Des nanoparticules retrouvées dans l’alimentation industrielle

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Il faut le savoir – La nourriture industrielle est bourrées de ce qu’on nomme des nanoparticules, qui peuvent être très toxiques – Alors je sais qu’il est difficile de se passer de « nourriture industrielle » mais nous pourrions obtenir l’étiquetage , ce serait la moindre des choses .
L’ONG Agir pour l’environnement révèle la présence de nanoparticules potentiellement toxiques dans des produits de grandes consommations.

Les nanoparticules, ces substances mesurant quelques milliardièmes de mètre à peine, se cachent dans notre nourriture! La révélation nous vient d’une étude du Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), commandée par l’ONG Agir pour l’environnement. Après avoir analysé la composition de plusieurs produits qui remplissent les caddies de supermarchés, les chercheurs rapportent la présence systématique de nanoparticules malgré l’absence de signalisation claire sur l’étiquette.

Pour parvenir à ces résultats, des biscuits Napolitains LU, des chewing-gums Malabar, une blanquette de veau William Saurin, ainsi qu’un mélange d’épices pour guacamole de la marque Carrefour ont fait l’objet d’analyses. Ces aliments furent choisis car ils contiennent des produits qui peuvent éventuellement se trouver sous forme «nano», à comprendre avec une taille entre 1 et 100nm. Ce seuil est important, «au-dessus, les particules perdent les propriétés physiques et chimiques qui les rendent innovantes», explique Nicolas Feltin, responsable de la plate-forme de mesure CARMEN (pour Caractérisation Métrologique des NanoMatériaux ndlr.) au LNE qui a dirigé l’étude.

Ainsi, les trois premiers aliments étudiés contiennent du dioxyde de titane, un colorant blanc étiqueté E171, tandis que le mélange d’épice pour guacamole contient du dioxyde de silice, un antiagglomérant surnommé E551. Ces deux substances peuvent être présentes sous deux formes, «nano» ou plus grosse. L’enjeu de l’étude était de définir quelle proportion de ces substances se trouvent sous forme «nano» dans les aliments.

Résultat, le dioxyde de titane apparait sous forme «nano» à 12% dans les biscuits Napolitains de LU, à 2.5% dans les chewing-gums et à 16% dans les blanquettes de veau. Le dioxyde de silice, lui, est présent intégralement sous forme de nanoparticules dans le mélange d’épice. Si l’on prend les produits entiers, les nanoparticules représentent moins de 0.5% de la composition totale. «Logiquement, l’étiquetage devrait préciser NANO sur la boite mais pour le moment aucune loi n’oblige les industriels à le faire», explique Nicolas Feltin.

Pour Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes d’Agir pour l’Environnement, «cette enquête apporte la preuve qu’il y a défaillance dans l’information et la protection du consommateur. Les recommandations, aussi laxiste qu’elles soient, ne sont même pas appliquées!». L’ONG souhaite saisir les autorités afin de pousser les industriels à la transparence sur ce sujet, «il est urgent d’instaurer un moratoire, pour éviter qu’un nouveau scandale sanitaire comme celui de l’amiante ne se reproduise».

440 produits avec des nanos en vente en Europe

Car aujourd’hui, les effets sur la santé et l’environnement des nanoparticules sont très mal connus, faute d’études et de financements. Leur taille lilliputienne leur permet bien de traverser des barrières physiologiques, présageant de possibles dégâts physiologiques, pourtant aucune étude de permet de confirmer ces effets. Le Centre International de recherche sur le cancer (CIRC) a classé en 2006 le dioxyde de titane comme cancérigène possible lorsqu’il est inhalé sans faire mention du caractère nano ou pas de la particule.

«Il faut bien comprendre que le simple fait de repérer des nanoparticules dans un aliment est un défi, explique Nicolas Feltin. Ici nous savions ce que nous cherchions mais si, par exemple, on nous donne un échantillon sanguin inconnu, trouver des nanoparticules à l’aveugle va être très compliqué. Surtout que la matrice dans laquelle elles se trouvent peut fortement modifier leur état d’agglomération».

Malgré ces lacunes technologiques, leur utilisation est en plein essor. Le dernier rapport de l’inventaire tenu par le think tank américain Project on Emerging Nanotechnologies du Woodrow Wilson Institute recense 1628 produits commercialisés contenant des nanotechnologies dans le monde dont 440 sur le marché européen. Beaucoup de secteurs sont concernés comme les cosmétiques, l’alimentation, le sport, le bâtiment, l’aviation, le textile, les applications médicales etc. «Trop peu d’études sur le cycle de vie des nano n’a été faite. Quand on les utilise, on ne sait pas comment elles vont évoluer», ajoute Nicolas Feltin.

La France est le seul pays au monde à obliger les entreprises à déclarer le tonnage de nanomatériaux utilisés. Ainsi, 500 000 tonnes ont été déclarées en 2012. L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) estimait, en 2008, à 10 000 le nombre d’employés exposés aux nanomatériaux en France. Elle recommande d’ailleurs la prévention quelques soient les résultats en toxicologie.

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