Pour Alexis Tsipras, « l’Europe est menacée de décomposition »

LE MONDE | 08.09.2016
Le premier ministre grec, Alexis Tsipras organise, vendredi 9 septembre à Athènes, un sommet des pays d’Europe méditerranéenne, auquel doivent notamment participer le président français, François Hollande et le premier ministre italien, Matteo Renzi.

Dans un entretien au Monde, le premier ministre grec Alexis Tsipras, évoquant « la crise des réfugiés, la crise sécuritaire et le terrorisme et la crise économique », tire la « sonnette d’alarme ». « L’Europe vit une crise profonde, elle est comme un somnambule qui marche vers la falaise », prévient M. Tsipras, qui organise, vendredi 9 septembre à Athènes, un sommet des pays d’Europe méditerranéenne, auquel doivent notamment participer le président français, François Hollande et le premier ministre italien, Matteo Renzi.

  • Demande d’un assouplissement du pacte de stabilité européen

M. Tsipras demande un assouplissement de l’austérité, notamment pour combattre le chômage et soutenir la croissance. « Si nous ne donnons pas la priorité à l’emploi, l’Europe est menacée de décomposition, avec d’autres référendums de rejet de l’Union européenne et des gouvernements antieuropéens au sein de l’Union », explique-t-il.

« Nous avons aujourd’hui un Nord qui accumule les excédents et un Sud qui souffre de lourds déficits. Il n’y a pas de convergence européenne lorsque de telles disparités existent », explique Alexis Tsipras. Il demande à l’Allemagne de ne pas « se comporter comme une banque d’épargne avec des excédents budgétaires excessifs. »

  • Appel réitéré à alléger la dette publique grecque

Le premier ministre grec demande à ses partenaires européens un allégement de la dette du pays : « S’ils refusent d’avancer sur ce dossier alors il sera difficile pour mon pays de renouer avec la croissance. » Il estime que « les choses s’améliorent petit à petit » en Grèce.

  • Le non-respect des engagements sur la relocalisation des migrants jugé « inadmissible »

S’il reste confiant sur la pérennité de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie pour limiter l’afflux de réfugiés, M. Tsipras regrette le retard pris par les pays européens au regard de leurs engagements en matière de relocalisation des réfugiés : « Il est inadmissible de voir que sur les 33 000 relocalisations de réfugiés prévues en 2016, seulement 3 000 ont réellement eu lieu. »

Lire l’intégralité de l’entretien en édition abonnés :   Alexis Tsipras : « Il est temps que l’Europe donne un signal de sortie de crise »

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