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Pékin à Trump : “Tout ne se marchande pas !”

Le Préambule de Mustapha Menier: dénicher sur le blog Syti.net il y a quelques jours de cela…

« Aux Etats-Unis, vous pouvez changer de parti, mais vous ne pouvez pas changer de politique.
En Chine, vous ne pouvez pas changer de parti, mais vous pouvez changer de politique
« .

En 65 ans, la Chine a été dirigée par un seul parti, et pourtant les changements politiques qui ont eu lieu en Chine durant ces années ont été plus importants et plus vastes que ceux de n’importe quel autre pays.

La Chine est une économie de marché, mais ce n’est pas un pays « capitaliste ». Voila pourquoi: il est impossible qu’un groupe de milliardaires contrôlent le Politburo de la manière dont des milliardaires contrôlent la politique aux USA. En Chine donc, vous avez une économie de marché prospère, mais le capital ne s’élève pas au-dessus de l’autorité publique. Le capital n’a pas de droits consacrés. Aux Etats-Unis, le capital, les intérêts du capital, et le capital lui-même, se placent à la tête de la nation. L’autorité publique ne contrôle plus le pouvoir du capital. C’est pour ça que les USA sont un pays « capitaliste ». Et pas la Chine. »


Donald Trump le 16 janvier 2017, à New York. DOMINICK REUTER/AFP

La Chine monte d’un ton après que le président élu a réitéré sa remise en cause du principe de l’existence d’“une seule Chine”. Puisque les affaires du monde doivent être révisées, la Chine va se mettre à la manœuvre, annoncent des observateurs chinois.

“Tout n’est pas matière à marchandage, a répliqué Hua Chunying, citée par le site Sina.com. Nous pressons les personnes concernées aux États-Unis de reconnaître le caractère très sensible de la question de Taïwan et de se ranger aux engagements des gouvernements successifs des deux partis américains, consistant à observer la politique d’une seule Chine (…) afin d’éviter de nuire au développement suivi et sain des relations sino-américaines.”

“On ne prendra bientôt plus de gants !”

La veille, le quotidien anglophone China Daily, la voix de la Chine en direction de l’étranger, avait répliqué dans un éditorial en des termes moins diplomatiques :

Si Trump est déterminé à user de ce jeu en prenant ses fonctions, une période d’interactions féroces et nuisibles est inévitable, car Pékin n’aura pas d’autre choix que de ne plus prendre de gants.

La diplomatie chinoise se voit actuellement réétudiée de fond en comble dans la perspective de la présidence Trump, comme le dénotent les commentaires de la presse officelle. “Pour la Chine, le défi n’est pas seulement que le gouvernement Trump risque de toucher au principe d’une seule Chine, nous allons aussi ressentir le contrecoup du vacillement de l’ordre mondial, écrit le quotidien Huanqiu Shibao le 16 janvier, à propos des positions exprimées par Trump sur l’Otan et l’Europe. Le principe d’une seule Chine fait partie de l’ordre mondial actuel, et ce n’est pas le seul auquel Trump n’adhère pas, il veut un ‘changement complet’.”

“Dans un monde troublé, le plus important est de se renforcer”, poursuit l’éditorial. Trump semble persuadé que personne ne résistera à ses demandes.

Le risque d’une confrontation sino-américaine de forte intensité est très élevé, et la Chine doit préparer rapidement sa réponse au défi posé par le gouvernement Trump, car la base normale des relations entre les deux pays va se poser en termes de ‘gagner la bataille’.

Et l’éditorialiste d’ajouter que la Chine va sans doute devoir réexaminer toutes ses relations extérieures avec attention, car, “dans un monde troublé, il faut aussi des amis”. La Chine doit repenser toute sa stratégie. “Dans le passé, en période troublée, la Chine a été ballottée par les vagues. Cette fois, les Chinois doivent apporter leur force au remodelage du monde”, conclut l’éditorial.

La Chine doit reprendre la main sur les affaires du monde

“Les relations sino-américaines sont comme un paquebot, cela ne change pas de cap aussi vite qu’on le dit”, tempère dans le même quotidien une analyse de Yuan Zongze, sous-directeur de l’Institut de recherches en relations internationales de Chine. Notant que les périodes de transition du pouvoir sont toujours déstabilisatrices, Yuan poursuit : “Beaucoup de gens s’inquiètent, mais il faut se souvenir que ces relations ont connu de nombreuses péripéties depuis 1979.”

Ensuite, insiste Yuan, la Chine va devoir et pouvoir contribuer à modeler la face du nouveau monde : “Il ne faut pas minimiser le rôle de la Chine et penser qu’elle est réduite à s’adapter à Trump, à ses changements. J’estime que la Chine a la capacité, les ressources, et même le désir, d’être un moteur.”

Appelant de ses vœux une rencontre rapide entre les dirigeants, il suggère que Xi Jinping invite Trump au sommet sur la “nouvelle route de la soie” qui se tiendra en mai. “Car le point central de ce projet de ceinture maritime et de route terrestre est la communication, qu’elle soit politique, matérielle, commerciale, monétaire, ou entre les peuples.”

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