« Fin de l’Occident, naissance du monde », Hervé Kempf

Cessons de nous raconter des histoires sur « la crise » ! Et regardons de face le coeur du problème qui se pose à la société humaine en ce début du XXIe siècle: les contraintes écologiques interdisent que le niveau de vie occidental se généralise à l’échelle du monde. Il devra donc baisser pour que chacun ait sa juste part.

Autrement dit, l’appauvrissement matériel de l’Occident est inéluctable.

Comment allons-nous vivre cette mutation: en changeant nos sociétés pour nous adapter au mieux à ce nouveau monde, ou en nous opposant au sens de l’histoire, au prix d’un déchaînement de la violence ? Déjà en cours de traduction dans plusieurs langues, ce récit phosphorescent d’idées originales prend comme fil conducteur les tribulations de l’humanité depuis son apparition sur terre. Captivant et à rebours du discours dominant, il nous invite à une dérangeante lucidité. Mais ce livre est également habité par un optimisme communicatif: oui, un nouveau monde est possible.

« Bienvenue dans le pire des mondes », Natacha Polony et le Comité Orwell

« A Pékin, Moscou, Ankara ou Ryad, des oligarchies confisquent le pouvoir au nom du parti communiste, de la Sainte Russie, d’Allah. Cela, c’est l’image que la très grande majorité des médias occidentaux diffuse pour éviter de devoir balayer devant leurs portes. Car le même phénomène est à l’oeuvre en Occident, dans ce que l’on appelle encore les démocraties occidentales.

George Orwell, imprégné des horreurs du nazisme et des dérives du communisme, avait dépeint, dans 1984, ce que pouvait devenir notre quotidien dans un monde régi par un totalitarisme absolu. A contrario, le seul rempart contre de telles dérives reposait sur l’idéal démocratique et ses quelques libertés fondamentales.
Or, insensiblement, nos sociétés que l’on croyait démocratiques le sont de moins en moins. Nous basculons dans un totalitarisme mou.

Quel est ce système ? C’est celui où, grâce ? la technologie et au contrôle des flux financiers et commerciaux, quelques dizaines de multinationales, la plupart américaines, entendent organiser, orienter, régenter notre vie quotidienne. Pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur ? C’est effectivement ce que nous ont apporté ces nouvelles technologies : smartphone, Internet, nano technologies, progrès de la médecine… Le pire ? C’est le nivellement par le bas, la société du tweet, la surveillance, la captation de notre argent, la normalisation de nos goûts, l’uniformisation de nos besoins. Le pire, c’est aussi que cette d?rive se fait souvent avec le consentement de ceux qui en sont victimes… sans s’en rendre compte.

Le champ de nos libertés individuelles se rétrécit sérieusement et un jour, peut-être pas si lointain, nos fiches détaillées nourries des milliers de données récupérées par les multinationales, seront mises au service d’un système totalitaire de moins en moins soft. »

Se distraire à en mourir (BD : Aldous Huxley & George Orwell par Neil Postman)

Bien entendu que Huxley avait vu plus juste que Orwell… Ahhh je me répète je sait.

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Le Meilleur des mondes adapté en série !

Le roman d’Aldous Huxley « Le Meilleur des mondes » est développé en série pour Syfy par l’auteur de comics Grant Morrison et le réalisateur-scénariste Brian Taylor (Hyper tension).

Le Meilleur des mondes va débarquer sur le petit écran ! Selon Comingsoon, le roman d’anticipation à succès d’Aldous Huxley va être porté en série par Universal Cable et la chaîne Syfy. L’adaptation sera signée par Grant Morrison (les comics The Invisibles et certains Batman) et Brian Taylor (Hyper tension).


Intitulé Brave New World en version originale, le roman se déroule dans un monde où la grande majorité de la population est unifiée dans un Etat Mondial, à l’ère « Notre Ford ». Les humains sont créés en laboratoire et le sexe est devenu un loisir plus qu’un instrument de reproduction. L’histoire est plus précisément centrée sur Bernard Marx, un membre d’une caste supérieure (les Alphas) mais pourtant considéré comme un paria car physiquement différent des autres Alphas.

Publiée en 1932, cette œuvre de Huxley est considérée comme l’un des classiques de la science-fiction, au même titre que Dune de Frank Herbert ou encore 1984 de George Orwell

Un extrait de la couverture du vinyle « Le Meilleur des mondes », raconté par son auteur et mis en musique par Bernard Herrmann (Psychose, La mort aux trousses)

DiCaprio et Ridley Scott y pensaient…

En 2008, un projet de film Le Meilleur des mondes fut évoqué. Il devait réunir pour la seconde fois Leonardo DiCaprio et le réalisateur Ridley Scott, après Mensonges d’Etat. Il aurait également marqué le retour de Scott à la science-fiction 25 ans après Blade Runner.

Avec le lancement de la série, il est plus que probable que le film finisse aux oubliettes, même si en 2012, Scott y pensait encore. Deux adaptations existent cependant en téléfilms. Le premier sorti en 1980 avec Bud Cort, et le second en 1998 avec Peter Gallagher dans le rôle titre, et Leonard Nimoy.

Ni Huxley, ni Orwell… Henri Alan et la « bio-physique »

Le bref mot de Mustapha Menier: Atlan quel curieux personnage! on se croise de nouveau… nul doute qu’il doit prendre à son compte la célèbre affirmation de Blankfein pdg de goldman sachs qui le finance ou finança peut-être dans ces recherches… ceci ne m’étonnerait pas plus que cela! bref je m’égare… enfin à moitié! que voulais-je dire?! Ah oui… mauvaise nouvelle! enfin sa dépend pour qui, on prend la direction du meilleur des mondes, c’est mustapha qui vous l’affirme! et je suis désolé d’être d’en l’obligation de le constater… enfin désolé je le suis mais pour les seuls êtres que cela dérangera (dérange déjà!) de vivre dans la décadence, de vivre pour faire court sans souffrance… et déjà ils ne sont plus très nombreux… pour eux! mustapha devra se sacrifier, qui d’autre que lui pourra endosser ce confortable chemin de croix.

Le bonheur est un maître exigeant, — surtout le bonheur d’autrui.

Cet article parle très peu d’Orwell c’est rare et c’est une bonne chose, il n’en mérite guère plus.


le café littéraire de Marseille

La société est totalement rationalisée : les individus sont fabriqués artificiellement, dans des cuves, leur programme génétique les destine à une fonction précise dans une catégorie sociale déterminée à l’avance.

Les messages qu’on leur répète pendant leur sommeil les conditionnent. [Par exemple, les Epsilons, la plus basse catégorie d’individu, sont extrêmement heureux de veiller au fonctionnement des machines]. Les sentiments sont neutralisés par une drogue, le soma, qui rend perpétuellement heureux…le sexe est totalement libre, mais l’amour, le mariage et la parenté sont refusés et jugés obscènes. Bref, c’est le meilleur des mondes possibles…

Deux personnages échappent au système : Bernard, un Alpha – la plus haute catégorie d’individu – dont le programme génétique a partiellement échoué. Et John, le Sauvage, qui vivait dans une réserve au Nouveau Mexique, et qui découvre le meilleur des mondes.


La spécialité du professeur Henri Atlan s’est d’emblée inscrite dans l’interdisciplinarité entre deux sciences devenues la « bio-physique », conjuguées ensuite à des applications génétiques. Médecin de formation, il devait être animé d’un intérêt de voir appliquer ses recherches.

Henri Atlan est l’un des pionniers des théories de la complexité et de l’auto-organisation du vivant. Soulevant les problèmes fondamentaux touchant la vie et la science, savant et philosophe, connaisseur incomparable de Spinoza, Henri Atlan met en regard la science, les textes bibliques, mythologiques, talmudiques, la philosophie… Révélant une réflexion profonde et originale sur la nature complexe des relations entre la science et l’éthique, sa pensée interroge la compatibilité entre la pensée scientifique, tout entière tournée vers les déterminismes, et la compréhension des complexités, source continue d’indéterminismes. Elle contribue grandement à éclairer les questions de société que soulève le clonage, les découvertes récentes sur les prions, ou la biologie du développement.

Il n’y avait jamais eu autant de monde au Beau-Rivage pour une séance de DireLire, plus de cent personnes et plus de sièges disponibles. Pourtant le démarrage fut difficile, personne ne voulant se lancer face au professeur Henri Atlan. C’est donc lui qui commença à nous entretenir du sujet de son dernier ouvrage, » l’utérus artificiel » . Rapidement les problèmes philosophiques prirent le pas sur les considérations scientifiques. A ce propos quelqu’un demanda à Henri Atlan comment coexistait en lui le biologiste et le philosophe, ce à quoi il répondit: « Fort bien, ma foi, le philosophe examine de façon critique le travail du biologiste, mais de manière non conflictuelle ».

Pour moi, j’ai beaucoup apprécié les interventions d’Henri Atlan qui tranchaient avec le pessimisme conformiste dont la bien-pensance actuelle nous abreuve à longueur d’articles de presse ou de journal télévisé. Il faut un certain courage aujourd’hui pour afficher un optimisme raisonné et argumenté sur l’avenir de l’humanité.

De manière inattendue dans un débat sur le Meilleur des Mondes, un mot est revenu très souvent dans le débat, la démocratie, dont on s’est plu à souligner tous les travers, les insuffisances, voire pour certains l’hypocrisie, alors que malgré ses faiblesses et même certains de ses dangers, c’est le seul régime possible pour nous éviter le meilleur des mondes ou 1984 et son Big Brother. C’est le poids de la société civile qui peut nous protéger des éventuelles dérives des scientifiques. Les controverses actuelles autour du clonage thérapeutique sont l’illustration de ce que l’évolution vers le Meilleur des Mondes n’est pas inéluctable.

Autre idée reçue sur le réchauffement climatique: faire croire qu’on pourra l’empêcher ou même le ralentir de manière significative est évidemment complètement utopique; on ne pourra pas empêcher le climat de changer et nos efforts doivent être consacrés à nous adapter à ces changements et non à tenter vainement de le contrarier. Nous avons le temps de le faire.

Le temps : une controverse jaillit sur la notion de temps, cinquante ou cent ans est-ce long? Oh non, c’est très court pensait la plupart des auditeurs. Et pourtant, fit remarquer Henri Atlan, replacez-vous cent ans en arrière en 1905 et essayez d’imaginer comme nos grand-parents pouvaient prévoir ce que serait le monde en 2005.

Lorsqu’Henri Atlan évoqua la levée de la double malédiction biblique: tu travailleras à la sueur de ton front, et tu enfanteras dans la douleur, une fois de plus des objections fusèrent. Quelqu’un contesta que la notion de malédiction soit inscrite dans la Bible et là aussi Atlan montra sa connaissance approfondie des livres sacrés du judaïsme, la Torah et le Talmud.

Antoine VIQUESNEL

Ni Huxley, ni Orwell…

« Avec le développement de la société bourgeoise d’abondance, l’obscur horizon du mythe est éclairé par le soleil de la raison calculatrice, sous les rayons d’acier duquel mûrit l’Etat de la nouvelle barbarie. » (Adorno et Horkheimer, Dialectique de la raison).

A ceux qui seraient tentés de croire que les prophéties d’Huxley et d’Orwell sont en voie de réalisation, il convient de faire remarquer que le soleil politique placé au centre de la constellation se trouve n’être, en réalité, qu’un simple satellite de l’économie toute puissante devenue folle autour de laquelle ne tourne dans une ronde saugrenue un monde unitaire dont le principe est la séparation.

Et si notre société (historiquement fondée sur la division du travail) fonctionne, certes à coup de matraquage publicitaire de répétition des id&es reçues déversées par les télécrans et de prozac généreusement dispensé par l’industrie pharmaceutique, on est loin de l’harmonie et de la complémentarité des alpha et des epsilon conditionné&s au bonheur pavlovien par l’hypnopédie et le soma, baignant dans la liberté sexuelle et le consensus rose bonbon de la stabilité sociale et émotionnelle.

Si la fin de l’histoire (alors qu’elle n’a pas encore commencé sous sa forme historique..) de Francis Fukuyama semblent parfois un substitut possible au meilleur des mondes, il convient de remarquer que s’étend sur lui l’ombre inquiétante du choc des civilisations de Samuel Huntington, relayé à l’échelon national par les banlieues de l’Islam de Gilles Keppel; en effet cette société si parfaite (et si parfaitement autoproclamée parfaite) préfère être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats, et on la comprend, car si le danger pour la vache folle d’attraper la grippe aviaire est minime, la contamination des boîtes à neurones par la décadence de la logique est généralisée.

Et quand les banlieues se paient un feu d’artifices et le lumpenprolétariat (que déjà en leur temps Marx et Engels qualifiaient de racaille) sort de sa réserve, les images qu’on en tire fournissent à la fois de la marchandise et de l’idéologie; rien ne se perd, rien ne se crée, tout se récupère.

Big Brother n’est que le contremaître du monde et 1984 est déjà derrière; Mustapha Menier est aux abonnés absents, le soft despotisme n’est en effet éclairé que par le soleil de la raison marchande, et le sauvage joue sur la dialectique de la carotte spectaculaire et du bâton policier. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Possible…

Claude SIMONNOT

Le point de vue d’une lectrice, Andrée CORSE

Le ton est donné dès le départ : Les hommes vont-ils détruire l’HOMME (sans oublier sa part féminine , car l’utérus…..,) L’arme du crime ? La technique, fille de la science qui sait transformer et utiliser la matière. La victime ? Un concept issu de l’aventure de la conscience dans la matière qui s’interroge sur elle-même depuis pas mal de temps.

A une question (presque) angoissée : les études du scientifique quant aux réalisations techniques envisageables à plus ou moins longue échéance, ne sont-elles pas objet d’un conflit avec la pensée du philosophe ?

La réponse est claire et rapide : non. Henri ATLAN n’est habité d’aucun conflit dans ses recherches ; l’étude des civilisations dans leurs diversités, leurs traditions, leurs mythes, leurs textes fondateurs, le monde des mystiques, de la psychanalyse et même de la magie sont pourtant pour lui l ‘objet d’une vaste érudition et d’une investigation jamais tarie, mais. il nous invite dans ses ouvrages à ne pas faire des connaissances acquises, qu’elles émanent de la raison, des régions plus profondes de l’être, ou de notre vécu (à l’intérieur de chacun ou à l’intérieur d’un groupe social) des objets de Foi mais des grilles de connaissance particulières et relatives, et des possibilités d’action

.Des deux systèmes de connaissance à notre disposition, l’un, est dit « irrationnel » (mais il a sa logique, et son mode d‘action,) ; il est tourné vers l’intérieur : c’est celui du symbolique, des affects, des fantasmes, de l’Art, de la poésie, L’autre est dit est « rationnel » (présent surtout dans le monde occidental ) à base de séparation , d’identité, de tiers exclus, déterminé par la causalité ; il est tourné vers l’extérieur et l‘action sur la matière. A  travers les formulations mathématiques nous est révélé un monde qui échappe à toute information de nos sens et à nos représentations, mais pas à notre action. L e vivant n’a pas échappé à son emprise.

L’utérus artificiel et le clonage humain ont occulté , au moment où ils ont été évoqués, les apports miraculeux de la médecine et l‘amélioration des conditions de vie …des hommes ; nous pensions à des monstres et à une vie figée, mécanisée, détruite.. La littérature fantastique venait de faire intrusion.

L’éthique du philosophe n’est sans doute pas d’être un imprécateur dans l’inconnaissance où son érudition l’invite à se situer, mais plutôt de guider la collectivité en l’aidant à se libérer des effrois fantasmatiques, des habitudes de penser, tout en préservant des modes de vie et des valeurs, qui pour n’être pas des VERITES n’en sont pas moins des cadres de vie (provisoires ?) solides, protecteurs des individus surtout parmi les plus vulnérables…

La corruption des scientifiques, des politiques, par l’argent ou par la vanité ? quel naïf niera que toutes les sociétés vivent en symbiose avec elle depuis toujours, quel pessimiste affirmera qu’elle en gangrène la totalité, quel utopiste dira qu’il existe un système susceptible de l’éviter totalement …. et ne se sentira pas quelque part un (mini ?) corrompu potentiel ?

Nous avons l’expérience des dangers qu’entraîne un enchevêtrement des grilles de connaissance : quand le rationnel devient irrationnel dans les idéologies totalitaires ; quand l’irrationnel dérape dans le rationnel aux mains des faiseurs de dogmes qui tuent , le LIVRE (qu’ils ne savent pas lire) à la main.

Dans un autre cadre, peut-on évoquer ce que deviennent les particules que personne n’a jamais vues, sous le regard d’un HOUELLEBEC, écrivain à la triste figure, qui trace pour l’avenir une courbe droite et sans déviation possible vers la mort .. de l‘HOMME bien sûr ?

Ou bien que devient la mystique aux mains des scientifiques devenus spiritualistes qui décrètent avec une interprétation ciblée de la pensée orientale, que ces mêmes particules élémentaires sont si étranges qu’un « principe premier » peut être , … ah bon ? Vous croyez ?

En l’absence (provisoire ou définitive) de la « réalité ultime  unifiée» qui nous tenaille dont l’HOMME est le support (et qui revient actuellement parmi certains chercheurs sous la forme du « dessein intelligent»), sommes-nous condamner à boiter ? Boitons, plutôt que de « militer »    pour ou contre des fantasmes… rien ne nous empêche d’appeler cela une danse. ( aie !… macabre ? entend-on quelque part…).

Merci à Henri ATLAN de dévoiler pour nous une pensée rigoureuse, responsable, vaste et vivante qui ouvre, sans jamais en refermer aucune, toutes les portes des « très sérieux » JEUX de la connaissance, jubilatoires et…. tragiques, car le monde, lui, s’il se contorsionne sous nos filets d’interprétation, de temps en temps, passant à travers les mailles …..

Andrée CORSE

 

La cité d’Isis, histoire vraie des arabes

Ancien diplomate, Petru Rossi était un spécialiste avisé des questions de la Méditerranée et du Moyen-Orient. Il avait publié « L’Irak des révoltes » aux Éditions du Seuil, « La Lybie » aux Éditions Rencontre, « La Tunisie de Bourguiba » aux Éditions Kahia (Tunis), « De Suez à Askaba » et « Le pétrole arabe dans la guerre » aux Éditions Cujas, « Les Clefs de la guerre » aux Éditions Sindbad ainsi qu’un roman « Un soir à Pise » aux Éditions Flammarion.

Il était notamment l’auteur de « La cité d’Isis, histoire vraie des arabes », texte prémonitoire des évènements que nous connaitrions à partir des années 1980, posait la problématique de l’Islam et l’impérieuse nécessité de connaître l’histoire du monde arabe pour ne pas se laisser aller à emboîter le pas des USA prétendus défenseurs du Bien contre l’Empire du mal.

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« Une vision bornée de l’histoire nous a imposé d’en localiser les sources non loin de chez nous, dans l’aride péninsule hellénique et sur les misérables rives du Tibre. Les Européens réduisent volontiers les origines de leur culture aux cantons athénien et romain. C’est là une appréciation erronée ; elle nous a été inspirée par des partis pris confessionnels et politiques. Il n’est guère douteux en effet que les historiens de l’Église catholique romaine, seuls maîtres durant plus de mille ans des archives de l’antiquité, en ont orienté l’interprétation pour la plus grande gloire de l’Occident européen. C’est pourtant sous la lumière torrentielle de l’Asie, mater gentium, et du ciel nilotique que s’est accomplie toute l’histoire de l’Orient et de l’Occident. L’Égypte et la Babylonie ont rassemblé les puissants effluves dont est née la grande civilisation arabe qui, depuis l’aube des temps, a étendu son savoir vivre à l’ensemble des terres comprises entre l’Indus et le Tage, le Nil bleu et la Baltique. Athènes et Rome n’en furent que des reflets. En rendant à l’Asie et aux espaces arabes leur juste place, en précisant honnêtement leur rôle dans l’élaboration d’une culture qui est la nôtre, nous souhaitons rétablir, par delà les seuils athénien et romain, les liens de parenté qui ont uni l’Europe à un ensemble de dimensions singulièrement plus vastes où se liront mieux les lignes de son avenir. L’Europe n’est ni lecentre du monde ni le miroir du souverain Bien. Fille de l’Orient afro-asiatique elle ne représente dans cet océan d’espace et de temps qu’une région où s’exercent des forces dont la puissance l’entraîne. Tout comme elles entraînaient autrefois les Césars. Mais les préjugés demeurent ; mais un enseignement doctrinaire fausse nos jugements ; mais les images dont nous sommes hantés ont pris la place de l’évidence. Nous croyons que les cours d’histoire que nous suivons dans nos écoles sont identiques à ceux que professent Le Caire, Téhéran, Kaboul ou Calcutta. Ce n’est pas vrai. Sur cette illusion nous n’en avons pas moins établi nos prétentions à régenter les nations non occidentales. Quand nous aurons appris à peser l’exact poids des mondes qui nous entourent, nous découvrirons peut-être, outre la vraie fraternité, tout à la fois nos horizons et nos limites. Prestige du verbe, orgueil de soi, volonté de surélévation : lorsque nous avons prononcé le mot Occident, nous avons tout dit. Comme si l’Occident était autre chose que la pente déclinante de l’Orient…

Quant à l’univers arabe (et il s’agit bien d’un univers) nous en avons ramené les frontières à deux ou trois arpents de désert infécond où flotteraient quelques résidus de mythes. Nous l’avons rabaissé, caricaturé, presque entièrement enterré. Or le voici qui remonte à la réalité de la vie. Il est temps de nous apercevoir que si notre Occident est plaisant, riche, beau, encore ordonné, il le doit aux grands empires arabes qui ont créé les conditions d’un tel bonheur. Nous sommes semblables à ce coquelicot d’Omar Al Khaygam qui puisait sa pourpre au sang d’un empereur enseveli. Paris, mai 1976. »

Avec La cité d’Isis, Petru Rossi abordait aussi les questions liées aux vocables sémite et aryen, l’absence de frontières ethniques ou confessionnelles en Orient, l’importance des civilisations mésopotamienne et araméenne comme l’histoire de ses cinq empires « dont chacun se superposait au précédent sans en modifier les structures sociales ou culturelles ». C’est un aspect fondamental – ignoré de beaucoup – des luttes de libération nationale et des Constitutions corses du XVIIIe siècle autant qu’un point de fracture irréductible entre la Corse et la France !
La cité d’Isis avec « la fraternité mise en évidence des trois religions monothéistes » lui avait valu d’être invité officiellement à Damas.
Plus encore, Petru Rossi était un défenseur-travailleur acharné de l‘histoire de Corse et de ses valeurs. A l’occasion d’une récente correspondance, il m’affirmait qu’elle était « claire, antique, profonde ; (dont) l’économie a conservé sa fraternité première, c’est-à-dire universelle en ses principes et personnalisée en sa pratique ».
Cette Corse à laquelle il était viscéralement attaché, il s’en est expliqué en octobre 1989, dans l’hebdomadaire Kyrn à l’occasion de la publication d’un numéro spécial consacré à un colloque sur les îles. Petru Rossi y livrait un article, sous le titre : « Toujours rebelles », à mon sens majeur de sa pensée et malheureusement oublié.
Mieux qu’une quelconque synthèse qui manquerait de finesse tant est riche, dense et imagé – mais plein et lourd de sens – son propos et son magistral « on nous a enténébrés », je me permets de vous proposer ci-après le contenu intégral de ce texte que j’estime essentiel et qui se doit de passer à la postérité…
Après cette avalanche de vérités historiques, nous pardonnerons volontiers et humblement à Petru Rossi de s’être alors risqué à prédire (en 1976) que le « conflit Orient-Occident prend fin, comme est appelé à prendre fin l’acharnement des conflits dogmatiques d’ordre politique ou économique partageant l’univers en deux. L’esprit de Croisade décline. » Au moment où Petru Rossi rédigeait ces lignes, G. W. Busch n’avait pas encore revêtu officiellement l’uniforme camouflé de l’incarnation du Bien et la cagoule du capitalisme !
Et, curiosité de l’histoire, le jour où j’extrais de mes archives pour le mettre en ligne ce texte en hommage à Petru Rossi rédigé au début de l’année 2003… Barack Obama est proclamé vainqueur de l’élection présidentielle aux U.S.A. !
Le nouveau président infléchira-t-il la politique étrangère calamiteuse de la première puissance mondiale pour donner enfin raison à Petru Rossi ?
Jacques DENIS

La folie, ce lion furieux qu’il nous faut apprivoiser.

Bernard Werber 

Individuellement, nous devenons tous chaque jour un peu plus fous et d’une folie différente les uns des autres. C’est pour cela que nous nous comprenons si mal. Je me sens moi-même atteint de paranoïa et de schizophrénie. Je suis en outre hyper-sensible, ce qui déforme ma vision de la réalité. Je le sais. Mais j’essaie, plutôt que de les subir, d’utiliser ces folies comme moteur de ce que j’entreprends.

Plus je réussis, plus je deviens fou. Et plus je deviens fou, plus je réussis dans les objectifs que je me suis fixés.

« La folie est un lion furieux qu’il ne faut surtout pas tuer, il suffit de l’identifier, de le traquer, de le coincer, et d’y attacher une carriole. »

2685770790_small_1Votre lion apprivoisé vous mènera alors bien plus loin que ne pourrons vous amener aucune école, aucun maître, aucune drogue, aucune religion.

Mais comme toute source de puissance, il y a un risque à trop jouer avec sa propre folie: parfois la carriole, prise de vitesse, casse et le lion furieux se retourne contre celui qui voulait le piloter.

 

Mathieu Menet – Fuck le chômage !

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Une méthode très personnelle

Comme son titre l’indique, « Fuck le chômage » n’est pas un guide de recherche d’emploi comme les autres. Le ton est familier et direct. Inspirés de la trajectoire professionnelle de l’auteur, les conseils du livre ont pour objectif de décrocher un job en mode commando. Mais c’est la métaphore de la drague, plutôt que celle de la guerre, que Mathieu a choisi pour aider les chercheurs d’emploi à séduire les recruteurs, « en 43 jours ». Un fil rouge qui donne au livre des intitulés de chapitre explicites : depuis les « préliminaires » (la remise en question) jusqu’à « l’heure de c****r » (l’entretien), en passant par les outils de drague (le CV, la lettre de motivation…).

Au-delà de la forme décalée, le livre apporte son lot d’astuces et d’exemples utiles aux chercheurs d’emploi sur la manière de bien s’organiser, les erreurs à éviter en entretien ou sur le CV… Un blog baptisé « 2 mois 1 job » donne aussi quelques conseils complémentaires. Mathieu Menet nous explique pourquoi il a voulu partager son expérience et écrire un livre « prêt à l’emploi ».

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Le Mot de Mustapha Menier: Parce que les (vrais) complotistes ceux qui ont des convictions et non ceux qui passent leurs temps à geindre (cf: les moutons enragés) se mettent dans des situations délicates, ils leurs est parfois nécessaire de décrocher un job rapidement… voici un livre qui a n’en pas douter saura vous remettre le pied à l’étrier dans ce monde (re)devenu champ de bataille ou terrain de chasse!

Le milieu du crime vous semble cruel, le monde du travail est pire! des jaloux expert dans l’art du faux semblant, des hypocrites à la pelle! sourire avenant, de joyeux délateurs se faisant passer pour de soucieux confident ect ect (cf: les moutons enragés)

En outre je vous précise que même si le revenu universel est sur toutes les lèvres, de la gôche caviar à la droite esclavagiste continuant pour cette dernière de parler d’assistanat et jusqu’au FN populiste à souhait (cf: les moutons enragés), je vous le dit par avance il va falloir vous battre pour en avoir un décent parce qu’ils vont tous faire pour gratter quelques milliards qui iront d’ailleurs probablement à Gattaz et ces sbires…

Je vous avez prévenu un fois de plus avant l’heure, nous vous êtes en pleine négociation et cela en ce moment même pour la mise en place du nouveau monde.


Ce livre vous à été utile?! vous venez de percevoir votre misérable pitance! Récompenser l’auteur de ce livre… et n’oubliez pas!

Celui qui fait un bien le fait pour lui même!

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