Jean-Luc Mélenchon versus les Conspirationnistes ou Conspirateur!

à qui je m’en prend ? à Mélenchon le révolutionnaire retardataire qui à passé sa vie à bouffé de la langouste avec ces amis europeistes et qui en 2008 fut remis en scène (conspiration étatique du parti de Gauche) dans le rôle du révolutionnaire éloquent, afin d’attirer dans son giron une grande partie des extrémistes de gauche qu’il renverra tout naturellement à la gauche caviar aux élections, ou à Thomas Huchon, le fils de Jean-Paul Huchon, président socialiste du conseil régional d’Île-de-France depuis 1998, journaliste ridicule et invité régulier des chaines de télés, pour mettre en avant son documentaire bide « journalistique »; je l’ai observer lors de quelques entrevues télévisé, il est d’une médiocrité remarquable comment est-ce possible!? probablement est-il sans conviction, pousser par la volonté de papa qui souhaite trouver une utilité a son incapable de fils.



Depuis quelque temps, je suis régulièrement spamée sur Twitter par des messages en provenance de Spicee, un nouveau média qui se présente comme 100% vidéo, mais qui est surtout 100% PAYANT (5,90 € la vidéo). Des messages promotionnels incessants cherchant à créer le buzz autour d’un documentaire soi-disant sensationnel sur les conspirationnistes. Je remarque que leurs messages n’intéressent personne, ils ne sont pratiquement jamais retweetés, mais je vais quand même voir de quoi il s’agit.

Baronnie socialiste et scandales à répétition

Le documentaire en question s’intitule « La traque aux conspis », sorte de remake de la chasse aux sorcières, sous-titré « Comment nous avons piégé les conspirationnistes« . On sent toute la délectation des auteurs d’avoir réussi à berner quelques gogos… Son réalisateur n’est autre que Thomas Huchon, le fils de Jean-Paul Huchon, président socialiste du conseil régional d’Île-de-France depuis 1998 et administrateur de la Banque publique d’investissement, lourdement condamné par la justice. Petit rappel contextuel, avant de rentrer dans le vif du sujet :

« En novembre 2004, après l’envoi d’une lettre anonyme sur l’existence d’emplois fictifs au conseil régional d’Île de France, il est jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d’intérêts dans des marchés publics passés en 2002 et 2003, entre le conseil régional et les sociétés de communication Image Publique, Sertis et LM Festivals, employant Dominique Le Texier. Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis, 60 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité le 20 février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris puis la peine est confirmée en appel le 21 novembre 2008, hormis l’inéligibilité. »

L’association ANTICOR avait alors estimé « que Jean-Paul Huchon, du fait de cette condamnation, ne devrait plus pouvoir se présenter devant les électeurs, cette condamnation, six mois de prison avec sursis et 60 000€ d’amende ce qui n’est pas rien, étant pour nous une clause d’inéligibilité. » On sait qu’il n’en a rien été.

En septembre 2013, l’homme politique, proche de Dominique Strauss-Kahn, était encore au coeur d’un scandale, où l’on retrouve justement son fils Thomas. La région qu’il préside était accusée d’avoir dépensé plus de 7 millions d’euros dans différents projets liés au Chili, le pays de cœur de Jean-Paul Huchon, où il s’est rendu à plusieurs reprises et où est née sa vocation politique. Ce scandale à l’époque avait permis de ramener en surface une supposée affaire de népotisme datant de 2005 (voir Atlantico), puisque la petite amie de son fils Thomas avait alors été embauchée à Santiago du Chili par le musée de la solidarité (dont les portes avaient pu rouvrir grâce à la générosité de l’Île-de-France), qui lui avait reversé 400.000 euros. Jean-Paul Huchon avait profité de l’occasion pour partir rejoindre son fils et sa belle-fille au Chili, avec l’argent des Franciliens au prétexte d’une « visite officielle ».

Production d’un hoax complotiste

Mais revenons, après ces quelques présentations, au film de Thomas Huchon, qui lui a permis, nous dit-il sur Twitter, de mener une double vie pendant quelques mois.

D’abord, sachez que les plus grands spécialistes (sans ironie…) de la question complotiste ont été réunis : Rudy Reichstadt, Gérald Bronner et j’en passe. Le concept du film : inventer de toutes pièces une théorie du complot, la lancer sur le Net, avec une publication du documentaire sur YouTube, en faire habilement la promotion sur les réseaux sociaux, et essayer de comprendre comment des imbéciles peuvent tomber dans le piège. Voici le script de cette fausse théorie du complot :

« Le Sida a été inventé par les Etats-Unis pour combattre la révolution castriste à Cuba dans les années 60. Voilà pourquoi, les Américains ont imposé un blocus à l’île. Et si aujourd’hui, la situation se détend, c’est parce que les Cubains sont en passe de trouver un vaccin sur lequel lorgnent les grands laboratoires pharmaceutiques. Vous ne le saviez pas ? Normal, c’est totalement faux. Et pourtant, des milliers de personnes ont avalé cette théorie sans broncher sur le net. Pourquoi ? Comment ? C’est l’objet d’une expérience incroyable que ce documentaire totalement inédit vous raconte. »

Arrêtons-nous un instant sur l’affirmation selon laquelle des milliers de personnes auraient été bernées. Dans la bande-annonce du film, cette affirmation est illustrée par cette image :

Le compteur YouTube indique que la vidéo a été vues 5687 fois, et que 19 personnes se sont abonnées au faux compte « Lionel Perrottin », dont l’avatar est une représentation d’Hugo Chavez.

Je suis allée le 12 décembre sur ce compte YouTube ; la vidéo y a déjà été supprimée, impossible de voir si le compteur a donc dépassé les 5687 vues. Probablement pas, puisque sur son compte Twitter (sur lequel je reviendrai), un tweet du 31 octobre se félicite que le film ait atteint les 5535 vues – et il s’agit là du tout dernier tweet de « Lionel Perrottin ».

Sur ce compte déserté, on ne trouve plus guère que ces informations : ouverture du compte le 22 avril 2015 et 22 abonnés.

Ce sont là des chiffres extrêmement faibles pour ce genre de contenu racoleur. Sur 5687 vues, le nombre de personnes différentes ayant visionné le faux documentaire est assurément plus faible (certaines personnes ont en effet pu le voir plusieurs fois), et la totalité n’a de toute évidence pas été convaincue par son propos.

Le hoax (d’assez piètre qualité) était encore accessible le 12 décembre dans la soirée (lorsque j’ai entrepris cet article) sur un autre compte, celui d’un certain Chimical Spray. Il s’agit cette fois d’un vrai compte, d’un authentique complotiste qui a fait une copie de la vidéo (et qui réclame d’ailleurs des dons à ses visiteurs pour lui permettre de poursuivre son combat pour révéler la vérité…). La vidéo, là, a été postée le 30 octobre 2015. Elle a été supprimée depuis ; « Lionel Perrottin », alias Thomas Huchon, a obtenu son retrait pour atteinte aux droits d’auteur dans la nuit du 12 au 13 décembre.

Elle a été vue à ce jour 1948 fois, ce qui est encore très peu. Elle est certes plutôt appréciée, avec 73 votes positifs, et seulement 5 négatifs. Et les commentaires, sauf rares exceptions, témoignent d’une grande crédulité des internautes, qui en viennent parfois à dénoncer… le Diable en personne et à en appeler en conséquence à la révolte.

Bref, il n’est pas évident que des milliers de personnes aient réellement avalé cette fausse histoire, mais ne chipotons pas trop ; d’autres films, tout aussi grotesques, ont été vus, eux, bien plus de fois, et ont été manifestement crus par beaucoup de monde.

Infiltration grossière de la complosphère

Venons-en à la manière dont ont procédé les participants à ce projet documentaire. Car après avoir réalisé et publié leur documentaire bidon, il leur a fallu « infiltrer », comme ils le disent, la complosphère, se faire accepter par les membres de cette tribu étrange à leurs yeux que sont les conspirationnistes, pour tenter d’aller faire auprès d’eux la promotion de leur théorie du complot. Comment s’y sont-ils pris ?

D’abord, cela passe par la création d’un compte « Lionel Perrottin » sur différents réseaux sociaux : Twitter, Facebook et Google+.

Sur Twitter, « Lionel Perrottin », qui se présente comme « Insoumis et libre penseur », avec Chavez en avatar, est suivi par seulement 45 abonnés, ce qui est ridiculement peu, et tend à indiquer que le stratagème de Thomas Huchon n’a pas vraiment bien marché. Aucune figure un tant soit peu connue ne figure parmi ces abonnés.

« Perrottin » est abonné, quant à lui, à 192 comptes Twitter, qui lui permettent de se faire connaître par des profils susceptibles d’être intéressés par une nouvelle théorie du complot. Parmi ses cibles, qu’il a essayé d’hameçonner, mais qui ne sont pas tombées dans son piège (puisqu’elles ne se sont pas abonnées de leur côté à son compte), citons François Asselineau, Alain Soral, Thierry Meyssan, Dieudonné, Panamza, Agence Info Libre, Le Libre Penseur, Joe Le Corbeau, Pierre Jovanovic, Jacques Sapir, Olivier Berruyer, Les Cercle des Volontaires, Michel Collon, Laurent Louis, Faits & Documents, Étienne Chouard, Aymeric Chauprade, Meta TV, ReOpen911, Edwy Plenel, Kémi Seba, Hervé Ryssen, Pascal Boniface, Boulevard Voltaire, Rokhaya Diallo, Ce soir (ou jamais !), Le Canard Enchaîné, Fdesouche, et une floppée de profils inconnus, puisés dans les rangs de l’extrême droite, des cathos tradi, des pro-Palestiniens, et autres critiques du « système »…

Le tout premier tweet est posté le 17 avril 2015 ; il exprime un rejet du traité transatlantique et renvoie vers un article du site Égalité et Réconcilitation d’Alain Soral.

S’ensuivent une floppée de tweets de la même teneur, exprimant une défiance envers toutes les autorités, une indignation permanente et outrancière (qui nuit à sa crédibilité), et renvoyant à des articles de figures célèbres de la « dissidence » sur le Net. On constate que les messages de « Lionel Perrottin » ne sont quasiment jamais retweettés ni même « likés », ce qui témoigne d’une étonnante indifférence des autres twittos. Nos comédiens jouent assez mal, faut-il le croire, leur rôle de complotistes, puisque personne ne semble vraiment les prendre au sérieux. « Lionel Perrottin » tweete donc dans un relatif vide… Voici le seul tweet (sur un total de 98) qui a été un tant soit peu retweeté en six mois d’expérience sur ce média :

Petit à petit, le faux complotiste, qui s’indignait de tout un tas de sujets, des sionistes à la CIA, en passant par Hollande et Julie Gayet, se focalise de plus en plus ; il ne parle plus que du sida, de Cuba et de la CIA, autant de sujets qu’il va bientôt faire fusionner. Il relaie plusieurs fois la vidéo d’une interview du Dr. Boyd Graves, datant de 2006, qui prétend que les États-Unis et la CIA auraient créé en laboratoire le virus du sida dans un but génocidaire. Il renvoie aussi vers un article du site Réseau international, qui reprend les thèses du Dr. Boyd Graves.

Il faut attendre le 22 octobre pour que « Lionel Perrottin », alias Thomas Huchon, annonce la sortie de son documentaire sur YouTube. Là encore, calme plat : aucune réaction, aucun retweet, aucun « like ».

Sur Facebook, l’opération est également lancée le 17 avril 2015. « Lionel Perrottin » parvient à se faire 534 « amis » ; c’est convenable, sans être formidable. Il n’est suivi que par 20 personnes. La stratégie est la même que sur Twitter : balancer des messages contestataires qui partent dans tous les sens, sur la Palestine, la démocratie, les false flags, la loi sur le renseignement, les complots de la CIA, et qui surtout dénoncent le silence des médias… Là encore, ces messages sont le plus souvent publiés dans l’indifférence générale, même si de temps en temps quelques réactions et échanges apparaissent :

Puis vient la focalisation sur un seul sujet et l’annonce de la sortie du film. Là encore, comme sur Twitter, la démarche est un semi-échec, tant « Lionel Perrottin » apparaît comme une caricature peu crédible et n’attire sans doute pour cette raison que peu de monde à lui. Il draine cependant quelques commentaires témoignant d’une perte de répères et d’une crédulité développée.

Une poignée d’internautes relaient le documentaire sur Facebook, qui se retrouve par ailleurs repris fin octobre sur les sites Réseau international et Wikistrike. Sur le premier site, 43 commentaires sont postés, qui sont loin d’être tous crédules ; pour certains, c’est clair, ce documentaire sent le fake à plein nez :

Crédulité partagée

Ce qu’a voulu montrer cette expérience, c’est que (comme le dit l’un des trailers du film) « certains avalent et relaient n’importe quelle information, pourvu qu’elle aille dans leur sens« . Mais avait-on besoin de huit mois d’enquête pour le savoir ? Évidemment non. Nous le savions tous déjà. Chacun fait feu de tout bois pour défendre sa cause et n’est pas toujours très regardant sur la véracité des faits, pourvu que ces derniers le servent.

Ainsi, encore récemment, Alain Benajam, président du Réseau Voltaire France, relayait sur sa page Facebook une animation d’environ trois secondes (manifestement un hoax) montrant un missile frappant le Pentagone le 11 septembre 2001. Pour lui, c’était la preuve définitive. Pourquoi n’en démord-il pas et a-t-il voulu croire que l’animation était authentique ? Il nous a lui-même donné la réponse dans un commentaire : parce que, dès le premier soir, c’est à cette thèse qu’il a cru. Difficile par la suite d’en démordre.

Cette attitude ne vaut cependant pas que pour les seuls complotistes, et c’est là que nos « traqueurs de conspis » s’égarent et se rassurent à bon compte sur eux-mêmes, ne pouvant se déprendre de leur sentiment de supériorité. Quand, par exemple, Rudy Reichstadt continue de ranger dans les théories du complot (évidemment fausses) l’idée selon laquelle Lee Harvey Oswald n’est pas le seul responsable de l’assassinat de J.-F. Kennedy, alors même que des personnalités éminentes (et sans doute mieux informées que lui) comme John Kerry, Valéry Giscard d’Estaing ou Gérald Ford ont affirmé ne pas croire à cette thèse, sans parler de journalistes d’investigation comme William Reymond, fait-il autre chose que d’avaler n’importe quelle thèse pourvu qu’elle aille dans son sens, celui qui lui agrée le plus ?

Éthique journalistique défaillante et mépris du peuple défiant

Au final, on peut reprocher à Thomas Huchon et à sa bande de « traqueurs de conspis » d’avoir manipulé sciemment le public, d’avoir sciemment désinformé pendant plus de six mois sur les réseaux sociaux, sans songer à d’éventuelles conséquences, et ce dans le seul but d’observer les « rats » de complotistes dans le « laboratoire » qu’ils avaient échaffaudé pour eux. Une grave question d’éthique professionnelle se pose : un journaliste, dans l’exercice de son métier, peut-il en toute conscience désinformer, propager de fausses informations, une nouvelle théorie du complot, rien que pour voir les effets qu’elle produit, et alors même que d’aucuns, à l’instar de Pierre-André Taguieff, estiment qu’elles peuvent fournir des justifications au terrorisme ? N’est-ce pas totalement irresponsable dans le contexte actuel ? N’y a-t-il pas déjà suffisamment de théories du complot à observer sur les réseaux sans en créer d’autres ?

Quand je lis les dix devoirs de la Charte des journalistes, j’ai comme un doute sur les méthodes de nos lanceurs de pièges, dignes de celles des chasseurs de fantômes :

1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité. (…)

4. Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents. (…)

6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte. (…)

9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste

Thomas Huchon n’a, pendant plus de six mois, pas respecté la vérité, puisqu’il diffusé du mensonge. Il a usé de méthodes déloyales pour obtenir des informations, en l’occurrence sur les réactions des cobayes auxquels il injectait son poison complotiste. Il a mis huit mois pour rectifier ses fausses informations en supprimant sa vidéo. Il n’a toujours pas fermé ses faux comptes sur les réseaux sociaux. En jouant au complotiste, il s’est transformé en propagandiste sans scrupules. Cela n’a pourtant empêché certains journalistes, qui ont dû oublier le sens du mot « déontologie« , de saluer le travail accompli : Robin D’Angelo de StreetPress, Thomas Sotto d’Europe 1, ou encore Laurent D. Samama de La Régle du jeu (et ancien des Inrocks).

On peut encore reprocher à nos chasseurs de conspis d’afficher un mépris assez peu ragoûtant pour une partie de cette humanité qu’ils disent par ailleurs défendre contre tous les « méchants ». Oui, certaines personnes croient un peu n’importe quoi, manquent de prudence intellectuelle, mais vous croyez-vous immunisés contre cela ? Leurs dérives sont d’autant plus excusables qu’il est rigoureusement impossible sur le Net, sur bien des affaires, de se faire honnêtement un avis suffisamment assuré pour qu’il se transforme en absolue certitude (sauf à gober toutes les paroles officielles, sans broncher, ce qui semble être votre cas). Vous avez la position de ceux qui, toujours du côté du pouvoir, veulent décourager le peuple sur ses gardes de penser par lui-même et de surveiller les puissants. Et pour ce faire, vous vous moquez, vous raillez. Pour dernière preuve, cette vidéo promotionnelle pitoyable, censée être drôle (vue 28 fois… quel succès…), où l’on nous annonce que 98 % des Français croient aux reptiliens :

Dans le journalisme, comme en politique, il y a un truc à ne jamais faire : c’est mépriser sa clientèle. C’est aussi juger et moquer, au lieu de tenter de comprendre sobrement, avec empathie si possible. Jean-Paul Huchon, après sa grave condamnation judiciaire, aurait dû avoir la décence de renoncer à la vie politique, comme ANTICOR l’a écrit. Son fils Thomas, après ce film aux méthodes très contestables, aurait peut-être lui aussi à en tirer quelques conséquences de bon sens.
Sources:

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