Nucléaire, « l’impossible » scénario s’est réalisé

3 avril, 2016 

Comme d’habitude, il n’y a pas à s’inquiéter, aucun risque, pas de conséquences sérieuses, tout va bien dans le meilleur des mondes.

AKW_Paluel_02

Selon le patron de l’IRSN, la chute d’un générateur de vapeur dans une centrale nucléaire était jugée irréaliste par EDF. C’est pourtant arrivé, jeudi, à Paluel.

Erreur humaine ou problème matériel? La question se pose après la chute, jeudi, d’un générateur de vapeur dans la centrale nucléaire de Paluel, en Seine-Maritime. Alors que d’importantes opérations de maintenance étaient en cours sur le réacteur 2, l’un de ses quatre générateurs, haut de 22 m, a basculé lors de sa manutention. D’un coup, les 465 tonnes de ce monstre sont passées d’une position quasi verticale à… l’horizontale, s’affalant sur le plancher en béton.

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Le Mot de Mustapha Menier: AHHH quand j’ai vu cette info sur i-télé j’ai eu une pensée pour toi… « benji le chef des moutons va sauté comme une puce sur son blog! » bah finalement pas tant que cela, il est occupé le monsieur faut dire, en effet on est pas tous convaincu que le chaos social c’est pour demain, je ne le suis pas non plus 😀

Ah oui…j’oubliais presque!

 » Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles  » Voltaire. Candide.

Candide ou l’Optimisme L’idée que voltaire a voulu faire passer à travers le personnage de Candide est l’optimisme. Candide a sans arrêts des ennuis mais à chaque fois il se relève et continue, il persiste a croire, malgré tout ce qui lui arrive que tout va bien dans le meilleur des mondes et que s’il lui arrive malheur et bien c’est le destin. Mais il va rencontrer des personnages qui eux sont beaucoup plus terre à terre et qui sont beaucoup plus pessimistes.

Brave New Wold ( titre original ) – Le Meilleur des Mondes
Dans le futur, la Technologie a permis le clonage (ou la bokanovskification dans le livre) de la plupart des hommes. Ils sont séparés en différentes classes, de l’élite intellectuelle à la classe des travailleurs manuels. Toute référence à la famille, au foyer est considérée comme indécente, et la censure s’exerce partout. L’éducation ¿ endoctrinement( qu’ils reçoivent sous forme de phrases répétées en boucle pendant leur sommeil)¿ les convainc de faire leur travail du mieux qu’ils peuvent, et toute tristesse est traitée par la pilule du bonheur, le soma.
John, un « sauvage » élevé dans une « réserve » primitive du Nouveau-Mexique, va se heurter de plein fouet à cette société, suite à une visite de deux personnages « civilisés » dans sa réserve, qui le ramèneront en ville avec eux.

L’auteur Aldous Huxley, cite la phrase de Voltaire au début de son livre.
Dans ses romans et ses essais, Huxley se pose en observateur critique des usages, des normes sociales et des idéaux, et se préoccupe des applications potentiellement nuisibles à l’humanité du progrès scientifique.

Dans la préface de son livre Aldous Huxley écrit :

«
Il n’y a, bien entendu, aucune raison pour les totalitarismes nouveaux ressemblent aux anciens. Le gouvernement au moyen de triques et de pelotons d’exécution, de famines artificielles, d’emprisonnement et de déportations en masse, est non seulement inhumain (cela, personne ne s’en soucie fort de nos jours) ; il est – on peut le démontrer -inefficace : et, dans une ère de technologie avancée, l’inefficacité est le péché contre le Saint-Esprit. Un état totalitaire vraiment  » efficient  » serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et de leurs armées de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer – telle est la tâche assignée dans les États totalitaires d’aujourd’hui aux ministères de la propagande, aux rédacteurs en chef de journaux, et aux maîtres d’écoles.
Mais leurs méthodes sont encore grossières et non scientifiques. Les jésuites se vantaient jadis de pouvoir, si on leur confiait l’instruction de l’enfant, répondre des opinions religieuses de l’homme : mais c’était là un cas de désirs pris pour des réalités. Et le pédagogue moderne est probablement, à tout prendre, moins efficace, dans le conditionnement des réflexes de ses élèves, que ne l’étaient les révérends pères qui instruisirent Voltaire. »

Il poursuit en écrivant

«
Les plus grands triomphes, en matière de propagandes, ont été accomplis, non pas en faisant quelque chose, mais en s’abstenant de faire. Grande est la vérité, mais plus grand encore du point de vue pratique, est le silence au sujet de la vérité. En s’abstenant simplement de faire mention de certains sujets, en abaissant ce que Mr. Churchill appelle un « rideau de fer » entre les masses et tels faits ou raisonnements que les chefs politiques locaux considèrent comme indésirables, les propagandistes totalitaires ont influencé l’opinion d’une façon beaucoup plus efficace qu’ils ne l’auraient pu au moyen des dénonciations les plus éloquentes, des réfutations logiques les plus probantes.
Mais le silence ne suffit pas. Pour que soit éviter la persécution, la liquidation et les autres symptômes de frottement social, il faut que les côtés positifs de la propagande soient rendus aussi efficaces que le négatif.
Le plus importants des « Manhattan Projects » de l’avenir seront de vastes enquêtes instituées par le gouvernement, sur ce que les hommes politiques et les hommes de science qui y participeront appelleront le problème du bonheur.
Sans la sécurité économique, l’amour de la servitude n’a aucune possibilité de naître ; j’admets, pour être bref, que le tout-puissant comité exécutif et ses directeurs réussiront à résoudre le problème de la sécurité permanente.
Mais la sécurité a tendance à être prise comme allant de soi. Sa réalisation est simplement une révolution superficielle, extérieure. L’amour de la servitude ne peut être établi, sinon comme le résultat d’une révolution profonde, personnelle, dans les esprits et les corps humains. Pour effectuer cette révolution, il nous faudra, entre autres, les découvertes et les inventions ci-après. »

Voici, comme promis, la suite et fin de cette Préface d’Aldous Huxley[10/12/07] « D’abord une technique fortement améliorée et la suggestion – au moyen du conditionnement dans l’enfance, et plus tard, à l’aide de drogues, telles que le scopolamine. Secundo, une science complètement évolué des différences humaines, permettant aux directeurs gouvernemntaux d’assigner à tout individu donné sa place convenable dans la hiérarchie sociale et économique. (Les chevilles rondes dans des trous carrés (1) ont tendance à avoir des idées dangereuses sur le système sociale et à contaminer les autres de leur mécontentement.) Tertio, ( puisque le réalité, quelque utopienne qu’elle soit, est une chose dont on sent le besoin de s’évader assez fréquemment), un succédané de l’alcool et des autres narcotiques, quelque chose qui soit à la fois nocif et plus dispensateur de plaisir que le genièvre ou l’héroïne. Et quarto( mais ce serait là un projet à longue échéance, qui exigerait, pour être mené à une conclusion satisfaisante, des générations de mainmise totalitaire), un système d’eugénique à toute épreuve, conçu de façon à standardiser le produit humain et à faciliter ainsi les tâches des directeurs…

…A tout bien considérer, il semble que l’Utopie soit beaucoup plus proche de nous que quiconque ne l’eût pu imaginer, il y a seulement quinze ans (2). A cette époque je l’avais lancée à six cents ans dans l’avenir. Aujourd’hui, il semble pratiquement possible que cette horreur puisse s’être abattue sur nous dans le délai d’un siècle. Du moins, si nous nous abstenons,d’ici là, de nous faire sauter en miettes. En vérité, à moins que nous ne nous décidions à décentraliser et à utiliser la science appliquée, non pas comme une fin en vue de laquelle les êtres humains doivent être réduits à l’état de moyens, mais bien comme le moyen de produire une race d’individus libres, nous n’avons le choix qu’entre deux solutions : ou bien un certain nombres de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation(ou,si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique rapide en général et de la révolution atomique en particulier, et se développant, sous le besoin du rendement et de la stabilité, pour prendre la forme de la tyrannie-providence de l’Utopie. On paie son argent et l’on fait son choix. »

Fin

(1)Courante expression métaphorique anglaise pour désigner des invividus qui ne sont pas à leur place.
(2)Huxley écrit en 1946.

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