«Idiocracy» de Mike Judge – Lundi 16 janvier à 22h50

Le Mot de Mustapha Menier: Taquine la chaine Franco-Allemande, taquine!


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Cobaye scientifique, un Américain moyen se réveille en 2505 dans une société croulant sous les déchets et la bêtise. Une comédie d’anticipation aussi délirante que corrosive sur l’abrutissement des masses.

Trois bonnes raisons de voir «Idiocracy»

Idiocracy est une comédie satirique américaine au pedigree évocateur. Son auteur, Mike Judge, est en effet le créateur d’une série des années 90 : Beavis and Butt-Head. Une série animée dont les deux personnages principaux sont des ados débiles et vilains, à la voix éraillée, en t-shirt, qui passent leur temps à tout commenter, comme des précurseurs des jeunes stars de Youtube aujourd’hui.

Idiocracy, c’est aussi un casting au top du ciné indépendant américain, un peu branché, un peu crypté. Il y a tout d’abord Luke Wilson (frère de l’acteur de comédie Owen Wilson), sorte de grand type tout en dents, jouant de son regard entre désolation et ahurissement perpétuels. Autour de lui : deux icônes du stand up américain, des inconnus chez nous, mais des artistes très populaires dans leur pays : Maya Rudolph (à peine sortie du show télé culte Saturday Night Live) et Dax Shepard (la série Parenthood).

Malgré une telle association, Idiocracy a eu le plus grand mal à voir le jour. Sorti à la va-vite, deux ans après sa réalisation, et dans très peu de salles aux Etats-Unis, cette comédie est à la fois un rêve de geek traquant l’oeuvre culte à regarder sur un canapé entre potes, et une histoire extralucide que certains qualifient déjà comme le premier film visionnaire sur l’élection de Donald Trump !

Alors de quoi s’agit-il ? D’une équation ultra-simple, l’addition des trois grandes passions américaines (occidentales ?) poussées à leurs extrêmes : le sexe + l’argent + la bouffe. Un cocktail pratiqué de telle sorte que Judge prédit dans son film, qu’en 2 500, les Etats-Unis, pays complètement abêti, acheté, sera le territoire d’un peuple prêt à croire le premier vendeur de promesses qui passe.

Idiocracy est bien une satire, avec des décors croulants sous les logos, les sollicitations les plus vaines, les déplacements cauchemardesques, avec des personnages – américains moyens- qui n’en reviennent pas de voir ce qu’ils sont devenus tout en étant complètement inconscients de leur grande bêtise. Une curiosité réelle.

Virginie Apiou

Générique

Image : Tim Suhrstedt
Montage  :David Rennie
Musique : Theodore Shapiro
Production : Twentieth Century Fox Film Corporation, Ternion Pictures
Producteur/-trice : Elysa Koplovitz, Mike Judge
Réalisation : Mike Judge
Scénario : Mike Judge, Estan Cohen

Avec : Maya Rudolph, Dax Shepard, Luke Wilson, David Herman, Terry Crews, Anthony ‘Citric’ Campos, Michael McCafferty

Pays : Etats-Unis

Année : 2006

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