La RATP teste des navettes autonomes dans Paris

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Après Lyon en septembre dernier avec le minibus électrique Navya, Paris accueille à son tour des navettes électriques autonomes. La RATP, en partenariat avec la Ville de Paris et le Stif (Syndicat des transports en Ile-de-France), vient d’engager un essai en conditions réelles. Depuis hier et jusqu’au 7 avril, deux navettes électriques EZ10 fabriquées par le français Easymile vont circuler entre les gares d’Austerlitz et de Lyon, en empruntant une voie spécialement aménagée sur le pont Charles de Gaulle situé dans le douzième arrondissement de la capitale.

D’une capacité de six places, ces navettes EZ10 sans chauffeur seront accessibles gratuitement, 7 jours sur 7 entre 14 heures et 20 heures. Un agent sera présent à bord pour pouvoir intervenir en cas de dysfonctionnement. Pour la RATP, l’objectif premier de cette expérimentation est de recueillir le sentiment des usagers sur ce concept et les pistes d’amélioration. La régie de transport indique par ailleurs qu’elle collectera des informations sur les performances, la fiabilité et la sécurité du système.

En savoir plus sur : futura-sciences.com

Airbus planche sur un prototype de voiture volante pour 2017 !

Le Mot de Mustapha Menier: Le code de la route devrait en être simplifié… enfin dans un premier temps! quand au permis de voler, son prix sera prohibitif sans parler du coût du véhicule. Oui je sait cela n’intéresse personne 🙂


Des voitures volantes circulant sur plusieurs niveaux comme dans Le Cinquième Élément, le rêve ! Ces véhicules n’existent pas encore, mais les technologies sont quant à elles bien présentes et le constructeur aéronautique Airbus compte bien en faire la démonstration cette année.

Airbus désire mettre au point un prototype de voiture volante, une grande première pour le groupe qui devrait être fin prêt cette année son dirigeant lui6même. Tom Enders a expliqué que ce nouveau projet était porté par une filiale d’Airbus, Urban Air Mobility, qui planche sur ce prototype de volante autonome monopassager.

« Si nous ignorons ces développements, nous serons mis de côté dans des segments importants des transports »,
 indique Tom Enders, des propos recueillis par l’agence de presse Reuters.

Ce projet porte un nom : « Vahana » qui signifie « véhicule des dieux » en langue sanscrite. Il s’agit d’un concept de voiture autonome à atterrissage et décollage vertical. Airbus estime qu’une production est envisageable pour une commercialisation, mais cela ne devrait concerner que les courts trajets.

À terme, une telle technologie pourrait décongestionner les centres urbains et réduire les coûts liés aux infrastructures comme la construction et l’entretien des autoroutes, des routes, etc. Il s’agirait également de réduire la pollution de l’air, selon Tom Enders.

Rendez-vous dans le courant de l’année 2017 pour les premiers tests de ce futur prototype de voiture volante qui est, rappelons-le, un grand fantasme des années 1950 1960.

Par ailleurs, Airbus développe un autre concept : CityAirbus. Il s’agit d’un drone hélicoptère ayant la capacité de transporter plusieurs passagers. Peu de détails sont disponibles au sujet de ce taxi volant à part que ce dernier sera électrique et sans pilote humain.

Cependant, une société française aurait une longueur d’avance. En effet, la start-up Vaylon a récemmentprésenté lors du dernier salon Eurosatory, son véhicule tout terrain convertible en aéronef fraîchement testé par les forces spéciales de l’armée française.

Sources : Reuters01net

Ces robots coursiers vont commencer à livrer de la nourriture en Californie

Il avait fondé KaZaA et Skype, il se retrouve aujourd’hui à la tête d’une entreprise qui souhaite changer la manière de livrer des produits : après les communications et le peer-to-peer, Ahti Heinla se lance dans la robotique avec Starship.

Fermez les yeux et imaginez un drone de livraison. Vous le voyez probablement voler avec un colis accroché à l’arrière-train, luttant contre le vent et zig-zagant dans l’espace urbain pour éviter lampadaires, feux tricolores et panneaux publicitaires. C’est l’image qu’ont donné les premiers à tester ces appareils, que ce soit Amazon, Walmart ou la poste australienne et pourtant, ce n’est peut-être pas par les airs que les robots viendront vous apporter vos livres. En tout cas, Starship est bien terrestre.

UN MODE MANUEL PERMET À UN OPÉRATEUR DE PRENDRE LE CONTRÔLE DES COMMANDES

Starship, c’est un projet porté par une équipe entre l’Estonie, la Finlande et Londres qui souhaite révolutionner la manière dont nous livrons des produits de proximité grâce à un petit robot de livraison à roue qui va emprunter les trottoirs pour se déplacer. La promesse est simple : Starship peut parcourir jusqu’à 5 km pour une livraison et effectuer son déplacement en une trentaine de minutes. Le robot est suivi aussi bien par le vendeur que par le client grâce à une application disponible sur smartphone.

Pour éviter de devenir un danger ambulant et semer le chaos sur nos trottoirs, Starship a été bourré de capteurs et de caméras qui lui permettent de s’ajuster au rythme de croisière des piétons et cyclistes. Si besoin, l’appareil dispose de freins d’urgence et d’un mode manuel qui permet à un opérateur de prendre le contrôle des commandes, de voir à travers les yeux du robot et même d’interagir avec les piétons. Et comme il fonctionne sur batterie, son empreinte environnementale est quasiment nulle. Ce faisant, Starship Technologies annonce fièrement qu’un distributeur peut réduire ses coûts de livraison de 10 à 15 fois.

Si vous vous souvenez de la triste histoire du petit robot sympa qui n’avait rien à vendre à part de la bonne humeur et qui s’est fait dézinguer en quelques jours une fois arrivé aux États-Unis, vous vous demandez légitimement comment Starship va faire pour lutter contre la roublardise des humains qui vont vouloir l’éventrer pour récupérer ce qu’il y a à l’intérieur de son coffre ? L’entreprise affirme que le coffre ne s’ouvre qu’en présence du smartphone du destinataire, mais cela ne signifie pas que le petit robot est incassable ni que son système de vérification ne peut pas être détourné.

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Pourtant, s’il a retenu l’attention de la presse, c’est parce qu’il n’est pas porté par des inconnus. On retrouve à la tête de Starship Technologies Ahti Heinla qui porte la double casquette de CEO et de CTO et qui était, entre autres, co-fondateur de Skype et du logiciel d’échanges en peer-to-peer KaZaA. « Notre vision s’appuie sur trois zéros, dit-il, zéro coût, zéro temps d’attente, zéro impact environnemental. Nous voulons faire à la livraison de proximité ce que Skype a fait aux télécommunications.  » Espérons qu’il parle de la facilité à communiquer avec des personnes à l’autre bout du monde et non des innombrables bugs et hérésies ergonomiques du logiciel.

Les premières livraisons vont commencer à Washington et à Redwood City, en Californie. L’entreprise qui conçoit les petits robots s’est associée à Postmates et DoorDash. La première est une entreprise de coursiers, la seconde se spécialise exclusivement dans la livraison de nourriture. Pour ce projet pilote, les deux entreprises ne livreront que de la nourriture. Les robots de Starship auront besoin de 15 à 30 minutes pour arriver à destination. Pour l’instant, la société ne possède que 70 unités pour ses tests. Ce n’est donc probablement pas demain que votre petit déjeuner sera livré dans un coffre roulant à 6 roues.

 

José Bové dit non aux bébés à trois « parents » !


Les députés britanniques ont autorisé mardi, par 382 voix contre 128, la conception de bébés à partir de trois ADN différents afin d‘éviter la transmission de maladies graves.

Si ce vote fait du Royaume-Uni le premier pays à autoriser ce procédé, la controverse, notamment à l‘étranger se poursuit. En France, José Bové, déjà opposé à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et la Gestation pour Autrui (GPA), dit non à ce genre de procédures.

Pour le député européen Vert, contacté par euronews, “cette décision est contraire au droit européen. Elle montre, en outre, que les évolutions des thérapies génétiques et des manipulations transgéniques sont trop rapides. Elles sont devenues incontrôlées voire incontrôlables.

La décision doit encore être validée par la Chambre des Lords le 23 février, une étape considérée comme une formalité.

Environ 125 bébés naissent chaque année en Grande-Bretagne avec un dysfonctionnement mitochondrial, transmis par la mère, selon l’AFP. Les mitochondries sont des petits organites (structures spécialisées) présents dans les cellules qui transforment le glucose en molécule énergétique.

Défectueuses, elles provoquent un déficit énergétique pour l’organisme et sont responsables de maladies dégénératives graves et telles que le diabète ou la myopathie. Une technique, développée à Newcastle, permet de bloquer la transmission de la maladie de la mère à l’enfant. Elle consiste à retirer de l’ovule de la mère la mitochondrie défectueuse pour la remplacer par une mitochondrie saine provenant d’une autre femme qui reste anonyme.

« Pour la première fois un être humain serait génétiquement manipulé »

Pour l’eurodéputé, figure de l’alter-mondialisme : “jusque-là, l’essentiel de l’activité des généticiens s‘était porté vers la manipulation des plantes puis des animaux. Aujourd’hui, comme il fallait s’y attendre, l’homme est devenu l’enjeu principal. Les nouvelles méthodes de PMA, la GPA et maintenant la manipulation des embryons ouvrent des possibilités dont les répercussions ne sont même pas évaluables.

Le transfert dans un embryon d’une mitochondrie d’une tierce personne franchit une nouvelle barrière. Pour la première fois un être humain serait génétiquement manipulé ce qui aura un impact sur toute sa descendance“, poursuit l’ex-candidat Vert à la Commission européenne.

« La science n’est que vérité éphémère »

Certains généticiens n’ont pas compris que les connaissances qu’ils considèrent comme des certitudes absolues seront invalidées rapidement par leurs propres élèves. La science n’est que vérité éphémère“ explique José Bové, signataire avec 45 autres eurodéputés, d’une lettre ouverte demandant aux législateurs britanniques de voter non. Sans succès.

Mais pour l‘élu français, il faut voir plus loin.“L’autre question fondamentale que nous devons nous poser est de savoir si nos sociétés sont obligées d’accepter tout ce qui est considéré comme réalisable par certains techniciens de laboratoire. Devrons-nous par exemple accepter le clonage des hommes parce que nous pouvons cloner des animaux ? Devons-nous entrer les yeux fermés dans le futur transhumaniste que nous concoctent certains dirigeants de Google et d’autres firmes ?”

Je dis non. Nos sociétés ne doivent pas se soumettre aux diktats des apprentis sorciers,“ conclue-t-il.

Demain, pourra-t-on méditer grâce à un casque à ondes cérébrales ?

Stressé, dispersé ? Les casques à ondes cérébrales promettent de vous aider à vous calmer, mais ne pourront le faire qu’à condition de s’affranchir de limitations techniques. Parmi les pistes envisagées, les électrodes sèches, ainsi que le dévoile le CEA à travers son casque Relax.

Casques de relaxation à ondes EEG

De plus en plus de casques à ondes EEG s’inspirent des techniques traditionnelles de méditation en permettant à l’utilisateur de percevoir sa propre activité nerveuse afin de se calmer.   AISTE NOREIKAITE/REX/REX/SIPA


MÉDITATION ASSISTÉE PAR ORDINATEUR. Moins sensationnels que les drones, moins répandus que lacommande vocale, les casques EEG (électroencéphalographes) représentent une tendance discrète mais bien pérenne depuis quelques années au CES de Las Vegas qui s’est achevé le dimanche 8 janvier 2017. Quelles applications pour ces interfaces à ondes cérébrales qui semblent abolir le concept même d’interface homme-machine (IHM) ? Tandis que les prototypes les plus fous émergent, l’une des voies commerciales porte sur l’assistance à la méditation, via des techniques de relaxation relevant du neurofeedback. Explications, et bilan des contraintes techniques à travers l’exemple du casque Relax présenté par le CEA pendant l’événement américain.
Comment fonctionnent ces casques ? Ils sont munis de capteurs électriques (dont le nombre varie selon les usages : de 2 à 8 pour les produits commerciaux, beaucoup plus en milieu médical) mesurant l’activité du cerveau à travers le crâne. Le signal est ensuite filtré selon la bande de fréquence souhaitée (voir encadré ci-dessous), qui dépend directement de l’application désirée.« Le monitoring des ondes alpha (relatives au calme) ou bêta (relatives à l’éveil) peut servir à des fins de sophrologie », explique Pierre Jallon, chercheur en analyse du signal et responsable de recherche au CEA.« Par exemple via ce qu’on appelle neurofeedback : l’usager se conditionne tout seul à se calmer lorsqu’on lui permet de percevoir son activité cérébrale en ondes alpha. »

ONDES CÉRÉBRALES
– Ondes alpha (8 à 12 Hz) : éveil calme. Émises dans les activités de relaxation, de sophrologie et de méditation de pleine conscience.
– Ondes bêta (12 à 30 Hz) : éveil actif.
– Ondes gamma (30 à 100 Hz, hautes fréquences) : activité mentale intense.
– Ondes thêta (4 à 8 Hz, basses fréquences) : relaxation profonde, sommeil paradoxal.
Encadré adapté d’après notre dossier sur les frontières de la conscience du magazine N°837 de novembre 2016

Des niveaux de qualité disparates

Contrôler un ordinateur ou un smartphone à la force de la pensée, il n’en fallait pas moins pour faire fantasmer toute une industrie. C’est ainsi qu’une pléthore de produits commerciaux ou de prototypes ont vu le jour : tout d’abord le casque de NeuroSky en 2011, puis Emotiv en 2013, Muse en 2014, sans oublier Melomind qui fait d’une pierre deux coups en modulant la musique diffusée dans les écouteurs en fonction du niveau de stress perçu via l’activité cérébrale.

Mais de grandes disparités techniques existent encore sur le marché. « En milieu médical, on utilise pour les EEG des électrodes humides, ce qui permet d’amplifier le signal. Or, la plupart des casques actuellement sur le marché n’offrent pas une qualité de signal suffisante pour déployer des applications EEG sans devoir ajouter du gel sur les électrodes », poursuit Pierre Jallon. Certains modèles doivent également composer avec une ergonomie fastidieuse (lire par exemple les avis clients négatifs sur le casque MindWave de Neurosky, se plaignant de difficulté d’installation et de problèmes de connectivité). Une question loin d’être triviale (surtout pour un dispositif s’affranchissant d’interface matérielle), lorsqu’on sait que c’est la simplicité d’usage de l’Iphone qui lui a valu de devenir le produit-phare d’une époque.

Les électrodes sèches, révolution technique ?

Dans ces conditions, c’est dire si l’enjeu de fiabilité est grand. « Nous travaillons au CEA depuis plus d’un an à un casque EEG, appelé Relax, qui fonctionne avec des électrodes sèches », détaille Pierre Jallon. « Et ce n’est pas le seul point qui nous distingue de la concurrence : nous plaçons pour notre part les électrodes au niveau du cuir chevelu, quand la concurrence les place au niveau du front et derrière l’oreille, ce qui montre bien que les électrodes sèches permettent d’atteindre une qualité de signal suffisante, et ce même quand la localisation semble a priori moins favorable. »

Autre intérêt de la solution technique Relax développée par le CEA, qui devrait être commercialisée courant 2017 : la gestion des signaux parasites. Elle ne requiert ainsi pas de calibration. « Si la personne parle ou bouge la tête, le casque le détecte et l’intègre automatiquement au calcul de l’index de relaxation ».  Près de 120 personnes ont ainsi utilisé le casque avec succès pendant la démo au CES, poursuit le chercheur. Autre point fort du casque, il est ouvert à la certification médicale. « L’intérêt est de fournir une mesure fiable des ondes alpha, et ce en dehors d’un environnement clinique », conclut Pierre Jallon. Un progrès technique qui permettra de fiabiliser le matériel, étape indispensable avant de faire apparaître une nouvelle gamme commerciale de jeux vidéo thérapeutiques.

sciencesetavenir.fr

Déniché sur l’excellente revue de presse Syti

Le Pentagone a testé un essaim de 103 petits drones

Le Pentagone a récemment testé avec succès un essaim de 103 petits drones, progressant vers la réalisation d’un nouveau type d’armement promis à un grand avenir selon les stratèges militaires, a indiqué lundi le Pentagone.
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Les progrès de l’intelligence artificielle rendent désormais envisageables la constitution de groupes de petits robots, agissant collectivement sous la direction d’un humain.
Les stratèges militaires prédisent un grand avenir à ces essaims de drones, peu coûteux à fabriquer et tirant leur force de leur capacité à submerger par leur nombre les défenses de l’adversaire.
En octobre, le Pentagone a testé un essaim de 103 petits drones d’environ 16 cm de long, lancés depuis trois avions de combats F/A-18 Super Hornets, selon un communiqué du Pentagone.
Lors du test, les petits drones Perdix ont démontré plusieurs capacités prometteuses, selon la même source.
Ils sont ainsi parvenus à une « prise de décision collective », adaptant ensemble leurs comportements individuels en fonction des aléas de la mission.
Les drones Perdix forment « un organisme collectif, partageant un cerveau commun » a expliqué William Roper, qui dirige le service des capacités stratégiques (SCO) du Pentagone, cité dans le communiqué.
« Parce que chaque Perdix communique et collabore avec chacun de ses homologues, l’essaim n’a pas de leader, et peut s’adapter en douceur, si un nouveau drone rejoint le groupe, ou si au contraire un drone le quitte », par exemple s’il est abattu, a indiqué William Roper.
Le SCO est un service du Pentagone créé par l’actuel secrétaire à la Défense, le technophile Ashton Carter, lorsqu’il n’était que numéro 2 de l’institution.
Ce département aux effectifs peu nombreux mais riche en éminences grises a pour mission d’accélérer l’intégration des innovations technologiques dans les armements du Pentagone.
Il cherche notamment à amalgamer des technologies déjà existantes dans le commerce – ici, les petits drones et les logiciels d’intelligence artificielles – pour concevoir de nouvelles armes.
Le drone Perdix a été conçu à l’origine par des élèves ingénieurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) à partir de 2013, et a été continuellement amélioré depuis, « s’inspirant notamment de l’industrie du smartphone », selon le Pentagone. AFP

Science-fiction ? Non, réalité !! Un robot géant conduit par un homme

Le futur, c’est maintenant ! L’entreprise sud-coréenne Korea Future Technology a élaboré le prototype d’un robot ressemblant à celui du film « Avatar ». La vidéo montre les premiers pas de ce géant de quatre mètres de haut.

Pour le moment, il est pataud, il tient par des câbles pour être alimenté, mais ne vous leurrez pas : dans quelques mois, il sera autonome, puissant, il combattra des émeutiers, sera armé, ou encore permettra de soulever des masses considérables.

Tout ce que nous imaginons peut être réalisé ou presque.

C’est à la fois extraordinaire et très inquiétant car le monde va considérablement changer avec cette révolution robotique qui est là. Pas encore palpable mais là.

source

Nos ondes cérébrales nous trahissent …

Le Mot de Mustapha Menier: Le cauchemar récurrent de ces derniers mois! oui je sait, je me répète…


Ondes cérébrales

Les ondes électriques faibles émises en permanence par notre cerveau font depuis longtemps l’objet de recherches scientifiques approfondies. Depuis plusieurs années, on distingue par exemple plusieurs rythmes cérébraux :

  • Fréquences Alpha, correspondant à un état de conscience apaisée (entre 8,5 et 12 Hz)
  • Fréquences Beta, correspondant à un état d’activité intense : anxiété, concentration (supérieures à 12 Hz)
  • Fréquences Thêta, propres à l’enfance et l’adolescence : somnolence, hypnose, mémorisation (entre 4,5 et 8 Hz)
  • Etc.

Une équipe de chercheurs spécialisés dans la sécurité informatique (universités d’Oxford, de Berkeley et de Genève) a mené une nouvelle expérience, plutôt troublante. Elle a en effet réussi à déduire des informations très personnelles, à partir de l’étude d’ondes cérébrales de sujets portant des casques EEG (électroencéphalographie) :

  • Codes PIN
  • Données bancaires
  • Dates de naissance
  • Lieux de résidence
  • Etc.

Pour cela, les chercheurs ont réuni une trentaine de volontaires, munis de casques EEG, à qui on présentait des images de distributeurs automatiques de billets, de cartes de crédits, de cartes routières, de personnes, de chiffres aléatoires, etc. Après analyse et déduction, les chercheurs ont obtenu des résultats étonnants : « Nous trouvions la bonne réponse du premier coup dans 20% des cas, en ce qui concerne les expériences avec les codes PIN, les cartes de paiement, les gens, et les DAB. L’adresse postale a été devinée pour 30% des participants, le mois de naissance pour presque 60%, et l’établissement bancaire pour presque 30%« .

Par exemple, pour deviner un code PIN, les chercheurs présentent aux sujets des chiffres allant de 0 à 9, projetés par flash sur un écran, par ordre aléatoire, un par un. Chaque chiffre est répété 16 fois, sur 90 secondes. Les pics d’ondes cérébrales captés par les casques EEG fournissaient alors les informations permettant de déduire les codes PIN.

Vers des logiciels d’espionnage du cerveau ?

Les principaux fabricants de ces casques (comptez au moins 250€ pour vous en offrir un) proposent généralement le téléchargement d’applications complémentaires. Ces applications permettent d’obtenir un signal cérébral brut, et peuvent contrôler elles-mêmes les stimuli utilisés lors d’une expérience. Ces applications sont donc potentiellement très puissantes.

Dans leur étude, les chercheurs précédemment cités imaginent alors qu’il est possible de créer des « brain spywares« , c’est à dire des logiciels malicieux capables d’espionner des cerveaux humains., et aussi simples à utiliser que des applications mobiles standard : « Nous avons simulé un scénario où une personne développe une application malicieuse. Un utilisateur la télécharge, en lui faisant confiance, et exécute toutes les étapes de calibration du casque pour que celui-ci fonctionne de façon optimisée. Mais dans ces étapes a priori inoffensives, et fréquentes dans la plupart des jeux ou applications utilisant ces casques, il y a tout le potentiel pour subtiliser des informations personnelles« .

Bien que le risque zéro n’existe pas, il est facile de sécuriser au maximum son réseau Wi-Fi, pour protéger les données personnelles qui y transitent. Mais comment sécuriser les ondes naturellement émises par notre cerveau ? Aujourd’hui, le commun des mortels peut tout à fait éviter de porter un casque EEG ! Mais dans 5 ou 10 ans, cette technologie sera probablement beaucoup plus avancée, et utilisée dans de nombreuses applications : surveillance médicale, aide à la conduite, assistance de vie, jeux vidéo, etc. Mais qui sait, d’ici là, nous aurons peut-être aussi trouvé le moyen de préserver nos ondes cérébrales, avec un casque aluminium, ou si Dieu le veut, avec un dispositif plus discret ! Ou peut-être que, de toutes façons, les expressions « informations personnelles » et « vie privée » ne voudront déjà plus rien dire… (source)

Biométrie : vos ondes cérébrales permettent de vous identifier à 100 %

Des chercheurs américains ont conçu une technique d’identification qui utilise les ondes cérébrales. Elle serait fiable à 100 % selon les premiers tests.

« Nous pensons que notre technique pourrait être utilisée dans des lieux de haute sécurité, comme l’entrée au Pentagone ou sur la baie d’un lancement nucléaire », avance dans un communiqué Sarah Laszlo, chercheuse en psychologie de l’Université de Binghamton, à New York. Avec des collègues experts en ingénierie informatique, elle a conçu un test informatique composé d’une série de 500 mots et images, aussi simples qu’une pizza ou un bateau. Les chercheurs l’ont soumis à 50 personnes, dont ils ont analysé les ondes cérébrales à l’aide d’un casque encéphalogramme. Verdict : les informations reçues pour chaque image ou mot étaient propres à chaque individu, au point que le système informatique était capable d’identifier avec 100% de précision la personne qui avait répondu.

Remplacer les empreintes digitales et rétiniennes

En fait, les scientifiques n’ont pas analysé n’importe quel type d’ondes cérébrales : ils se sont penchés sur les potentiels évoqués (en anglais, ERP pour « Event-Related Potential »), des ondes produites par le système nerveux en réponse à une stimulation sensorielle – comme une image, et enregistrables par électroencéphalographie. En voyant l’image d’un aliment ou d’une célébrité (ou le mot correspondant), les participants ont émis des réponses cérébrales en lien avec leur degré d’appréciation de l’objet concerné. L’expérience est à découvrir dans la vidéo ci-dessous.

En 2015, ces mêmes scientifiques avaient déjà testé une expérience similaire sur 32 participants, mais elle ne comportait que des mots. Ils avaient alors obtenu un taux de reconnaissance fiable à 97 %. Une marge d’erreur trop importante pour des lieux hautement sécurisés, qu’ils sont parvenus à rectifier grâce à l’introduction d’images dans ce test. Selon eux, cette méthode pourrait remplacer les empreintes digitales ou rétiniennes, qui peuvent être imitées et détournées. En effet, si l’on souhaite utiliser la violence contre autrui pour tromper le système, cela ne risque pas de fonctionner puisque sous l’effet du stress, l’individu n’enverrait pas les mêmes ondes qu’à son habitude. Toutefois, l’on peut se demander si cette technique peut réellement être fiable sur le long terme, les opinions sur un objet, aliment ou une célébrité pouvant changer au cours du temps…

Cerveau connecté = chute libre de la durée d’attention !

L’avènement d’Internet et les multiples sollicitations de notre attention qui l’accompagnent sont en train de modifier profondément la pensée humaine.

Ce constat, posé déjà par bien des observateurs de l’intelligence et de son fonctionnement, a été confirmé lors d’une étude menée par Microsoft en 2015, selon laquelle le recours fréquent aux écrans et aux Smartphones a eu pour résultat de réduire considérablement la durée d’attention moyenne. En 2000, une étude semblable l’évaluait à 12 secondes ; 15 ans plus tard, elle était tombée à huit secondes seulement. C’est moins bien que le poisson rouge qui plafonne à neuf secondes… Philippe Vernier, chercheur au CNRS, vient de  commenter ce fait pour le site Atlantico. Le cerveau connecté, sollicité par de multiples informations, n’arrive plus à se concentrer.
Prudent quant aux résultats d’une enquête qui ne s’est pas voulue scientifique, Philippe Vernier en accepte tout de même la conclusion générale en ce sens qu’« il est certain que le fait d’être exposé à des changements d’attention rapides et fréquents est une source de diminution d’attention ».

Philippe Vernier confirme la chute de la durée moyenne d’attention 

Spécialiste des neurosciences, il reconnaît qu’il s’agit là d’une « régression ». Il affirme dans son entretien que le fait de disperser son attention entre plusieurs tâches ou plusieurs sollicitations a nécessairement pour résultat de diminuer la qualité d’attention que l’on accorde à chacune, même s’il est possible selon lui de s’entraîner à ce nouveau mode de fonctionnement cérébral. Et de recommander, notamment pour les métiers où l’attention et la concentration sont primordiales, de couper son téléphone et de se réhabituer à prendre son temps. Car le zapping, souligne-t-il, est « addictif » : l’esprit humain apprécie la nouveauté et a donc tendance à la rechercher de plus en plus.

Mais lorsque Philippe Vernier recommande de « remplacer la satisfaction du zapping par celle de la compréhension de sujets approfondis », la vraie question – et il n’y répond pas – est de savoir si c’est encore possible pour des esprits biberonnés aux sollicitations cognitives incessantes et sans lien entre elles, ou à tout le moins, s’ils peuvent y arriver seuls. Quid de ces jeunes qui sont nés avec un téléphone dans la main, et à qui on impose qui plus est de travailler sur l’écran de l’école, à partir de méthodes globales qui inhibent la parole et l’analyse, comme le font – et de plus en plus – les programmes les plus récents de l’Education nationale ?

Un chercheur au CNRS appelle au réapprentissage de la concentration 

Il faut prendre Vernier au sérieux lorsqu’il affirme, sur la foi de l’étude Microsoft : « C’est une évidence que l’on est capable d’absorber plus d’informations en moins de temps. C’est ce que montre l’étude et on peut les croire la dessus, cependant, c’est forcément au détriment de la qualité de l’attention que l’on porte à un sujet donné. »

Il en tire cette conclusion : « Pour la presse écrite, c’est un problème. De moins en moins de gens ont cette capacité à lire un article de fond et la tendance dans les médias est de faire court, percutant pour que l’on sache beaucoup de choses mais sur lesquelles nous n’approfondissons pas. On ne cherche plus le pourquoi des choses. »

Autrement dit, la tendance de fond de la soi-disant « information » est de nous balancer à la tête d’innombrables faits qu’on ne traite plus à la manière intelligente qui devrait être le propre de l’homme : analyse, synthèse, et s’il y a lieu jugement critique. Ces types de connaissances accumulées appellent des réactions primaires, cantonnent le lecteur ou l’auditeur dans l’émotion. S’il n’a que huit secondes de temps de cerveau disponible, il est clair que la réflexion n’y a aucune place.

Le cerveau connecté devient comme celui du poisson rouge… 

Selon Philippe Vernier, une autre retombée négative de cet état de fait – que nous dirons, quant à nous, désastreux – est que le travail en entreprise est devenu un vrai problème pour beaucoup de jeunes ou des personnes passant de longues heures sur leurs écrans :

« Dans les entreprises, les personnes qui ne sont plus capables de réaliser des tâches à long terme sont devenues un problème pour les chefs d’entreprise. Lorsque l’on fait un rapport de synthèse par exemple, il faut être apte à travailler longtemps et de manière efficace. C’est aussi un problème pour les créatifs, l’imagination et la créativité de manière générale demandent du temps. Et ce temps de cerveau disponible mobilisable, nous ne l’avons plus. »

Il est significatif que ce soit précisément Microsoft qui se livre à ces enquêtes. L’objectif marketing du géant de l’informatique est clair : il faut sans cesse modifier les contenus et en réduire la richesse, le volume et la profondeur pour espérer toucher les internautes qui n’ont plus la capacité de lire et de comprendre sur la durée. Plonger les hommes dans la « réalité virtuelle »… Mais il faut ajouter que les créateurs de contenu Internet et du mode de fonctionnement des espaces connectés créent en même temps les problèmes auxquels ils prétendent chercher à répondre.

La chute de la durée attention, résultat des multiples sollicitations des écrans connectés 

Il en va ainsi des multiples alertes, pop-ups et autres sollicitations incessantes qui détournent l’attention de ce que l’on est en train de faire véritablement, ainsi que de la tentation de cliquer sur les liens hypertextes : tout cet ensemble d’appels à l’attention qui interrompent la pensée et le raisonnement aboutissent logiquement à la mise en veille de la mémoire longue – c’est-à-dire, finalement, de la culture – au profit d’une mémoire immédiate qui se vide presqu’aussitôt remplie. C’est le thème de l’indispensable ouvrage de Nicholas Carr, au titre si mal traduit : Internet rend-il bête.

Philippe Vernier, lui, est un peu plus optimiste. Mais il semble penser que la solution pour reconquérir de la concentration et de la durée d’attention passe notamment par l’image, la vidéo. « La vidéo a une vertu considérable, une image en mouvement ou le fait de pouvoir changer le support visuel de ce que l’on apprend, cela permet de maintenir l’attention », explique-t-il.

Or la vidéo – et globalement tout ce qui relève avant tout de l’image en mouvement – présente justement l’inconvénient de court-circuiter la parole : on voit l’image et on réagit sans verbaliser, sans même avoir le temps de le faire. Et cela contribue précisément à réduire la durée de l’attention et la capacité de raisonnement, comme l’a amplement montré Elisabeth Nuyts dans ses divers ouvrages. Et elle, elle donne de vraies solutions face à la véritable déshumanisation que les […]

Anne Dolhein – Réinformation TVe

La CJUE prend le risque de casser Internet : un simple lien hypertexte peut être illégal

Pour assurer « le niveau élevé de protection en faveur des auteurs » demandé par le droit européen, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé jeudi que les tribunaux pouvaient sanctionner des internautes qui font un lien hypertexte vers une œuvre diffusée sans l’autorisation de l’auteur. L’arrêt GS Media BV aura des implications importantes, en particulier pour les professionnels qui devront vérifier la légalité de tous les contenus vers lesquels ils créent des liens.

En 2014, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait jugé dans son arrêt Svensson qu’un lien hypertexte conduisant à une œuvre protégée par le droit d’auteur pouvait constituer une « mise à disposition » et un « acte de communication » de cette œuvre, souvent illégale sans l’autorisation de l’auteur. Mais il avait limité cette interprétation au cas spécifique où le lien en question permettait de contourner des mesures de restriction d’accès mises en place par un site internet, et donc de donner l’accès à l’œuvre à un « public nouveau » qui n’était pas prévu par l’auteur ou l’éditeur.

Cette jurisprudence, qui a fait craindre pour la légalité de simples annuaires ou moteurs de recherche qui ne contrôlent pas ce qu’ils indexent, est désormais confirmée, précisée et étendue dans des contrées qui accentuent fortement les risques.

En effet la CJUE a rendu ce jeudi sa décision dans l‘affaire GS Media BV. Elle concerne l’éditeur du site néerlandais Geenstijl.nl qui avait publié des liens hypertextes menant à des photographies inédites hébergées sur des plateformes comme FileFactory ou ImageShack. Ces photos de la présentatrice Britt Dekker nue étaient destinées à être publiées en exclusivité sur le magazine Playboy, et n’auraient pas dû être diffusées sur Internet.

L’éditeur du site pensait que puisque les fichiers litigieux avaient été hébergés par des tiers sur une plateforme, c’est cette plateforme qui assumerait la responsabilité de leur éventuelle illégalité, et qu’un lien y menant n’engageait à rien. « Vous n’avez pas encore vu les photos de [Mme Dekker] nue ? Elles sont ICI », disait l’article néerlandais.

geenstijl

GS Media se disait aussi que contrairement aux faits dans l’affaire Svensson, les fichiers étaient déjà accessibles à tous sur Internet (en particulier pour ImageShack qui rend les images visibles sans inscription), et qu’il n’y avait donc pas de « public nouveau » créé par la diffusion du lien.

Mais en étendant sa jurisprudence Svensson, la CJUE donne tort à GS Media. En effet, elle précise qu’il « ne saurait être déduit [de Svensson] que le placement, sur un site Internet, de liens hypertexte vers des œuvres protégées qui ont été rendues librement disponibles sur un autre site Internet, mais sans l’autorisation des titulaires du droit d’auteur de ces œuvres, serait exclu, par principe » du raisonnement conduisant à leur illégalité. Au contraire même, la jurisprudence de 2014 marque « l’importance d’une telle autorisation » pour faire un lien hypertexte.

Le principe est donc que pour créer un lien hypertexte vers une œuvre, il faudrait s’assurer que l’auteur a donné son accord à ce que l’œuvre soit visible par tous les internautes.

L’illégalité dépend de qui, comment et pourquoi

Pour rassurer sur les conséquences d’un tel raisonnement, critiqué par plusieurs gouvernements (Allemagne, Portugal, Slovaquie) et même par la Commission européenne qui redoutaient « des conséquences fortement restrictives pour la liberté d’expression et d’information », la CJUE a tenu à apporter quelques balises.

Tout d’abord, la cour précise qu’avant de conclure qu’il y a une « communication au public » illégale, il faut que les tribunaux vérifient si l’internaute qui publie le lien « ne poursuit pas un but lucratif » et qu’il « ne sait pas, et ne peut pas raisonnablement savoir, que cette œuvre avait été publiée sur Internet sans l’autorisation du titulaire des droits d’auteur ». Il y a pour les particuliers une forme de présomption de bonne foi.

« En revanche, lorsqu’il est établi qu’une telle personne savait ou devait savoir que le lien hypertexte qu’elle a placé donne accès à une œuvre illégalement publiée sur Internet, par exemple en raison du fait qu’elle en a été averti par les titulaires du droit d’auteur, il y a lieu de considérer que la fourniture de ce lien constitue une ”communication au public” », prévient la CJUE.

La présomption de bonne foi tombe pour les professionnels

On notera au passage qu’il est pour moins curieux juridiquement d’établir l’existence ou non d’un fait objectif tel que la communication au public en fonction d’éléments subjectifs, qui ne devraient avoir d’importance que pour la conclusion du caractère fautif ou non de l’acte objectif. Mais passons.

Il y a plus gênant encore. Pour des raisons peu argumentées sur le plan juridique, la présomption de bonne foi tombe pour les professionnels qui tirent profit des liens hypertextes. « Lorsque le placement de liens hypertexte est effectué dans un but lucratif, il peut être attendu de l’auteur d’un tel placement qu’il réalise les vérifications nécessaires pour s’assurer que l’œuvre concernée n’est pas illégalement publiée », tranche la Cour. « Il y a lieu de présumer que ce placement est intervenu en pleine connaissance de la nature protégée de ladite œuvre et de l’absence éventuelle d’autorisation de publication ».

Assurer un « niveau élevé de protection en faveur des auteurs »

En clair, dès qu’un éditeur quelconque fera un lien vers une vidéo YouTube, il devra s’assurer que l’auteur ou le producteur a autorisé YouTube ou un autre site internet ouvert à tous à l’héberger. C’est un casse-tête sans nom, dont on comprend les motivations. Il s’agit de s’assurer par exemple que des sites qui indexent massivement des liens vers des films, séries ou matchs de foot en streaming ne trouvent pas un vide juridique à opposer aux tribunaux.

Mais les conséquences de cet arrêt GS Media pourraient tout de même être redoutables, alors que la CJUE estime qu’une « telle interprétation (…) assure le niveau élevé de protection en faveur des auteur » demandé par le droit européen. « Les titulaires du droit d’auteur peuvent agir non seulement contre la publication initiale de leur œuvre sur un site Internet, mais également contre toute personne plaçant à des fins lucratives un lien hypertexte vers l’œuvre illégalement publiée sur ce site ainsi que, dans les conditions exposées (…), contre des personnes ayant placé de tels liens sans poursuivre des fins lucratives », résume la Cour.