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La face méconnue de Nikola Tesla

Je le trouve relativement sain d’esprit niko, vous devriez passé quelques jours avec moi…

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Les élites n’ont plus aucune crédibilité.

« Nous vivons dans un monde ou les médecins détruisent la vie, les magistrats la justice, les universités la connaissance, la presse l’information, et les banques l’économie. »


David North : – Comment interprétez-vous cette fixation sur la Russie et toute cette réinterprétation de l’élection présidentielle comme si elle avait été manipulée par Poutine ?

Chris Hedges : – C’est aussi ridicule que pour les armes de destruction massive de Saddam Hussein. C’est une accusation absolument non fondée utilisée pour instiller cette idée très effrayante : les critiques du capitalisme d’entreprise et de l’impérialisme sont des agents étrangers travaillant pour la Russie.

Je ne doute pas que les Russes investissent temps, énergie et argent pour tenter d’influer sur les événements ayant cours aux États-Unis de manière à servir leurs intérêts, comme nous l’avons fait et le faisons encore en Russie et dans bien d’autres pays du monde. Je ne dis donc pas qu’il n’y a pas eu d’influence ou tentative d’influence sur certains événements.

Mais l’idée que les Russes aient pu faire basculer les élections en faveur de Trump est absurde. Tout cela est fondé sur l’affirmation non prouvée que la Russie a fourni les courriels piratés de Podesta à WikiLeaks, et que leur publication a poussé des dizaines, voir des centaines de milliers de partisans de Clinton à voter Trump. Cela n’a aucun sens. Soit ça, soit, selon le directeur du renseignement national, que Russia Today America, où j’anime une émission, a manipulé tout le monde pour qu’ils votent pour le Green Party.

Cette obsession pour la Russie est une tactique utilisée par l’élite dirigeante, en particulier le Parti démocrate, afin d’éviter de faire face à une réalité très désagréable : leur impopularité est le résultat de leur politique de désindustrialisation et de l’assaut contre les travailleurs et les pauvres de couleur. C’est le résultat d’accords commerciaux désastreux comme l’ALENA qui ont supprimé des emplois syndiqués bien rémunérés et les ont expédiés dans des endroits comme le Mexique, où les travailleurs sans avantages sociaux reçoivent 3 $ de l’heure. C’est le résultat de l’explosion d’un système d’incarcération de masse, entamé par Bill Clinton avec sa loi sur la criminalité de 1994, qui a entrainé le triplement et le quadruplement des peines d’emprisonnement. C’est le résultat de la réduction des services gouvernementaux de base, y compris, bien sûr, ceux du service de santé, que Clinton a éviscérés ; la déréglementation, une infrastructure en décomposition, qui touche même les écoles publiques, et l’évitement fiscal de facto par les entreprises. C’est le résultat de la transformation du pays en une oligarchie. La révolte nativiste de droite et l’insurrection avortée au sein du Parti démocrate ont du sens quand on voit ce qu’ils ont fait au pays.

Les forces de police ont été transformées en entités quasi militaires qui terrorisent les communautés marginales, où les gens ont été privés de tous leurs droits et sur qui on peut tirer en toute impunité. Plus de trois personnes sont tuées par jour, c’est un fait. L’État tire sur les pauvres gens de couleur ou les emprisonne comme une forme de contrôle social. Et il est tout disposé à employer la même forme de contrôle social sur n’importe quel autre segment de la population qui deviendrait rétive.

Le Parti démocrate, en particulier, conduit toute cette chasse aux sorcières russe. Il ne peut pas reconnaitre sa complicité dans la destruction de nos libertés civiles, mais rappelez-vous que l’attaque de Barack Obama contre les libertés civiles a été pire que celle de George W. Bush, et dans la destruction de notre économie et de nos institutions démocratiques.

Des politiciens comme les Clinton, Pelosi et Schumer sont des créations de Wall Street. C’est pourquoi ils ont été si virulents pour repousser les partisans de Sanders dans le Parti démocrate. Sans l’argent de Wall Street, ils n’auraient pas le pouvoir politique. Le Parti démocrate ne fonctionne pas comme un vrai parti. Il s’agit surtout de mobiliser une masse de gens et d’en faire un outil de relations publiques en agitation perpétuelle, tout cela financé par des grosses entreprises. La base du parti n’a pas vraiment son mot à dire dans sa direction ou la politique qu’il mène, comme l’ont découvert Bernie Sanders et ses partisans. Ils ne sont que des accessoires dans un théâtre politique stérile.

Les élites de ce parti, rongées par la cupidité, la myopie et un profond cynisme, ont une emprise mortelle sur le processus politique. Elles ne vont pas lâcher prise, même si tout doit imploser.

– Chris, vous avez travaillé pour le New York Times. Quand était-ce, exactement ?

– De 1990 à 2005.

– Puisque vous avez l’expérience de cette institution, quels changements y voyez-vous ? Nous savons qu’elle s’est faite un lectorat parmi la classe moyenne supérieure aisée.

– Le New York Times cible les 30 millions d’Américains formant la classe moyenne supérieure et les riches. C’est un journal national ; seul environ 11% de son lectorat réside à New York. Il est très facile de voir à qui s’adresse le Times en consultant ses sections spéciales sur l’immobilier, la mode, les affaires ou le tourisme. Ici, des articles expliquent la difficulté d’entretenir, par exemple, une deuxième maison dans les Hamptons. Il lui arrive de faire de bonnes enquêtes, bien que peu souvent. Il couvre les affaires étrangères. Il reflète essentiellement la pensée des élites. Je lis le Times tous les jours, peut-être pour équilibrer la lecture de votre site web.

– Eh bien, j’espère que nous lire fait plus que de l’équilibrer.

– Oui, c’est le cas. Le Times a toujours été une publication élitiste, mais il a complètement embrassé l’idéologie du néo-conservatisme et du néolibéralisme dans une période de détresse financière, quand Abe Rosenthal en était le rédacteur en chef. C’est lui qui a créé les sections spéciales s’adressant à l’élite. Et il a imposé une censure de facto pour exclure les critiques du capitalisme sans entraves et de l’impérialisme, tels que Noam Chomsky ou Howard Zinn. Il a harcelé des journalistes comme Sydney Schanberg, qui a défié les promoteurs immobiliers de New York, ou Raymond Bonner, qui a enquêté sur le massacre El Mozote au Salvador.

Il déjeunait chaque semaine, avec son éditeur, William F. Buckley. Cette bascule dans les bras des forces les plus rétrogrades du capitalisme d’entreprise et des partisans de l’impérialisme américain a, pendant un certain temps, permis au journal de devenir très rentable. Puis l’essor de l’internet, la perte d’annonces publicitaires, qui représentaient environ 40% de l’ensemble des revenus des journaux, ont touché le Times comme tous les autres. L’information papier a perdu le monopole qui autrefois reliait les vendeurs aux acheteurs. Les journaux sont piégés dans un vieux système d’information sur lequel ils collent une étiquette d’« objectivité » et d’« équilibre », des formules conçues pour cacher le fait qu’ils servent les puissants et les riches et obscurcissent la vérité. Mais, comme toutes les cours byzantines, le Times continuera à s’accrocher à son Saint Graal.

Le sérieux intellectuel du journal, en particulier la Revue des livres et la Revue de la semaine, a été dégradé par Bill Keller, lui-même un néocon, qui, en tant que chroniqueur, fut une des pom-pom girls de la guerre en Irak. Il a amené des personnages comme Sam Tanenhaus. À ce moment-là, le journal a embrassé, sans aucune dissidence, l’idéologie utopique du néolibéralisme et la primauté du pouvoir des grandes entreprises comme étant la voie inévitable du progrès humain. Le Times, comme les écoles de commerce, les départements d’économie des universités et les experts promus par le milieu des grosses entreprises, ont propagé l’idée absurde que nous serions tous mieux lotis si nous prosternions tous les secteurs de la société devant les exigences du marché. Il faut une sorte de stupidité incroyable pour y croire. On a vu des étudiants de la Harvard Business School faire des études de cas sur Enron et de son brillant business model, jusqu’à ce qu’Enron s’effondre et soit exposé comme une gigantesque escroquerie. En réalité cela n’a jamais été un débat d’idées. C’était juste de la pure cupidité. Elle a été imposée par des personnes soi-disant les mieux instruites parmi nous, comme Larry Summers, qui propageait le mensonge que notre déclin est dû à des niveaux d’instruction déficients. Il est surtout dû à une élite amorale et en faillite et aux institutions financières criminelles qui les ont rendus riches.

La pensée critique, sur la page opinion, la Revue de la semaine ou la Revue des livres, qui n’avait jamais été très pointue, s’est complètement évaporée sous Keller. La globalisation y était au-delà de toute critique. Le Times, comme toutes les institutions d’élite, est devenu une chambre d’écho hermétiquement scellée ; ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont devenu ridicules et à coté de la plaque. Thomas Friedman et David Brooks pourraient tout aussi bien écrire pour The Onion.

Je travaillais à l’étranger. Je n’étais pas très présent dans la salle de rédaction, mais le journal est un endroit confit d’angoisse. Les règles ne sont pas écrites sur les murs, mais tout le monde connait, même si elle n’est pas clairement articulée, la devise non officielle du journal : ne pas s’aliéner de manière significative ceux sur qui nous dépendons pour l’argent et l’accès ! Vous pouvez quelquefois les critiquer. Mais si vous êtes un journaliste sérieux, comme Charlie Leduff ou Sydney Schanberg, qui veulent donner une voix à des gens qui n’en ont pas ou aborder les questions raciales, de classe, d’exploitation capitaliste ou d’empire, vous pouvez alors rapidement devenir un problème pour la direction et être expulsé. Ceux qui progressent dans ce type d’organisation et détiennent le pouvoir sont des carriéristes avérés. Leur loyauté est à la mesure de leur ambition et de la stature et la rentabilité de l’institution, ce qui explique pourquoi la hiérarchie du journal est remplie de gens médiocres. Le carriérisme est le plus grand talon d’Achille du journal. Il ne manque pas de talent. Mais il manque d’indépendance intellectuelle et de courage moral. Cela me rappelle Harvard.

– Revenons à cette histoire de piratage russe. Vous avez soulevé la capacité de générer une histoire, qui n’a absolument aucun fondement factuel, rien que des affirmations de diverses agences de renseignement, présentées comme une information ne pouvant être remise en question. Quelle est votre avis sur ce point ?

– Les réseaux d’informations télévisées, notamment CNN et MSNBC, ne font pas de journalisme, ou à peine. Leurs célèbres journalistes ne sont que des représentants de l’élite. Ils amplifient et spéculent sur les commérages de la cour, ce que sont toutes les accusations à propos de la Russie, et ils répètent ce qu’on leur dit de répéter. Ils sacrifient le journalisme et la vérité pour l’audience et le profit. Ces informations câblées constituent l’un des nombreux flux de revenus d’une structure d’entreprise. Ils sont en concurrence avec d’autres sources de revenus. Le directeur de CNN, Jeff Zucker, qui a aidé à créer la personnalité fictive de Donald Trump dans Celebrity Apprentice, a transformé la politique sur CNN en une émission de télé-réalité 24 heures sur 24. Toute nuance, ambiguïté, signification et profondeur, ainsi que tout fait vérifiable, sont sacrifiés pour un divertissement salace. Le mensonge, le racisme, la bigoterie et les théories du complot sont publiés et considérés comme de l’information sérieuse, souvent par des personnes dont le trait de caractère dominant est leur déséquilibre. C’est de l’information burlesque.

Je faisais parti de l’équipe d’enquête du New York Times pendant la période précédant la guerre en Irak. J’étais basé à Paris et couvrait al-Qaïda en Europe et au Moyen-Orient. Lewis Scooter Libby, Dick Cheney, Richard Perle et peut-être quelqu’un travaillant pour une agence de renseignement, allaient confirmer toute l’histoire que l’administration tentait de lancer. Les règles journalistiques du Times disent que vous ne pouvez pas publier un article basé sur une unique source. Mais si vous avez trois ou quatre sources prétendument indépendantes confirmant le même récit, alors vous pouvez y aller, c’est ce qu’ils ont fait. L’article n’a pas enfreint les règles enseignées à l’école de journalisme de Columbia, et malgré tout, ce qu’ils ont écrit était pur mensonge.

Tout l’exercice relevait du burlesque. La Maison Blanche allait raconter une histoire bidon à Judy Miller ou à Michael Gordon, puis ensuite déclarerait : « comme le Times le montre… ». Cela a permis de donner à ces mensonges le vernis de l’indépendance et du journalisme de renom. Ce fut un échec institutionnel massif, que le journal n’a jamais reconnu.

– La CIA invente l’histoire, puis le Times la vérifie auprès de ceux qui l’ont inventée.

– Ce n’est pas toujours inventé. Et cela n’est pas venu de la CIA. La CIA ne soutenait pas l’hystérie sur les « armes de destruction massive ».

– Ça marche aussi dans l’autre sens ?

– Bien sûr. Parce que si vous essayez d’avoir accès à un haut fonctionnaire, vous allez constamment faire des demandes, et ce sera ces fonctionnaires qui décideront quand ils veulent vous voir. Et quand ils veulent vous voir, c’est généralement parce qu’ils ont quelque chose à vous vendre.

– Le discours anti-russe des médias a été adopté par de larges portions de ce qui se présente comme la « gauche ».

– Eh bien, ne me lancez pas sur la gauche américaine. Tout d’abord, il n’y a pas de gauche américaine, pas de gauche digne de ce nom, qui comprenne les théories politiques ou révolutionnaires, qui soit imprégnée d’étude économique, qui comprend comment fonctionnent les systèmes de pouvoir, en particulier le pouvoir corporatif et impérial. La gauche est prise dans le même genre de culte de la personnalité qui afflige le reste de la société. Elle se concentre sur Trump, comme si Trump était le problème central. Trump est le résultat, le symptôme d’un système défaillant et d’une démocratie dysfonctionnelle, il n’est pas la maladie.

Si vous tentez de débattre de cela avec la plupart de ceux qui sont supposément de gauche, ils réduisent la discussion à cette vision caricaturale de la politique.

La gauche sérieuse dans ce pays a été décimée. Cela a commencé avec la suppression des mouvements radicaux sous Woodrow Wilson, puis les « Red Scares » dans les années 1920, quand ils ont pratiquement détruit notre mouvement syndical et notre presse radicale, puis toutes les purges des années 1950. Pour faire bonne mesure, ils ont purgé la classe libérale – regardez ce qu’ils ont fait à Henry Wallace – de sorte que les « libéraux » de la guerre froide assimilaient le capitalisme à la démocratie et l’impérialisme à la liberté. J’ai vécu en Suisse et en France. Il y a encore quelques restes d’une gauche militante en Europe, ce qui donne aux Européens une base sur laquelle s’appuyer. Mais ici, nous avons presque à recommencer de zéro.

Je me bats en permanence contre les Antifas et le Black Bloc. Je pense qu’ils sont une sorte de poster pour enfants pour ce que je considérerais comme une phénoménale immaturité politique. La résistance n’est pas une forme de catharsis personnelle. Nous ne combattons pas la montée du fascisme dans les années 1930. Les élites que nous devons renverser ont déjà le pouvoir. Et à moins que nous ne construisions un vaste mouvement de résistance populaire, qui exigera beaucoup de patience et d’organisation parmi les travailleurs et les travailleuses, nous allons être progressivement terrassés.

Trump n’est donc pas le problème. Mais cette phrase seule va tuer la plupart des discussions avec des gens qui se considèrent comme faisant partie de la gauche.

Le pouvoir des grandes entreprises rend très difficile de gagner sa vie si vous vous accrochez à cette critique radicale. Vous ne serez jamais titularisé. Vous n’obtiendrez probablement pas de rendez-vous académiques. Vous ne gagnerez pas de prix. Vous ne recevrez pas de subventions. Le New York Times, si même il décidait d’examiner votre livre, le remettrait à un mandarin dévoué comme George Packer pour qu’il le détruise, comme il l’a fait avec mon dernier livre. Les écoles d’élite, et j’ai enseigné en tant que professeur invité dans quelques-unes d’entre elles, Princeton et Columbia par exemple, reproduisent la structure et les objectifs des entreprises. Si vous voulez passer par un comité de doctorat, vous devez le jouer vraiment, vraiment, en toute sécurité. Vous ne devez pas contester la position favorable aux grandes entreprises qui imprègne l’institution et est imposée par des dons de celles ci et les diktats des riches anciens étudiants. La moitié des membres de la plupart de ces conseils d’administration devraient être en prison !

Au XVIIe siècle en Grande-Bretagne, la spéculation était un crime. Les spéculateurs étaient pendus. Aujourd’hui, ils dirigent l’économie et le pays. Ils ont accaparé les richesses pour détruire la vie intellectuelle, culturelle et artistique du pays et étouffer notre démocratie. Il y a un mot pour ces gens : des traîtres.

– Quel est, selon vous, l’impact de la politique identitaire aux États-Unis ?

– Eh bien, la politique identitaire montre bien l’immaturité de la gauche. Le pouvoir des grandes entreprises a adopté la politique identitaire. Nous avons vu où la politique identitaire nous a amenés avec Barack Obama, pire que nulle part. Il n’était, comme l’a dit Cornel West, qu’une mascotte noire pour Wall Street, et maintenant il donne des conférences très bien payées en récompense pour nous avoir vendus.

Mon anecdote préférée à propos de la politique identitaire : Cornel West et moi-même, ainsi que d’autres, avons dirigé une marche des sans-abris à la session de la Convention nationale démocrate, à Philadelphie. Il y avait un rassemblement cette nuit-là, des centaines de personnes, surtout des partisans de Bernie Sanders en colère. On m’avait demandé de venir y parler. Et dans l’arrière-salle, il y avait un groupe de jeunes militants qui disait : « Nous ne laisserons pas le Blanc parler en premier ». Puis l’un d’eux se leva et prononça un discours enjoignant tout le monde à voter pour Hillary Clinton. C’est en quelque sorte là où la politique d’identité vous mène. Il y a une grande différence entre les leurres qu’utilisent le capitalisme d’entreprise et l’impérialisme, comme Corey Booker et Van Jones, et de véritables militants comme Glen Ford et Ajamu Baraka. Le pouvoir des grandes entreprises sélectionne et encourage soigneusement les femmes ou les personnes de couleur qui vont servir de leurres, de masques, pour mieux cacher leur cruauté et leur exploitation des gens.

De toute évidence, il est extrêmement important que ces voix soient entendues, mais pas celles qui sont vendues à l’élite au pouvoir. Le mouvement féministe en est un parfait exemple. Le vieux féminisme, que j’admire, le genre de féminisme d’Andrea Dworkin, était d’autonomiser les femmes opprimées. Cette forme de féminisme n’a pas tenté de justifier la prostitution en tant que travail sexuel. Il savait qu’il est tout aussi injuste d’abuser d’une femme dans un atelier de misère que dans le commerce du sexe. La nouvelle forme de féminisme est un exemple du poison du néolibéralisme. Il s’agit d’avoir une femme PDG ou une femme présidente, qui, comme Hillary Clinton, servira les systèmes d’oppression. Cette forme de féminisme prétend que la prostitution n’est qu’une question de choix. Quelle femme, ayant un revenu stable et la sécurité, choisirait d’être violée pour gagner sa vie ? La politique identitaire est une non-politique.

– Je crois que vous avez parlé lors d’une conférence sur la Convergence socialiste où vous avez critiqué Obama et Sanders, et vous avez été hué.

– Ah oui ? Je ne m’en souviens même pas. J’ai été hué pour avoir critiqué Obama dans beaucoup d’endroits, y compris à Berkeley. J’ai dû supporter cela pendant longtemps en tant que supporter et auteur des discours de Ralph Nader. Les gens n’aiment pas que l’illusion qu’ils entretiennent pour leurs personnalités, leurs acteurs, leurs sauveurs politiques, soit brisée ; toutes des personnalités créées par les industries de relations publiques. Ils ne veulent pas faire le dur travail de comprendre vraiment comment le pouvoir fonctionne et de s’organiser pour le faire changer.

– Vous avez mentionné que vous lisiez le World Socialist Web Site depuis un certain temps. Vous savez que nous sommes tout à fait en dehors de ce cadre.

– Je ne suis pas marxiste. Je ne suis pas trotskiste. Mais j’aime le site. Vous faites des analyses sérieuses sur des questions importantes et d’une manière différente des autres sites. Vous vous souciez de choses qui sont importantes pour moi : l’incarcération de masse, les droits et les luttes de la classe ouvrière et les crimes de l’empire. Je suis depuis longtemps un lecteur du site.

– Une grande partie de ceux qui prétendent être de gauche, c’est-à-dire la pseudo-gauche, reflète les intérêts de la classe moyenne aisée.

– Précisément. Pendant que tout le monde est en train de plaider pour le multiculturalisme dans les institutions dirigeantes, cela signifie en réalité filtrer quelques personnes de couleur ou des femmes dans les départements universitaires ou les salles de rédaction, tout en lançant cet assaut économique contre les travailleurs pauvres et en particulier les pauvres de couleur vivant dans les poches désindustrialisées des États-Unis. Très peu de ces multiculturalistes arrivent à en prendre conscience. Je suis tout à fait pour la diversité, mais pas quand celle-ci est aux dépens de la justice économique. Cornel West a été l’un des grands champions, non seulement de la tradition prophétique noire, la plus importante tradition intellectuelle de notre histoire, mais aussi un appel au clairon pour la justice, sous toutes ses formes. Il ne peut y avoir de justice raciale sans justice économique. Et tandis que ces institutions élitistes incorporent quelques marionnettes symboliques dans leur hiérarchie, elles continuent à brutaliser la classe ouvrière et les pauvres, en particulier les pauvres de couleur.

Une grande partie de la gauche est trompée par le stratagème de la politique identitaire. C’est un activisme de boutiquier. Il permet au système des grosses entreprises, celui que nous devons détruire, de rester intact. Il lui donne même un visage amical.

– Revenons à la question de la Russie : où cela nous mène-t-il ? Cette atteinte aux droits démocratiques est-elle si sérieuse ? Nous appelons cela le nouveau maccarthysme. Est-ce, à votre avis, une analogie légitime ?

– Oui, bien sûr, c’est du maccarthysme nouveau. Mais reconnaissons à quel point nos voix sont presque inaudibles.

– Je ne suis pas d’accord avec vous là-dessus.

– Eh bien, non audible dans le sens où nous ne sommes pas entendus par la masse populaire. Quand je vais au Canada, je suis sur CBC aux heures de grande écoute. C’est la même chose en France. Cela n’arrive jamais ici. PBS et NPR ne vont jamais le faire. Ils ne vont pas non plus le faire pour tout autre critique sérieux du capitalisme ou de l’impérialisme.

S’il y a un débat sur l’attaque contre la Syrie, par exemple, le débat portera sur bombarder la Syrie ou bombarder la Syrie et envoyer des troupes, comme si c’était les deux seules options. De même avec les soins de santé. Allons-nous adopter Obamacare, une création de la Heritage Foundation, en ligue avec les industries pharmaceutique et les assurances, ou pas d’assurance santé ? Les soins de santé universels pour tous ne sont pas discutés. Nous sommes donc en marge. Mais cela ne signifie pas que nous ne sommes pas dangereux. Le néolibéralisme et la mondialisation sont des idéologies zombies. Elles n’ont plus de crédibilité. L’escroquerie a été découverte. Les oligarques mondiaux sont haïs et vilipendés. L’élite n’a aucun contre-argument face à notre critique. Ils ne peuvent donc pas se permettre de nous avoir dans leurs pattes. À mesure que l’élite du pouvoir deviendra plus effrayée, ils utiliseront des formes de contrôle plus sévères, y compris l’instrument contondant de la censure et de la violence.

– Je pense que cela peut être une grosse erreur de se concentrer sur le sentiment d’isolement ou de marginalisation. Je vais faire une prédiction. Vous aurez, probablement plus tôt que vous ne le pensez, plus de demandes d’interviews et de temps de télévision. Nous sommes dans une période de crise politique colossale. Nous allons voir de plus en plus l’émergence de la classe ouvrière comme force politique puissante.

– C’est pourquoi nous sommes une cible. Avec la banqueroute de l’idéologie dominante, la faillite de la classe libérale américaine et de la gauche américaine, ceux qui tiennent à la profondeur intellectuelle et à l’examen des systèmes de pouvoir, y compris dans l’économie, la culture et la politique, doivent être réduits au silence.

Chris Hedges

interviewé par David North – Le 6 octobre 2017 – Source Word Socialist Web Site :
http://www.wsws.org/en/articles/2017/10/06/hedg-o06.html

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

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« Allah ne change pas la condition d’un peuple tant que ce peuple ne change pas ce qui est en lui-même. »

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Science sans conscience n’est que ruine de l’âmeRabelais

Chemtrails ?

Attention, la génération X ne supporte plus les conventions

Le mot de M. Menier : J’en parlais il ni a pas plus tard que mercredi dernier avec ma contrôleur judiciaire, elle souhaitait me faire enlevé mon couvre-chef, chose qu’elles ne méritent pas, ni l’une ni l’autre… mais dans un esprit de concorde je tenta de lui expliqué le pourquoi du comment : Nous brisons les convenances (terme que jamais je ne croit avoir utilisé verbalement et qui me fera tilté sur l’article.) de cette société sclérosé, doucement mais surement nous posons des actes léger et ferme qui signifie notre ras-le-bol. Elle m’écouta doctement et chose nouvelle, son corps n’émis pas de signaux répulsifs à l’énoncé de mon opinion.


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Une opinion d’Olivier Auroy, directeur Général de la société de conseil en marketing créatif Kantar Added Value et écrivain*.
 
La génération X (ces hommes et ces femmes nés entre 1965 et 1980) est en train d’imploser. Les « X-Tension » sont entrés dans la deuxième partie de leur existence et paniquent. Gare aux effets collatéraux !

Il s’appelle Eric. Il est proche de la cinquantaine. En septembre dernier, il a fait un méchant burn-out dans l’entreprise où il pensait légitimement finir sa carrière. Il sera remplacé par un millennial, un jeune cadre formaté pour conduire la transformation digitale réclamée par sa direction. Eric accuse le coup et pourtant, son licenciement lui apporte un certain soulagement. Car il a d’autres idées en tête. Il entend réaliser ses rêves d’étudiant, lui, le digne représentant de la génération X. Eric n’est pas un cas isolé. Ils sont des centaines, chaque mois, à tout remettre en question.

Avant qu’il ne soit trop tard

C’est l’écrivain Douglas Coupland qui, le premier, a décrit la désormais célèbre génération X. Elle a rejeté le modèle de ses parents (la génération W, issue du baby-boom) leur fidélité à l’entreprise, leurs plans d’épargne, leurs raisonnements figés dans la guerre froide et leurs grandes certitudes forgées dans les trente glorieuses. De toute façon, avec des calamités comme la fin du plein-emploi et l’apparition du sida, l’humeur n’était pas à l’optimisme.

Les enfants de la génération X appartiennent à la génération Y ou Z, ces fameux millennials qui aiguisent l’appétit des spécialistes du marketing et déboussolent les DRH. Leurs enfants ? La génération X les regarde avec envie. Ils approuvent leurs révoltes. Ils se disent qu’ils ont raison, que le travail, ce n’est pas tout, qu’il faut vivre, coûte que coûte, avant qu’il ne soit trop tard.

Car il est peut-être déjà trop tard. La génération X est entrée dans la deuxième moitié de son existence et elle panique. La crise des quarante ans est remplacée par la crise des cinquante. La crise du milieu de vie a pris dix ans parce que l’espérance de vie a augmenté. Comme l’a souligné le psychologue Elliott Jacques, « la crise du milieu de vie, c’est quand on prend conscience de sa mortalité ». Alors la génération X se rebiffe, Elle refuse tout fatalisme. Oui, il y a une vie après la cinquantaine. Le récent film « Aurore » avec Agnès Jaoui est l’un des nombreux exemples illustrant ce phénomène de société, le grand questionnement de la génération X et déclarons-le : l’avènement de la génération X-Tension.

La révolte des X-Tension

Les X-Tension n’ont plus peur de bouleverser leur vie. Ils ne supportent plus d’appartenir à des modèles, de suivre des conventions. Ils ont soufflé, comme leurs enfants, le vent de changement incarné par des Macron ou des Mélenchon au moment des élections. Sans doute parce qu’ils incarnaient – à tort ou à raison – un renouveau.

Les indices de leur révolte sont partout. J’en veux pour preuve le succès du roman de Luke Rhinehart, « L’homme-Dé ». De quoi s’agit-il ? D’un psychologue de New York qui, un jour d’ennui, décide de programmer le reste de son après-midi sur un coup de dé. Ça donne plus ou moins ça : un, je retourne au travail. Deux, je vais à la séance de cinéma de 15h. Trois, je range le grenier. Quatre, je vais chercher ma fille à l’école pour lui faire une surprise. Cinq, je vais me saouler dans un bar voisin. Six, je vais retrouver mon amour de jeunesse à 400 kilomètres de là. Le héros du livre roule le dé. Ça tombe sur six et sa vie s’en trouve chamboulée.

A la fin du livre, le psychologue doit se justifier devant ses collègues praticiens, furieux – car il joue aux dés la thérapie de ses patients. Voici ce qu’il leur explique : « Dans les sociétés stables, cohérentes, l’étroitesse de la personnalité avait une valeur. On pouvait se réaliser avec un seul moi. Ce n’est plus vrai aujourd’hui. Dans une société multivalente, seule une personnalité multiple peut faire l’affaire. Nous avons chacun une centaine de moi réprimés; nous avons beau fouler à toute force le sentier étroit de notre personnalité, nous ne parvenons jamais à oublier que notre plus profond désir est d’être multiple, de jouer plusieurs rôles différents. »

© Vincent Dubois

Faits pour vivre plusieurs vies

Nous sommes conditionnés dès notre plus jeune âge (école-collège-lycée-université-carrière-mariage-enfants-retraite-cimetière). C’est insensé, dit le psychologue dépeint par Luke Reinhardt. Nous sommes faits pour être multiples, pour vivre plusieurs vies. Ce livre, écrit dans les années 70, est prémonitoire. Il n’y a jamais eu autant de familles recomposées, de sites de libertinage, d’invitation à l’épanouissement personnel, d’encouragement à l’entreprise individuelle (partage salarial, auto-entrepreneuriat, freelance), de promotion du fameux slashing (le cumul de plusieurs activités), de désir d’expatriation. Partout, on fustige le bullshit job (le « métier à la c.. ») et quand les psys demandent aux adultérins pourquoi ils ont trompé leurs conjoints, ils répondent unanimement : « Je voulais me sentir vivant, à nouveau. » C’est un fait, 79 % des Français veulent changer de vie, et la génération X-Tension mène la danse.

Les X-Tension représentent-ils une menace ? Plutôt une force. Ils vont porter les mouvements demandés par leurs enfants. Pourquoi ? Parce que la marche actuelle du monde les consterne. Ils ont célébré la chute du mur de Berlin : ils ne s’attendaient pas à ce qu’on s’entoure de barricades. Ils ont porté l’adoption de la monnaie unique : ils ne s’attendaient pas à ce qu’on questionne l’Europe. Ils ont vu tomber les dictateurs : ils ne s’attendaient pas à ce que le populisme prolifère. Ils ont rêvé d’un monde où les cultures se rencontreraient plus facilement : malgré les nouvelles technologies, la haine de l’autre grandit. Bref, ils rejettent le monde qui se dessine, avec moins de fougue que dans leur jeunesse, mais avec la détermination de ceux qui ont suffisamment vécu pour savoir que leur cause est juste.

Pourtant, ce sont d’autres générations qui concentrent toutes les attentions : les millennials et le troisième âge. Les premiers parce qu’ils incarnent l’avenir. Les seconds parce qu’ils représentent un pourcentage non négligeable de la population (les plus de 65 ans représentent 19 % de la population française selon l’INSEE).

La génération X-Tension est coincée entre les deux, tiraillée, frustrée, bouillonnante. Il n’est pas rare, d’ailleurs, qu’elle ait la charge des générations qui les encadrent. Ce quinquagénaire témoigne : « Mon fils n’a pas de travail. Il reste à la maison. Mon père est malade, je passe tous mes week-ends à l’hôpital. Résultat ? Je n’ai plus de temps pour moi. Je n’en peux plus. »

Un quart de la population

L’implosion a déjà commencé. La génération X-Tension a les moyens de ses envies, et elle est de plus en plus rétive aux compromis. Rappelons que la génération X-Tension représente un quart de la population et un tiers des ressources. Marques et médias commencent seulement à le réaliser. La génération X-Tension finance les choix des Y et des Z. La génération X-Tension accompagne les W. Mais surtout, la génération X-Tension veut réaliser ses rêves, jusqu’aux plus fous.

Une inquiétante révolution pour certains, une aubaine pour d’autres. L’émancipation de la génération X-Tension va confirmer des tendances de fond, avec une accélération de la diversification professionnelle, une explosion des loisirs associés à l’expression individuelle et un accroissement des foyers monoparentaux. Tous les secteurs d’activité associés à ces tendances seront les grands gagnants des deux prochaines décennies.

→ Le dernier romain d’Olivier Auroy, « Au nom d’Alexandre », est paru aux Editions Intervalles.

→ Titre original de ce texte: « Attention, génération X-Tension ! »

Prescience

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La science est l’observation des choses possibles, présentes ou passées; la prescience est la connaissance des choses qui peuvent arriver, mais lentement.

La prescience est un terme du vocabulaire théologique définissant la faculté divine de Connaissance absolue, transcendant les catégories humaine des Passé, Présent et Avenir. Fréquemment utilisé dans le molinisme et autres théories des XVIe et XVIIe siècles liées aux controverses sur la ‘Liberté humaine et Grâce de Dieu’ le terme, dans son sens théologique a vieilli et est aujourd’hui peu utilisé. S’il s’agit de la connaissance anticipée des événements à venir, on parle plutôt de Précognition.

L’idée de connaissance anticipative a été développée de multiples manières dans le domaine de la science-fiction.

Elle y apporte un pouvoir important et souvent décisif.

  • Frank Herbert dans le Cycle de Dune n’en parle pas comme étant la capacité à voir un avenir statique, mais plutôt celle de deviner les différents chemins possibles, avec leurs conséquences et leur probabilité, ce qui permet de choisir (et le choix le plus facile n’étant pas toujours le meilleur). À noter que ce « don » est aussi un fardeau.
  • Philip K. Dick dans la nouvelle Glissement de temps sur Mars établit un lien entre prescience et autisme de façon assez brillante. De même, la nouvelle L’homme doré postule l’émergence d’un mutant capable d’une prescience parfaite sonnant le glas de l’espèce humaine classique. Elle est adaptée pour le grand écran sous le titre de Next (2007).
  • Yoda, dans Star Wars, explique à Luke Skywalker que la vision qu’il vient d’avoir est l’une des facultés issues de la maîtrise de la Force, ce qu’il commente par la dialectique : « Toujours en mouvement est l’avenir. »
  • Destinée, un personnage lié aux X-Men de Marvel, est une mutante dont le pouvoir est la prescience. Elle utilisera ce don pour écrire des journaux prophétisant, notamment, la venue des Douze.

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Philippe Guillemant, l’homme qui voulait sortir de la matrice

Le mot de Mustapha Menier : édition en cours…

Titiou Lecoq pour Usbek & Rica.
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Physicien au CNRS le jour, prêcheur vantant les mérites de l’âme quantique la nuit, Philippe Guillemant se situe dans un espace-temps inédit, quelque part entre le chat de Schrödinger et J. J. Abrams. Comment un centralien qui construisait des détecteurs de feux de forêts a pu devenir, trente ans plus tard, le gourou des « synchronicités » ?

Inventeur du vidéonystagmographe

Avant de deviser avec son ange intérieur, Philippe Guillemant a été un ingénieur brillant. Diplômé de l’École centrale, il se lance dans une thèse de doctorat en physique du rayonnement. En 1983, il travaille à l’Institut de physique du Globe de Paris. Il met au point l’informatisation d’un observatoire volcanologique en Martinique, ce qui lui permet d’étudier la détection de signaux et leur traitement par des logiciels.

Crédits : MedicalExpo

En 1986, il entre au laboratoire marseillais de l’Institut universitaire des systèmes thermiques industriels (IUSTI). Il s’y fait vite remarquer en inventant un détecteur automatique de feux de forêts fondé sur la reconnaissance d’images de fumée. Son invention trouve un débouché inattendu en médecine puisque l’ingénieur fabrique un casque pour explorer la sensation de vertige grâce à l’analyse du mouvement des yeux. Son nom : le vidéonystagmographe.

Chercheur start-uper

Philippe Guillemant ne se contente pas de sa casquette de chercheur. En 1993, il crée l’entreprise Synapsys, qui commercialise son vidéonystagmographe et se positionne sur le terrain de l’intelligence artificielle. En pleine bulle Internet, à une époque où l’argent coule à flots, il reçoit des offres alléchantes pour développer ses travaux de l’autre côté de l’Atlantique. Mais Philippe décide de rester en France, où il profite de la nouvelle loi sur l’innovation pour monétiser ses recherches en planchant lui-même sur les applications industrielles de son travail.

Le logiciel Uracode, monté par la société Uratek

En 1998, il lance une autre start-up : Uratek, sous contrat de licence avec le CNRS. La société doit servir de cadre commercial pour développer Uracode, un logiciel de reconnaissance visuelle qui permet aux robots mobiles d’inspecter et d’identifier des images en temps réel. Tout semble sourire à Philippe Guillemant. La preuve : il reçoit en 2001 le Cristal du CNRS, qui récompense les meilleurs ingénieurs, et obtient l’habilitation pour diriger des recherches.

Le grand effondrement

Mais en 2005 se produit ce que Philippe Guillemant qualifie de « grand effondrement ». De ce cataclysme, on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il concerne toutes les sphères de son existence : séparation amoureuse, interdiction de voir ses enfants, problèmes professionnels, soucis de santé, etc. De quoi sombrer dans une sérieuse dépression.

L’été suivant, Philippe va expérimenter ce qu’il appelle des « synchronicités », des coïncidences que nous attribuons au hasard, à défaut de les comprendre. Elles vont modifier le sens de sa vie. Il est en randonnée en Haute-Provence, il envisage déjà d’écrire un livre métaphysique assez personnel mêlant physique quantique, théorie du chaos et méditation. Mais ce n’est qu’un vague projet quand, un jour, il cherche une place pour se garer. Le seul emplacement disponible est situé devant… une librairie. Un signe ! Ensuite, il déjeune dans un bar-restaurant qui s’appelle… Le nouveau roman. Re-signe ! Pour Philippe, tout cela valide la théorie qu’il est en train d’élaborer. Il se lance alors dans la rédaction de son premier livre, La Route du temps, qui paraît en 2010 et n’a objectivement rien à envier aux scénarios de séries comme Fringe ou Lost.

« Danser avec le chaos »

Comme Patrick Sébastien, Philippe Guillemant croit dur comme fer aux synchronicités, qu’il définit comme les « manifestations de futurs potentialisés». Si nous identifions correctement ces synchronicités et apprenons à interpréter leur message, alors nous pouvons modifier notre futur en agissant sur le présent. Si, en revanche, on passe à côté, on se contente de suivre le chemin d’un avenir tout tracé, déjà réalisé.

Il faut « danser avec le chaos » et dépasser nos peurs pour « qu’apparaisse la magie ». 


Menier Mustapha quant à lui aurait plutôt dit : Il faut « danser avec le chaos » et dépasser nos peurs pour « que se concrétise, s’opère l’alchimie ». 


Guillemant va plus loin. Citant sa propre expérience, il avance qu’il est possible d’acquérir le pouvoir de provoquer ces synchronicités. Pour cela, il faut : une volonté authentique, le détachement au passé, le don de soi et l’amour qui permet « d’énergétiser ce futur pour qu’apparaissent les voies non causales et les ponts pour l’atteindre ». Ah et il faut aussi « danser avec le chaos » et dépasser nos peurs pour « qu’apparaisse la magie ». On est loin, très loin, des robots et de la reconnaissance visuelle.

Modifier le futur dans le présent

En 2015, il publie La Physique de la conscience puis participe au film La Route de la conscience. Il donne des conférences dans des instituts métapsychiques, des associations de méditation et collabore à des rencontres d’ufologie, ce qui laisse imaginer la diversité de son auditoire, des complotistes acharnés aux individus à la recherche de leur « boussole personnelle ». À tous, Philippe Guillemant martèle son message : l’usage des synchronicités va nous permettre de sortir de la matrice.

Illustration tirée du film Matrix

Il cite beaucoup Matrix. Selon lui, nous sommes asservis par la matrice, qui est partiellement physique et partiellement quantique. Il faut s’en libérer (pilule rouge). Parce qu’elles nous montrent des choix que nous avons déjà faits et leurs effets sur le futur (Guillemant parle de « rétro-causalité »), il faut réussir à voir les synchronicités pour dévier l’espace-temps. Autrement dit : puisque les conséquences du futur nous apparaissent dans le présent, nous pouvons modifier le futur par nos choix dans le présent.

Un rebelle complotiste

Audacieuse, la démarche pose plusieurs problèmes. D’abord, Philippe Guillemant est souvent présenté comme « physicien au CNRS » alors que ses théories n’ont rien à voir avec son travail dans cet organisme public de recherche. Il joue délibérément sur ce flou, bien conscient qu’il a le devoir de s’exprimer à titre personnel et pas au nom de l’institution scientifique.

Illustration tirée de Star Wars, The Last Jedi

Ensuite, toutes les formules utilisées par Guillemant, de « l’arbre de vie » au « chemin intérieur » en passant par « l’ange » (il appelle ainsi son « lui » du futur), versent davantage dans le développement personnel que dans la physique. Enfin, on trouve toujours dans son discours un fond de complotisme : on nous ment, et la science n’est pas ce qui nous est divulgué dans les médias dominants. « Les pouvoirs politico-médiatiques en place » cherchent la « décrédibilisation de tout mouvement opposé à l’établissement d’un ordre mondial matérialiste », estime Guillemant. Lui a choisi le camp des rebelles. D’une certaine manière, il s’est même sacrifié : il a décidé de « prendre le job, sachant que personne ou presque n’ose le faire ». Philippe est donc le messager qui va nous guider. Un élu. Néo. Ou plutôt Luke SkyGuillemant.


Illustration de une réalisée par Aline Zalko pour Usbek & Rica.

Citation de la rébellion

Distinguons trois types de citoyens, les premiers sont intelligents mais trop prudents, les seconds sont clairvoyant mais clairement imprudent, enfin les derniers… les plus nombreux, sont stupides, des crétins sans intérêt, aucun.

Les premiers soutiennent et conseillent quelquefois les seconds , qui finissent à leur tour par être suivis par les crétins.


En parlant de crétin, Sannat en est un! je comptais prendre le temps ce week end de rédiger une réponse à ce ridicule article ou l’argumentaire est digne de… non, ou l’argumentaire est clairement indigne en sus d’être d’une rare stupidité, article relayé d’ailleurs par une vieille sans cervelle, qui semble néanmoins comprendre les rouages du piège buzz à cons!

mais voila, comme dis précédemment pourquoi devrait-je donner de la confiture aux cochons crétins !? qu’ils aillent donc ce faire enculer par des beaufs, boeufs qu’ils sonts.

  • Ouh… c’est violent ça! t’as raison mustapha te mélange pas avec ces gens là, tu vaut bien mieux que cela, t’es lecteurs aussi soit dis en passant…
  • Oui, mais ça me démange quand même sévère hinn! allez passons c’est vrai qu’il s’en dis beaucoup d’idiotie, ces temps-ci.
  • Tu es ici pour prouver aux intelligents que tu es clairvoyant c’est bien ça!?
  • humm… attention à toi tout de même, je suis pirate donc loup de mer et je sait encore montrer les cros.
  • ah mince, c’était donc de cela qu’il était question!?
  • il aimait l’Afrique, l’Afrique, mais le fric, le fric, le fric l’as forcé à taillé, taillé…
  • heu… de quoi tu parle?
  • regarde dessous

Le dernier président de France !

Mitterrand_Francois

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

François Mitterrand

 

Faut-il être complotiste pour comprendre le monde qui nous entoure ?

Faut-il être complotiste pour comprendre le monde qui nous entoure ?

Complotiste, le mot n’existe pas encore dans le Larousse français. Pourtant, il est devenu aujourd’hui un qualificatif on ne peut plus commun pour désigner ceux qui le plus souvent remettent en cause les versions officielles.
De la genèse de l’utilisation de ce terme aux enjeux de compréhensions des évènements politiques, économiques et sociétaux actuels, penchons nous sur une nouvelle façon de voir le monde, à la lumière des nouveaux moyens d’informations.

Le complotiste, ce citoyen presque comme les autres

Vous le croisez surement tous les jours, mais vous le reconnaissez rarement.
En effet, le premier attribut du complotiste est qu’il est discret. Vous ne le verrez jamais attablé à une terrasse de café, braillant à ses amis circonspects que le 11 Septembre 2001 c’est la CIA ou encore que Chavez a été assassiné. Non. Le complotiste est un être discret, calme le plus souvent, observant avec attention le monde qui l’entoure et se questionnant sans cesse sur l’étrange maladie qui touche ses concitoyens, à savoir leur aversion profonde pour la réflexion.
Le complotiste n’est pas matérialiste, parce qu’il a compris la stratégie de la société de consommation et ses conséquences sur les peuples, sur les nations.
Si vous discutez avec lui, le complotiste vous écoutera, mais vous coupera régulièrement la parole, exaspéré par ce qu’il considère être des incohérences majeures dans votre discours et une absence évidente de logique dans votre argumentation. Oui, c’est un défaut du complotiste, il pense avoir toujours raison. Il pense avoir toujours raison parce que lui, contrairement à d’autres, il lit, il s’informe partout où il le peut, la presse française, la presse étrangère, il lit les médias dominants, il lit la presse dissidente. Il lit absolument tout, il regarde tout et ensuite…et bien il réfléchit.
Dernière chose, le complotiste se fout de la doxa, de l’opinion dominante, il pense en son âme et conscience, observant pour chaque sujet qu’il étudie une démonstration quasi mathématique: le postulat de départ, la démonstration, et la conclusion. Dans sa bibliothèque vous trouverez du Sartre, du Camus, du Bourdieu, du Chomsky, des livres des éditions La Découverte, Xénia, Kontre Kulture et bien d’autres encore car le complotiste ne discrimine pas les auteurs… sauf BHL, quand même !
La fourchette d’âge du complotiste n’a jamais été renseignée, et nous ne savons pas le pourcentage d’hommes et de femmes français qui sont à l’heure actuelle des complotistes. Il n’en demeure pas moins que pour reconnaitre un complotiste il vous suffira de lui demander ce qu’il pense de BFMTV. A ceci, s’il en est un, il vous répondra pour sûr: « BFMTV c’est de la merde, prend toujours l’inverse de leur information et tu auras la vérité. »

Complotiste, un terme devenu aujourd’hui nom commun

C’est après le 11 Septembre 2001 et les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone que ce terme est véritablement apparu dans les discours des commentateurs d’actualités et des politiciens. Etait alors complotiste celui qui remettait en cause la version officielle de ces attentats et qui par définition y voyait un…complot. Majoritairement la thèse en présence chez les complotistes du 11/09/2001 était qu’ils voyaient la main du gouvernement américain derrière les attaques et notamment celle de la CIA, dans le but de permettre au gouvernement Bush de l’époque d’orienter l’opinion publique américaine afin de légitimer une intervention militaire en Irak, et là on se souvient de son célèbre discours avec « l’Axe du Mal »…
Cela dit, il fut un temps ou être complotiste n’était pas si mal vu et je me souviens que lors de la sortie au cinéma du film W., on trouvait devant les salles obscures de certaines villes de provinces, des citoyens qui distribuaient des tracts sur lesquels était résumée assez grossièrement la thèse des complotistes. A cette époque, nous pouvions encore échanger cordialement entre complotistes, pro-américains et simples badauds qui passaient par là. Le côté exotique de l’opinion divergente ajoutait du piment aux discussions entre amis, collègues ou voisins. Chacun donnait son opinion, librement…

Mais petit à petit, les enjeux géostratégiques et géopolitiques évoluant, les politiques occidentales d’ingérence dans les pays du Moyen-Orient se sont durcies et les actes condamnables au regard du droit international aussi. Des voix ont commencé à s’élever, il a fallu les bâillonner. Trop dangereux pour la pérennité du projet impérialiste.

Donc, toute remise en cause d’un évènement servant les politiques occidentales au détriment de vies humaines civiles ou plus largement du processus de paix dans certains pays devint, pour les journalistes – bras droit du pouvoir politique – du complotisme pur et dur, un truc grave genre virus H1N1, il fallait trouver le vaccin en urgence. Alors, perfusion de désinformation au 20h et sur les chaînes d’infos en continue, injection de « complotisme, ce truc d’illuminés » – une dose de cheval comme dirait l’autre, et procès permanents pour bien faire comprendre aux citoyens le côté illicite de la réflexion libre, ou quand réfléchir par soi même devient un délit, on comprend que la lutte pour la liberté et la vérité vient véritablement de commencer.

Faire son choix entre Presse d’Etat et Presse indépendante

Entre Presse d’Etat, financée et orientée, et Presse indépendante, le complotiste à fait son choix. Consommateur de médias dits de « réinformation », on le trouve souvent sur Egalité et Réconciliation, Réseau Voltaire, MetaTV et certains autres médias étrangers (russes notamment), souvent bien plus objectifs que la soupe indigeste de la presse française.

En France il y a d’abord l’AFP comme presse d’Etat. C’est l’Agence France Presse existant depuis 1944 et qui fournit aux médias français toutes les actualités. Et même si l’Agence France Presse se revendique comme étant indépendante vis-à-vis du pouvoir politique, elle a souvent été épinglée dans des manipulations d’informations servant ce même pouvoir politique, comme par exemple la traduction mensongère du discours de l’ancien Président iranien Mahmoud Ahmadinejad aux côtés d’Hugo Chavez l’ancien président du Venezuela, en 2012. Le tollé sur la toile avait d’ailleurs été énorme une fois la manipulation découverte.

Ainsi, la principale agence d’info qui fournit toutes les rédactions d’information avec des actualités tronquées et mensongères, des fausses informations qui servent la politique menée en France, pose véritablement la question de l’indépendance de cette agence AFP (qui assure diffuser aux rédactions des informations « neutres et fiables ») et plus largement cela questionne sur le crédit à accorder aux médias d’informations français.

Il y a ensuite le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), organisme lui aussi soi disant indépendant qui surveille et sanctionne les chaînes de télévision qui n’appliqueraient pas la loi, ou qui, et on va le voir avec une affaire édifiante, sert encore une fois le pouvoir politique en tenant le rôle plus que jamais de police de la pensée. Ainsi, en 2002, l’analyste politique Thierry Meyssan était reçu sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle sur France 2, une émission animée par Thierry Ardisson, et dans laquelle il venait présenter son livre 11 Septembre 2001 – L’effroyable imposture et dans lequel il remettait en question la thèse officielle des attentats du 11 Septembre 2001. C’est un courrier que le CSA envoya au président de France Télévision pour rappeler à l’ordre la chaîne de TV (pas de thèses non officielles à la télévision), et Thierry Meyssan ne fut plus invité sur un plateau de télévision en France.
Le CSA a donc clairement le pouvoir de censurer ceux qui ont une parole un peu trop libre sur certains sujets…

Le CSA, un organe de censure qui souhaiterait d’ailleurs élargir son champ de compétence puisqu’en 2014 certaines propositions ont été faites notamment par Olivier Schrameck, l’actuel président du CSA pour qu’ils obtiennent le pouvoir de « réguler » (donc censurer un peu plus) des sites internet proposant un contenu audiovisuel, comme YouTube par exemple.

Nous sommes donc indéniablement ici face à des organismes indépendants fantoches qui cachent un pouvoir politique voulant à tout prix verrouiller les moyens d’informations pour que seule la presse d’Etat, ou la presse validée par l’Etat puisse être accessible et ainsi désinformer sans cesse pour modeler à la convenance de ceux qui nous gouvernent, l’esprit des citoyens de ce pays.

Internet à l’épreuve de la pensée unique

Et s’il était aisé jusque dans les années 1990 d’orienter une opinion publique de telle ou telle façon en affirmant des contre vérités sur les pays étrangers, ou sur tout autre sujet propre à initier un débat public défavorable à la politique du pouvoir en place, un outil a mis en difficulté les politiciens et journalistes habitués au mensonge systématique: Internet.
L’info la bonne est à bout de clic et en quelque seconde sur tablette, pc et Smartphone.
Ça, c’est le Graal pour le complotiste.
Démonter les théories officielles devient donc un jeu online, partisans de la vérité face aux débunker autoproclamés. Mais la partie est rarement gagnée par le complotiste. En effet, la législation de plus en plus sévère en la matière, sanctionne le complotisme, rebaptisé tantôt révisionnisme, tantôt diffamation, tantôt négationnisme… Pourtant, les combattants de la vérité persévèrent pour une raison simple. Ils se sentent investis d’une mission, celle de lever le voile sombre de la pourriture oligarchique qui dirige le monde, de faire tomber le masque du mensonge et pourquoi pas de participer à la prise de conscience des peuples, opprimés qu’ils sont, et initier leur révolte contre leurs oppresseurs… Telle est la finalité du complotiste actif sur le net. Le trollage pseudo subversif du geek warkrafteur aux neurones complètement carbonisés, sur des sujets sérieux, ça n’est pas du complotisme.
Le complotisme c’est un travail de fond et de faits, d’analyse et d’argumentation.

En conclusion, complotiste vice ou vertu ?

A l’heure de la bêtise instituée, des programmes télévisés du service public totalement abrutissants, des journaux détenus par des hommes d’affaires milliardaires aux intérêts connus et critiquables, certains font le choix de s’extraire de ce processus de vidage des cerveaux, de broyage de l’intellect, d’asservissement par la promotion de la stupidité. Certains font le choix de raisonner, ceux-ci sont les complotistes.

Vous l’avez compris, le complotiste n’est en réalité rien d’autre qu’un citoyen lambda qui a décidé de réfléchir. Pas de haine, pas de frustration, de névrose, de paranoïa, de folie furieuse ou d’idées dangereuses chez le complotiste, simplement la volonté de savoir, de comprendre et de…dire, écrire, réinformer.

Difficile à admettre pour les professionnels de la désinformation, mais ils – les complotistes – sont des gens normaux. Tellement normaux que les diaboliser à outrance devient indispensable pour ne pas éveiller la curiosité de la masse amorphe des Français qui se complaisent encore dans leur effrayant vide intellectuel.

Qu’ils aient raison sur tout ou tort parfois, saluons le courage des complotistes connus et anonymes, ceux qui agissent dans l’ombre et la lumière, offrons leurs les fleurs du mal, c’est-à-dire de l’attention, de la considération, un peu d’intelligence et surtout de la réflexion dans notre monde empli de mensonge et de bêtise.

Bref, passons du solipsisme cartésien à un solipsisme un peu plus moderne: Je pense donc je suis… complotiste !

La Rédac

source: https://idpolsite.wordpress.com/2016/07/03/faut-il-etre-complotiste-pour-comprendre-le-monde-qui-nous-entoure/

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