La fessée « n’a aucune vertu éducative », considère le ministère des Familles

Lancé ce lundi, le « livret des parents » sera envoyé aux futurs parents entre le 4e et le 5e mois de grossesse. Il préconise notamment une éducation non violente, sans fessée ou gifle.

Grossesse, naissance, développement d’un bébé, aides, droits et responsabilités… Les questions sont nombreuses lorsque l’on s’apprête à devenir parents. Le « livret des parents », envoyé pour le premier enfant par les caisses d’allocations familiales, a pour vocation de répondre à leurs interrogations et les guider sur le chemin de la parentalité.

Réalisé par le ministère des Familles en partenariat avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et la Mutualité sociale agricole (MSA), ce fascicule d’une quinzaine de pages, lancé ce lundi, sera envoyé aux futurs parents entre le 4e et le 5e mois de la grossesse.

« Les punitions corporelles génèrent un stress »

Parmi les principaux points évoqués figure celui des punitions corporelles comme la fessée ou les gifles. Une pratique à laquelle le livret des parents s’oppose fermement. « Frapper un enfant n’a aucune vertu éducative. Les punitions corporelles et les phrases qui humilient n’apprennent pas à l’enfant à ne plus recommencer, mais génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur son développement », stipule le document qui prône une « éducation sans violence ».

En France, fesser un enfant est autorisé par la loi, contrairement à de nombreux pays. 44 Etats ont établi une législation interdisant les punitions corporelles, soulignait Le Monde en 2014. La Suède est le premier pays à s’être prononcé contre la fessée en 1979. La Finlande et la Norvège lui ont emboîté le pas quelques années plus tard.

« Nous n’avons pas besoin d’une loi »

En mars 2015, la ministre des Familles, Laurence Rossignol, indiquait à metronews sa volonté d’engager une discussion sur cette question. « Nous n’avons pas besoin d’une loi. En revanche un débat dans la société, une évolution de l’éducation et de la parentalité me paraissent être nécessaires ».

Selon un sondage Ifop publié il y a un an dans Le Figaro, 70% des Français sont opposés à l’interdiction de la fessée. 

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