Alain Damasio : “Internet est tellement vaste et polymorphe que l’anarchie y reste possible”

Les Inrocks, 22/06/2015  - abonnez-vous à partir de 1€
Alain Damasio en avril 2014 (©Adrien Barbier via Wikimedia, licence CC)

Chaque semaine, nous interrogeons une personnalité sur son rapport au web. Aujourd’hui Alain Damasio. Malgré ses réticences et ses résistances, l’écrivain de SF reste fasciné par “l’architecture éminemment horizontale et libertaire” du net.

Pour l’écrivain Alain Damasio, 46 ans, la science-fiction reste un outil critique indispensable pour décrypter le présent et son obsession pour la technologie. Il est l’auteur de La Zone du dehors (2001) – roman d’anticipation inspiré par Michel Foucault – et de La Horde du Contrevent (Prix de l’imaginaire 2006). Il écrit depuis quatre ans Les Furtifs, dont la société de contrôle reste un thème clé. Entretien.

Avez-vous le souvenir des premières fois où vous avez navigué sur internet ? Que faisiez-vous ? Comment avez-vous appréhendé cet outil ?

Alain Damasio –Très franchement, je suis sec. Je ne me souviens même pas du navigateur que j’utilisais ! Les avancées technologiques sont tellement rapides que ma mémoire s’efface et se réinscrit à la même vitesse,. Sauf que je suis plus près du floppy disk de 5 pouces ¼ que d’un disque dur à 10 000 tours/minute ! Alors ça rame ! Une des rares fascinations originelles qui me revienne, c’était d’avoir accès directement, par magie, aux cours de Deleuze à l’université de Vincennes. Textes et sons ! Deleuze arrivant directement dans mon iMac à bulle et me tendant sa voix, dans ma main ! J’avais conscience que le web était gigantesque mais j’étais comme un môme planté devant le tableau d’affichage à l’aéroport et incapable de savoir où aller. Tout était aussi infiniment lent ! Il me reste plus le bruit erratique, presque animal, plein de suspense, de la connexion du modem 56 baups que tout autre chose !

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Avec internet, de plus en plus de personnes sont devenues émettrices d’informations : elles s’expriment sur des blogs, des réseaux sociaux, des sites… L’avez-vous perçu comme une possibilité de démocratisation ?

Oui, indéniablement. Tout à coup, des voix qui ne pouvaient émerger à travers les filtres et les sas médiatiques, toujours très pyramidaux, quoiqu’on prétende, toujours soumis à des systèmes de cooptation et de sélection très normés, ces voix pouvaient parler, gueuler, s’imposer, s’offrir ! Et s’offrir dans leur singularité, dans leur nouveauté, dans leurs spécialités hallucinantes aussi : des formes d’expertise insoupçonnables, par exemple dans le son ou dans la philo, des sujets qui me touchent. Au début du web, il y avait cette sensation qu’enfin, tout individu pouvait être un libre pôle de parole. La confiscation redevenait impossible. Ça jaillissait de partout !

Bien sûr, très vite, la prolifération des émetteurs a rendu cet accès à l’info “précieuse” très chaotique, complexe et brouillé. Chercher et trouver des sources fortes et intelligentes exige beaucoup de temps. Et la facilité nous rabat, mécaniquement, sur les grands sites d’infos — ceux-là même qu’on avait d’abord fui ! J’adore à ce titre “l’affiche” du site Article XI :

“La libre communication des produits et de la pensée unique est un des droits les plus précieux de l’homme riche. Tout larbin peut donc parler, écrire, imprimer, gémir librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi du…marché !”.

L’audience est cette loi : elle n’empêche pas la parole libre et singulière. Juste : elle s’en fout ! La démultiplication des émetteurs tue les émetteurs en les noyant. Elle a fait de l’attention une ressource rare, à savamment octroyer. Donc chère.

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Obtenir un temps d’attention, quelques minutes de lecture, de vision ou d’écoute – tiens, sur cet entretien même – relève de l’exploit. Et nécessite donc un furieux harcèlement publicitaire, qui lui-même fatigue et dissipe l’attention et accroît encore davantage son coût d’obtention. Il faut lire Yves Citton là-dessus (Pour une écologie de l’attention). La démocratie sur le net, comme partout, c’est “cause toujours !”. C’est presque un problème mathématique : un cerveau ne peut pas écouter 25 684 cerveaux qui s’expriment. Il doit choisir. Alors il choisit ce qu’on lui a présenté comme le plus crédible. L’illusion a été de croire que l’offre infinie d’infos pourrait bénéficier d’une écoute infinie.

Quels sites d’information consultez-vous ?

Je suis longtemps resté sur Le Monde en tête de pont, comme garant d’une forme de solidité, de style aussi. Les blogs y sont très bons et les commentaires des lecteurs restent dans le haut du pavé, souvent plus subtils et riches que l’article lui-même, une vraie forme d’intelligence polyphonique et collective. Mais l’irruption publicitaire plein texte et la hiérarchisation par partage Facebook m’a dégoûté à la longue d’y retourner trop souvent. J’aime assez Rue 89, Article XI, Vacarme, Multitudes, je lis beaucoup SoFoot par passion (et pour le ton) – mais globalement l’info événementielle est devenu tellement épidermique, saturée de mèmes et de clicks pulsionnels (auxquels je n’échappe pas du tout !) que j’évite au maximum d’y plonger. Je reviens ces temps-ci aux magazines et journaux papiers (Usbek et Ricca, Multitudes, le 1, Courrier International, le Monde Diplo), si possible mensuels ou trimestriels, où la longue durée donne de la profondeur et du sens aux articles.

Internet vous a-t-il déjà inspiré dans vos écrits ?

so fareOui, carrément ! Par exemple dans ma nouvelle fantastique, So phare away, où je traite sous une forme métaphorique de l’infobésité. De cette incapacité à boire avec une lance à incendie dans la bouche ! C’est une ville de phares où chacun émet sa propre lumière, avec son spectre et ses codes — sauf que la démultiplication des phares sature la nappe lumineuse et rend quasi-impossible l’échange et la compréhension. Un phartiste un peu désabusé (Phare Niente) dit dans la nouvelle: “Dans un monde où tout le monde croit devoir s’exprimer, il n’y a plus d’illumination possible. Rien ne peut être éclairé dans la luminance totale. Il faut beaucoup de silence pour entendre une note. Il faut beaucoup de nuit pour qu’un éclair puisse jaillir, pour qu’une couleur neuve soit perçue, soit reçue. Si j’en avais le pouvoir, j’émettrais aujourd’hui un trou noir. Quelque chose comme un cône d’extinction forant au ventre l’épaisseur du jour. Pour rouvrir l’espace. Ce qui me terrifie, ce n’est pas ce chaos de clartés qui brouille la ville comme une avalanche de soleils. C’est qu’il n’y ait plus nulle part une seule ombre. Tout est férocement surexposé. Mais rien n’est posé. Ni tranché.” Ça décrit assez bien ma désillusion internet.

Utilisez-vous Twitter ? Que pensez-vous de ce mode de communication en 140 signes ?

Tu n’as utilisé que 84 signes pour poser ta question, ce qui prouve ta supériorité postmoderne sur moi ! Twitter, c’est exactement comme les sms : ça n’a d’intérêt que pour les échanges les plus triviaux, pour purger les pulsions communicantes (surtout autopublicitaire) — ou pour les génies poétiques. Le projet Microspores de Jeff Noon — des histoires fantastiques en 140 caractères — est un chef d’œuvre à ce titre. Mais essayez d’en faire autant… Ça demande un sens exceptionnel de l’ellipse et de l’évocation !
Personnellement, Twitter m’emmerde. Là où Jeff Noon produit des spores poétiques qui essaiment et ouvrent l’imaginaire, nous subissons 99,9% de pollution spamique, très proche du degré zéro de l’auto-expression. “Papa, j’ai fait pipi !”.

Au lieu d’être concentrée, l’information devient au contraire hyper-segmentée, particulaire, pulvérulente. Ce n’est plus un flux, c’est un gaz. Un gaz moutarde, qui pique la gorge et les neurones. Il y avait quelque chose de prémonitoire dans le nom même. Twitter, c’est très précisément “gazouiller” — c’est-à-dire disperser et dilater des particules dérisoires d’information dans l’air déjà surchargé des réseaux. Moi pas gazouiller ! Moi soutenir Gazaouis, c’est tout ! <) ;o))

Vous n’avez pas de portable, vous n’êtes donc pas connecté en permanence comme de plus en plus d’entre nous avec nos Smartphones. Quel regard portez-vous sur la place qu’ont pris ces objets dans notre quotidien ? Nous aliènent-ils ?

Personnellement, j’ai rebaptisé ça l’onoto : l’o(bjet) no(made) to(talitaire). En matière d’objet, le smartphone est la vraie authentique révolution du XXIe siècle (pour l’instant !). A savoir le pouvoir enfin miniaturisé, enfin à portée de main, sous sa forme la plus radicalement personnalisante et autocentrée. C’est un outil au premier abord. Mais c’est en fait surtout une mémoire : une mémoire de nos échanges, de nos journées, de nos images, de nos vies concrètes… C’est donc une forme de l’identité qui vient doubler et enfler la nôtre. Comme un masque qui devient notre visage.

Le smartphone est un objet qui nous ouvre le monde et qui fait monde parce qu’en l’utilisant, on s’inscrit de facto dans les réseaux, on se remet, grâce à lui, au cœur de ce qui s’émet et s’échange, de ce qui se joue et s’exprime. C’est un objet-monde qui fait qu’en tout lieu, on est, comme le dit Miguel Benasayag, dans le non-lieu de la communication virtuelle. La partouze du Partoutletemps. “Nomade” en novlangue est le mot pour “sédentaire”. On peut être au Cambodge ou en haut du mont Blanc, on est toujours au même endroit, on n’a pas bougé puisqu’on a le smartphone au bout des doigts, au bout des yeux, à portée de voix. Nos applis sont notre vrai territoire. Le corps bouge mais le cadre mental reste intact – et on aime ça, cette familiarité, cette réassurance continue : notre chez-nous voyage avec nous !

Clairement, ça produit des addictions très féroces, mais qui sont naturelles : qui peut échapper à la pulsion enfantine de la matrice, de la couveuse, du technococon ? Qui accepte de défusionner avec sa femme et ses enfants, ses potes, son travail, ses repères cognitifs quand on lui offre un continuum magnifique, le graal du “plus jamais seul” ? Très peu de gens !

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La question à mes yeux se pose donc moins en terme d’aliénation que de pouvoir. L’onoto nous offre énormément de pouvoirs : appeler, agir, s’organiser, se divertir, se cultiver, donner des ordres, acheter, archiver, prendre des images, nous géolocaliser… Il en offre même tellement que je me demande si l’une des causes mal perçues de la désaffection politique, du déclin des engagements, ne vient pas de ce que le pouvoir se vit désormais au creux de la paume, par délégation machinique, à travers l’onoto qui nous télécommande le monde, fait régie ou console, est notre salle de contrôle : on pilote nos existences à partir de lui. On sonne et filtre les gens, on les harcèle ou s’en protège, on leur envoie des ordres ou des mots doux, on drague ou on engueule, alternativement par la voix et par SMS. C’est virtuose et jouissif, déprimant et tuant. Mais c’est là qu’on vit, dans cet espace mental.

Pas étonnant du coup que le besoin d’éprouver un pouvoir citoyen devienne dérisoire (et tellement fatigant, mon dieu !) face aux facilités d’un pouvoir instrumental quotidien, direct et toujours disponible. Ne nous y trompons pas, disait Baudrillard : pour l’écrasante majorité des gens, le pouvoir se vit comme la possibilité de choisir entre le lave-vitre et l’allume-cigare ! Sa référence a vieilli et l’on dirait : “entre un iPhone et un Samsung, entre Androïd et IOS, entre l’appli Run et l’appli Run-Run pour compter ses foulées”.

Désespérant ? Pas tant que ça, car ce pouvoir-ci est concret et visible, accessible d’un effleurement. L’autre, celui de militer ou de voter, d’infléchir une politique ou de repenser une société, reste souvent très lointain et abstrait. C’est juste que ce court-circuit dans la construction du désir, que produit l’onoto, dégrade et coupe toute élaboration plus longue et plus complexe. Le désir a besoin d’être déconnecté de la matrice fusionnelle pour grandir. Si on le satisfait trop vite, il devient pulsion : il entre dans le cycle court besoin-satisfaction. Le cycle idéal du consumérisme, où c’est l’acte d’achat qui vient décharger la pulsion.

A la place de l’onoto, il me semble intéressant de chercher à atteindre, en soi et avec les autres, non pas le pouvoir (qui est volonté de maîtrise, de contrôle) mais la puissance. Une puissance au sens spinoziste : une puissance de vivre, d’habiter ses affects et sa pensée. Une vitalité intime qui s’extériorise, embrasse le monde, fait corps avec lui, se laisse affecter et toucher, et qui transmet aussi son énergie, dans le partage. Une puissance de faire, directement, sans médiation, plutôt qu’un pouvoir de faire faire, par l’onoto, de déléguer ses facultés aux algorithmes.

Regardez une enfant jouer avec une tablette et ensuite regardez-la jouer avec ses poupées. Avec la tablette, 95 % du jeu est dans l’outil. Avec les poupées, tout naît, tout est dans l’enfant : la construction imaginaire, la projection animiste, le jeu de rôle, l’élaboration des histoires et des scènes, la créativité ex nihilo. Et bien sûr le rapport physique à la poupée avec les robes, les gilets qu’on met et qu’on enlève, la mise en espace du jeu dans la chambre, la préhension, le toucher. C’est à mon sens la même chose avec un adulte. Je n’ai pas de portable parce que ça me coupe de mon imaginaire, de mes fantasmes, de ma nostalgie romantique, de ma créativité brute. J’ai besoin d’être coupé de l’infosphère pour que naissent en moi des idées et des mondes. Et aussi pour être absolument là avec ceux que je rencontre et à qui je parle.

Bref, l’enjeu est moins de savoir si les smartphones nous aliènent que de se demander, pour chacun de nous et parfois ensemble, ce que l’objet vient “empuissanter” ou au contraire “impuissanter” ? Internet accroît mon accès direct au savoir, par exemple scientifique et architectural, il empuissante prodigieusement ma faculté à rendre crédible des personnages, des technos et des lieux, dans mes livres. Par contre, mais c’est totalement personnel, je vis tout téléphone sur moi comme une menace, une sorte de collier électronique et d’aspirateur mental qui va piéger mon attention au lieu de la libérer.

Pour prendre un autre exemple, collectif : les imprimantes 3D empuissantent une vraie réappropriation de la fabrication d’objets par les gens : faire soi-même sa lampe, sa chaise, créer sa déco, ses couverts, ses jouets, ne plus dépendre de l’industrie pour ça, ne plus se coucher devant le mikado des meubles Ikea comme si c’était le graal de l’ergonomie et du design chic — wouaouh, ça émancipe, non ?

Pour chaque outil qu’on nous vend “au nom du pouvoir”, posons-nous donc juste la question de savoir ce qu’ils ouvrent à nos forces (mentales, émotionnelles, physiques) et ce qu’ils viennent juste relayer, remplacer, en nous coupant de ce qu’on peut. Je n’ai pas envie d’externaliser ou de déléguer ma puissance aux technologies de paresse. Je suis la première de toutes mes technologies : c’est mon corps et ma tête, et c’est mon émotion vivante.

Étiez-vous dupe de l’utopie libertaire qu’internet représentait à ses origines, ou vous doutiez-vous qu’il allait se transformer en un vaste espace de contrôle ?

J’ai été dupe et je le suis encore. Parce qu’internet est encore, en de nombreux sites, blogs, forums, en de nombreuses niches joyeuses, une utopie magnifique où des partages de toute grandeur, de toute beauté sont possibles – et se font chaque minute. L’outil est tellement vaste et polymorphe, tellement fou et varié, que l’anarchie y reste possible. Et elle demeure en grande partie structurelle, tant que la neutralité du net sera préservée. Le web dessine de fait un immense rhizome (et pas un arbre), une architecture éminemment horizontale et libertaire.

Maintenant, y échapper à la traçabilité est un exploit car c’est aussi un espace où tout acte numérique est surveillable. Et archivable. Et corrélable. On peut certes y vivre libre à la manière de la lettre volée d’Edgar Poe : en ne cachant rien et en priant qu’aucun algorithme ne nous suive ou ne nous “voit” puisqu’on agit au milieu de millions d’autres. N’avoir rien à cacher ne dispense par contre pas de se soucier de ceux qui ont quelque chose à protéger et qu’on met en permanence et pour toujours sous l’œil de Moscou d’Orange, de Facebook, Google, Apple et consœurs !

L’horreur, c’est de se rendre compte que l’humanité n’arrive pas à créer un espace de liberté authentique sans très vite lui imposer un régime arachnéen de contrôle. Comme si la pulsion liberticide, la crispation sécuritaire était plus forte que tout.

Après l’affaire Snowden, vous avez publié en janvier 2014 une “playlist des luttes à mener” pour résister au contrôle sur internet. Vous recommandiez des techniques furtives, le hack, le soutien aux lanceurs d’alerte… Est-il possible de subvertir internet ?

Bien sûr. Et heureusement ! Mais, d’après mes potes hackers, ça demande de plus en plus de furtivité, de connaissances fines et d’expertise tortueuse, les mailles se resserrent. La solution est peut-être dans les réseaux parallèles, les darknets, ou la mise en place de réseaux ouverts/protégés construits avec nos propres datacenters et qui seraient hermétiques au flicage. La guérilla du cryptage va continuer à être féroce — mais c’est elle qui pourra nous assurer une certaine liberté.

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Et la subversion passera par des actions directes, de nouvelles formes de hacking. Du hacking à la fois bricoleur, saboteur et pirate, dans toute la plénitude de l’étymologie. Il va falloir très vite pirater et brouiller l’internet des objets, faire comprendre à quel point les smartphones sont des armes dont le canon est retourné vers nos intimités. Il faut s’attaquer, pour les subvertir, aux objets connectés – ces machines à quantifier nos vies – aux capteurs inclus dans nos voitures ou nos vêtements (ça vient), à notre domotique, à l’éclairage urbain, à la gestion du trafic… Une vraie piste concrète sera l’intrusion et l’occupation des fermes de serveurs (les centres de données), la réappropriation de ces serveurs, le retour à la source physique des réseaux (câblage notamment).

Puisque internet est appelé à essaimer dans le réel, dans nos objets, nos architectures, nos mobiliers urbains, c’est là que la guérilla libertaire et le totalitarisme gestionnaire vont maintenant s’affronter ! À nous d’inventer des “sub-versions” de tous ces logiciels de gouvernance algorithmique – qui prétendent déjà régenter nos vies “pour notre confort et notre sécurité”.

Propos recueillis par Mathieu Dejean

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