Quelques gōng’àn ou Kōan

Plus connue sous sa dénomination japonaise de zen, la tradition chan, apparue en Chine aux alentours des VIIe et VIIIe siècles, connaît un grand développement sous les dynasties Song (Xe-XIIIe siècle) jusqu’à éclipser toutes les autres écoles bouddhistes. Durant cette période faste, elle produit une littérature originale composée pour l’essentiel d’entretiens de moines chinois. Compilés à la suite, maître après maître, ces échanges ou ces propos, forment des ouvrages de parfois plusieurs milliers de pages. Le terme de gōng’àn est emprunté au vocabulaire juridique de la Chine ancienne, il désignait les décisions officielles des bureaux gouvernementaux qui faisaient force de loi. Les moines chinois considéraient ces dialogues comme des expressions de l’éveil qui renouvelaient, à leur façon, la parole bouddhique.

Zen.KoanLes gōng’àn sont souvent remplis de formules déroutantes, inattendues et même paradoxales, généralement court, il excède rarement une quinzaine de lignes et tient parfois en quelques mots, souvent remplis de formules déroutantes, inattendues et même paradoxales.

Le caractère conventionnel du langage doit être dépassé au profit d’une parole vive qui ouvre sur une dimension d’éveil.


« Quand un homme ordinaire atteint le savoir, il est sage. Quand un sage atteint la compréhension, il est un homme ordinaire. »

« Chaque vérité possède quatre coins : en tant que professeur, je te donne un coin et c’est à toi de trouver les trois autres. »

« Jour après jour, c’est un bon jour. »

« Les vivants sont dans le corbillard, les morts suivent le cortège. »

« Lorsqu’il n’y a plus rien à faire, que faites-vous ? »

« Maison pauvre, voie riche. »

« Non anxieux ici, non anxieux toute la vie. »

« L’homme regarde la fleur, la fleur sourit. »

« Qui excelle au tir ne touche pas le centre de la cible. »

« L’essence de l’esprit est semblable à l’espace. Pour cette raison, il n’est rien qu’elle n’englobe. »

« Le soleil de midi ne fait pas d’ombre. »

« Une illusion peut-elle exister ? » (pour Nox :D)

« La clarté de la lune dépend de l’ombre des pins. »

« En ultime analyse, toute chose n’est connue que parce que l’on veut croire la connaître. »

« Les religions sont des fleuves et l’océan dans lequel elles confluent, c’est le silence. »

« Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le cœur humain puisse goûter. »

« Un de gagné, un de perdu. »

« Les sots ne pardonnent pas et n’oublient pas. Les naïfs pardonnent et oublient. Les sages pardonnent et n’oublient pas. »

« Les ignares se délectent du faux clinquant et de la nouveauté. Les gens cultivés trouvent leur plaisir dans l’ordinaire. »

« Quel était votre visage avant la naissance de vos parents ? »

« J’éteins la lumière, où va-t-elle ? »

« Recherchez la liberté et vous deviendrez esclave de vos désirs. Recherchez la discipline et vous trouverez la liberté. »

« A esprit libre, univers libre. »

« La voie est sous vos pieds. »

« Le courant rapide n’a pas emporté la lune. »

« Chacun appelle “idées claires” celles qui sont au même degré de confusion que les siennes propres. »

« Le premier de nous deux qui s’endort réveille l’autre pour le lui dire »

« Le bambou existe au-dessus et en dessous de son nœud »

« Quel est le son d’une seule main qui applaudit ? »

« Lorsqu’il n’y a plus rien à faire, que faites-vous ? »

« Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as. »


« Pour savoir si l’eau d’un bol est chaude ou froide, il faut y mettre le doigt… Il ne sert à rien de discuter. »

« La lumière existe dans l’obscurité ; ne voyez pas avec une vision obscure. »

« Lorsque le coeur est dépouillé de tout désir, c’est là la voie. »

« L’homme regarde le miroir, le miroir regarde l’homme. »

«L’heure me regarde et je regarde l’heure. »

« L’obstacle est le chemin.»


« Dans l’alphabet aussi… M est à coté de N. »

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