La fondation du protocole Bancor lève 153 millions de dollars !

En moins de trois heures, la Bprotocol Foundation, qui développe le protocole Bancor, a réussi à lever plus de 153 millions de dollars grâce à une ICO (Initial Coin Offering). Elle souhaite démocratiser les échanges internationaux réalisés avec des cybermonnaies. 


Impressionnant : l’ICO (Initial Coin Offering) réalisé par la Bprotocol Foundation a permis de réunir plus de 153 millions de dollars en moins de trois heures. Dans le détail, 10 885 participants ont contribué à hauteur de 396 720 ETH (l’acronyme de la cybermonnaie Ether, ndlr). C’est à notre connaissance l’une des levées de fonds par ce biais les plus grosses de tous les temps. Pour rappel, une ICO est à mi-chemin entre le crowdfunding et l’introduction en bourse, à la différence qu’ici les contributeurs acquiert des actifs numériques et que l’entreprise n’est pas référencée sur une place de marché. La start-up franco-chinoise iEx.ec y avait d’ailleurs eu recours en avril dernier, réussissant à lever 12 millions de dollars auprès d’environ 12 000 internautes qui ont versé 10 000 Bitcoins, le tout en trois heures.

Le projet Bancor prend donc une toute autre ampleur par le volume d’argent qu’il a réussi à récupérer. Il est supérieur aux 150 millions de dollars qu’avait levé le projet The DAO, victime par la suite d’un gigantesque piratage.

Un projet d’envergure internationale 


L’ICO n’a semble-t-il pas été un long fleuve tranquille pour les équipes de la fondation Bancor. Elles expliquent qu’elles ont fait face à « des cyberattaques massives », ce qui a entraîné des retards dans les transactions pour un grand nombre d’acheteurs. C’est aussi la raison pour laquelle l’ICO n’était pas ouverte à tous, et qu’elle n’a duré que trois heures.

Mais quel est donc le but de Bancor ? Concrètement, le projet vise à proposer la création de « smart tokens » qui peuvent en fait contenir plusieurs cybermonnaies en réserve. En somme, c’est la création d’une plateforme unique et transparente d’échanges de cybermonnaies à travers le monde. D’ailleurs, Bancor se définit lui-même comme « le nouveau standard des cybermonnaies ». Le projet est aussi une extrapolation des travaux menés après la seconde guerre mondiale de l’économiste John M. Keynes, lequel imaginait à l’époque une « monnaie supranationale » qui permettrait l’échange et les tractations en passant outre les monnaies nationales.

Bancor fonctionne avec la technologie des « smart contracts » et peut ainsi supporter toutes les monnaies d’échange existantes, des dollars aux euros en passant par les Ether ou les Bitcoins et même l’or. Comme dans tous les systèmes blockchain, chaque « smart contracts » est relié aux autres, tentant ainsi d’assurer l’intégrité de l’ensemble.

Mais la force du projet est aussi d’être ouvert à tous, dans le sens où il est par exemple possible, sans bagage technique, de créer des monnaies locales comme des échanges internationaux. N’importe qui peut effectivement créer un smart token et par exemple lancer en quelque sorte sa propre ICO… grâce à un chatbot, déjà compatible avec Facebook Messenger, Telegram, WeChat et Status.IM. « Nous nous attendons à voir émerger de nouveaux cas d’utilisation », explique encore l’équipe.


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