bn), online gaming (c.$100bn) and information sharing ($100bn).

Sun, who has appeared among the ranks of the Forbes China « 30 under 30 » in both 2015 and 2017 plus Forbes Asia « 30 under 30 » this year, was personally invited to become one of the first students of Hupan University. Located in Hangzhou in eastern China’s Zhejiang Province, the university was founded by Chinese business magnate Jack Ma who has net worth of around $36.4bn.

There were less than forty students lucky enough to be enrolled in this ‘life-changing’ course, where one of the lecturers was none other former English lecturer Mr. Ma himself.

Alibaba Group Chairman Jack Ma speaks during the Boao Forum For Asia Annual Conference on March 23 2016 in Qionghai, Hainan Province of China. (Photo by VCG/Getty Images).

Sun, a 26-year-old who is based in the Haidian District of Beijing and hails originally from Shandong Province on the coast by the Bohai Sea, became part of the cryptocurrency community back in 2012 with his first purchases of Bitcoin.

A year later he joined Ripple and worked as the chief representative of Greater China. He helped Ripple with the successful completion of their first-round financing, which totaled $30m and subsequently it them becoming one of the world’s top three virtual currency systems.

Peiwo App & Smart Contract Protocol

In 2015, Sun, who graduated from the University of Pennsylvania with a Masters Degree after studying for a Bachelor’s at Peking University, started a project called Peiwo, an app that is now one of the largest audio-based live show platforms in China, with over 10m registered users and around 1m monthly active users.

This September the Peiwo app will become the first TRON-compatible entertainment app and the first live show software in the world to support a ‘smart contract protocol’ of virtual currency, allowing those 10m registered users to benefit from the additional functions of virtual currency.

Commenting on developments, Sun said: “This is only the first move of TRON. Next, we will provide the infrastructure construction for entertainment systems around the world, including online casino and games. Additionally API access will be provided to facilitate robust settlement services. Our first move, though, is for TRON to make the Peiwo app benefit from its blockchain network.”

What TRON provides is a shared platform for the whole entertainment market to maintain user information and share it between systems, and is claiming that in so doing it is “breaking down information barriers” between apps.

It is explained that in this way users can significantly reduce information input efforts in specific apps, while developers can realize highly effective interactions in the realm of user identification, reducing duplicate identification costs, and preventing the risk of user information being stolen and leaked by intermediate agencies.

TRONIX Token

The token of the TRON platform, TRONIX, tracks users’ entertainment behaviors and shares credit data with apps within the TRON network.

TRX has additional values of information storage and identification, with records about user acquisition and TRX spending stored in the blockchain. Core information will be accessed by all TRON apps, acting as the only credential for users to play in the global entertainment system.

While TRON will support all kinds of virtual currencies, as the official currency of the platform, TRX will be used for the conversion and circulation of the entire world’s virtual currencies in TRON.

Sun boldly added: “We are very confident that TRON will reach a target of one million wallets registered within a year. The first  million registered users will be rewarded with considerable TRX tokens by registering on the TRON platform.”

Justin Sun, CEO and Founder of TRON, at work.

Information, Credit Sharing & Global Payments

Nowadays, as entertainment apps and systems have short monetization cycles and lifecycles, individual developers cannot store or maintain users’ credit information in a particular entertainment system, so every entertainment system is almost like an information silo.

Before TRON, a global digital entertainment system would be faced with various problems with respect to payments. For example, if an Iranian wants to buy digital product from Japan, it is a problem for the user to pay the Japanese company in question. The payment chain and procedure are prolonged as it is impossible for a user to open a bank account in Japan only for this purpose. Through this platform, global payments are much more simplified.

Removing Barriers & Reducing Costs

The traditional online entertainment industry features high gross profits and high transaction volumes on a global scale. However, each entertainment system has its inherent token barrier. As a result, a user of a particular system using a different sub-system or app will incur a high transaction fee, so making it more difficult for users to switch between systems and apps.

Based on the TRON network, token barriers will be removed – or at least that is the theory. In the entertainment network, a payment settlement interface between systems will be created, realizing a trustworthy transaction information flow. This way, trust between people in numerous social and gaming links will evolve into trust between humans and technology.

Deep Integration

The TRON network has built an entire set of consensus mechanisms, which uses minimum costs to solve identification and personal credit issues in online transactions. It uses ‘point-to-point’ transactions to avoid traditional centralized settlement structure.

Furthermore, the network can play the host role between users and developers, to ensure authenticity and compliance of credit information. These advantages are being held up as “significantly improving” the efficiency of the global entertainment economy.

A decentralized economy is itself a typical feature of a market economy. Reduction in transaction costs will stimulate great increases in consumer demand, ushering in a new, vibrant growth of the global entertainment economy.

Blockchain Networks & Smart Contract Systems

TRON supports various kinds of blockchain networks and smart contract systems including Bitcoin, Ethereum, EOS, Qtum, and provides developers with multi-protocol infrastructure for entertainment app development and allows users to benefit from what it is described as “smooth” multi-protocol smart networks.

The TRON protocol has brought forth the new era in autonomous and trustworthy gambling, solving the issues of trust and providing developers the best environment for gambling game development.

Gaming companies are allowed to issue any platform-specific gaming currency and trade freely with the other game publishers within the TRON protocol, which will offer an intelligent contract guarantee system for the trades of different gaming currencies.

This is trumpeted as ensuring that all transactions are complete and smooth, thereby laying the foundation for a globalized and deregulated gaming environment.

In terms of the timeline for TRON going forward between now and December 2018, there are plans for the protocol preparation, the APP release and protocol go-live. Completed development of TRON’s first betting APP is set for early next month (September 7).

Justin Sun believes the future is bright. “I believe TRON will bring some major changes to today’s online entertainment industry and will endow the entire digital entertainment industry with a sense of globalization.”

He added: “Previously, as laws and regulations vary in different countries, there is not a universal digital currency system for the digital entertainment industry. With our current and future developments, we would like to think that we are set to shake the global, digital entertainment sector to the core.”

Given that Sun is half the age of Jack Ma he has many years ahead of him to emulate the Chinese billionaire, succeed and also make a few mistakes along the way. As Ma himself has revealed he was rejected from every job he applied for after college – including KFC – and in 2015 told journalist and talk show host Charlie Rose that he was rejected by Harvard ten times. So, get used to failure and learn lessons from it.

But no doubt his protégé will have gleaned some pearls of wisdom from the tycoon during his time at Hupan University. We could all do with some of that.

The forthcoming Initial Coin Offering (ICO) for TRON, which is being advised by Hai Liu, CEO and co-founder of Beico and partner at GSR Values, together with angel investors Weixing Chen and Charles Xue, is scheduled to commence on September 9, 2017.  


Follow Roger, who has penned various investment stories over the years, on Twitter @AitkenRL, LinkedIn, Forbes, Google+. He is involved with the Campaign For Fair Finance in the UK.

2067, quand argent et valeur se réinventent

Le 20.09.2017 Par : Cyril Fiévet - Usbek & Rica

[Copublication] L’univers de Star Trek – la série de science-fiction qu’il n’y a guère besoin de présenter – se caractérise notamment par la disparition de l’argent, devenu totalement obsolète. Le travail est indissociable du loisir, les ressources sont abondantes, distribuées et partagées, intelligences artificielles et robots assurent les tâches ingrates, tandis que des réplicateurs, librement disponibles, permettent de tout produire à la demande.

D’autres auteurs ont caressé des utopies similaires. Cory Doctorow, journaliste et blogueur émérite, décrivait dans un roman de science-fiction en 2003 une société où la monnaie traditionnelle a été supprimée pour devenir entièrement basée sur la réputation des personnes. La richesse provient alors de leurs actions et comportements, et de la façon dont ils sont jugés et appréciés par les autres.

Quelques années plus tard, le film In Time OUT proposait une vision plus pessimiste, avec un monde où la monnaie universelle est le temps de vie. Les humains sont génétiquement programmés pour mourir à 25 ans, mais chacun peut acheter/vendre des minutes de vie supplémentaires…

S’il est probable que argent et monnaie n’auront pas disparu en 2067, on peut s’attendre à de vastes transformations dans ces domaines, suivant des tendances émergentes apparues dans les années 2010. Les nouveaux acteurs affluent dans le monde de la banque et du crédit, tandis que Bitcoin et les blockchains font la une des médias et font germer l’idée d’une pluralité monétaire inédite. Les monopoles semblent prêts à vaciller et la création de valeur semble se déplacer.

La monnaie en questions

La création de monnaie sous sa forme actuelle est de plus en fustigée. « Contrairement à ce qu’on croit, ce ne sont pas les Etats ou les banques centrales qui créent la monnaie, mais les établissements bancaires privés. Et ils le font via le crédit (aux particuliers, aux entreprises et aux Etats). Nous utilisons tous des euros privés créés par les banques, en vertu d’un oligopole privé établi par la loi », rappelle Ariane Trichit, maître de conférences en économie à l’Université d’Auvergne qui concentre ses recherches sur les monnaies non bancaires  (Usbek & Rica, juin 2017). Un principe qui, selon elle, confère au système monétaire et financier actuel « une instabilité intrinsèque, générant des crises de plus en plus fréquentes, susceptibles d’aboutir à son effondrement »Elle conclut :

Nous avons besoin de revenir à une diversité monétaire, garante d’un système monétaire et financier stable : différentes monnaies pour faire différentes choses.

De fait, l’avenir semble pointer vers un système monétaire autrement plus diversifié. Des alternatives aux monnaies traditionnelles se multiplient et gagnent en popularité, commençant à peser un poids non négligeable sur l’économie globale.

D’un côté, les monnaies locales complémentaires – une cinquantaine en France – entendent répondre au besoin d’une communauté géographique délimitée. L’Abeille dans le Lot et Garonne, la Doume à Clermont-Ferrand ou l’Eusko dans le pays Basque reposent sur des principes similaires : favoriser le commerce de proximité, renforcer le tissu social, soutenir l’économie locale, et s’opposer à la spéculation monétaire en misant sur le développement durable.

De l’autre, les crypto-monnaies, nées dans le sillage de Bitcoin, connaissent une effervescence médiatique et financière sans précédent, tout en imposant la blockchain comme une technologie protéiforme capable d’instaurer de nouveaux modèles, dans quasiment tous les domaines. Plus de 1000 crypto-monnaies de types multiples, pesant globalement quelques 160 milliards de dollars en capitalisation de marché (dont 45% représenté par Bitcoin), entendent devenir autant d’alternatives aux paiements et échanges interbancaires, ou servir de monnaies spécialisées pour des usages précis (du jeu vidéo à l’achat de musique ou à la gestion des droits d’auteur, des services notariés au calcul partagé). On a même vu récemment, en Russie, la chaîne de fast food Burger King récompenser les acheteurs de ses hamburgers de WhopperCoin, une crypto-monnaie créée sur mesure et destinée à fidéliser les consommateurs. Chaque grande marque ou même toute entreprise – mais aussi artistes et célébrités, voire des pays – pourrait un jour disposer de leur propre crypto-monnaie.

Paradoxalement, si Bitcoin – officiellement reconnu comme monnaie de fait au Japon depuis avril 2017 et bientôt au Vietnam – semble s’imposer comme la toute première monnaie universelle et globale, un scénario possible est donc une forte fragmentation monétaire, chacun utilisant différentes monnaies selon les usages. Pour Ariane Trichit, il est ainsi « fort probable que nous voyions émerger dans les années à venir des monnaies décentralisées ou centralisées à différentes échelles : mondiale, nationale, régionale, départementale ou de plus petite taille encore, quartier ou village visant à promouvoir différentes choses : l’économie locale, la musique, la peinture, l’entraide dans l’éducation, les services à la personne, le social, certaines pour financer un revenu d’existence (local ou national)… ». L’universitaire anticipe :

Dans le futur, peut être dans une génération, il nous semblera bien étrange d’avoir, pendant une période de notre histoire, utilisé une seule monnaie.

« Je pense plutôt qu’il n’y aura pas de fragmentation monétaire », avance en contrepoint Jean-Paul Delahaye, professeur émérite à l’Université de Lille dont les recherches sont notamment consacrées aux blockchains, soulignant tout de même que « la montée en puissance des monnaies cryptographiques (dont la capitalisation a été multipliée par plus de 10 en un an) suggère que le phénomène est vraiment important et qu’elles pourraient à terme réellement concurrencer les monnaies fiduciaires »« Seule une poignée de ces monnaies surnageront (sans doute Bitcoin lui-même), mais les principales d’entre elles serviront de point d’appui à d’autres systèmes de transfert de valeurs, tout cela redéfinissant profondément la façon dont l’argent circule et est utilisé par chacun », prédit-il.

Pour Pierre Noizat, fondateur et PDG du bureau de change de crypto-monnaies Paymium et auteur de trois livres sur Bitcoin (dont Bitcoin, mode d’emploi en 2015), « avec ces technologies, chacun peut créer sa propre monnaie comme réseau social de mesure de la valeur et chacun est libre d’utiliser celles qui lui conviennent le mieux. Donc nous ne sommes certes qu’au début d’une fragmentation inéluctable, mais ces réseaux monétaires seront connectés entre eux par différents mécanismes ».

Si la fin de la dominance des monnaies uniques est possible, cela ne signifie pas que les monnaies traditionnelles (dites « fiat », comme l’Euro et le Dollar) vont disparaître. « Les monnaies traditionnelles devront accepter de côtoyer les nouvelles monnaies », conclut Jean-Paul Delahaye.

La fin des banques ?

Le rôle des banques (centrales ou privées) est lui aussi de plus en plus critiqué et le modèle bancaire traditionnel, vieillissant et peu aimé, est attaqué de toutes parts.

Le secteur des Fintech est florissant et de sérieuses alternatives aux banques traditionnelles, sans guichet, à frais réduit et se résumant souvent à une application mobile efficace, apparaissent et se démocratisent. Les « néo-banques » ébranlent le marché et séduisent le public. En Europe, N26 a atteint le seuil des 500.000 clients en août 2017, Monese a enregistré plus de 500 millions d’euros de transactions. Et une bonne douzaine d’autres acteurs sont sur les rangs, comme Atom ou Monzo en Grande Bretagne, ou Compte Nickel en France

Mais si les néo-banques sont encore très proches de la banque classique, au moins au plan culturel et légal (certaines disposent de licences bancaires en bonne et due forme, d’autres, comme Simple, ont été absorbées par des banques traditionnelles), une autre famille d’acteurs entend également secouer le marché.

On pourrait les appeler des « crypto-banques », car elles sont directement issues de l’univers de Bitcoin et des crypto-monnaies. Ici, les comptes sont libellés en Bitcoin, Ethereum ou d’autres monnaies électroniques, et l’utilisateur gère ses fonds avec une appli mobile, à laquelle est assortie une carte de paiement (Visa ou MasterCard). L’utilisateur dispose alors du meilleur des deux mondes : côté crypto, un porte-monnaie électronique pour émettre et recevoir des fonds quasi instantanément et à frais négligeable ; côté traditionnel, une carte de paiement classique pour effectuer des achats dans la vraie vie (l’achat est acquitté dans la monnaie locale, le montant est prélevé en crypto-monnaie après conversion, sans aucune intervention de l’utilisateur). Le tout sans jamais passer par la case banque.

Là aussi, une dizaine d’acteurs défendent le modèle, initié par une poignée de précurseurs comme Xapoou Wirex. Plusieurs nouveaux entrants, comme Monaco et TenX, ont mené récemment des campagnes de financement public massives et parfois fulgurantes – 34 millions de dollars levés en 7 minutes pour TenX –, en créant au passage leur propre crypto-monnaie. Des efforts particuliers sont menés auprès des populations non bancarisées, pour offrir des services mobiles simples et utiles sans avoir recours aux banques, en s’appuyant totalement sur les blockchains : Humaniq, une crypto-banque également propulsée par sa propre monnaie, a démarré les tests de son service au Ghana en août 2017.

Les partisans des crypto-monnaies entendent réaliser l’utopie d’un monde où « chacun peut devenir sa propre banque », et ces services montrent le chemin. Est-ce à dire que la banque traditionnelle va disparaître ?

« Les banques sont les points d’accès à l’argent-dette et ne vont donc sans doute pas disparaitre car il est complémentaire de l’argent-valeur, qui ne le remplace pas », estime Pierre Noizat, plaidant toutefois pour « une réforme de la gouvernance des banques, pour les empêcher de financer avec la dette des projets qui détruisent l’environnement »« Tant que les gens ne s’interrogent pas profondément sur la création monétaire et le fonctionnement du système financier, les banques perdureront. » Ariane Trichit souligne :

Les gens ont profondément besoin de sécurité, notamment matérielle et structurelle, et les banques standards leur apparaissent comme les institutions les plus garantes de cette sécurité.

Malgré tout, des changements sont à anticiper. « Les banques vont s’emparer des crypto-monnaies et de la blockchain pour attirer et garder certains clients et surfer sur l’image de modernité que cela leur confère. Mais plus fondamentalement encore, si elles se mettent à gérer leurs relations via une blockchain, plus besoin de comptes à la banque centrale ni d’organismes de clearing et donc de monnaie centrale. Pour moi, c’est donc surtout l’avenir des banques centrales et plus généralement des organes de contrôle qui est remis en question », analyse-t-elle.

De nouveaux paradigmes dans la création de valeur

Si l’avenir de la banque et de la finance à moyen terme se conjugue à l’aune de Bitcoin et des blockchains, on est encore loin d’un scénario à la Star Trek, où la notion de travail a disparu. Malgré tout, on note aussi un déplacement dans la création de valeur.

Tandis que plusieurs pays étudient sérieusement la possibilité d’un revenu universel, versé à chaque citoyen indépendamment de son activité ou statut, On constate que l’individu multiplie les moyens de création de valeur, vendant ou échangeant son temps (Uber), ce qu’il possède (Airbnb) ou ce qu’il produit (énergie solaire par exemple).

A cela s’ajoutent les crypto-monnaies, qui instaurent de nouveaux modèles. Toutes les crypto-monnaies sont basées sur la création de nouvelles unités monétaires en récompense d’un effort visant à sécuriser collectivement les transactions et le réseau qu’elles forment. Deux principaux modèles ont émergé : le Proof of Work (où des mineurs effectuent de lourds calculs mathématiques, comme c’est le cas pour Bitcoin) et le Proof of Stake (le simple fait de posséder une monnaie suffit à contribuer à la sécuriser). Dans les deux cas, les organismes chargés de réguler et de garantir la valeur de la monnaie sont remplacés par des entreprises, des individus, et la loi de de l’offre et la demande.

Ce qui fait dire à Jean-Paul Delahaye :

Nous sommes en train de passer d’une économie fortement fondée sur l’énergie et la matière à une économie où les contenus en calcul et en intelligence sont centraux.

« Un monde où c’est à la fois les contenus en intelligence qui sont échangés (logiciels, œuvres musicales, cinématographique, etc.), et où calculer crée de la valeur ». Outre le calcul, les actions en ligne de chacun pourrait d’ailleurs elles aussi générer de la valeur, selon le modèle défendu par Synereo ou Steemit. Ce dernier, un réseau social calqué sur Reddit, est doté de sa propre monnaie (Steem, 21e crypto-monnaie en capitalisation de marché), et l’activité et la popularité des utilisateurs y est récompensée financièrement. Un schéma pas si éloigné que ça de la prédiction de Cory Doctorow.

Une copublication Inria – Usbek & Rica


Crédits et légendes photos : CCO Public Domain, Pixabay ; Image extraite de la série Black Mirror, par Davblog.com ; Le loup de Wall-Street, Allocine.fr

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Après de mystérieuses « attaques », Washington réduit sa présence diplomatique à Cuba

Le mot de Mustapha Menier : Je relaie une fois de plus un article sur le sujet, je veux que vous compreniez bien dans quel monde nous évoluons.

L'ambassade des États-Unis à Cuba le 17 décembre 2015 à la Havane-AFP/Archives/YAMIL LAGE
L’ambassade des États-Unis à Cuba le 17 décembre 2015 à la Havane-AFP/Archives/YAMIL LAGE

Le mystère des « attaques » contre la santé de diplomates américains à Cuba n’est toujours pas élucidé, mais les Etats-Unis ont rappelé vendredi « plus de la moitié » du personnel de leur ambassade, au risque de fragiliser encore plus leurs relations avec La Havane.

Parmi les autres mesures annoncées par le département d’Etat, trois jours après une rencontre à Washington entre les chefs de la diplomatie américaine et cubaine, Rex Tillerson et Bruno Rodriguez: l’octroi de visas de routine américains à Cuba est « suspendu pour une durée indéterminée » et les voyages sur place de responsables gouvernementaux américains seront limités, pour l’instant, aux nécessités de l’enquête sur cette troublante affaire.

Enfin, les Etats-Unis ont aussi appelé leurs ressortissants à éviter de se rendre sur cette île très touristique des Caraïbes en raison des risques liés à ces « attaques », qui ont jusqu’ici touché 21 employés de l’ambassade dans des résidences diplomatiques américaines mais aussi dans des « hôtels fréquentés par des citoyens américains ».

Cinq familles canadiennes sont également concernées.

« Tant que le gouvernement cubain ne pourra pas assurer la sécurité de nos diplomates à Cuba, notre ambassade sera limitée au personnel indispensable afin de minimiser le nombre de diplomates exposés » à d’éventuelles futures « attaques », a expliqué M. Tillerson dans un communiqué.

Le personnel non essentiel, ainsi que toutes les familles des employés, sont rapatriés.

Le secrétaire d’État Rex Tillerson le 22 septembre 2017 à New York-AFP/Archives/Bryan R. Smith
Le secrétaire d’État Rex Tillerson le 22 septembre 2017 à New York-AFP/Archives/Bryan R. Smith

Preuve que l’énigme est loin d’être résolue, l’embarras est flagrant lorsqu’il s’agit de qualifier ces « attaques ». Le département d’Etat parlait jusque-là d' »incidents » ayant provoqué plusieurs « symptômes » sans préciser lesquels, et Rex Tillerson avait évoqué une fois des « attaques contre l’intégrité physique » des diplomates.

L’idée d' »attaques acoustiques » ou par « harcèlement acoustique », utilisée notamment par un syndicat de la diplomatie américaine, n’a pas été confirmée officiellement et l’administration américaine s’en est tenue vendredi à dénoncer des « attaques précises », « ciblées » mais d' »une nature inconnue ».

– ‘Lésions importantes’ –

« Ces employés ont subi des lésions importantes en raison de ces attaques », notamment des pertes d’audition, des vertiges, des maux de tête ainsi que des problèmes cognitifs, d’équilibre ou de sommeil, a souligné un haut responsable du département d’Etat. Certains ont dû être rapatriés pour être soignés aux Etats-Unis.

L’enquête n’a toutefois pas encore permis d’identifier la cause ni les auteurs de ces « attaques » et va se poursuivre « de manière dynamique », a promis M. Tillerson.

Le secrétaire d’Etat n’est donc pas allé jusqu’à fermer l’ambassade –une des options qu’il avait dit étudier– et a pris soin de confirmer dans son communiqué le maintien des relations diplomatiques avec Cuba, présentant le rappel des diplomates comme une mesure préventive pour les protéger.

Mais sa décision risque tout de même de ne pas plaire aux Cubains, qui avaient appelé à ne pas « politiser » cette affaire. La Havane a toujours nié tout rôle dans ces incidents et son ministre des Affaires étrangères a réaffirmé cette semaine que le gouvernement cubain remplissait « rigoureusement ses obligations envers la Convention de Vienne » qui régit la protection du personnel diplomatique.

Les Etats-Unis ont pris une nouvelle fois soin de ne pas blâmer directement les autorités cubaines comme pouvant être à l’origine de cette affaire et soulignent qu’elles coopèrent avec les enquêteurs américains.

Mais Washington tient La Havane responsable de la sécurité de ses diplomates. A ce titre, deux diplomates cubains avaient discrètement été expulsés au printemps des Etats-Unis en guise de représailles.

Cette mystérieuse affaire n’a été dévoilée que plus tard, début août, mais les premiers « symptômes physiques » ont été signalés fin 2016.

Le climat était déjà tendu entre les Etats-Unis et Cuba. Les deux pays, ennemis de longue date, n’ont rétabli leurs relations diplomatiques qu’en 2015 après plus d’un demi-siècle de rupture.

Mais la situation s’était de nouveau dégradée avec l’élection du républicain Donald Trump à la Maison Blanche, qui a durci le ton face à La Havane, portant un coup au rapprochement initié par son prédécesseur démocrate Barack Obama.

Les auteurs des « attaques, « quels qu’ils soient, tentent clairement de saper le processus de normalisation entre les Etats-Unis et Cuba », a estimé vendredi le sénateur démocrate Patrick Leahy.

Nos cerveaux bientôt hackés sur Internet ?

 Usbek & Rica  - Vincent Lucchese
Un homme chauve en costume est équipé d'un gros appareil branché sur son crâne
le professeur Xavier utilise le cerebro, dans les films de la franchise X-Men.

Un cerveau humain a été connecté en direct sur le réseau Internet pour la première fois. Une technologie encore rudimentaire mais qui pourrait à terme connecter nos esprits au grand réseau de l’Internet des objets. Au risque de voir des individus se faire hacker le cerveau et l’ensemble de leur vie privée. Et d’amorcer un processus d’effacement des personnalités au profit d’une grande conscience collective en ligne ?

Pour l’instant, ça ne sert à rien. Mais des chercheurs ont connecté pour la première fois en direct un cerveau à Internet. Plus précisément, des ingénieurs de l’université Wits de Johannesbourg (Afrique du Sud) ont traduit l’électroencéphalogramme produit par un cerveau humain en flux de données disponible en open source et en direct sur Internet.

Dans un article daté du 14 septembre 2017 sur le site de l’université, les chercheurs précisent avoir utilisé un appareil baptisé Emotiv, qui se pose sur le crâne avec une élégance toute relative. L’objectif : envoyer le signal issu des ondes cérébrales à un nano-ordinateur Raspberry Pi qui le diffuse lui-même vers une interface de programmation applicative (API) qui permet sa libre circulation en ligne.

Internet des objets (et des cerveaux)

Quel intérêt ? « On manque de données facilement compréhensibles sur la façon dont le cerveau fonctionne et traite l’information. Brainternet [le nom du projet, ndlr] cherche a améliorer la compréhension qu’ont les gens de leur propre cerveau et de ceux des autres », explique Adam Pantanowitz, maître de conférence à la Wits School of Electrical and Information Engineering et initiateur de Brainternet.

« Dans le futur, des informations pourraient être transférées dans les deux sens, depuis et vers le cerveau »

On est donc plus proche du gadget que du cerveau augmenté et de l’homme aux capacités cognitives augmentées tel que le fantasme Elon Musk avec les implants cérébraux sur lesquelles planche son entreprise Neuralink. Mais avec quelques améliorations et l’aide d’algorithmes qui utilisent le machine-learning, Adam Pantanowitz rejoint les ambitions de la star de la Silicon Valley. « Dans le futur, des informations pourraient être transférées dans les deux sens, depuis et vers le cerveau », imagine-t-il. Ce qui ferait du cerveau humain un simple « noeud de l’Internet des objets sur le World Wide Web » parmi d’autres, ainsi que le projette l’article des chercheurs.

Elon Musk présente son projet Neuralink pour rendre l'homme super-intelligent.
Elon Musk présente son projet Neuralink pour connecter l’homme à Internet et le rendre super-intelligent.

Cyberattaque cérébrale

Problème : le même Pantanowitz s’inquiète sur le site américain Motherboarddes dangers qu’encourraient des individus ainsi connectés, livrés en pâture à de potentiels hackers de cerveaux. Une cyberattaque visant les flux de données cérébrales circulant sur l’Internet des objets pourrait être « une catastrophe pour l’individu visé et, plus généralement, pourrait constituer un vrai risque pour la société », confie-t-il.

«  Il est possible qu’une telle technologie soit utilisée pour contrôler les comportements des prisonniers »

Le site américain étaye cette hypothèse alarmante en citant une étude publiée en 2014 dans la revue Frontiers of Neuroengineering, qui s’intéressait déjà aux conséquences de l’émergence de « technologies d’interface cerveau-à-cerveau ». « Si des idées peuvent être implantées, ou des comportements contraints, à travers des interfaces qui envoient des informations et des stimulations directement dans le cerveau, il est théoriquement possible qu’une telle technologie soit utilisée à un moment donné pour contrôler contre leur gré les comportements des prisonniers, par exemple », préviennent les chercheurs.

Pourra-t-on un jour hacker les cerveaux connectés pour y injecter de faux souvenirs ou manipuler les esprits comme dans le film Inception (Christopher Nolan, 2010) ?
On flotte quelque part entre Inception et 1984, mais le caractère hautement spéculatif de telles avancées ne dédouane pas les chercheurs d’avancer avec précaution, souligne l’étude : « L’avancement actuel de la technologie est trop primitive pour une telle utilisation mais la vigilance est impérative dans la poursuite de ces recherches ».

« À qui appartient une pensée générée dans une interface cerveau-à-cerveau ? »

Autre question soulevée par l’hypothèse d’un grand réseau connectant nos cerveaux : celle de la définition de l’individu et des frontières entre les esprits qui risquerait bien de s’estomper. « À qui appartient une pensée générée dans une interface cerveau-à-cerveau ? » La question posée en 2014 pourrait rester sans réponse encore longtemps. Mais si une telle évolution advenait, elle pourrait rejoindre, par un biais inattendu, la théorie d’une émergence d’une conscience commune de l’humanité et d’une « société organisée comme un cerveau » dont nous parlait l’anthropologue Alain de Vulpian en janvier 2017.


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