La politique extérieure de Clinton sera plus à craindre que celle de Trump

Si le candidat républicain à la présidence n’appelle qu’à réviser la politique « obsolète et onéreuse » de Washington, Mme Clinton, elle, préconise d’innombrables campagnes militaires visant à maintenir le statut « impérial » informel des Etats-Unis, selon un magazine américain.

La tragédie d’Orlando, aux Etats-Unis, où un terroriste a fusillé 49 personnes dans une boîte de nuit, a amplifié le besoin de discuter au niveau national la direction générale de la politique extérieure américaine, note le magazine The National Interest.

Dans ce contexte, la politique proposée par la candidate démocrate à la présidence Hillary Clinton paraît même plus effrayante que les déclarations retentissantes de son opposant républicain Donald Trump.

Trump a notamment appelé à réviser l’intensité de la participation des Etats-Unis à l’Otan, qualifiant l’Alliance de démodée et de trop coûteuse pour le budget américain. Mme Clinton y a vu pour sa part une menace à la situation des Etats-Unis sur la scène internationale. Elle insiste sur la poursuite de la politique actuelle.

Cependant, il s’agit là d’une politique irrationnelle entamée à l’époque de la guerre froide, souligne l’auteur de l’article. Et si, à l’époque déjà, elle était irrationnelle, que penser alors du fait qu’on veuille poursuivre une telle politique aujourd’hui, alors que la guerre froide est finie.

Mais alors que Trump n’appelle qu’à réviser un attachement « obsolète, rigide et onéreux » de Washington à la protection d’un nombre de pays incalculable, Clinton de son côté préconise depuis longtemps d’innombrables campagnes qui semblent déjà interminables, dans les Balkans, en Irak et en Libye, en vue de maintenir le statut informel d’ »empire » des Etats-Unis, selon l’article.

Compte tenu d’une dette publique de 19 billions de dollars, les Etats-Unis ne peuvent plus se permettre une politique extérieure exigeant la présence de centaines de bases militaires à travers le monde et des campagnes militaires. Aussi, la vision de Donald Trump a-t-elle un sens, résume l’auteur.

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