Elon Musk se relèvera-t-il de la catastrophe de Cap Canaveral ?

Falcon 9 devait lancer le satellite de télécommunications Amos-6, qui aurait été le plus lourd jamais mis sur orbite par SpaceX avec ses 5,5 tonnes.

Le patron de SpaceX Elon Musk le 26 janvier 2016. © EYEPRESS/SIPALe patron de SpaceX Elon Musk le 26 janvier 2016. © EYEPRESS/SIPA


« La perte de Falcon est intervenue durant les opérations de remplissage des réservoirs », a sobrement expliqué sur le réseau social Twitter le patron de SpaceX. Pour Elon Musk, l’explosion du lanceur de sa société dédiée à l’exploration spatiale, survenue le 1er septembre 2016, est un sérieux revers. Déjà, les observateurs économiques s’interrogent sur ses capacités de rebond. Pareille catastrophe sera-t-elle fatale au magnat de la Silicon Valley, qui a accédé au club fermé des milliardaires de la net economy grâce à la revente de PayPal, la société de paiement en ligne ? En réponse, on imagine aisément Musk marmonnant la célèbre phrase de Mark Twain : « La nouvelle de ma mort a été très exagérée ». La capacité de résilience – pour utiliser un mot à la mode – est en effet la qualité cardinale de celui qui est l’un des entrepreneurs les plus emblématique de la Silicon Valley. Cela apparaît à la lecture de la récente biographie consacrée à Elon Musk et signée du journaliste américain Ashlee Vance (dont nous avons fait l’écho dans Sciences et Avenir). Dans « Elon Musk Tesla, PayPal, SpaceX : l’entrepreneur qui va changer le monde » de Ashlee Vance (éditions Eyrolles), les croche-pattes du destin semblent sans effet sur cet entrepreneur qui débarqua un jour, les mains dans les poches, sur le sol américain, après avoir laisser derrière lui son Afrique du Sud natale.

Elon Musk a conçu SpaceX pour décrocher Mars

Le livre permet de comprendre que Musk est moins un inventeur – il n’a pas créé PayPal, pas plus que Tesla, son autre société emblématique dédiée à la voiture électronique – qu’un homme d’affaire incroyablement obstiné, capable de se donner des moyens vertigineux pour réussir. Ashlee Vance le démontre dans son livre avec l’exemple de SpaceX, où Elon Musk a plusieurs fois risqué jusqu’à ses derniers sous… pour toujours récupérer sa mise. Le Sud-africain ose aussi des voies désertées par ses concurrents, notamment lorsqu’il s’exonère de la logique des sous-traitants et de la délocalisation pour créer des usines aux Etats-Unis où ses lanceurs sont construits de A à Z. D’où des économies d’échelle qui lui permettent de multiplier les lancements… A l’instar de ces joujoux mécaniques montés sur roues, rebondissant inlassablement sur l’obstacle qui finira par leur céder, Elon Musk semble ne jamais dévier des objectifs qu’il s’est fixé – où qu’il a imposés à ses équipes, souvent avec des calendriers aux échéances irréalisables, devenus selon Ashlee Vance sa marque de fabrique. Pour SpaceX, Elon Musk a dès le début expliqué que la raison d’être de la compagnie spatiale privée était de conduire les humains sur la planète Rouge… Les petits hommes verts l’attendent déjà de pied ferme.

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