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Tokyo menace Londres d’un exode d’entreprises post Brexit

Tokyo menace le Royaume Uni d’un exode considérable d’entreprises nippones si après le Brexit les règles de l’Union européenne cessent de s’appliquer à Londres.

Depuis juillet, des hauts fonctionnaires japonais compilent les craintes des différentes industries du pays ayant misé massivement sur le Royaume-Uni.

Ce week-end, le gouvernement japonais a jeté un froid en publiant, en pleine réunion du G20 en Chine,une possible fuite massive des grands investisseurs japonais établis au Royaume-Uni « si les lois de l’Union cessaient d’être applicables au Royaume-Uni après son retrait ».

Depuis juillet, des hauts fonctionnaires japonais se retrouvent régulièrement pour compiler les craintes des différentes industries du pays ayant misé massivement sur le Royaume-Uni, toujours perçu comme la « porte d’accès » à l’Europe. Ils en ont tiré une liste d’exigences de 15 pages formellement communiquée il y a quelques jours, au cabinet de Theresa May, la Première ministre britannique. L’an dernier, le Royaume-Uni captait encore, à lui seul, la moitié des investissements directs japonais dans l’Union européenne.

Demande du maintien des accords

Les groupes manufacturiers exigent donc un maintien des accords de libre échange avec l’Union et ne veulent pas de mise en place de nouveaux tarifs douaniers entre les deux marchés. Ils réclament encore un maintien des procédures douanières simplifiées entre les Vingt-Huit et le Royaume-Uni. Les constructeurs demandent, eux, que leurs production au Royaume-Uni de pièces détachées ou de véhicules bénéficient, après le Brexit, des règles définissant l’origine européenne d’une marchandise afin de pouvoir toujours jouir des avantages offerts au produits made in EU dans les grands accords de libre-échange négociés par Bruxelles. Les grandes banques nippones veulent, pour rester à Londres, le maintien du système du « passeport européen », qui permet à tout établissement financier, implantés dans la City, d’exercer ses activités dans l’Union. Les géants de la pharmacie voudraient, eux, que Londres ait toujours accès aux budgets de recherche européens, dont ils bénéficient par le biais de leurs co-entreprises établies en Angleterre.

@yannsan
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