Les crypto-monnaies sur BFM BUSINESS

Le mot de Mustapha Menier : Bonne émission avec des passages intéressants, à partir de la 17ème minute, explication des tenants et aboutissants et à partir de la 23ème minute, confirmation de la futur entrée sur le marché de fonds d’investissement important, tout cela ne m’aura rien appris… peut être à vous, oui.


Bitcoin, fly you to the moon!

Bitcoin-Prices-Have-Soared-in-the-Last-12-Months-2017-08-16

Je vous propose 3 récent articles parlant de la future et prédictible envolée du très célèbre bitcoin, ces articles sont paru dernièrement sur le non moins célèbre Bloomberg, média de référence de la sphère financière.

Ruée vers les monnaies virtuelles en Russie

MOSCOU (AFP) 16.08.2017 - 08:07
Dmitri Marinitchev, entrepreneur et médiateur auprès du gouvernement russe pour les questions liées à internet, dans ses entrepôts à Moscou, le 26 juillet 2017 – AFP/Archives

« La forme de monnaie que nous avons l’habitude d’utiliser est sur le point de disparaître », prophétise Dmitri Marinitchev au milieu du boucan assourdissant de centaines d’ordinateurs lancés dans d’intenses calculs mathématiques complexes.

C’est dans la banlieue de Moscou que cet entrepreneur de 42 ans, également médiateur auprès du gouvernement russe pour les questions liées à internet, a installé une entreprise à la tâche peu commune: celle d’amasser pour le compte de ses clients des monnaies virtuelles.

Dans plus de 9.000 mètres carrés de hangars et d’entrepôts pour le moment encore en partie vides, les appareils assemblés par la société sont empilés sur des étagères au milieu d’un enchevêtrement de câbles et de ventilateurs, censés compenser la chaleur étouffante dégagée par leurs calculs permanents.

Ces opérations permettent, via une technologie connue sous le nom de « blockchain », de créer — telle une planche à billets virtuelle — les crypto-monnaies comme le bitcoin, utilisées pour certains paiements en ligne ou échangées sur les marchés virtuels contre roubles, dollars ou euros.

Si leurs détracteurs mettent en avant les risques liés aux fluctuations rapides de leur valeur ou à l’absence de régulation, ces monnaies attisent de plus en plus les convoitises. Longtemps méfiantes, les autorités, y compris en Russie, s’y intéressent pour embrasser la tendance mais aussi renforcer les contrôles.

Surtout, ces monnaies — bitcoin, ether, litecoin… — intéressent de plus en plus de particuliers, attirés par l’espoir de gains financiers rapides.

Surnommée « minage », leur fabrication sur réseaux est accessible à « n’importe qui un tant soit peu familier avec l’informatique », assure Dmitri Marinitchev, dont la firme est l’une des pionnières du marché en Russie. « Ce n’est pas plus compliqué que d’acheter un téléphone et de se connecter au réseau mobile ».

– Pénurie de matériel –

Une étrange pénurie touche ainsi depuis plusieurs mois les étals des magasins russes d’informatique: les cartes graphiques et les processeurs sont en rupture de stock. Ces composants, qui permettent de doper la puissance des ordinateurs, servent en effet au « minage » de monnaies virtuelles.

« L’explosion de la valeur des monnaies virtuelles a rendu le +minage+ rentable et viable en tant qu’activité professionnelle », explique Sergueï, un informaticien de 29 ans qui fait tourner une demi-douzaine de cartes graphiques branchées sur le réseau électrique de l’entreprise pour laquelle il travaille.

Sergueï s’est lancé dans le « minage » en mars, au moment où la valeur du bitcoin et de son principal rival, l’ether, créé par le programmeur russo-canadien Vitalik Bouterine, atteignaient des niveaux records sur les plateformes d’échange.

Depuis le début de l’année 2017, le bitcoin a plus que quadruplé sa valeur pour atteindre plus de 4.000 dollars début août, tandis que celle de l’ether a été presque multipliée par 50 pendant la même période, atteignant un pic à 374 dollars en juin.

Toutefois, si l’assemblage d’un appareil de « minage » est relativement aisée, sa consommation en électricité reste très élevée, pouvant rapidement atteindre l’équivalent de celle de plusieurs ménages.

« Tous mes amis qui s’intéressaient au bitcoin ou à l’ether se sont mis construire des appareils et à les brancher sur leur réseau d’entreprise, et j’ai fait de même. D’autres ont détourné les câbles électriques municipaux », raconte Sergueï.

La Russie jouit d’une situation unique, qui devrait favoriser l’expansion des entreprises comme celles de M. Marinitchev: le coût de l’énergie y est bas et le climat froid permet d’économiser sur le nécessaire refroidissement du matériel.

– ‘Monnaie virtuelle nationale’ –

Longtemps méfiantes, les autorités semblent avoir pris conscience de cette force: une loi qui doit être examinée à l’automne par les députés prévoit de légaliser la possession et la création de monnaies virtuelles sur le territoire.

Jusqu’à présent, la base légale pour les monnaies virtuelles, dont l’image est encore souvent associée à l’achat de drogues et d’armes sur internet, était tout simplement inexistante dans le pays.

« Il y a désormais une compréhension au sein des plus hautes instances du pays du fait que les monnaies virtuelles ne sont pas le mal absolu mais un possible bienfait, notamment pour l’économie », explique Dmitri Marinitchev.

Le président Vladimir Poutine s’est ainsi entretenu début juin lors du forum économique de Saint-Pétersbourg avec Vitalik Bouterine, le créateur de l’ether, âgé de 23 ans.

Et en 2016, plusieurs grandes banques ont accepté de tester la plateforme pour certaines de leurs transactions. De son côté, la banque centrale n’a pas exclu le développement d’une « monnaie virtuelle nationale ».

Pour autant, le marché mondial, estimé en août à plus de 114 milliards de dollars toutes monnaies confondues, est encore peu mature et reste extrêmement volatile, soumis aux soubresauts et à la spéculation.

Entre mi-juin et mi-juillet, le bitcoin a ainsi perdu près d’un tiers de sa valeur avant de la regagner en moins d’une semaine. Il continue, depuis, à battre de nouveaux records.

« La ruée vers les monnaies virtuelles n’est pas une mode ou un phénomène éphémère. La virtualisation de nos vies est un processus en marche et parti pour durer », assure Dmitri Marinitchev.

Signe des temps, plusieurs cafés et restaurants de Moscou ont décidé cet été de commencer à accepter les paiements en monnaie virtuelle.

Je veux vous parler de l’avenir de l’argent!

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Crypto-monnaie TenX le 05.08.2017

Commençons avec l’histoire des Yap, une société qui vivait en Micronésie au début des années 1900. Je veux vous en parler parce que leur forme d’argent est vraiment intéressante. Ils utilisent ces disques calcaires appelés pierres Rai. Les Yap ne déplacent pas vraiment ces pierres,ils ne les échangent pas comme nous avec nos pièces, parce que les pierres Rai peuvent être assez lourdes. La plus grande pèse quatre tonnes et mesure 3,6 m de diamètre. Les Yap gardent seulement une trace de qui possède quelle pierre. Il y a une histoire à propos de marins qui transportaient une pierre. Ils eurent des problèmes et la pierre coula. Les marins retournèrent sur l’île et racontèrent ce qu’il s’était passé. Tout le monde décida que, oui, les marins avaient la pierre et que, pourquoi pas, elle comptait toujours. Même si elle était au fond de l’océan,elle faisait toujours partie de l’économie Yap. Vous pensez peut-être que c’est une petite culture datant d’il y 100 ans. Mais des choses comme ça arrivent aussi dans le monde occidental et les Yap utilisent encore ces pierres d’une certaine manière.

En 1932, la Banque de France demanda aux États-Unis de convertir leurs avoirs en dollars en or. Mais c’était trop gênant d’envoyer tout cet or jusqu’en Europe. Au lieu de ça, quelqu’un est allé là où l’or était stocké et ils l’ont simplement étiqueté comme appartenant désormais à la France. Et tout le monde fut d’accord pour dire que la France le possédait. C’est comme ces pierres Rai. Ce que je veux montrer avec ces deux exemples, c’est que rien n’a de valeur intrinsèque que ce soit un dollar, une pierre ou une pièce. La seule raison pour laquelle ces choses ont une valeur, c’est parce que nous avons décidé qu’elles en avaient. Et parce que nous avons pris cette décision, elles en ont une. L’argent, ce sont les échanges et les transactions que nous avons entre nous. L’argent n’a rien d’objectif. Il s’agit de l’histoire collective de sa valeur que nous nous racontons les uns aux autres. Une fiction collective. Et c’est un concept très puissant.

Depuis une vingtaine d’années, nous avons commencé à utiliser l’argent numérique. Je suis payée par virement, et je paye mon loyer par transfert bancaire, je paye mes impôts en ligne. Chaque mois, un petit montant est déduit de ma paye et investi dans un fond d’investissement pour ma retraite. Toutes ces interactions ne font que déplacer des 1 et des 0 entre ordinateurs. Il n’y a rien de physique, comme une pierre ou une pièce. L’argent numérique me permet de payer quelqu’un partout dans le monde en quelques secondes. Maintenant, quand ça fonctionne, c’est grâce aux grandes institutions qui garantissent chacun des 1 et des 0 qui changent sur les ordinateurs. Et quand ce n’est pas le cas, c’est souvent la faute de ces grandes institutions. Ou du moins, c’est à elles de régler le problème. Et souvent, elles ne le font pas. Il y a beaucoup de frictions dans le système. Combien de temps a-t-il fallu aux banques américaines pour mettre en place la carte à puce ? La moitié de mes cartes de crédit ne fonctionnent toujours pas en Europe. Ce sont des frictions. Transférer de l’argent par-delà les frontières et les monnaies est vraiment coûteux : des frictions. Un entrepreneur en Inde peut monter une entreprise en quelques minutes, mais c’est difficile pour elle d’obtenir des prêts et d’être payée : friction. Notre accès à l’argent numérique et notre capacité à faire des transactions librement sont limitées par ces gardiens.

Il y a beaucoup d’obstacles dans le système qui le ralentissent. C’est parce que l’argent numérique n’est pas vraiment le mien, ce sont des entrées dans les bases de données qui appartiennent à ma banque, ma société de carte de crédit ou ma société d’investissement. Toutes ces sociétés ont le droit de dire « Non. » Si je suis un marchand sur PayPal et que Paypal me catalogue à tort comme fraudeur, c’est fini. Mon compte est bloqué et je ne peux plus être payée. Ces institutions se mettent en travers de l’innovation. Combien d’entre vous utilisent les photos sur Facebook, sur Google, Instagram ? Mes photos sont partout. Elles sont sur mon téléphone, sur mon ordinateur, dans mon ancien téléphone, sur DropBox. Elles sont toutes sur tous ces sites Internet. Et la plupart de ces services ne fonctionnent pas ensemble. Ils n’interopèrent pas. Il en résulte que c’est le bazar dans ma bibliothèque de photos. La même chose se produit quand les institutions contrôlent l’approvisionnement en argent. Beaucoup de ces services n’interopèrent pas, et il en résulte des blocages avec nos paiements. Cela fait augmenter les coûts de transaction.Jusqu’à présent, nous avons connu deux phases. Dans un monde analogique, nous devions gérer des objets physiques, et l’argent se déplaçait à une certaine vitesse… à vitesse humaine. Dans le monde numérique, l’argent peut aller plus loin et plus rapidement mais nous sommes à la merci des gardiens de ces institutions. L’argent ne se déplace qu’à la vitesse des banques.

Nous nous apprêtons à entrer dans une nouvelle phase. L’avenir de l’argent est programmable. Lorsqu’on combine un logiciel et une monnaie, l’argent devient alors plus qu’une unité de valeur statique, et nous n’avons plus à dépendre des institutions pour sa sécurité. Dans le monde programmable, nous sortons les humains et les institutions de la boucle. Et quand ça arrivera, nous n’aurons même plus conscience que nous faisons des transactions. L’argent sera dirigé par des logiciels et circulera en toute sécurité. Les crypto-monnaies constituent la première étape de cette évolution. Les crypto-monnaies sont de l’argent numérique qui n’est géré par aucun gouvernement ni aucune banque. C’est de l’argent conçu pour fonctionner dans un monde sans intermédiaire. Bitcoin est la crypto-monnaie la plus répandue, mais il y en existe des centaines. Il y a Ethereum, Litecoin, Stellar, Dogecoin, et ce n’en sont que quelques-unes parmi les plus connues. Et ces choses sont du vrai argent. Le vendeur de sushis dans ma rue accepte les Bitcoins. Je peux utiliser une appli sur mon téléphone pour acheter des sashimi. Mais ce n’est pas uniquement pour les petites transactions. En mars, il y a eu une transaction d’environ 100 000 bitcoins. C’est l’équivalent de 40 millions de dollars américains. Les crypto-monnaies sont fondées sur un domaine spécifique des mathématiques appelé cryptographie. La cryptographie est l’étude de la sécurisation des communications et traite de deux choses très importantes : masquer l’information de façon à ce qu’elle soit cachée à la vue de tous et vérifier un élément de l’information source. La cryptographie soutient de nombreux systèmes autour de nous. C’est tellement puissant que parfois, le gouvernement américain l’a classifiée comme une arme. Pendant la deuxième guerre mondiale, casser les codes de systèmes comme Enigma fut vital pour décoder les transmissions ennemies et changer l’issue de la guerre. Aujourd’hui, quiconque avec un moteur de recherche moderne utilise un système chiffré plutôt sophistiqué. C’est ce que nous utilisons pour sécuriser les interactions sur Internet.

C’est ce qui nous permet de saisir nos mots de passe en toute sécurité et d’envoyer des informations financières à des sites Internet. Ce que les banques nous donnaient, des transferts d’argent numérique fiables, nous pouvons maintenant l’avoir avec des applications de cryptographie. Ça signifie que nous n’avons plus à nous fier aux banques pour sécuriser nos transactions. Nous pouvons le faire nous-mêmes. Les Bitcoins utilisent exactement la même idée que les Yap utilisaient, la connaissance collective des transferts. En Bitcoin, je dépense en transférant des Bitcoins, et je suis payée quand quelqu’un d’autre me transfère des Bitcoins. Imaginez que nous ayons un papier magique. Ce papier magique fonctionne ainsi : je peux vous en donner une feuille et si vous écrivez quelque chose dessus, ça apparaîtra aussi comme par magie sur mon morceau de papier. Disons qu’on donne simplement à tout le monde ce papier et chacun écrit dessus les transferts qu’il effectue dans le système Bitcoin. Tous ces transferts sont copiés sur les papiers de tout le monde. En regardant le mien, j’aurais la liste de tous les transferts qui ont eu lieu dans toute l’économie Bitcoin. C’est en réalité ce qui se passe avec la Blockchain Bitcoin, qui est une liste de toutes les transactions en Bitcoin. Sauf que ce n’est pas fait sur papier. C’est fait via un code informatique, qui tourne sur des milliers d’ordinateurs en réseau dans le monde. Tous ces ordinateurs confirment, de manière collective, qui possède des Bitcoins. La Blockchain Bitcoin est le cœur du fonctionnement des Bitcoins. Mais d’où viennent les Bitcoins ? Eh bien, le code est conçu pour créer de nouveaux Bitcoins selon un planning donné. Pour obtenir des Bitcoins, je dois résoudre un casse-tête… un casse-tête cryptographique aléatoire. Imaginez que nous ayons 15 dés, et que nous jetions ces dés encore et encore. A chaque fois que les dés tombent tous sur un six,nous déclarons avoir gagné. C’est très similaire à ce que font ces ordinateurs. Ils essayent encore et encore d’obtenir le bon numéro. Et quand ils l’ont, on déclare que le casse-tête est résolu. L’ordinateur qui résout cette énigme publie sa solution au reste du réseau et collecte sa récompense : de nouveaux Bitcoins. En résolvant cette énigme, ces ordinateurs sont en fait en train de participer à la sécurisation de la Blockchain Bitcoin et ajoutent à la liste de transactions. Il y a des gens partout dans le monde qui font tourner ce logiciel, et on les appelle des mineurs Bitcoin. N’importe qui peut être un mineur Bitcoin.

Vous pouvez télécharger le logiciel dès maintenant, le lancer sur votre ordinateur et essayer de collecter quelques bitcoins. Je ne dis pas que je le recommande, parce qu’aujourd’hui, le casse-tête est tellement difficile et le réseau tellement puissant que si j’essayais de miner des Bitcoins sur mon ordinateur, j’en aurais probablement pour 2 millions d’années. Les mineurs, les mineurs professionnels, utilisent des ordinateurs dédiés, conçus pour résoudre les énigmes très rapidement. Pour ce réseau Bitcoin et ces ordinateurs, on estime que la quantité d’énergie qu’ils utilisent est équivalente à celle d’un petit pays. Donc, le premier jeu de crypto-monnaies est un petit peu lent et un peu lourd. Mais la génération suivante sera bien mieux et bien plus rapide. Les crypto-monnaies sont la première étape vers un monde avec une monnaie programmable mondiale. Dans une monde doté d’une monnaie programmable, je peux payer n’importe qui en toute sécurité sans avoir à souscrire, demander la permission, faire une conversion, ou m’inquiéter de voir mon argent gelé. Je peux envoyer de l’argent partout dans le monde. C’est quelque chose d’incroyable. C’est cette idée d’innovation sans autorisation. Internet a généré une explosion en matière d’innovation, parce que ça a été créé sur une architecture libre. Et tout comme Internet a changé la façon dont nous communiquons, l’argent programmable va modifier la façon dont nous payons, attribuons et décidons des valeurs. Quel genre de monde l’argent programmable crée ? Imaginez un monde où je peux louer mes données de santé à une société pharmaceutique. Ils peuvent lancer des analyses de données à grande échelle et me fournir une preuve cryptographique qui montre qu’ils n’utilisent mes données que de la façon dont nous avons convenu. Ils peuvent me payer pour ce qu’ils ont découvert. Au lieu de souscrire à un service de streaming et avoir une facture pour le câble, et si ma télévision analysait mes habitudes audiovisuelles et me recommandait un contenu à un prix défini qui réponde à mon budget et qui m’intéresse ? Imaginez Internet sans publicité, parce qu’au lieu de payer avec notre attention lorsqu’on regarde du contenu, on le payerait, tout simplement.

Curieusement, des choses comme les micro-paiements sont en train de changer la façon dont la sécurité fonctionne, car une fois que nous pourrons lui attribuer une valeur, les gens utiliseront leur argent et leur énergie à des choses plus constructives. Si envoyer un courriel coûtait une fraction de centime, recevrions-nous encore des spams ? Nous ne sommes pas encore dans ce monde-là, mais nous y arrivons. Aujourd’hui, c’est comme si nous étions dans un monde qui verrait apparaître la première voiture. La première crypto-monnaie est comme la première voiture, lente, difficile à comprendre et difficile à utiliser. L’argent numérique, comme le cheval et la calèche, fonctionne plutôt bien et l’intégralité de l’économie mondiale se base dessus. Si vous étiez la première personne de votre quartier à avoir une voiture avec un moteur interne à combustion, vos voisins penseraient sûrement que vous êtes fou : « Pourquoi vouloir cette grosse machine imposante qui se casse tout le temps, qui prend feu, et qui va plus lentement qu’un cheval ? » Nous savons tous comment cette histoire se termine. Nous entrons dans l’ère de l’argent programmable. C’est très excitant et aussi un peu effrayant. Les crypto-monnaies peuvent être utilisées pour des transactions illégales, comme l’argent liquide l’est aujourd’hui dans le monde. Quand toutes nos transactions ont lieu en ligne, quid de la surveillance ? Qui peut voir ce qu’on fait ? Qui profite de ce nouveau monde et qui n’en profite pas ? Pourquoi dois-je maintenant payer des choses que je n’avais pas à payer avant ? Deviendrons-nous tous des esclaves des algorithmes et du réseau ? Toute nouvelle technologie apporte son lot de compromis.L’Internet nous a fourni de nombreuses façons de perdre du temps. Mais ça augmente aussi grandement la productivité. Les téléphones portables sont agaçants car ils me donnent l’impression de devoir rester connectée à mon travail tout le temps. Ils me permettent aussi de rester en contact avec mes amis et ma famille. La nouvelle économie du partage va faire disparaître certains emplois. Mais ça va aussi créer de nouvelles formes d’emplois flexibles. Avec l’argent programmable, nous avons séparé notre besoin d’institutions, en qui on a confiance, de l’architecture du réseau. Cela augmente l’innovation en matière d’argent, ce qui est nécessaire.

L’argent programmable démocratise l’argent. Et à cause de ça, les choses vont changer de manière totalement imprévisible.

Sans titre
Crypto-monnaie TenX le 13.08.2017

Lire cet article de Mustapha Menier, proposé le 26.07.2017

Ainsi que celui-ci

Cryptocurrencies, la bourse du futur : la SEC reconnaît les tokens comme des actions

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Dans un rapport d’enquête publié hier, le régulateur américain affirme que les actifs digitaux liés à des entreprises virtuelles entrent dans le champ du droit des marchés. Une décision qui a le mérite de clarifier le débat.

Voilà qui va faire bouger les choses dans le monde de la blockchain. La SEC a en effet reconnu hier que les tokens, ces actifs digitaux liés à une ICO (initial coin offering), sont assimilés à des actions. « La SEC a émis un rapport d’investigation garantissant aux participants du marché, qui achètent et vendent des actifs digitaux à des entreprises ‘virtuelles’, que ces tokens sont sujets aux exigences de la loi fédérale sur les actions », indique ainsi le régulateur des marchés.

En tombant sous le coup de cette loi sur les marchés financiers, cela implique pour les émetteurs des obligations accrues de transparence quant aux informations à publier mais aussi en terme de protection des investisseurs. « Les investisseurs ont besoin des informations essentielles derrière tout type d’investissement, leur permettant de prendre leurs décisions en toute connaissance, et ce rapport confirme que l’utilisation des offres via des livres d’ordres virtuels ou la blockchain doit respecter ces obligations », réaffirme ainsi William Hinman, directeur de la division corporation finance de la SEC.

« Chaque ‘jeton’ dont ils disposent vaut pour un ou plusieurs droits de vote »

Entrent donc dans ce domaine juridique, les tokens émis par des entreprises virtuelles, connues sous l’acronyme « The DAO ». Il s’agit d’un concept d’entreprise décentralisée propre à la blockchain d’Ethereum. Elle n’a aucune existence juridique, n’emploie aucun personnel, ne peut pas détenir de biens et agit sur le monde physique en produisant des contrats avec des prestataires extérieurs. Ainsi, un spécialiste de la blockchain explique que « toutes les décisions sont prises de concert par les actionnaires de la DAO qui ont investi lors de sa création, ou acquis des parts plus tard. Chaque ‘jeton’ dont ils disposent vaut pour un ou plusieurs droits de vote et chacun peut donc influencer la direction prise par la DAO en fonction de son poids dans son capital ».

On comprend mieux alors pourquoi ces tokens sont assimilés à des actions. Mais pour que ces jetons aient vraiment ce statut juridique, « ces investissements particuliers impliquant une offre et une demande de ces actions -dépendant ainsi de la terminologie ou de la technologie utilisée- doivent dépendre de faits et circonstances, incluant notamment la réalité économique de la transaction », explique ainsi la SEC. Autrement dit, les tokens doivent véritablement correspondre à une existence virtuelle et être alloués à une application réelle particulière.

« Le régulateur français aurait plutôt tendance à classer ces tokens dans la catégorie ‘biens divers' »

Voilà donc une décision qui met fin à un débat qui fait rage aux Etats-Unis, car bon nombre d’utilisateurs de la blockchain considèrent que les tokens sont plutôt une forme de crédits accordés aux entreprises virtuelles par les investisseurs, leur permettant d’accéder à un réseau plutôt qu’à la propriété d’une entreprise. Mais dans le même temps, un marché secondaire existe sur les tokens, entraînant une spéculation sur ces actifs. Désormais, les choses sont plus claires. En France, on est loin d’un tel débat, même s’il devra un jour arriver sur la table de l’AMF. En effet, aucune ICO n’a été lancée sur le territoire. Mais pour l’heure, le régulateur français aurait plutôt tendance à classer ces tokens dans la catégorie « biens divers » au même titre que le vin, le bois ou les diamants.

Article originel de Marianne Lagrange publié sur WanSquare le 26/07/2017.

Cryptocurrencies market, la bourse du futur en gestation!

La banque d’investissement Goldman Sachs a émis un brevet pour son système de règlement en cryptocurrence « SETLcoin » est proposé.

L’Office américain des brevets et des marques (USPTO) a publié le brevet de Goldman le 11 juillet, intitulé «Monnaie cryptographique pour le règlement des titres». La banque a fait les manchettes lorsque l’existence de la demande de brevet a été révélée à la fin de 2015.

Le concept prévoit un système de règlement des opérations sur titres en utilisant une cryptocurrence intégrée. Lorsqu’il a été déposé en décembre de cette année, la demande a notamment décrit les méthodes d’échange de SETLcoins pour les stocks numérisés pour des entreprises comme Google et Microsoft, ainsi que des cryptocurrences, en nommant bitcoin et litecoin en particulier.

Voici comment Goldman décrit le système:

« [A] Le portefeuille SETLcoin peut loger une seule garantie ou des dénominations multiples de la même sécurité (par exemple, 1 IBM-S SETLcoin évalué sur 100 actions IBM). Les portefeuilles SETLcoin peuvent également héberger plusieurs titres (par exemple, 1 IBM-S SETLcoin et 2 GOOG-S SETLcoins). Par exemple, un seul SETLcoin IBM-S peut être échangeable pour un ou plusieurs SETLcoins « GOOG » (c.-à-d. Google), pour 13 000 USD SETLcoins, 100 litecoins et / ou pour 5 bitcoins « .

La demande de brevet de Goldman a d’abord été déposée en octobre 2014. Paul Walker, co-directeur de la division de la technologie de la banque, et Phil Venables, responsable principal des risques d’information pour Goldman, sont répertoriés comme inventeurs.

Une startup Singapourienne lance le bitcoin dans le monde réel

Un défi récurrent pour la bitcoin et autres les crypto-monnaies est de savoir comment leurs trouver une utilité dans le monde réel. Une startup basé à Singapour indique que la réponse est sa carte Visa.

TenX lance donc sa carte de débit en tant que convertisseur instantané de multiples monnaies numériques en argent fiduciaire: les dollars, les yens et les euros qui alimentent la plupart des échanges quotidiens. La société a déclaré qu’elle prend une commission de 2% de chaque transaction, ce qui n’a rien d’exceptionnel pour ce marché, la startup à d’ors et déjà reçu des commandes pour plus de 10 000 cartes. Bien que les transactions soient plafonnées à hauteur de 2 000 $, les utilisateurs peuvent postuler en augmenter la limite après avoir remplit une série de procédures de vérification d’identification.

TenX
Carte de débit TenX

La société a construit une application qui sert de portefeuille numérique connecté à la carte Visa de sorte que, lorsqu’elle est déplacée dans un café ou un restaurant, le marchand est payé en monnaie locale et le compte crypto des utilisateurs ainsi débité.

« Vous mélangez deux mondes qui sont la nuit et le jour », a déclaré le cofondateur Julian Hosp dans une interview. « Lorsque l’utilisateur dépense la crypto-monnaie, nous devons changer instantanément ces devises en fiat et verser directement à Visa. C’est beaucoup de chemins. « 

Hosp a déclaré que les transactions sont traitées immédiatement et n’impose aucun frais supplémentaire comme des frais de conversion fixés par les plateformes ou marché de crypto-monnaie, ce qui habituellement varie de 0,15% à 0,2%.

La carte prend maintenant en charge huit des plus importante devises numériques, et vise à en offrir environ 11 d’ici la fin de l’année. TenX traite actuellement environ 100 000 $ de transactions par mois. À la fin de 2018, ils projettent des transactions mensuelles de 100 millions de dollars pour un million d’utilisateurs.

TenX a l’avantage certain de prendre le leadership, mais dans un proche avenir il devra s’attendre à une concurrence féroce de la part des principales institutions financières qui possèdent moyens plus conséquent ainsi qu’un accès direct aux clients et aux bases de données, a déclaré Mati Greenspan, un analyste israélien à Tel-Aviv au commerce social Plate-forme eToro.
« C’est un concept incroyable », a déclaré Greenspan. «À la fin de la journée, cela dépendra beaucoup de la relation client. Connaissent-ils les attentes des clients? Est-ce que quelqu’un d’autre peut faire mieux?

Au cours de sa vente de lancement le mois dernier, TenX a su levé 80 millions de dollars, dont environ la moitié seront utilisé pour étendre ses activités tandis que le reste fournira des liquidités pour leur propre plateforme de crypto-monnaie encore en travaux.

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« Ce que nous souhaitons offrir à terme, c’est la possibilité de trader directement les cryptocurrencies via l’application », a déclaré Hosp. « Si nous faisons cela, nous pouvons devenir le créateur de marché, ce qui peut générer beaucoup de revenus ».

Par ailleurs la société avait précédemment recueilli 120 000 $ d’investisseurs providentiels puis 1 million de dollars dans une levée de fond mené par la société de capital-risque Fenbushi Capital, société dont le co-fondateur de la 2éme plus importante crypto-monnaie « Ethereum »,  est partenaire général, nous parlons du très en vogue Vitalik Buterin.

TenX n’a pas pour objectif de devenir rentable au cours des deux prochaines années, car il se concentre sur l’expansion des services.


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Poutine veut sortir du système bancaire international – l’Or et la cryptomonnaie

Le mot de Mustapha Menier : à l’évidence chaque pays devrait émettre une crypto-monnaie sera t’elle basé sur leur réserve d’Or… probablement!


Orocrypt

Plus tôt cette année, Neon Nettle a rapporté que Poutine avait déjà entrepris des préparatifs pour libérer la Russie de la prison monétaire du système bancaire international en passant à un système nationaliste basé sur l’or.

Maintenant, Poutine a fait sa poussée vers l’or, il se prépare également à passer à la liberté numérique de la cryptomonnaie. Le leader russe a démontré qu’il voulait faire affaire en rencontrant le fondateur d’Ethereum Vitalik Buterin.

Les puissantes élites bancaires cherchent à dominer le marché des changes en limitant l’utilisation de la cryptocurrence. Mais la Russie fait un combat et exprime un message fort selon lequel ils ne sont pas esclaves des banquiers.

Le projet Freethought rapporte que: alors que les États-Unis cherchent à pirater, démanteler et craindre la révolution incroyable qui est la chaîne de blocs, Putin veut l’implémenter. « L’économie numérique n’est pas une industrie distincte, c’est essentiellement la base de la création de toute nouvelle Les modèles commerciaux « , a ajouté M. Poutine. Putin semble avoir choisi Ethereum en raison de ses performances incroyables jusqu’ici cette année. En février, Ehtereum était encore commercialisé chez les jeunes adeptes, mais il a connu une croissance de près de 3000% depuis lors. Il montre également le potentiel de passer la mère de tous les cryptocurrents, Bitcoin.

En bref, il semble que la Russie envisage d’infliger un coup massif à la classe bancaire et cherchent les meilleurs moyens d’y parvenir – l’or et la cryptomonnaie. Et ils ne perdent pas de temps.

Comme Bloomberg le rapporte, la banque centrale de Russie a déjà déployé une chaîne de blocs Ethereum comme projet pilote pour traiter les paiements en ligne et vérifier les données des clients avec les prêteurs, y compris Sberbank PJSC, a déclaré à l’événement de Saint-Pétersbourg, le vice-gouverneur Olga Skorobogatova. Elle n’a pas exclu d’utiliser les technologies Ethereum pour le développement d’une monnaie virtuelle nationale pour la Russie.

Alors que les banques centrales à travers le monde tentent de contourner la décentralisation des cryptomonnaies, elles sont restées vigilantes en raison de la nature par les pairs et de la sécurité de la chaîne de blocs.

Il est également important de noter que l’adoption par la Russie d’adopter une monnaie fondée sur Ethereum n’est pas une mesure parfaite. Il sera toujours soumis à la réglementation du gouvernement russe. Cependant, c’est un début et son effet pourrait avoir des implications révolutionnaires.

« Blockchain peut avoir le même effet sur les entreprises que l’émergence d’Internet avait autrefois – cela changerait les modèles commerciaux et éliminerait les intermédiaires comme les agents d’entiercement et les employés », a déclaré Vlad Martynov, conseiller de The Ethereum Foundation, à but non lucratif Organisation qui soutient la cryptocurrence.

« Si la Russie l’implémente d’abord, elle obtiendra des avantages similaires à ceux que les pays occidentaux ont fait au début de l’ère de l’Internet ».

Soyez assurés, cependant, qu’il existe des forces dans le secteur bancaire qui se déplacent pour contrôler les cryptomonnaies et arrêter ce progrès. En effet, ils fabriquent leurs propres «pièces de monnaie» qui seront sans doute acceptées par les gouvernements, facilement manipulables et sous contrôle total.

La Banque d’Angleterre est un tel membre de l’entente qui se mobilise pour usurper le pouvoir remis aux personnes par l’entremise de crypto-monnaies. Bank of England possède une cryptomonnaie expérimentale appelée RSCoin.

RSCoin, cependant, est l’opposé d’Ethereum et Bitcoin. Son objectif serait un outil de contrôle de l’État, de sorte que la banque centrale pourrait garder une pression sur la masse monétaire – ostensiblement pour «protéger» les citoyens en période de crise économique, mais en réalité pour enrichir ceux qui sont au sommet manipulation.

Article original : https://realitieswatch.com/putin-banking-elite-in-panic-as-russia-moves-to-create-its-own-cryptocurrency/

Qu’est-ce qui a donné au Bitcoin sa valeur ?

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Sommaire.

1. Qu’est-ce qui a donné au Bitcoin sa valeur ?

2. Le Bitcoin n’a pas de valeur, d’accord ?

3. Dures leçons pour la bonne monnaie.

4. Pourquoi alors a-t-il eu une valeur ?

[The Theory of Money and Credit.]

5. Valeur d’usage du Bitcoin

6. Mises a-t-il tort ?

7. Comment résoudre le problème ?

[Que dit Nakamoto ?]

8. Preuve du concept.

9. Comptabilité finale.


1. Qu’est-ce qui a donné au Bitcoin sa valeur?

Beaucoup de gens qui n’ont jamais utilisé le Bitcoin le regardent avec confusion.

Pourquoi cette monnaie Internet magique a-t-elle une valeur?

C’est juste un machin d’ordinateur que quelqu’un a inventé.

Prenez en considération la critique des avocats de l’or, qui, pendant des décennies, ont avancé l’idée que la bonne monnaie devait être appuyée sur quelque chose de réel, de matériel et, indépendamment, de valeur.

2. Le Bitcoin n’a pas de valeur, d’accord ?

Peut-être en est-il ainsi.

Mais regardons de plus près.

Le Bitcoin a d’abord émergé comme concurrent possible de la monnaie nationale, gérée par le gouvernement, il y a près de six ans.

Le white paper de Satoshi Nakamoto a été publié le 31 octobre 2008.

La structure et la langue de cet article ont envoyé le message: cette monnaie s’adresse aux techniciens de l’ordinateur, non pas à des économistes ni à des experts politiques.

La circulation de l’article a été limitée ; les novices qui l’ont lu ont été mystifiés.

Mais le manque d’intérêt n’a pas empêché l’histoire d’avancer.

Deux mois plus tard, ceux qui y prêtaient attention ont vu l’émergence du «bloc de genèse», le premier groupe de bitcoins généré par le concept proposé par Nakamoto, à savoir celui d’un grand livre distribué qui habitait sur n’importe quel nœud d’ordinateur du monde qui voulait l’héberger.

Voici que nous sommes six ans plus tard [2014] et qu’un seul bitcoin se négocie à 500 $ et a atteint 1 200 $ la pièce.

La monnaie est acceptée par plusieurs milliers d’institutions, à la fois en ligne et hors ligne.

Son système de paiement est très populaire dans des pays pauvres sans vastes infrastructures bancaires, mais aussi dans les pays développés.

Et les principales institutions – y compris la Réserve fédérale, l’O.C.D.E., la Banque mondiale et les grandes maisons d’investissement -, y accordent une grande attention.

Les amateurs, qui se trouvaient dans chaque pays, disent que sa valeur d’échange va monter à l’avenir parce que son offre est strictement limitée et fournit un système largement supérieur à la monnaie du gouvernement.

Le Bitcoin est transféré entre des personnes sans partie tierce.

Il est presque sans coût d’échange.

Il a une offre prévisible.

Il est durable, fongible et divisible, toutes les caractéristiques cruciales de la monnaie.

Il crée un système monétaire qui ne dépend pas de la confiance et de l’identité, beaucoup moins encore des banques centrales et du gouvernement.

C’est un nouveau système pour l’ère numérique.

3. Dures leçons pour la bonne monnaie.

Pour les personnes instruites dans la tradition de la « bonne monnaie », l’idée toute entière a été un sérieux défi.

En ce qui me concerne, j’avais beaucoup lu sur le bitcoin pendant deux ans avant d’en arriver à être près de le comprendre.

Il y avait juste quelque chose de l’idée qui m’ennuyait.

Vous ne pouvez pas gagner de la monnaie à partir de rien, beaucoup moins encore d’un code d’ordinateur.

4. Pourquoi alors a-t-il eu une valeur?

Il doit y avoir quelque chose en travers.

Ce n’est pas la façon dont nous nous attendions à ce que la monnaie soit réformée.

Voici le problème : nos attentes.

Nous aurions dû faire davantage attention à la théorie de Ludwig von Mises sur les origines de la monnaie, – non pas à ce que nous pensons qu’il a écrit, mais à ce qu’il a réellement écrit.

[The Theory of Money and Credit..]

En 1912, Mises a publié The Theory of Money and Credit.

Ce fut un énorme succès en Europe quand il est sorti en allemand, et il fut traduit en anglais.

Tout en couvrant chaque aspect de la monnaie, sa principale contribution a été de retracer la valeur et le prix de la monnaie – et pas seulement la monnaie elle-même – jusqu’à ses origines.

C’est-à-dire, il a expliqué comment la monnaie obtient son prix en termes des biens et services qu’elle obtient.

Il a dénommé plus tard ce processus le «théorème de régression», et, comme cela se révèle, le bitcoin satisfait toutes les conditions du théorème.

Le professeur de Mises, Carl Menger, a démontré que la monnaie elle-même a pour origine le marché, – non pas l’État ni le contrat social.

Elle émerge progressivement à mesure que les entrepreneurs monétaires recherchent une forme idéale de marchandise pour l’échange indirect.

Au lieu de simplement échanger les uns contre les autres, les gens acquièrent un bien non pas pour consommer, mais pour échanger. [… c’est la définition de JB Say]

Ce bien devient monnaie, la marchandise la plus commercialisable.

Mises a ajouté que la valeur de la monnaie pouvait se retracer jusqu’à sa valeur d’hier en tant que marchandise échangé.

Mises a dit que c’était la seule façon dont la monnaie acquérait de la valeur.

La théorie de la valeur de la monnaie en tant que telle peut se retracer jusqu’à la valeur d’échange objective de la monnaie seulement à ce point où elle cesse d’être valeur de la monnaie et devient simplement valeur d’une marchandise …

Si, de cette façon, nous allons de plus en plus loin dans le passé, nous devons arriver réellement à un point

– où nous ne trouvons plus aucun élément dans la valeur d’échange objective de la monnaie qui découle d’évaluations basées sur la fonction de la monnaie comme moyen d’échange commun ;

– où la valeur de la monnaie n’est rien d’autre que la valeur d’un objet qui est utile d’une autre manière que comme monnaie …

Avant qu’il soit habituel d’acquérir des biens dans le marché, non pas pour la consommation personnelle, mais simplement pour les échanger contre les biens qui étaient vraiment recherchés, chaque marchandise individuelle n’a été accrédité que de la valeur donnée par les évaluations subjectives fondées sur son utilité directe.

L’explication de Mises a résolu un problème majeur qui avait longtemps mystifié les économistes.

C’est un récit d’histoire conjecturel, et pourtant il a un sens parfait.

Est-ce que le sel serait devenu de la monnaie s’il n’avait pas été complètement inutile?

Est-ce que les peaux de castor auraient obtenu une valeur monétaire si elles n’étaient pas utiles pour les vêtements?

L’argent ou l’or auraient-ils, chacun, une valeur de monnaie s’ils n’avaient aucune valeur comme marchandises ?

La réponse dans tous les cas de l’histoire monétaire est clairement « non ».

La valeur initiale de la monnaie, avant d’être largement échangée comme monnaie, provient de son utilité directe.

C’est une explication qui est démontrée par une reconstruction historique.

C’est le théorème de régression de Mises.

5. Valeur d’usage du Bitcoin.

À première vue, le bitcoin semble être une exception.

Vous ne pouvez pas utiliser un bitcoin pour autre chose que pour de la monnaie.

Il ne peut être porté comme bijoux.

Vous ne pouvez pas en tirer de machine.

Vous ne pouvez pas le manger ou même faire des décorations avec lui.

Sa valeur n’est réalisée que comme une unité qui facilite l’échange indirect.

Et pourtant, le bitcoin est déjà de la monnaie.

Il est utilisé tous les jours. Vous pouvez voir les échanges en temps réel. Ce n’est pas un mythe. C’est un vrai échange. Il ressemble à ce que nous devons choisir.

6. Mises a-t-il tort ?

Peut-être que nous devons rejeter toute sa théorie.

Ou peut-être son point de vue était-il purement historique et ne s’applique pas à l’avenir d’une ère numérique.

Ou peut-être son théorème de régression est-il la preuve que le bitcoin est juste une manie vide pour rester puissance, car il ne peut pas être réduit à sa valeur de marchandise utile.

Et pourtant, vous ne devez pas recourir à la théorie monétaire compliquée pour comprendre le sentiment d’alarme entourant le bitcoin.

Beaucoup de gens ont juste un sentiment de malaise, comme je l’ai eu, à propos d’une monnaie qui n’a aucun fondement physique.

Bien sûr, vous pouvez imprimer un bitcoin sur un morceau de papier, mais avoir un papier avec un code QR ou une clé publique n’est pas suffisant pour soulager ce sentiment de malaise.

7. Comment résoudre le problème?

En esprit, j’ai joué avec le problème depuis plus d’un an. Cela m’a passionné.

Je me demandais si l’intuition de Mises ne s’appliquait que dans une ère pré numérique.

J’ai suivi les spéculations en ligne selon quoi la valeur du bitcoin serait nulle sauf pour les monnaies nationales en quoi il était converti.

Peut-être la demande de bitcoin a-t-elle surmonté les exigences du scénario de Mises en raison d’un besoin désespéré de quelque chose autre que le dollar.

Au fil du temps, – et j’ai lu le travail de Konrad Graf, Peter Surda, et Daniel Krawisz -. finalement, la solution est arrivée.

Je mets de côté la recherche pour mieux révéler la solution ; le bitcoin est à la fois un système de paiement et une monnaie.

Le système de paiement est la source de la valeur, tandis que l’unité de compte se borne à exprimer cette valeur en termes de prix.

L’unité de monnaie et le paiement est sa caractéristique la plus inhabituelle, et celle que la plupart des commentateurs ont eu du mal à débrouiller.

Nous sommes tous habitués à considérer la monnaie comme séparée des systèmes de paiement.

Cette pensée reflète les limites technologiques de l’histoire.

Il y a le dollar et il y a des cartes de crédit.

Il y a l’euro et il y a PayPal.

Il y a le yen et il y a des services de fil de communication.

Dans chaque cas, le transfert de monnaie repose sur des fournisseurs de services de partie tierce.

Pour les utiliser, vous devez établir ce qu’on appelle une «relation de confiance» avec eux, ce qui revient à dire que l’institution qui organise l’opération doit croire que vous allez payer.

Ce coin placé entre la monnaie et le paiement a toujours été avec nous, sauf pour le cas de la proximité physique.

Si je vous donne un dollar pour votre tranche de pizza, il n’y a pas de partie tierce.

Mais les systèmes de paiement, les parties tierces et les relations de confiance deviennent nécessaires une fois que vous avez quitté la proximité géographique.

C’est quand des entreprises comme Visa et des institutions comme les banques deviennent indispensables.

Elles sont l’application qui fait que le logiciel monétaire fait ce que vous voulez qu’il fasse.

L’anicroche est que les systèmes de paiement dont nous disposons aujourd’hui ne sont pas accessibles juste à chacun.

En fait, une grande majorité de l’humanité n’a pas accès à de tels outils, ce qui constitue une des principales raisons de la pauvreté dans le monde.

Les personnes dans ce cas sont confinées aux seuls échanges locaux et ne peuvent pas étendre leurs relations commerciales au monde.

Un objectif majeur, sinon principal, de développer le Bitcoin était de résoudre ce problème.

Le protocole a consisté à tisser ensemble la caractéristique de la monnaie avec un système de paiement.

Les deux sont intimement liés dans la structure du code lui-même.

Cette connexion est ce qui fait que le Bitcoin est différent de toute monnaie nationale existante et, en fait, de toute monnaie dans l’histoire.

[Que dit Nakamoto ?]

Nakamoto parle à partir du résumé introductif de son livre blanc.

Observez à quel point le système de paiement est central pour le système monétaire qu’il a créé:

« une version de la monnaie électronique purement entre pairs permet d’envoyer directement les paiements en ligne d’une partie à l’autre sans passer par une institution financière.

Les signatures numériques fournissent une partie de la solution, mais les principaux avantages sont perdus si une partie tierce de confiance est toujours nécessaire pour éviter les doubles dépenses.

Nous proposons une solution au problème de la double dépense en utilisant un réseau entre pairs.

Le réseau enregistre par horodatage les échanges en les hachant dans une chaîne continue de preuves du travail fondées sur le hachage, formant un enregistrement qui ne peut être modifié sans refaire la preuve du travail.

La chaîne la plus longue non seulement sert de preuve de la séquence des événements témoins, mais encore de preuve qu’elle est provenue du plus grand groupe du processeur CPU.

Tant qu’une majorité du processeur CPU est vérifiée par des nœuds qui ne coopèrent pas pour attaquer le réseau, ils généreront la plus longue chaîne et s’attaqueront aux attaquants.

Le réseau lui-même requiert une structure minimale.

Les messages sont diffusés sur la base du meilleur effort, et les nœuds peuvent partir et rejoindre le réseau à volonté, acceptant la plus longue chaîne de preuve de travail comme preuve de ce qui s’est passé alors qu’ils étaient partis. »

Ce qui est très frappant à propos de ce paragraphe, c’est qu’il n’y a même pas de mention de l’unité de monnaie elle-même.

Il n’y a que la mention du problème de la double dépense (ce qui revient à dire le problème de la création de monnaie inflationniste).

L’innovation ici, même selon les mots de son inventeur, est le réseau de paiement, non pas la pièce.

La pièce ou l’unité numérique n’exprime que la valeur du réseau.

C’est un outil de compte qui absorbe et transporte la valeur du réseau dans le temps et dans l’espace.

Ce réseau est dénommé la chaîne de blocs.

C’est un grand livre qui habite dans le cloud numérique, réseau distribué, et qui peut être observé en tout temps par n’importe qui.

Il est soigneusement surveillé par tous les utilisateurs.

Il permet le transfert de bits d’information sécurisés et non répétables d’une personne à une autre personne n’importe où dans le monde, et ces bits d’information sont sécurisés par une forme numérique de titre de propriété.

C’est ce que Nakamoto dénommait « signatures numériques ».

Son invention du grand livre basé dans le « cloud » permet de vérifier les droits de propriété sans devoir dépendre d’une agence de fiducie tierce.

La chaîne de blocs a résolu ce qui est arrivé à être connu comme le problème des généraux byzantins.

C’est le problème de la coordination d’action sur un large espace géographique en présence d’acteurs potentiellement malveillants.

Parce que les généraux séparés par l’espace doivent compter sur les messagers et que cette dépendance prend du temps et de la confiance, aucun général ne peut être absolument sûr que l’autre général a reçu et confirmé le message, et beaucoup moins encore sa précision.

Mettre un grand livre, à quoi tout le monde a accès, sur Internet surmonte le problème.

Le grand livre enregistre les montants, les horaires et les adresses publiques de chaque transaction.

L’information est partagée à travers le monde et toujours mise à jour.

Le grand livre garantit l’intégrité du système et permet à l’unité de monnaie de devenir une forme numérique de propriété avec un titre.

Une fois que vous comprenez cela, vous pouvez voir que la proposition de valeur du bitcoin est liée à son réseau de paiement attaché.

Voici où vous trouvez la valeur d’usage à quoi se réfère Mises.

Elle n’est pas intégré dans l’unité de monnaie, mais plutôt dans le système de paiement brillant et innovateur où habite le Bitcoin.

S’il était possible pour la chaîne de blocs de se séparer quelquefois du bitcoin (et, en fait, ce n’est pas possible), la valeur de la monnaie tomberait instantanément à zéro.

8. Preuve du concept.

Maintenant, pour comprendre davantage comment la théorie de Mises est en accord avec le bitcoin, vous devez comprendre un autre point concernant l’histoire de la monnaie cryptée.

Le jour de sa publication (9 janvier 2009), la valeur du bitcoin était très exactement égale à zéro.

Et elle l’est restée pendant 10 mois après sa sortie.

Tout le temps, des échanges se sont déroulés, mais elle n’avait aucune valeur affichée au-dessus de zéro pour tout ce temps.

Le premier prix affiché du bitcoin est apparu le 5 octobre 2009.

A cet échange, 1 $ était égal à 1 309,03 Bitcoin (que beaucoup ont considéré trop cher à l’époque).

En d’autres termes, la première évaluation du bitcoin était un peu plus d’un dixième d’un penny.


Eh bien oui, si vous aviez acheté 100 $ de bitcoin à l’époque, et si vous ne les vendiez pas en panique, vous seriez demi milliardaire aujourd’hui.

Voici donc la question:

Que s’est-il passé entre le 9 janvier et le 5 octobre 2009, qui a amené le Bitcoin à obtenir une valeur du marché ?

La réponse est que les commerçants, les amateurs, les entrepreneurs et d’autres ont essayé la chaîne des blocs.

Ils voulaient savoir si elle fonctionnait.

– A-t-elle transféré les unités sans double dépense?

– Un système qui dépendait de la puissance volontaire du processeur CPU, a-t-il suffi réellement pour vérifier et confirmer les échanges?

– Les bitcoins récompensés atterrissent-ils au bon endroit comme paiements pour les services de vérification?

– Surtout, ce nouveau système a-t-il vraiment réussi à faire ce qui est apparemment impossible, – c’est-à-dire transporter des éléments sécurisés d’informations basées sur des titres à travers l’espace géographique,

non pas en se servant d’une partie tierce, mais plutôt entre pairs?

Il a fallu 10 mois pour construire la confiance.

Il a fallu « un autre » 18 mois avant que le bitcoin n’atteigne la parité avec le dollar américain.

Cette histoire est essentielle à comprendre, surtout si vous vous reposez sur une théorie des origines de la monnaie qui spécule sur la préhistoire de la monnaie, comme le fait le théorème de régression de Mises.

Le Bitcoin n’a pas toujours été une monnaie de valeur.

Il fut un beau jour une unité de compte pure attachée à un grand livre.

Ce grand livre a acquis ce que Mises a dénommé «valeur d’usage». Toutes les conditions du théorème sont ainsi satisfaites.

9. Comptabilité finale

En résumé, si quelqu’un dit

– que le bitcoin est fondé sur rien d’autre que de l’air,

– qu’il ne peut pas être de la monnaie parce qu’il n’a pas d’histoire réelle comme véritable marchandise,

et la personne en question disant soit qu’elle est un novice soit un économiste hautement qualifié,

vous devez apporter les deux points centraux suivants.

Primo, le bitcoin est

– non pas une monnaie de type autonome

– mais une unité de compte attachée à un réseau de paiement novateur.

Secundo, ce réseau et, par conséquent, le bitcoin n’ont obtenu leur valeur de marché que grâce à des tests en temps réel dans un environnement de marché.

En d’autres termes, une fois que vous avez pris en compte ses caractéristiques techniques « tape à l’oeil », le bitcoin a émergé exactement comme toutes les autres monnaies, du sel à l’or.

Les gens ont trouvé le système de paiement utile et la comptabilité attachée a été portable, divisible, fongible, durable et rare.

La monnaie est née.

Cette monnaie a toutes les meilleures caractéristiques de la monnaie tirée de l’histoire, mais y ajoute un réseau de paiement sans poids ni espace qui permet au monde entier de commercer sans avoir à faire intervenir des parties tierces.

Mais remarquez quelque chose d’extrêmement important ici.

La chaîne des blocs ne porte pas seulement sur la monnaie. Elle porte aussi sur tous les transferts d’informations qui nécessitent sécurité, confirmations et assurance totale de l’authenticité.

Cela concerne les contrats et les échanges de toutes sortes, tous exécutés entre pairs.

Pensez à un monde sans parties tierces, incluant la partie tierce la plus dangereuse jamais conçue par l’homme: l’Etat lui-même.

Imaginez cet avenir et vous commencez à saisir l’ampleur des implications de notre avenir.

Mises serait étonné et surpris par le Bitcoin.

Mais il pourrait aussi ressentir un sentiment de fierté que sa théorie monétaire de plus de 100 ans ait été confirmée et donnât une vie nouvelle au 21ème siècle.


Commander
Georges Lane enseigne l’économie à l’Université de Paris-Dauphine. Il a collaboré avec Jacques Rueff, est un membre du séminaire J. B. Say que dirige Pascal Salin, et figure parmi les très rares intellectuels libéraux authentiques en France. Publié avec l’aimable autorisation de Georges Lane. Tous droits réservés par l’auteur

Un virus semblable à WannaCry frappe plusieurs entreprises du monde

Le mot de MM : Devant l’ampleur des conséquences imaginables d’une attaque décuplée, l’unique défense envisageable serait de criminalisé l’usage des crypto-monnaies… wait & see

Un virus semblable à WannaCry frappe plusieurs entreprises du monde

e virus-extorqueur Petya a empêché ce mardi le travail de dizaines d’entreprises à travers le monde, y compris des serveurs russes et ukrainiens, ainsi que la société française Saint-Gobain. Le virus se répand au sein d’un réseau local d’une manière analogue à celle du virus WannaCry, qui avait fait des ravages dans le monde en mai dernier.

Le virus-extorqueur Petya, homonyme du Président ukrainien Piotr Porochenko, s’est répandu le 27 juin à travers le monde, a annoncé le chef de l’équipe internationale de chercheurs du Kaspersky Lab, Costin Raiu. Plusieurs compagnies à travers le monde, essentiellement russes et ukrainiennes ont annoncé avoir été victime d’une cyberattaque.

«Le virus Petya avec l’adresse wowsmith123456@posteo.net se répand partout dans le monde, un grand nombre de pays sont touchés», a-t-il écrit sur son compte Twitter. Selon M.Raiu, le virus a été créé le 18 juin.

La compagnie internationale spécialisée dans la sécurité informatique Group-IB a de son côté affirmé que le virus bloquait le fonctionnement des serveurs de plusieurs entreprises mondiales en extorquant de l’argent pour pouvoir réactiver l’accès à l’ordinateur.

Le virus agit de façon similaire à son terrible prédécesseur WannaCry: «Il bloque l’ordinateur et exige 300 dollars en bitcoins», a précisé une source au sein de Group-IB.

L’attaque a touché plusieurs sociétés pétrolières, financières et de télécommunications en Russie et en Ukraine, dont les entreprises russes Rosneft et Bashneft, le sidérurgiste Evraz, les compagnies ukrainiennes Mars et Nivea ainsi que certains producteurs d’électricité. Des serveurs gouvernementaux ukrainiens comptent été également parmi les cibles, mais aussi des opérateurs comme la banque PrivatBank et le métro de Kiev.

Comme l’a indiqué aux médias russes le porte-parole de Vladimir Poutine Dmitri Peskov, la cyberattaque n’a pas empêché le travail du site officiel du Kremlin.

L’entreprise française spécialisée dans la production de matériaux Saint-Gobain a confirmé elle aussi avoir été victime d’une cyberattaque.

«Comme d’autres grands groupes, Saint-Gobain a fait l’objet d’une cyberattaque. Par mesure de sécurité, afin de protéger nos données, nous avons isolé nos systèmes informatiques», a indiqué une porte-parole du groupe, citée par Reuters, ajoutant que le problème était en cours de résolution.

L’attaque a provoqué notamment une panne d’e-mail.

Le groupe danois de transport maritime A.P. Moller-Maersk a signalé à son tour une cyberattaque qui avait mis à l’arrêt ses systèmes informatiques dans plusieurs régions. Source