Fin et moyen – Entrevue avec un tueur désarmé –


9 Déc 2017 - 22H - Modif du phrasé d'ici peu ou prou... ou pas! 
C'est l'heure de la balade sous les nuages, la pluie, la neige ou 
les étoiles...

Sous les éclats de rire de la foudre et le chant des armes
Ce monde sale où la poudre parle et le ciel boude
Une larme de sky pour nos morts, ceux que le sort poignarde
Maman, Dieu te garde, je sais que Papa nous regarde depuis les cieux
Depuis mes yeux via ma bouche, lâche ce qui me touche vieux
Je couche sur le faf ce monde vicieux pour ceux de ma couche
J’accouche ces mots seul dans ma putain de chambre
Deux mille un, mardi, le onze septembre

Okay, nom et surnom ?
L.I.N.O dit Monsieur putain d’Bors’
Date de naissance ?
30 / 04 / 77
Où ?
Le Havre de Paix
Y’a pas d’hasard 
Ton enfance ?
Foyer Parisien, Créteil, Vitry, j’grandis dans l’91
Ton premier crime au microphone ?
C’était en 95
Qu’est-ce qui t’inspire ?
La vie dans c’qu’elle a d’meilleur et d’pire
Mes frayeurs, l’monde, la fumée qu’j’inspire, j’expire
J’suis pas un putain d’player
J’aspire à autre chose
À quoi ?
M’arracher ailleurs, bâtir un empire, avant que j’saute !!!
d’m’investir dans l’son ?
Entre autres, faut dire, dans c’biz
Y’a un paquet d’rageux, pour trop d’mauvais payeurs
T’as des héros ?
Ali Mohammed, Malcolm le Rouquin, des gars d’en-dessous
Ton meilleur bouquin ?
« L’Art de la Guerre » de Sun Tzu
Aucun regret ?
Nan, aucun, si p’t-être un, mais j’ai du mal à m’en souvenir
J’devais être saoûl
Okay, de quoi on pourrait parler, ah ouais
Ton meilleur chanteur ?

La liste est longue, mais j’dirais Bob Marley
Pour « Redemption Song »

La meilleure arme ?
Le savoir
C’est vrai dans c’monde corrompu
Mais bon un shlass ou un calibre c’est pas mal non plus
Et la politique ?
Un bon président, c’est un mort, y’a pas d’miracle
Les gens s’demandent pourquoi on a râté Chirac sur les Champs
Ghetto star ?
Le label, ma clique, Villiers-le-Bel connexion
T’as connu d’bons flics ?
Nan, j’ai pas compris la question
Okay
Y’a la fin, les moyens, et l’premier justifie l’autre
A rien j’étais bon avant d’toucher un stylo
J’réponds au signalement A.R.S.E.November India Kilo
J’prends l’beurre et son oseille, on sort du lot
Ma clique et moi, l’industrie prend peur
Du populo j’suis la voix, ça pue l’calibre en pleurs
Le bitume staphilo, le beat tue, j’deale de l’espoir
A la zic j’m’accroche, sors le tos-ma, j’ai mis un blaze sur tes cauchemars « MM »
Ton avis on s’en branle, nous on navigue en eau trouble
C’est pas du Rembrandt nos graphs, souvent nos demains mènent au trou
Trop souvent même, ils disent; c’est fade
Ca fait danser, ou ça blesse
Loin du vide, j’m’évade comme François Besse, si tu piges
La concurrence ?
J’la baise
Ton territoire ?
C’est où j’pisse, sur la braise, danse
Ton premier texte ?
C’était à douze piges
Ton meilleur MC ?
NaS
Meilleur album rap ?
Illmatic et Chronic de Dre
Le son d’la basse ?
De force ou de gré
Ta devise ?
Ce qui ne tue pas renforce ta carrosserie
J’vois d’quoi tu parles
Les putes qui jactent renforcent ma carrosserie
Pour toi l’rap c’est… ?
Les cordes vocales, la bouche du ghetto
J’le dit au cas où ils auraient oublié une fois hors d’l’étau
Crois pas ta fouf quand elle prétend ne plus s’rappeller le nom d’mon gang
Mais surtout crois la si elle te dit qu’elle l’avait sur le bout d’la langue
La misère ?
Ça pousse le taux d’criminalité
Et l’argent ?
Ca fait pas d’amis, mais des ennemis de meilleurs qualités
Le succès ?
J’m’en tape, j’suis l’même homme
Celui qui t’chie des rimes atomiques
Une prod gonflée à l’uranium enrichi
Ouais j’ai saisi. Tes meilleurs films ?
CasinoLa Cité de Dieu, Buttman au Brésil , Snatch, et tous les Tarantino
John Woo, le Killer, toutes les bombes de Hong Kong

Le mot d’la fin ?
C’est que le début
Okay mec, moi j’ai mon compte

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Musa, la princesse du désert

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En 1375, les seigneurs Ming renversent l’empereur mongol de la dynastie Yuan qui gouverne la Chine. Un nouvel empereur s’installe à Pékin. Vaincus, les cavaliers mongols s’enfuient à travers l’Empire, après avoir enlevé une princesse Ming. Une délégation de diplomates et de soldats du royaume de Corée traverse la Chine pour sceller la paix avec le nouvel empereur mais, à peine arrivés, ils sont accusés d’être des espions et arrêtés. Alors que la délégation est conduite dans le désert, des Mongols attaquent et tuent leurs gardes avant de repartir en les laissant libres. Les deux diplomates ayant succombés, Choi-Jung, un jeune général inexpérimenté, prend la tête de la délégation.

Les Coréens croisent peu après la route des cavaliers ayant enlevé la princesse et leur tendent une embuscade au cours de laquelle Yeo-sol, ancien esclave du chef initial de la délégation et virtuose dans le maniement de la lance, blesse le général mongol Rambulwha mais lui laisse la vie sauve. Ébloui par la beauté et l’orgueil de la princesse, Choi-Jung décide de l’escorter jusqu’à Pékin et rivalise avec Yeo-sol pour obtenir ses faveurs. Les soldats coréens, poursuivis par les Mongols et obligés de livrer des combats sanglants, font de moins en moins confiance en leur trop fougueux général et préfèrent prendre leurs ordres de Dae-Jung, un sergent vétéran. Accompagnés d’un groupe de villageois chinois, ils sont finalement contraints de trouver refuge dans une forteresse abandonnée au bord de la mer où ils se préparent à livrer un combat désespéré. Les premiers assauts sont repoussés de justesse.

La princesse, rejetée par une partie des soldats, qui la voient comme responsable de leur situation, décide de se livrer aux Mongols mais est rattrapée par Yeo-sol, qui est capturé à sa place. Yeo-sol se voit offrir un poste d’officier dans l’armée mongole mais, lors de l’offensive finale des Mongols, il retourne se battre au côté des Coréens. Alors que Rambulwha s’apprête à tuer la princesse, Yeo-sol se sacrifie à sa place. Choi-Jung et Ranbulwha s’entretuent. Le seul survivant du carnage est Dae-Jung, qui repart en bateau vers la Corée, après que la princesse lui eut promis de narrer à son père le sacrifice des Coréens.

GONG SHOU DAO

Pas encore vue, mais relaie obligatoire … humour chinois, riez jaune ^^
Décidemment! les uns veulent me faire pleurer, les autres rires, période attrayante! dommage je manque de temps, je reviendrait demain peut-être.


Maître Ma entame un voyage qui va le conduire à combattre de nombreux maîtres des arts martiaux.
INFORMATIONS :

Titre Alternatif : 功守道
Pays: Chine
Langage : Mandarin
Genre : Action, Arts martiaux
Realisateur : Wen Zhang
Producteur : Jet Lee
Scénariste : Wen Zhang
Acteurs : Jack Ma, Jet Li, Donnie Yen, Wu Jing,Tony Jaa, Sammo Heung, Asashōryū Akinori, Zou Shiming, Natasha Liu Bordizzo
Année : 2017
Durée : 22 min.

BY SOUTH RABBITS SOCIETY

Film non licencié en France – Téléchargement légal

Collateral « qui s’en souviendra ? »

Grand adepte des films de John Woo, je me souviens avoir été – dans l’ensemble –agréablement surpris par ce film, je ne l’ai néanmoins jamais revu, pourtant il était; ces dernières années toujours à mes cotés.


« Les souvenirs d’un homme constituent sa propre bibliothèque. » Aldous Huxley

Néanmoins, je ne suis pas certain qu’arrivé à 77ans, il me reste toute ma tète, toute ma mémoire, ou dans le meilleur des […] cas de tout mes souvenirs… je rédige donc mon journal, je souhaite rire, sourire, toujours… avancé dans les ages.

Pour l’heure, cela ne résoudra pas, il est vrai, l’équation des coïncidences cosmique, de toute façon j’ai toujours été fâché avec les mathématiques! mort de rire.

Hong-Kong Star 
Je n’remercies pas le hasard
Dans mon univers en bazaar
Je fais des rêves pas des cauchemards
Dans mon uniforme de vedette
Je fais des shows et des conquêtes
J’n’ai jamais voulu jouer Hamlet
Expliqué moi comment l’pourrait-je ?
Jchui un peu fou, j’chuis un peu bête

Talam tam tam tam tamtam

GEOSTORM

Le mot de Mustapha Menier : J’observais pas plus tard que la nuit passée un magnifique ciel dégagé, comme ce n’est pas arriver en ile de france depuis des années et je pèse mes mots… en a peine 10ans le nombre de satellite mis en orbite est impressionnant. J’ai pu observer mon 1er orage électrique causé par l’accumulation de particule dans l’atmosphère, il doit y avoir 6ans, ce fut pour moi relativement effrayant.

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Grâce à une coopération sans précédent entre États, un réseau de satellites contrôle désormais le climat et protège les populations. Jusqu’à ce que le dispositif se dérègle… S’agit-il d’un complot ou d’une faille dans le système ?

Date de sortie : 20 octobre 2017

The greatchief

Quand la décision est prise, mille montagnes ne sont pas un obstacle!

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Ne te vante pas de ta technique, de la réputation de ton maitre, ou de la perfection de ton style. Le Kung-fu, c’est deux mots. Horizontal. Vertical. Une erreur: horizontal. Seul le vainqueur reste debout. N’est-ce pas ?

Vous pouvez-bien me nommé comme bon vous semble, toute ma vie je n’ai cessé de parfaire ma compréhension du Kung-fu, mais l’issue du combat ; lui, demeure entre les mains de Dieu… N’est-ce pas ?

The Grandmaster ou Le Grand maître au Québec (chinois : 一代宗师, yīdài zōngshī, littéralement « maître de première génération ») est un film hongkongais écrit et réalisé par Wong Kar-wai et sorti en France le 17 avril 2013

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Annapurna Pictures

« Attendez… nous attendons aussi! »

Complotez… etc etc et Bismillah

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Une légende du cinéma à Lyon pour le Prix Lumière

Euronews

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Après Clint Eastwood, Gérard Depardieu, Pedro Almodóvar, Martin Scorsese, ou encore Ken Loach, c’est un autre géant du cinéma qui est honoré cette année à Lyon par le Prix Lumière, Wong Kar-wai. Ce prix, qui est une sorte d’équivalent d’un Prix Nobel pour le cinéma, sera remis lors de la neuvième édition du Festival Lumière, un festival unique en son genre qui célèbre l’amour du cinéma en revisitant les classiques immortels du septième art, sur les lieux même de son invention.

Wong Kar-wai est un cinéaste esthète doublé d’un narrateur impressionniste.

Nos années sauvages, 2046, In the Mood for Love, Happy Together, Chungking Express… autant de chefs d’oeuvres qui laissent des traces indélébiles sur les rétines des spectateurs, où beauté, contemplation et mélancolie sont indissociablement liées. Il a su comme personne filmer Hong-Kong, ses femmes sublimes et ses néons contemporains, mais aussi l’histoire de la Chine comme dans son dernier film, The Grandmaster, biographie de Yip Man, maître des arts martiaux et mentor de Bruce Lee.

Derrière ses légendaires lunettes noires, Wong Kar-wai est un homme discret et rare, et sa venue à Lyon n’en est que plus exceptionnelle. Rendez-vous dans la ville des Frères Lumière du 14 au 22 octobre pour croiser cette immense icône du 7ème art et (re)découvrir ses films. Le Prix Lumière lui sera attribué le vendredi 20 octobre en présence d’invités venus du monde entier.

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Pour son prochain rôle, Patrick Stewart incarnera un caca

Le Mot de Mustapha Menier: Heureusement que le cinéma sentant du meilleur des mondes n’est pas « encore » effectif…


Patrick Stewart a été embauché par Sony Pictures pour prêter sa voix à un personnage du futur film Emoji. Et la production a décidé de lui donner le rôle de l’émoji caca. Car oui, l’émoji caca sera dans le film.

www.journaldugeek.com

La Chine, puissance économique, militaire… et cinématograpique.

Le mot de Mustapha Menier: Oui! le cinéma aussi crée le réel pour une bonne partie de gens… voir l’article précédent!

Cela dis je suis un grand adepte du cinéma asiatique particulièrement Chinois et Coréen.


Déjà en 2009, le Conseil d’Etat chinois avait identifié la culture en tant qu’industrie stratégique du pays, avec comme objectif que ce secteur génère 5% du PIB national. Et rien de mieux pour se projeter à l’étranger et générer du profit que le septième art.

La sortie de La Grande Muraille, mercredi 11 janvier, avec l’acteur américain Matt Damon en tête d’affiche, marque une nouvelle étape dans le grand bond en avant cinématographique voulu par Pékin. Franceinfo vous explique comment l’Empire du milieu compte s’y prendre pour concurrencer Hollywood dans les prochaines années.


https://s1.qwant.com/thumbr/0x0/1/0/e0718b325d086b60e380932d1e829c/b_1_q_0_p_0.jpg?u=https%3A%2F%2Fcache.hexapay.com%2Fctcb%2F850043173-240.jpg&q=0&b=1&p=0&a=0En devenant l’un des plus gros marchés mondiaux

En Chine, la fréquentation des cinémas et multiplex est fortement alimentée par l’explosion de la classe moyenne. Cet enrichissement ne devrait qu’être confirmé dans les prochaines années : d’après un rapport de la division de recherche et d’analyse du groupe The Economist, la part de la population avec un revenu faible, (36% en 2015) devrait baisser pour atteindre 11% d’ici 2030.

Fort de ce pouvoir d’achat en constante augmentation dans le pays, le box-office chinois pourrait surpasser celui des Etats-Unis dès 2017, selon le cabinet d’audit PwC (PDF, en anglais). Aussi, le parc cinématographique chinois continue de s’accroître à une vitesse folle : d’après Entgroup (en anglais), spécialisé dans l’industrie du divertissement en Chine, 26 écrans de cinéma y ont été construits chaque jour en 2016. La Chine dispose désormais de 41 000 salles, davantage que les Etats-Unis, rapportent Les Echos.

En limitant l’influence d’Hollywood dans ses propres salles

Le potentiel qu’offre le marché chinois aiguise l’appétit des studios hollywoodiens. Mais hors de question pour Pékin de se laisser inonder par le cinéma américain. Ainsi, des quotas limitent strictement la diffusion de films étrangers dans le pays. En 1994, les autorités chinoises en acceptaient dix par an, et les Américains ont depuis constamment tenté de renégocier ces quotas. En 2012, Joe Biden et le président Xi ont signé un accord permettant de faire passer le nombre de films étrangers autorisés chaque année à 34. Un chiffre qui devrait être encore revu en 2017.

Avec ce système très sélectif, la Chine a créé une très forte demande et les studios souhaitant accéder à son énorme marché n’ont pas d’autre choix que de se plier à certaines règles. Dépeindre une image positive de la Chine est un moyen de figurer parmi les 34 heureux élus. Dans Seul sur Mars, par exemple, c’est l’agence spatiale chinoise qui vient prêter main forte à la Nasa pour sauver Matt Damon. Le film de Ridley Scott a particulièrement bien performé en Chine, où il a généré plus de 94 millions de dollars, d’après Mojo Box Office.

En 2014, une bonne partie de Transformers : l’Age d’extinction se déroulait ainsi en Chine. « Michael Bay a réalisé un film qui se passe en Chine, tourné en Chine, avec des acteurs chinois, avec des placements de produits chinois et en échange, le film a eu le droit à une première sur plus de 18 000 écrans dans le pays », relève le magazine Time (en anglais). Résultat : le film a connu un énorme succès, avec 320 millions de dollars de recettes sur le marché chinois. Un record.

En investissant dans les studios hollywoodiens

Autre manière d’accéder à ce juteux marché pour les studios américains : en faisant entrer des partenaires chinois à leur capital – du coup, les films ne seront pas forcément considérés comme des films étrangers. « En 2016, les conglomérats chinois ont jeté leur dévolu sur plusieurs grands studios hollywoodiens, qui les ont accueillis à bras ouverts », remarque Le Figaro (article payant).

L’un des hommes d’affaires les plus actifs est le richissime Wang Jianlin. En 2012, il avait déjà racheté la chaîne de cinémas AMC pour 2,6 milliards de dollars. Là, il vient de racheter Legendary Entertainment, la maison-mère de Legendary Pictures, ainsi que Dick Clark Productions, la société productrice des Golden Globes. Son groupe, Dalian Wanda, s’est aussi associé à Sony pour coproduire certains des films de la firme, note Le Point.

Mais ce n’est pas tout : Wang Jianlin est en train de construire (depuis 2013) un énorme ensemble de studios de production à Qingdao, baptisé « Chinawood ». Sur 165 hectares, ce complexe serait composé de 30 plateaux de tournage, dont un de 10 000 m² qui serait le plus grand au monde. Le chantier devrait être achevé en 2018. Pour Wang Jianlin, ce projet d’infrastructure est « un rêve d’Hollywood devenu réalité ».

En réalisant ses propres blockbusters

C’est d’ailleurs à Qingdao que La Grande Muraille a en partie été tournée, avec l’objectif de devenir le symbole du grand bond en avant cinématographique que compte effectuer au plus vite l’Empire du milieu. Avec un budget estimé à 150 millions de dollars, le film, réalisé par Zhang Yimou, est la plus grande co-production sino-américaine en date.

La Grande Muraille fait également figure de test pour savoir si de grosses productions réalisées en Chine ont le potentiel de faire un carton au box-office en Europe et aux États-Unis. Sorti le 16 décembre en Chine (et prévu pour le 17 février outre-Atlantique), le film est déjà plus ou moins rentré dans ses frais malgré des critiques plutôt négatives et la polémique sur la présence d’un héros blanc au milieu de cette épopée qui verra des monstres attaquer la Grande muraille.

France TV Info 

«Idiocracy» de Mike Judge – Lundi 16 janvier à 22h50

Le Mot de Mustapha Menier: Taquine la chaine Franco-Allemande, taquine!


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Cobaye scientifique, un Américain moyen se réveille en 2505 dans une société croulant sous les déchets et la bêtise. Une comédie d’anticipation aussi délirante que corrosive sur l’abrutissement des masses.

Trois bonnes raisons de voir «Idiocracy»

Idiocracy est une comédie satirique américaine au pedigree évocateur. Son auteur, Mike Judge, est en effet le créateur d’une série des années 90 : Beavis and Butt-Head. Une série animée dont les deux personnages principaux sont des ados débiles et vilains, à la voix éraillée, en t-shirt, qui passent leur temps à tout commenter, comme des précurseurs des jeunes stars de Youtube aujourd’hui.

Idiocracy, c’est aussi un casting au top du ciné indépendant américain, un peu branché, un peu crypté. Il y a tout d’abord Luke Wilson (frère de l’acteur de comédie Owen Wilson), sorte de grand type tout en dents, jouant de son regard entre désolation et ahurissement perpétuels. Autour de lui : deux icônes du stand up américain, des inconnus chez nous, mais des artistes très populaires dans leur pays : Maya Rudolph (à peine sortie du show télé culte Saturday Night Live) et Dax Shepard (la série Parenthood).

Malgré une telle association, Idiocracy a eu le plus grand mal à voir le jour. Sorti à la va-vite, deux ans après sa réalisation, et dans très peu de salles aux Etats-Unis, cette comédie est à la fois un rêve de geek traquant l’oeuvre culte à regarder sur un canapé entre potes, et une histoire extralucide que certains qualifient déjà comme le premier film visionnaire sur l’élection de Donald Trump !

Alors de quoi s’agit-il ? D’une équation ultra-simple, l’addition des trois grandes passions américaines (occidentales ?) poussées à leurs extrêmes : le sexe + l’argent + la bouffe. Un cocktail pratiqué de telle sorte que Judge prédit dans son film, qu’en 2 500, les Etats-Unis, pays complètement abêti, acheté, sera le territoire d’un peuple prêt à croire le premier vendeur de promesses qui passe.

Idiocracy est bien une satire, avec des décors croulants sous les logos, les sollicitations les plus vaines, les déplacements cauchemardesques, avec des personnages – américains moyens- qui n’en reviennent pas de voir ce qu’ils sont devenus tout en étant complètement inconscients de leur grande bêtise. Une curiosité réelle.

Virginie Apiou

Générique

Image : Tim Suhrstedt
Montage  :David Rennie
Musique : Theodore Shapiro
Production : Twentieth Century Fox Film Corporation, Ternion Pictures
Producteur/-trice : Elysa Koplovitz, Mike Judge
Réalisation : Mike Judge
Scénario : Mike Judge, Estan Cohen

Avec : Maya Rudolph, Dax Shepard, Luke Wilson, David Herman, Terry Crews, Anthony ‘Citric’ Campos, Michael McCafferty

Pays : Etats-Unis

Année : 2006